Claudel Lubaya, acteur politique de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a exprimé son soutien à la déclaration du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, sur le changement de la Constitution, qui selon lui, a fissuré le mur de silence que le pouvoir pensait avoir définitivement scellé. Raison d’une pétition initiée contre lui par un sénateur de l’Union sacrée.
Dans sa déclaration faite ce lundi 09 mars, Lubaya souligne qu’en affirmant que « la Constitution n’a aucun problème ; le problème, c’est le mépris que certains ont pour les textes », il a levé un tabou en énonçant une évidence que beaucoup pensent tout bas mais que peu osent dire publiquement.
Car sous Tshisekedi, la critique interne est devenue suspecte, souvent assimilée à une tentative de déstabilisation, voire à une forme de rébellion.
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Il pense que la prise de position de Bahati Lukwebo met en lumière un climat politique où la liberté d’expression à l’Union sacrée est étouffée, et où la simple prise de parole devient, pour certains, un risque à assumer. En son temps, Vital Kamerhe en avait fait l’expérience, lorsqu’il a été copieusement livré à la vindicte populaire pour avoir exprimé en privé des réserves sur le projet de révision constitutionnelle. Ce précédent illustre combien, dans l’écosystème politique actuel, toute voix dissonante au sein de la majorité est rapidement assimilée à une faute politique.
Bienvenu Musoy
