Il y a un an, le 27 juin 2025, la RDC et le Rwanda signaient à Washington un accord de paix sous la médiation des États-Unis. À l’époque, ce texte avait été présenté comme une avancée majeure vers la fin de près de trente ans de violences dans l’est de la RDC. Les États-Unis espéraient que les deux pays respecteraient leurs engagements afin d’améliorer la situation sécuritaire sur le terrain.
Mais douze mois plus tard, le constat est tout autre. Malgré plusieurs rencontres diplomatiques et la mise en place de mécanismes de suivi, les combats n’ont toujours pas cessé et l’AFC/M23 demeure présent dans plusieurs territoires de l’est du pays.
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Les principaux engagements prévus par l’accord sont d’ailleurs au cœur de ces blocages. Kinshasa devait neutraliser les FDLR, tandis que Kigali devait procéder au désengagement de ses forces ou à la levée de ses mesures défensives. Or, ces deux clauses n’ont toujours pas été exécutées. Les FARDC ont récemment annoncé des opérations contre les FDLR, mais leurs effets ne sont pas encore visibles sur le terrain. De son côté, le Rwanda continue d’être accusé par les autorités congolaises de soutenir l’AFC/M23, alors que le mouvement rebelle contrôle encore plusieurs localités. Chacune des deux parties estime que l’autre ne respecte pas ses engagements, ce qui bloque la mise en œuvre de l’accord.
Un an après sa signature, l’accord de Washington donne ainsi l’impression d’avoir davantage progressé sur le plan diplomatique que sur le terrain. Les médiateurs américains poursuivent leurs efforts et les discussions se poursuivent, mais les populations de l’est de la RDC attendent toujours des changements concrets. Tant que les engagements pris ne seront pas effectivement mis en œuvre, la paix promise à Washington restera inscrite dans les textes, sans véritable traduction sur le terrain.
Jean Ngaviro
