Face aux accusations de pollution visant la société Tenke Fungurume Mining (TFM), le gouvernement congolais appelle à la retenue et à la rigueur scientifique. Dans un communiqué publié le 18 mars, les autorités indiquent avoir pris connaissance des informations relayées par certains médias internationaux sur une supposée dégradation de la qualité de l’air et ses impacts sur les populations locales, tout en soulignant le caractère « non vérifié » de ces allégations à ce stade.
Kinshasa annonce l’ouverture d’une enquête qu’elle promet « transparente et rigoureuse », conformément aux mécanismes de contrôle prévus par la législation en vigueur. Les investigations devront permettre d’établir les faits sur des bases scientifiques solides. Un rapport détaillé sera rendu public à l’issue de ce processus, avec la possibilité de mesures administratives, environnementales ou judiciaires en fonction des conclusions.
De son côté, Tenke Fungurume Mining rejette fermement les accusations contenues dans un rapport publié le 9 mars 2026 par Environmental Investigation Agency (EIA), qu’elle juge « factuellement inexact » et fondé sur des « hypothèses non étayées ». L’entreprise affirme avoir répondu de manière transparente aux préoccupations soulevées, notamment à travers une correspondance adressée en février, défendant ainsi la conformité de ses opérations aux normes en vigueur.
Fulgence Mavula
