Revanche du sol sur le sous-sol : La solution de Tshisekedi pour lutter contre la famine dans le Kasaï

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Lors de sa visite dans la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, une province confrontée à une famine sans précédent ces dernières années, le président Félix Tshisekedi a proposé une réponse ambitieuse pour mettre fin à cette crise : prioriser l’agriculture. Dans un discours prononcé le jeudi 26 décembre 2024, il a insisté sur l’importance de ce qu’il appelle la « revanche du sol sur le sous-sol ».

L’agriculture au cœur de la solution

S’exprimant en tshiluba, Félix Tshisekedi a déclaré que le développement de l’agriculture est non seulement essentiel pour garantir l’autosuffisance alimentaire, mais aussi pour générer des emplois pour des milliers de jeunes actuellement au chômage.

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Il a souligné que cette stratégie permettrait de réduire la dépendance vis-à-vis des importations de produits de première nécessité, tels que la farine de maïs, très prisée dans la région. Selon le chef de l’État, soutenir les agriculteurs locaux et renforcer les chaînes de production agricole est une solution durable pour enrayer la famine tout en diversifiant l’économie nationale.

Dépasser la dépendance aux minerais

Bien que les ressources minières, comme le diamant, représentent une source de revenus importante pour la région, Félix Tshisekedi a plaidé pour un recentrage sur l’agriculture, qu’il estime capable de générer davantage d’emplois tout en répondant aux besoins alimentaires des populations locales.

« Les minerais apportent de l’argent, mais l’agriculture offre du travail et nourrit notre peuple », a-t-il déclaré.

Relance de la MIBA : entre espoir et crise interne

Dans ce contexte, le président Tshisekedi a également annoncé un financement de 50 millions de dollars pour la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA). Une fois pleinement opérationnelle, cette entreprise pourrait également contribuer à la création d’emplois et au développement de la région.

Cependant, la gestion de la MIBA est marquée par un conflit entre son président du conseil d’administration, Jean Charles Okoto Lolakondo, et le directeur général, André Kabanda, suspendu en début de mois par M. Okoto. Interpellé sur ce différend par la population, Félix Tshisekedi a promis d’examiner la situation pour trouver une issue favorable.

Dans une correspondance adressée à Jean Charles Okoto, le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Busa, a déploré la suspension de M. Kabanda et l’a invité à présenter ses moyens de défense.

Un retour aux périodes prospères de l’agriculture

Rappelant les années fastes de l’agriculture congolaise dans les années 1960, le président Tshisekedi a souligné que ce secteur constituait alors l’épine dorsale de l’économie nationale. À cette époque, il employait directement environ 75 % de la main-d’œuvre active et contribuait à hauteur de 30 % au produit intérieur brut (PIB), avec 40 % des exportations nationales issues de l’agriculture.

Une vision pour l’avenir

Pour le président Tshisekedi, la promotion de l’agriculture est bien plus qu’un impératif économique. Il s’agit d’une vision à long terme visant à libérer la République démocratique du Congo de sa dépendance aux ressources minières. À travers son slogan, « la revanche du sol sur le sous-sol », il appelle les Congolais à redécouvrir le potentiel du secteur agricole pour bâtir une économie résiliente et inclusive.

Rodriguez Kikamba

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