Les FARDC ont désormais un nouveau commandant à la tête de la 3ᵉ zone de défense. Le général-major Nyembo Abdallah a été nommé, selon un document parvenu à la presse le samedi 22 novembre, pour remplacer le lieutenant-général Pacifique Masunzu, arrêté et entendu dans une affaire liée à son attestation d’identité militaire. Cette décision intervient alors que plusieurs voix, au sein de l’armée, s’interrogeaient sur la gestion et la cohésion au sommet de la hiérarchie. D’après des sources militaires, la désignation de Nyembo vise avant tout à rétablir rapidement l’ordre dans cette zone stratégique.
L’arrestation du général Masunzu a créé un vide que l’armée voulait combler sans tarder. Critiqué pour son absence prolongée du terrain, l’ancien commandant avait été interpellé début novembre à Kisangani, peu après le passage du chef d’état-major général. Un timing qui avait alimenté de nombreux commentaires sur ses performances et sur l’ambiance interne au sein des FARDC. En attendant la suite de la procédure, la hiérarchie a opté pour un officier réputé proche des opérations et habitué aux réalités du terrain.
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Le général-major Nyembo Abdallah retrouve ainsi une zone qu’il connaît bien, notamment le Nord-Kivu, où il avait dirigé les opérations Sukola 1. Sa prise de fonctions intervient dans un contexte marqué par l’avancée du M23 à Lubero et Beni, avec un impact direct sur la stabilité du Grand Nord. Les attentes sont donc élevées : réorganisation des troupes, renforcement de la discipline et adaptation des stratégies face aux groupes armés figurent parmi les principaux défis qui l’attendent.
Charles Mapinduzi
