Le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a reçu le mercredi 28 mai, pour la première fois, la délégation du comité exécutif de l’Union Nationale des Cameramen du Congo (UNCC), conduite par son président élu, Merlin Kamalandua Meyi. Cette rencontre, empreinte de considération, marque une étape importante dans la reconnaissance institutionnelle d’une profession souvent reléguée au second plan.
Lors de cette audience, le président de l’UNCC a présenté les civilités de son comité nouvellement élu, ainsi que le programme quinquennal d’action de l’association. « C’est un honneur pour nous, parce que c’est la première fois que nous sommes reçus par notre ministre de tutelle depuis que nous sommes à la tête de cette structure », a-t-il déclaré avec émotion. Il a également retracé les principales étapes franchies par l’organisation depuis sa création.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Le comité Kamalandua entend instaurer une nouvelle dynamique au sein de la profession, en appelant les opérateurs de prise de vue à rejoindre massivement les rangs de l’UNCC. « Le train est déjà en marche. Venez, adhérez, mais aussi identifiez-vous, car les choses sérieuses commencent », a lancé Merlin Kamalandua, déterminé à fédérer l’ensemble des professionnels autour d’un même idéal.
Pour lui, la place du caméraman dans la chaîne de production médiatique est cruciale.
« Un caméraman est un grand monsieur. Sans lui, il n’y a pas de télévision. Il est donc temps que nous nous réveillions. Il est temps que les cameramen soient vraiment honorés », a-t-il affirmé, insistant sur l’urgence de valoriser cette profession dans l’écosystème médiatique congolais.
De son côté, le ministre Muyaya a salué les efforts du comité Kamalandua pour structurer la profession. Il a exhorté les membres de l’UNCC à faire preuve de rigueur et de respect des normes. « C’est en demeurant professionnels que l’UNCC ira de l’avant, les partenaires viendront vers vous et le reste suivra automatiquement », a-t-il déclaré, tout en appelant au partage des compétences pour faire progresser la corporation.
Patrick Muyaya a également souligné l’importance des cotisations au sein de l’association, condition sine qua non de sa viabilité.
« Pour une ASBL, les cotisations des membres sont essentielles au bon fonctionnement ; sinon, l’UNCC risquerait de disparaître et ce métier serait en danger », a-t-il averti, insistant sur la responsabilité collective des membres pour assurer la pérennité de leur structure.
Cedrick Katay Kalombo
