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RDC : Le Comité de suivi de la paie confirme le versement des salaires de février et annonce le lancement de mars

Le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’État (CSP) a confirmé, lors de sa plénière du 31 mars 2026, la clôture effective des opérations de paie du mois de février et le lancement du processus de paiement des salaires du mois de mars. Dans un communiqué, le président du Comité a démenti les rumeurs faisant état d’une suspension, rappelant que les transferts de fonds aux opérateurs de paie ont débuté et suivent l’ordre habituel, en priorité pour les forces en uniforme, les enseignants, puis les autres agents de l’État.

Les banques commerciales et autres partenaires de l’État ont été invités à accélérer les opérations de versement et à veiller à la disponibilité des liquidités, tant aux guichets qu’aux distributeurs automatiques. Le Comité a salué la réactivité des partenaires financiers durant le premier trimestre 2026 et a insisté sur la nécessité de maintenir ce rythme pour éviter tout retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires.

Pour améliorer l’accessibilité des paiements, notamment dans les zones éloignées, le CSP prévoit de déployer prochainement des solutions numériques et institutionnelles. L’objectif est de limiter les déplacements et les attentes prolongées des agents de l’État, tout en garantissant la régularité, la transparence et la fiabilité du processus. Le Comité a rappelé à l’opinion publique de se référer uniquement à ses communications officielles pour éviter toute désinformation.

Gilbert Ngonga

Sud-Kivu : Le gouverneur Jean-Jacques Purusi alerte sur un circuit financier opaque et des pertes massives de recettes

Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, tire la sonnette d’alarme sur la gestion des ressources dans les zones échappant au contrôle de l’État. Lors du briefing du jeudi 2 avril aux côtés du ministre Patrick Muyaya, il a affirmé que des montants considérables issus des recettes locales seraient captés en dehors des circuits publics. Selon lui, ces revenus mensuels, estimés à plusieurs millions de dollars, ne profitent ni à la population ni au développement de la province.

Dans son intervention, le chef de l’exécutif provincial a également mis en cause des complicités internes qui auraient facilité cette situation. Il évoque l’implication présumée de certains agents et services administratifs dans la fuite des recettes, une réalité qui, d’après lui, a contraint les autorités à revoir en profondeur leur système de perception fiscale. Pour limiter les pertes, un dispositif exceptionnel a été instauré aux frontières, permettant de sécuriser une partie des taxes avant l’entrée des marchandises sur le territoire congolais.

Malgré ces ajustements, Jean-Jacques Purusi Sadiki déplore un manque à gagner important qui freine les projets de développement de la province. Il affirme que des mécanismes parallèles continuent de capter l’essentiel des ressources, y compris à travers des pratiques de taxation qu’il qualifie de coercitives envers les populations locales. Face à cette situation, il appelle à une mobilisation accrue pour restaurer l’autorité de l’État et garantir une gestion transparente des richesses du Sud-Kivu.

Cedrick Katay Kalombo

Sud-Kivu : Le gouverneur Jean-Jacques Purusi évoque plus de 210 corps découverts dans des fosses communes à Uvira

Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a livré un témoignage accablant sur la situation sécuritaire dans les zones récemment reprises, mettant en avant la découverte de fosses communes à Uvira. S’exprimant lors d’un briefing le jeudi 2 avril aux côtés du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, il a affirmé que ces sites macabres, identifiés peu après le retour des autorités locales, contenaient plus de 210 corps. Pour lui, ces découvertes illustrent l’ampleur des violences subies par les populations civiles durant l’occupation.

Dans son intervention, le gouverneur a également évoqué une crise bien plus vaste, citant les données de Human Rights Watch qui ferait état de dizaines de fosses communes dans la région. Il accuse des groupes armés, qu’il associe à un soutien extérieur, d’avoir instauré un climat de terreur marqué par des enlèvements, des exécutions et des déplacements forcés. Selon lui, certaines communautés ont été particulièrement ciblées, contraintes de fuir ou soumises à des violences extrêmes destinées à briser toute résistance locale.

Face à ces accusations, Jean-Jacques Purusi Sadiki insiste sur la nécessité de documenter ces crimes et de traduire leurs auteurs en justice. Il salue l’appui des autorités nationales, notamment celui du président Félix Tshisekedi, dans le déploiement d’experts chargés des enquêtes. Malgré la gravité de la situation, il affiche sa détermination à voir l’État reprendre le contrôle total des zones concernées, tout en promettant que la vérité sur ces exactions finira par être établie.

Cedrick Katay Kalombo

La RDC, abattoir des rébellions régionales : Pourquoi les groupes étrangers tuent plus au Congo que chez eux ?

Depuis plus de trois décennies, l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est devenu le réceptacle des conflits non résolus de l’Afrique des Grands Lacs. Des groupes comme les ADF/ NALU ou MTM (Ouganda), les FDLR (Rwanda), Mbororo ( Soudan et Soudan du Sud) le RED-Tabara (Burundi) ont transformé le sol congolais en une base arrière permanente. Incapables de renverser les régimes de leurs pays d’origine — caractérisés par des appareils sécuritaires verrouillés —, ces mouvements ont délocalisé leur violence. En RDC, la menace qu’ils représentent pour leurs capitales respectives est devenue marginale, tandis que leur impact sur les populations civiles congolaises est devenu cataclysmique, transformant un exil forcé en une occupation prédatrice.

Le carnage des ADF : une létalité exportée et décuplée

Le cas des Forces démocratiques alliées (ADF) est le plus sanglant. Alors qu’elles n’ont commis que des attaques sporadiques en Ouganda ces dix dernières années, leur bilan en RDC est vertigineux. Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) et l’ONG Human Rights Watch, les ADF sont responsables de la mort de plus de 4 000 civils entre 2021 et 2025 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. En comparaison, le nombre de victimes civiles des ADF sur le sol ougandais pour la même période se compte en dizaines. Cette asymétrie prouve que le groupe ne combat plus pour une cause ougandaise, mais opère comme une franchise terroriste dont la survie dépend de la terreur exercée sur les Congolais.

La LRA de Joseph Kony : le fantôme prédateur des Uele

L’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) illustre parfaitement la « mort par procuration ». Chassée d’Ouganda au milieu des années 2000, elle a survécu en s’enfonçant dans les forêts de l’ex Province Orientale. Le LRA Crisis Tracker a documenté des épisodes d’une brutalité inouïe, comme le massacre de Makombo (Haut-Uele) où plus de 321 civils ont été exécutés en trois jours en décembre 2009. Alors que la LRA est militairement insignifiante en Ouganda, elle a maintenu une capacité de nuisance dévastatrice en RDC par des enlèvements de masse (plus de 3 000 civils capturés sur une décennie) et des meurtres, faisant du Congo le véritable cimetière de la dérive sectaire de Joseph Kony.

RED-Tabara et les incursions burundaises : un ring de boxe étranger

Le groupe burundais RED-Tabara, basé dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, déplace le conflit de Bujumbura sur le sol congolais. Si leurs attaques au Burundi restent limitées, comme celle de Gatumba en décembre 2023, leur présence en RDC catalyse des conflits intercommunautaires meurtriers. Les rapports du Groupe d’experts de l’ONU soulignent que les affrontements entre le RED-Tabara et l’armée burundaise (intervenant sur le sol congolais) ainsi que leurs alliés locaux, ont provoqué le déplacement de plus de 100 000 Congolais dans le seul territoire d’Uvira. Les civils locaux paient le prix fort d’une guerre politique burundaise dont ils ne sont que les spectateurs involontaires.

L’expansion des Mbororo et des groupes soudanais : une pression pastorale militarisée

Au-delà des rébellions politiques, le Nord de la RDC (Uele et Ituri) subit une violence diffuse mais létale : l’incursion d’éleveurs nomades Mbororo, souvent escortés par des éléments armés venus du Soudan et du Soudan du Sud. Selon des rapports de la société civile de l’Ango et de Dungu, ces groupes occupent de vastes portions de territoire en chassant les agriculteurs locaux. Protégés par des fusils d’assaut AK-47, ils imposent une loi du plus fort que leurs pays d’origine parviennent parfois à réguler. En RDC, l’absence de force de réaction rapide transforme chaque litige foncier en massacre, causant des centaines de morts annuelles et une érosion de la souveraineté alimentaire des populations autochtones.

L’économie de la prédation : Tuer pour extraire les minerais

Pourquoi ces groupes sont-ils si violents en RDC ? La réponse est économique. Pour financer leur survie et l’achat d’armes, ils contrôlent des zones minières stratégiques. L’ONG Global Witness et Amnesty International ont démontré que l’exploitation illicite de l’or, du coltan et du bois nécessite de « vider » les zones de production de leurs populations autochtones. La violence (viols, massacres, incendies de villages) est utilisée comme un outil de gestion territoriale. En RDC, le meurtre est rentable ; il permet de sécuriser des corridors de contrebande vers l’étranger, une opportunité que ces groupes n’ont pas dans leurs pays d’origine mieux régulés.

Le facteur FDLR : Trente ans de survie sur le dos des Kivutiens

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) constituent le plus ancien de ces groupes étrangers. Depuis 1994, elles n’ont mené aucune offensive capable d’inquiéter le régime de Kigali, mais elles maintiennent un régime de terreur dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Lubero. En s’insérant dans le tissu social et économique local, elles pratiquent un racket systématique des populations. Les rapports de l’ONU indiquent que les FDLR, bien qu’affaiblies militairement, restent l’un des principaux acteurs des violences sexuelles et des pillages, prouvant que leur raison d’être est passée de la « libération du Rwanda » à l’exploitation brutale du sol congolais.

L’impunité et la défaillance de l’autorité de l’État

La raison structurelle de cette « délocalisation de la mort » réside dans la faiblesse de l’autorité de l’État congolais dans sa partie orientale. Contrairement au Rwanda ou à l’Ouganda, où le maillage sécuritaire est étroit, l’Est de la RDC est perçu comme un espace de non-droit. Pour les rebelles étrangers, le risque d’être poursuivi ou neutralisé en RDC est infiniment plus faible que chez eux. Cette impunité encourage une violence gratuite : tuer un Congolais n’entraîne aucune conséquence politique ou judiciaire majeure pour ces groupes, faisant de la RDC le terrain de jeu le plus sûr pour les criminels de la région.

Une souveraineté sacrifiée sur l’autel de la paix régionale

Les statistiques sont sans appel : la RDC est le pays qui souffre le plus des rébellions de ses voisins. Les groupes étrangers y trouvent les ressources, l’espace et l’impunité nécessaires à leur survie, tout en infligeant des pertes humaines que leurs propres pays ne toléreraient jamais. Avec plus de 6 millions de déplacés internes et des milliers de morts annuels, la RDC paie la facture d’une stabilité régionale de façade. Tant que les causes profondes de ces conflits ne seront pas traitées dans leurs pays sources et que l’autorité de l’État congolais ne sera pas restaurée à ses frontières, le Congo restera le sanctuaire sanglant des tragédies d’autrui.

Guyvenant Misenge

Forum Économique RDC-Angola : La prédominance du commerce informel soulevée comme l’un des freins majeurs d’une intégration économique saine

Le Forum économique RDC-Angola s’est clôturé, ce jeudi 02 avril 2026 à Kinshasa sur un constat lucide : le potentiel commercial entre ces deux géants d’Afrique centrale reste largement sous-exploité. Lors de ces assises qui ont durées deux jours dans la capitale congolaise, les participants ont identifié la prédominance du commerce informel comme l’un des freins majeurs à une intégration économique saine.

Au-delà de l’informel, le communiqué final pointe du doigt la lourdeur du climat des affaires aux frontières communes. Les opérateurs économiques sont confrontés à une multiplicité de taxes et à des barrières administratives chroniques qui s’apparentent souvent à de véritables tracasseries. Ce tableau est assombri par l’inefficacité des systèmes de paiement formels, rendant les transactions transfrontalières complexes et risquées. Cette déconnexion bancaire et administrative décourage les investisseurs structurés et favorise les circuits parallèles, plus agiles mais moins sécurisés.

Ces assises ont mis en exergue le déficit criant d’infrastructures logistiques et frontalières. L’insuffisance des routes, des entrepôts et des postes de contrôle modernes limite physiquement la fluidité des marchandises. Pour transformer les intentions en résultats concrets, les participants ont insisté sur la nécessité de réhabiliter les voies de communication terrestres et ferroviaires. Sans un investissement massif dans ces équipements de base, l’ambition de faire du commerce RDC-Angola un moteur de croissance sous régionale restera tributaire des aléas d’un réseau de transport aujourd’hui saturé et vétuste.

Guyvenant Misenge

RDC : 9,08 millions de carats exportés en 2025 pour 67,1 millions USD

En 2025, la République démocratique du Congo a consolidé sa place sur le marché mondial avec des exportations de diamants s’élevant à 67 178 140,34 USD, correspondant à un volume total de 9 081 140,19 carats. Les données de la CTCPM, consultées le 3 avril 2026 par Netic-news révèlent une structure de marché asymétrique où le secteur artisanal dicte sa loi, générant à lui seul plus de 54 millions USD de revenus pour près de 8 millions de carats exportés. À l’inverse, la filière industrielle reste plus discrète en termes de volume d’exportation, ne contribuant qu’à hauteur de 12,8 millions USD, soulignant ainsi la dépendance persistante de la balance commerciale diamantifère envers les exploitants de petite taille.

La production globale de la RDC pour l’exercice 2025 a atteint 8 127 975,47 carats, confirmant la mainmise du mode de production artisanal qui représente 85,02 % du total national. Géographiquement, cette dynamique est largement impulsée par la province du Kasaï-Oriental, véritable poumon de la filière, qui concentre 93,94 % de la production artisanale avec plus de 6,4 millions de carats. Les autres types d’exploitation peinent à s’imposer, l’industriel ne pesant que pour 14,84 % et le semi-industriel restant quasi anecdotique avec seulement 0,14 % de la production totale.

Au sein du segment industriel, la hiérarchie des opérateurs montre une concentration majeure de la performance. La société Anhui Congo d’Investissement Minier (SACIM) s’impose comme le leader incontestable, réalisant 91 % de la production industrielle avec près de 1,1 million de carats. Elle devance largement l’historique Minière de Bakwanga (MIBA), qui ne contribue plus qu’à hauteur de 6 % (environ 75 500 carats), et la société BIHSIU SARL qui ferme la marche. Cette disparité entre les opérateurs industriels illustre les défis de relance pour certains acteurs traditionnels face à la montée en puissance de nouveaux investissements dans le secteur.

Guyvenant Misenge

RDC : La facture normalisée devient obligatoire dès le 1er avril 2026

Les entreprises congolaises entrent dans une nouvelle ère fiscale. Le gouvernement a officiellement mis fin au moratoire sur la facture normalisée, rendant son usage obligatoire à compter du 1er avril 2026. Cette décision, annoncée par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, a été validée lors d’une réunion avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la Direction Générale des Impôts (DGI) et des experts du ministère. Désormais, toute TVA exigible au 15 mai devra être appuyée par des factures conformes, sous peine de sanctions légales.

Cette réforme vise à moderniser le système fiscal, améliorer la transparence et garantir une meilleure traçabilité des opérations économiques. Initialement prévue pour fin 2025, son entrée en vigueur avait été reportée pour permettre aux entreprises de s’adapter. Durant cette période transitoire, des avancées ont été enregistrées, avec une hausse du nombre de contribuables intégrés au dispositif, passant de 4.925 à 6.968 au 30 mars 2026. Les autorités indiquent également que la plupart des contraintes techniques, notamment liées aux Machines de Facturation Certifiées et aux plateformes numériques, ont été résolues.

Le gouvernement accorde un délai d’environ 45 jours pour une conformité totale, avec une échéance fixée au 15 mai pour les déclarations de TVA exclusivement basées sur des factures normalisées. Les écarts de calcul relevés par certaines entreprises sont attribués à l’intégration de taxes spécifiques dans l’assiette de la TVA, une clarification officielle étant attendue. À travers cette mesure, les autorités entendent renforcer l’équité fiscale, éviter les distorsions de concurrence et accroître la mobilisation des recettes publiques, conformément à la vision portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Fulgence Mavula

RDC : Le Sénat fixe l’élection du deuxième vice-président à ce vendredi

Le Sénat de la République démocratique du Congo s’apprête à pourvoir le poste de deuxième vice-président, laissé vacant après le départ du sénateur Modeste Bahati. Dans un communiqué officiel, le bureau de la Chambre haute annonce la tenue d’une séance plénière dédiée à l’élection et à l’installation du nouveau titulaire.

Signé par la rapporteure du Sénat, la sénatrice Néfertiti Ngudianza, le document invite les sénateurs à prendre part à cette plénière prévue le vendredi 03 avril 2026 à 13 heures précises, dans la Salle des Conférences internationales du Palais du Peuple. L’ordre du jour ne comporte qu’un seul point : l’élection et l’installation du candidat appelé à occuper ce poste stratégique au sein du bureau.

Cette étape marque une séquence importante pour le fonctionnement de la Chambre haute, appelée à compléter son équipe dirigeante afin d’assurer la continuité de ses activités institutionnelles.

Fulgence Mavula

RDC: Jacquemin Shabani lance un atelier sur la Gouvernance sécuritaire

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Le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a lancé, ce jeudi 2 avril 2026, l’atelier de partage d’informations et d’expériences concernant la Commission Permanente d’Appui à la Gouvernance Sécuritaire (CPAGS). Placé sous le thème « Mécanisme de suivi-évaluation et de redevabilité dans la gouvernance sécuritaire participative », cet atelier permettra de renforcer les dispositifs de gouvernance sécuritaire au niveau national, en martelant sur la performance, la redevabilité et l’efficacité des mécanismes de suivi.

À cet effet, Jacquemin Shabani a souligné que la CPAGS est un mécanisme technique dont les missions principales consistent à contribuer à l’élaboration et au renforcement des politiques et mesures publiques en matière de gouvernance sécuritaire, dans le but d’améliorer la qualité des services sécuritaires rendus à la population.

Devant les participants, le chef de l’intérieur a révélé que les 44 participants délégués issus des ministères et services publics, bénéficieront d’une formation approfondie sur les missions, les attributions et le rôle stratégique de la CPAGS dans le dispositif national de gestion de la sécurité, préalablement à leur désignation formelle. Avec ce nouvel atelier, la RDC compte plus de 4 500 membres des comités locaux de sécurité formés dans dix provinces.

Bienvenu Musoy

RDC : Patrick Muyaya lance le Prix congolais de fact-checking pour une presse plus rigoureuse

À l’occasion de la Journée mondiale du fact-checking célébrée chaque 2 avril de l’année, la République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans la promotion du journalisme de qualité avec le lancement du Prix congolais de vérification des faits, une initiative destinée à valoriser la rigueur et la quête de vérité dans le traitement de l’information.

Lors de cette cérémonie, ce jeudi 2 avril 2026 à Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a salué une initiative qu’il juge opportune dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations. Selon lui, ce prix ne doit pas se limiter à une simple récompense, mais plutôt instaurer une culture d’exigence et d’excellence dans le travail journalistique. « Le lancement du Prix congolais de vérification des faits est donc une initiative opportune parce qu’un prix, lorsqu’il est bien pensé, ne se limite pas à récompenser. Il crée une exigence. Il suscite une ambition. Il valorise une méthode. Il donne de la visibilité à une pratique utile », a-t-il déclaré.

Devant un parterre composé de journalistes, de scientifiques et de représentants d’organisations partenaires, le ministre a exprimé le souhait de voir cette distinction s’imposer progressivement comme une référence nationale. Il a encouragé les professionnels des médias, ainsi que les étudiants et chercheurs, à s’investir davantage dans le travail minutieux de vérification des faits, soulignant que « la vérité vérifiée » constitue un service essentiel rendu à la société congolaise.

Fulgence Mavula