La ministre congolaise des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, a vivement dénoncé mercredi 2 juillet l’enrôlement forcé de plus de 320 jeunes, principalement des adolescents, par les rebelles du M23/AFC. Ces actes ont été perpétrés entre les 28 et 29 juin 2025, notamment dans la cité minière de Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), et dans le groupement de Rugendo, en territoire de Kabare (Sud-Kivu), où une vingtaine de jeunes ont également été enlevés.
Selon la ministre, ces recrutements ont eu lieu à la suite d’opérations de bouclage menées par les rebelles, dans un contexte marqué par l’escalade des violences, malgré la signature récente d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda aux États-Unis. Elle qualifie ces actes de « barbarie inacceptable » et de violations graves du droit international humanitaire, de la Constitution congolaise et des traités internationaux ratifiés par la RDC.
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Chantal Chambu appelle la Commission des Nations Unies aux droits de l’homme à diligenter une enquête indépendante sur ces faits. Elle insiste sur la nécessité de mettre fin à l’impunité et de protéger les droits des enfants et des jeunes, gravement bafoués par ces actes de recrutement forcé dans les zones en conflit.
Rodriguez Kikamba
