Le leader du parti Rassemblement congolais pour la démocratie/Kisangani, Mouvement de Libération (RCD/KML), membre de la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo, a pris part aux assises sur la paix convoquées par la Fondation Thabo Mbeki. Cette présence intervient alors que l’Union sacrée avait décliné l’invitation qui lui avait été adressée.
L’ex-ministre de l’Intégration régionale du gouvernement Sama 2 aurait-il décidé de prendre tacitement ses distances avec Félix Tshisekedi ? Selon son parti, « Mbusa Nyamwisi n’a nul besoin d’une quelconque autorisation pour contribuer, par sa vision et son expérience, à la recherche de solutions face à l’enlisement que connaît l’Est de la RDC », indique une note du secrétariat général du RCD/KML.
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Élu de la ville de Butembo, dans le Nord-Kivu, le député Antipas Mbusa Nyamwisi a été coordonnateur de la campagne électorale de Félix Tshisekedi dans cette province. Depuis février dernier, il a quitté le pays et s’est installé en Afrique du Sud. Son parti politique revendique toujours sa place au sein de l’Union sacrée, même si son leader n’est plus très actif aux côtés du chef de l’État.
En Afrique du Sud, aux côtés notamment des représentants de Joseph Kabila, Moïse Katumbi et du M23, Mbusa Nyamwisi a plaidé pour un dialogue national inclusif afin de sortir le pays de la crise actuelle. Le leader nord-kivutien a même proposé de nouvelles assises à l’image de Sun City (2002-2003), estimant que la crise actuelle n’est pas encore aussi dévastatrice que celle du début des années 2000 :
« Il n’y a pas d’autre choix que de revenir à Sun City 2 pour corriger ce qui n’a pas été fait et tirer les leçons de nos faiblesses. Je sais que c’est possible, car ce que nous avons vécu était peut-être plus difficile que ce qu’il y a aujourd’hui », a-t-il déclaré lors de son intervention au colloque vendredi dernier.
Jean Ngaviro
