Un drame s’est produit ce mardi matin dans la localité de Mungazi, territoire de Walikale (Nord-Kivu), où un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), visiblement en état d’ébriété, a ouvert le feu sur ses compagnons d’armes.
Selon des sources sécuritaires locales, l’incident est survenu peu après le réveil. L’auteur des tirs, utilisant une arme d’appui, a abattu deux militaires et blessé grièvement neuf autres.
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« Il a tiré sans sommation, provoquant un mouvement de panique au sein de la population », a témoigné un officier présent sur les lieux, au micro de Umudiho FM.
La fusillade a semé la confusion parmi les habitants de cette localité à vocation commerciale, certains redoutant une attaque rebelle.
« Les détonations nous ont pris de court. Nous avons cru à une offensive du M23 », a confié un habitant sous le choc.
Le militaire responsable des tirs a rapidement été maîtrisé par ses collègues avant d’être placé en détention, selon des sources militaires. Une enquête a été immédiatement ouverte par la hiérarchie afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame. « Les responsabilités seront établies et les sanctions disciplinaires appropriées seront prises », a indiqué sous anonymat un officier supérieur.
Cet incident vient rallonger la liste des bavures commises par des éléments des forces de sécurité déployés dans les zones sensibles de l’Est de la RDC, alimentant une fois de plus les interrogations sur la discipline et le contrôle des troupes engagées dans cette région en proie à l’insécurité.
Dieumerci Matu Chub
