Depuis l’exil, l’opposant André Claudel Lubaya critique le bilan « embarrassant » du président Félix Tshisekedi en matière d’emploi des jeunes. Dans une publication sur X, le vendredi 22 novembre dernier, l’ex-gouverneur du Kasaï occidental souligne que les sept dernières années ont été marquées par des promesses irréalistes et des revirements successifs : de la promesse de créer 6,5 millions d’emplois lors de la campagne de 2023, à la rétractation de décembre 2024, lorsque l’État a déclaré que les jeunes doivent eux-mêmes se prendre en charge. Cette succession de discours contradictoires révèle, selon Lubaya, l’absence de vision et de volonté politique du gouvernement.
Le dernier épisode de cette série de promesses non tenues remonte à novembre 2025, lors de la Table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Le Pacte national pour l’emploi présenté par le président ne comportait ni calendrier, ni budget, ni mécanismes de suivi. L’absence de la cheffe du gouvernement a renforcé le sentiment que l’État se désengage, laissant les jeunes face à des engagements abstraits et dépourvus de toute mise en œuvre concrète.
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Pour Lubaya, la jeunesse congolaise reste livrée à elle-même, sept ans après les promesses initiales : « La politique en matière d’emploi des jeunes est marquée par des contradictions flagrantes, des engagements non tenus et une absence inquiétante de volonté politique », écrit-il, pointant un échec qui risque d’aggraver encore le chômage et la frustration des jeunes à travers le pays.
Charles Mapinduzi
