Trois ans après le début des violences attribuées à la milice Mobondo dans la province de Kwamouth, la situation humanitaire dans l’espace Grand Bandundu ne cesse de se dégrader. Selon le Réseau des ONG de défense des droits des déplacés internes (RODDDI-RDC), ces violences, désormais étendues aux provinces du Mai-Ndombe, Kwilu, Kwango et jusqu’à Maluku à Kinshasa, ont causé plus de 550 000 déplacés internes, plus de 5 000 morts, 800 blessés, ainsi que la destruction de 450 infrastructures, dont des écoles, des centres de santé, des églises et des habitations.
Lors d’un point de presse tenu le mercredi 25 juin 2025 à Kikwit, dans la province du Kwilu, Kwengo Manzanza, coordonnateur national du RODDDI-RDC, a tiré la sonnette d’alarme sur les conditions précaires dans lesquelles vivent les déplacés : absence d’alimentation, de soins médicaux, d’eau potable et d’abris. Il a dénoncé l’inaction des autorités face à cette crise humanitaire majeure, dont les revendications de la milice Mobondo restent floues et non élucidées.
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Face à cette urgence, le RODDDI-RDC appelle le gouvernement congolais à organiser un dialogue interprovincial de paix et de réconciliation, impliquant les acteurs clés liés à cette milice. L’organisation plaide également pour une réponse humanitaire coordonnée et la reconstruction des infrastructures détruites. À ce jour, les chiffres avancés par le RODDDI-RDC n’ont pas encore été confirmés par les autorités nationales.
Rodriguez Kikamba
