La disparition du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans la reddition de comptes 2024 a suscité de vives réactions dans ces provinces, où la situation sécuritaire reste fragile en raison de l’emprise du M23. Sur place, habitants et acteurs locaux ont exprimé leurs inquiétudes, craignant que Kinshasa ne tienne plus compte des besoins de ces territoires. L’omission a été perçue comme un signal préoccupant, alimentant les débats et les publications sur les réseaux sociaux, certains y voyant un désintérêt pour les provinces touchées par la crise.
Face à cette controverse, la cellule de communication de l’Assemblée nationale a publié un communiqué le samedi 29 novembre pour clarifier la situation. Selon le texte officiel, l’absence des deux Kivu dans la reddition de comptes 2024 résulte uniquement d’une omission matérielle lors de la compilation des données et ne traduit aucune volonté d’exclure ces provinces. L’Assemblée a rappelé que le projet de loi de finances 2026, en cours d’examen par la Commission ECOFIN, inclut bien le Nord-Kivu et le Sud-Kivu conformément aux procédures en vigueur. Elle a également dénoncé des tentatives de déformation des propos des députées Olive Mudekereza et Claudine Ndusi, qui portaient uniquement sur l’omission de 2024.
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Enfin, l’Assemblée nationale appelle la population à la retenue et à ne pas se laisser influencer par des interprétations erronées. Elle assure que le processus budgétaire se poursuit normalement et que la plénière tranchera en toute transparence dans les prochains jours. Toutefois, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, un climat de méfiance persiste, chaque signal de Kinshasa étant scruté avec attention pour s’assurer que les besoins des populations affectées par le conflit ne soient pas négligés.
Charles Mapinduzi
