Un nouveau front judiciaire s’ouvre pour l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi. Ce jeudi 29 mai 2025, le procureur général près la Cour de cassation a officiellement demandé à l’Assemblée nationale l’autorisation d’engager des poursuites à l’encontre du député national. En cause : des propos tenus lors d’une intervention médiatique qui auraient enfreint la loi sur les secrets d’État.
C’est au cours d’une séance plénière que la nouvelle a été rendue publique. Le rapporteur de la chambre basse, Jacques Djoli, a donné lecture du réquisitoire mettant en cause Nicolas Kazadi. Le procureur l’accuse formellement de deux infractions graves : propagation de faux bruits et divulgation de secrets d’État.
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Ces accusations trouvent leur origine dans les déclarations publiques de l’ex-ministre, qui a récemment critiqué la gestion financière du pays. Selon le ministère public, certaines de ses révélations auraient mis en péril des informations sensibles liées à la conduite de l’État, justifiant ainsi la demande adressée au Parlement. Le fait que Kazadi soit toujours membre de l’Assemblée nationale ajoute une dimension institutionnelle à la procédure, rendant indispensable l’aval de la chambre pour que les poursuites puissent être engagées.
Pour examiner cette requête judiciaire, une commission ad hoc sera prochainement constituée. Elle devra se prononcer sur la validité et l’opportunité de lever l’immunité parlementaire de Nicolas Kazadi, condition sine qua non à toute mise en accusation formelle. Le débat promet d’être animé dans les travées du Palais du Peuple.
Cedrick Katay Kalombo
