Une nouvelle alerte zoosanitaire secoue l’espace Kasaï. Dans le territoire de Lusambo, province du Sankuru, une pathologie animale a provoqué la mort de 315 caprins en l’espace de cinq jours, suscitant l’inquiétude des autorités face aux conséquences économiques et sociales de cette situation. L’information a été communiquée lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa.
Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le ministre de la Pêche et de l’Élevage a fait état d’une réémergence préoccupante d’une maladie touchant les petits ruminants dans cette partie du pays. Il a indiqué que le territoire de Lusambo constitue actuellement l’épicentre de cette crise, alors que des signaux similaires sont également observés dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et de la Lomami. Cette situation contribue à la décimation progressive du cheptel et de la volaille, aggravant davantage la vulnérabilité économique des populations rurales dont les revenus dépendent largement de l’élevage.
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Face à cette menace, les autorités nationales et provinciales ont renforcé les campagnes de vaccination, de sensibilisation et de distribution d’intrants vétérinaires afin de limiter la propagation des maladies animales. Des mesures préventives strictes ont également été mises en place, notamment l’interdiction du déplacement du bétail sans autorisation préalable ainsi que celle de la consommation de viande suspecte. Le gouvernement entend ainsi protéger le cheptel national et préserver les moyens de subsistance des éleveurs confrontés à cette nouvelle crise sanitaire.
Fulgence Mavula
