Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a plaidé pour une gestion humaine des questions migratoires en Afrique du Sud, à l’occasion de la visite officielle de son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, à Kinshasa. Évoquant les actes de xénophobie visant des ressortissants étrangers, dont des Congolais, le chef de l’État a rappelé que chaque pays est souverain dans la gestion de ses frontières et de sa politique migratoire, tout en insistant sur le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux.
Le chef de l’État a déclaré faire confiance aux autorités sud-africaines pour privilégier « une approche plus équilibrée, conforme aux valeurs de solidarité africaine », afin de parvenir à une solution apaisée et respectueuse des droits des personnes concernées. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement congolais suit de près la situation de ses ressortissants établis en Afrique du Sud. Une mission interinstitutionnelle devrait être dépêchée sur place afin d’évaluer leurs conditions de sécurité, après les alertes formulées par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganato, sur les risques d’une dégradation de la situation.
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Cette prise de position s’inscrit dans un contexte marqué par la recrudescence des manifestations anti-immigration, notamment celles menées par le mouvement « Opération Dudula », qui prône l’expulsion des étrangers. Face à ces tensions, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné les violences et affirmé qu’elles ne reflètent ni la politique de son gouvernement ni les valeurs du peuple sud-africain. De son côté, la RDC poursuit ses démarches diplomatiques afin de garantir une meilleure protection de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud.
Gilbert Ngonga
