Un rapport confidentiel des Nations Unies publié le mercredi 2 juillet accuse le Rwanda d’implication directe dans le conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment à travers un soutien logistique, militaire et stratégique au mouvement rebelle M23. Kigali exercerait un commandement sur ce groupe armé, lui fournissant des équipements de haute technologie, ce qui aurait permis aux rebelles de prendre des villes clés comme Goma et Bukavu.
Le document révèle également que le Rwanda aurait entraîné des combattants du M23 dans plusieurs centres militaires situés sur son territoire, dont Gabiro, Nasho et Gako. Les experts onusiens estiment qu’au moins 6 000 soldats rwandais opèrent dans les provinces congolaises du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, consolidant l’emprise de Kigali sur des zones stratégiques et riches en minerais.
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Le gouvernement rwandais rejette fermement ces accusations, affirmant que sa présence militaire dans la région est défensive et vise uniquement à contenir la menace posée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Kigali assure rester engagé dans l’accord de paix de Washington et conditionne un retrait éventuel à l’élimination de cette menace.
Guyvanant Misenge
