Le Gouvernement de la République démocratique du Congo entend accélérer le processus de biométrisation des agents de la Police nationale congolaise (PNC) afin d’assainir les effectifs et de mieux maîtriser la masse salariale. La question a été examinée lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi à Kinshasa. À cette occasion, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que cette opération constitue une priorité pour renforcer la gouvernance administrative et réaliser d’importantes économies au profit du Trésor public.
Selon le compte rendu du Conseil, la première phase du projet consiste à identifier physiquement les policiers et à leur délivrer des cartes biométriques avant son extension à l’ensemble du territoire national. Sur les 157 886 dossiers enregistrés dans la base de données de la PNC, 63 817 ont été classés comme prioritaires en raison de soupçons d’irrégularités, de présomptions de fictivité ou parce qu’ils concernent des agents en position non active. Les autorités estiment qu’en l’absence de cette opération de contrôle, l’État pourrait continuer à perdre jusqu’à 8,32 millions d’euros et 19,42 millions de dollars chaque mois, soit près de 100 millions d’euros et plus de 231 millions de dollars par an.
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Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a souligné que les solutions techniques déployées avec le partenaire du Gouvernement confirment l’importance stratégique de ce projet. Au-delà de l’identification des agents, la biométrisation doit permettre de fiabiliser les effectifs de la PNC, de lutter contre les agents fictifs et de rationaliser les dépenses publiques, tout en renforçant l’efficacité de l’administration policière.
Fulgence Mavula
