Le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a lors d’un briefing presse, tenu le jeudi 4 décembre à Washington, évoqué l’incapacité de l’accord conclu entre Kinshasa et Washington de ne pas produire des effets économiques, si la situation sécuritaire ne s’améliore dans l’Est de la RDC. Wameso a rappelé que la vision d’intégration régionale défendue dans l’accord ne peut être envisagée tant que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent instables.
« Je dois préciser une dernière chose : ce cadre d’intégration économique régionale ne peut entrer en vigueur que s’il y a un retour total de la paix dans nos régions », a-t-il martelé.
Le gouverneur a également détaillé un changement majeur concernant la gestion des ressources naturelles, soulignant que les décisions stratégiques ne seront plus prises de manière unilatérale par des entreprises étrangères. Grâce au nouvel accord, Kinshasa et Washington piloteront désormais ensemble la commercialisation des matières premières stratégiques.
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« Un partenariat stratégique s’ouvre sur les nouvelles matières premières… Désormais, cela se fait directement au niveau bilatéral. Maintenant, cela se négocie directement entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. C’est un grand tournant », a-t-il expliqué, ajoutant que la société civile congolaise a déjà été associée à cette nouvelle dynamique.
Wameso a enfin rappelé que le cadre d’intégration économique repose sur quatre secteurs clés : l’énergie, les infrastructures, l’agriculture et le tourisme. Selon lui, ces piliers pourraient transformer en profondeur la région des Grands Lacs si les conditions sécuritaires le permettent. Pour Kinshasa, l’accord de Washington ne constitue pas seulement un projet économique, mais un outil potentiel de stabilisation régionale — une perspective qui restera toutefois conditionnée à l’instauration d’une paix durable au Kivu.
Cedrick Katay Kalombo
