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RDC : les députés de l’AFDC-A lâchent Modeste Bahati Lukwebo et réaffirment leur loyauté à Félix Tshisekedi

Les députés nationaux de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) ont officiellement pris leurs distances avec les récentes déclarations de leur président, Modeste Bahati Lukwebo, jugées controversées concernant la révision de la Constitution. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 18 mars, ces élus dénoncent une communication « marquée par une légèreté grave » qui, selon eux, compromet la loyauté du regroupement envers le président de la République et l’Union Sacrée de la Nation.

Le groupe parlementaire insiste sur le fait que les propos de Bahati Lukwebo ne reflètent en aucun cas la position officielle de leurs membres. Ils réaffirment leur attachement à l’Union Sacrée et au président Félix Tshisekedi, tout en demandant à leur président de tirer les conséquences politiques de ses déclarations. Les députés appellent également à une prise de position collective de tous les mandataires publics et élus provinciaux liés à l’AFDC-A, afin de réaffirmer publiquement leur fidélité au chef de l’État.

Les élus dénoncent par ailleurs le silence persistant de Bahati Lukwebo, qui n’a pas démenti ses propos dans le même format médiatique que celui dans lequel ils ont été tenus. Selon le communiqué, cette absence de clarification pourrait être interprétée comme une confirmation de sa position réelle sur les enjeux politiques actuels, renforçant le désaveu exprimé par ses députés.

Cedrick Katay Kalombo

Mambasa ensanglanté : les élus de l’Ituri haussent le ton face aux atrocités de l’ADF

Les parlementaires du caucus de l’Ituri se sont réunis, mardi 17 mars 2026, au Palais du Peuple à Kinshasa afin d’évaluer la détérioration préoccupante de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, en proie depuis plusieurs jours à des attaques attribuées aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).

À l’issue de cette rencontre, le président du caucus, Pitchout Iribi, a dressé un constat alarmant de la situation sur le terrain. Il a indiqué que ces violences ont instauré un climat de terreur dans la région, marqué par des massacres de civils et des déplacements massifs de populations. « Des familles entières vivent aujourd’hui dans la peur, certaines contraintes de fuir sans abri ni assistance », a-t-il regretté.

Les élus nationaux ont exprimé leur solidarité envers les victimes et leurs familles, tout en appelant les Forces armées de la République démocratique du Congo à renforcer en urgence les dispositifs sécuritaires afin d’assurer une meilleure protection des civils.
Par ailleurs, les parlementaires ont annoncé la mise en place d’un programme d’actions visant à porter cette crise au plus haut niveau de l’État. Des rencontres sont notamment envisagées avec le Vice-Premier ministre en charge de la Défense, le chef d’état-major général ainsi que d’autres responsables du secteur sécuritaire.

À travers cette initiative, les élus de l’Ituri espèrent obtenir des réponses rapides et des mesures concrètes pour mettre fin à l’insécurité persistante qui affecte cette partie du pays.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Emmanuel Ramazani Shadary évacué d’urgence à l’hôpital dans un état préoccupant

Le secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, a été conduit en urgence dans un hôpital de Kinshasa après une dégradation inquiétante de son état de santé. D’après des proches de sa famille, son état serait jugé préoccupant. Cette situation relance le débat sur ses conditions de détention, plusieurs mois après son arrestation, comme c’est également le cas pour d’autres opposants, dont Aubin Minaku, autre haut cadre du PPRD.

Arrêté en décembre dernier sur décision du Conseil National de Cyberdéfense, Shadary est détenu dans un lieu tenu secret. Selon des sources familiales, il ne recevrait presque aucune visite, à l’exception de celle de son épouse, autorisée une fois par semaine pour une courte durée. Les conditions d’accès seraient strictement encadrées, avec des mesures visant à maintenir confidentiel le lieu exact de sa détention, qui changerait régulièrement. Des pratiques que ses proches estiment contraires au respect des droits des détenus.

Depuis son interpellation, plusieurs acteurs politiques et organisations dénoncent une arrestation qu’ils qualifient d’arbitraire. Proche de l’ancien président Joseph Kabila, Shadary demeure une figure influente du PPRD. Son transfert à l’hôpital pourrait raviver les réactions au sein de l’opposition et relancer, y compris sur le plan international, le débat sur la détention des opposants en République démocratique du Congo et sur le respect des libertés fondamentales.

Charles Mapinduzi

Contrôle parlementaire : Diallo Meba interpelle la ministre Thérèse Sombo sur la paie complémentaire

L’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) de la République Démocratique du Congo est de nouveau sous les feux des projecteurs, cette fois-ci à l’initiative du député national Diallo Meba, élu du territoire de Tshikapa. Ce mercredi 18 mars, le parlementaire a déposé une question orale avec débat au bureau de l’assemblée nationale, ciblant directement la ministre de l’ESU, Madame la Professeure Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuma.

Au cœur de cette interpellation, quatre points majeurs qui soulèvent l’indignation et l’inquiétude au sein de la communauté estudiantine et académique, un grief qui a été déjà ramassé par le député Meschack Mandefu dans sa lettre adressée toujours à la même ministre le lundi dernier. Par ailleurs, le député Meba ajoute le non-paiement de la paie complémentaire aux personnels de l’ESU, un grief important. Cette situation précaire affecte directement le pouvoir d’achat et la motivation des enseignants et du personnel administratif, essentiels au bon fonctionnement des institutions universitaires. Enfin, le retard persistant dans la livraison des diplômes aux étudiants diplômés est également mis en avant. Ce dysfonctionnement majeur entrave l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et soulève des interrogations quant à l’efficacité administrative du ministère.

Le député Diallo Meba, connu pour sa détermination dans le contrôle de l’action gouvernementale, a ainsi formalisé sa démarche, posant un total de quatre questions précises auxquelles la Ministre Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuma sera appelée à répondre devant l’hémicycle national. Cette initiative parlementaire promet des débats animés et met en lumière les défis persistants auxquels est confronté le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en RDC.

Jamely Timothée Kayembe

Belgique–RDC : Le ministre Guy Kabombo sollicite un appui académique pour renforcer les FARDC

Le Vice-premier ministre de la Défense et des anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a visité, ce mercredi 18 mars, la prestigieuse École royale militaire de Belgique, afin de s’enquérir du fonctionnement de cet établissement militaire au profit des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Avec les stagiaires congolais au sein de cette école, le VPM de la Défense congolaise a sollicité un partenariat renforcé entre l’École royale militaire de Belgique et les FARDC afin de permettre la modernisation de l’armée congolaise, qui face à la guerre imposée par le Rwanda et ses acolytes du M23-AFC.

Le Vice-premier ministre de la Défense et des anciens combattants a rappelé que le renforcement des capacités opérationnelles des FARDC est une condition sine qua non en vue de leur montée en puissance sur le plan régional et mondial.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Daniel Bumba Lubaki annonce une commission tripartite après la grogne des conseillers communaux

Face aux revendications des conseillers communaux sur leurs rémunérations, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, a tenu une réunion, mardi 17 mars, avec les concernés afin de clarifier cette question fâcheuse de salaire et définir un cadre de collaboration. Dès l’entrée des discussions, l’autorité urbaine a souligné qu’aucun texte légal ne prévoit que le gouvernement provincial assure la rémunération des conseillers communaux.

Pour atténuer les tensions, le gouverneur Daniel Bumba a martelé sur l’importance d’un cadre de concertation pour trouver une solution durable aux revendications exprimées.
Il a directement annoncé la mise en place, dans les prochains jours, d’une commission tripartite réunissant le gouvernement provincial, les bourgmestres et les conseillers communaux, afin d’étudier les modalités pratiques de prise en compte des desiderata des élus locaux.

En attendant cette rencontre, Daniel Bumba a appelé les bourgmestres et les conseillers communaux à soumettre leurs mémorandums, pour une bonne prise en charge lors des échanges.

Bienvenu Musoy

Kasaï : Sept mois impayés, les agents de santé décrètent une grève sèche de 30 jours

Impayés depuis sept mois, les agents et cadres de la santé de Tshikapa au Kasaï, réunis au sein de la coordination intersyndicale, ont décrété ce mercredi 18 mars 2026, une grève sèche dans toutes les structures sanitaires de la province. Le mouvement, prévu du 19 mars au 19 avril 2026, risque de perturber gravement l’accès aux soins pour la population.

Dans une déclaration rendue publique par leur président Jean Mekanda, les grévistes dénoncent l’absence de réponse des autorités malgré plusieurs démarches. Cependant, ils exigent le paiement intégral de sept mois d’arriérés de la paie complémentaire, couvrant plusieurs périodes entre 2025 et 2026, ainsi que son intégration dans la rémunération ordinaire et l’alignement des agents non pris en charge.

La coordination intersyndicale réclame également la bancarisation effective des salaires via des banques comme Equity ou TMB, ainsi que des enquêtes pour établir les responsabilités dans les dysfonctionnements constatés. Tout en maintenant la pression, les professionnels de santé se disent toutefois ouverts au dialogue pour une issue rapide à la crise.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Modeste Bahati Lukwebo démissionne de son poste de 2è Vice-président du Sénat

Le 2è Vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a officiellement déposé sa lettre de démission, ce mercredi 18 mars 2026, cédant ainsi à la pression d’une pétition ayant secoué la Chambre haute du Parlement. Cette décision intervient à seulement quelques heures après la création d’une commission spéciale chargée d’examiner ladite pétition.

Initiée par le sénateur Dany Kabongo, élu sur la liste de l’UDPS-Tshisekedi au Haut-Katanga, la pétition avait été déposée lundi 16 mars et avait déjà recueilli 83 signatures. Les auteurs reprochent à Modeste Bahati une incompétence dans ses fonctions, contrastant avec le motif initial évoqué par Kabongo, qui dénonçait un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi lors des débats sur une éventuelle révision constitutionnelle.

Quelques jours avant, Modeste Bahati avait présenté ses excuses à ses collègues pour des propos sur la Constitution jugés mal interprétés, affirmant n’avoir jamais été contre une révision, mais avoir seulement suggéré un débat au sein de l’Union sacrée de la nation. Sa démission marque un tournant majeur pour l’AFDC-A et soulève de nouvelles questions sur l’équilibre des forces au sein du Sénat congolais.

Fulgence Mavula

RDC : Catherine Nzuzi wa Mbombo, ancienne vice-présidente du MPR et gouverneure du Bas‑Zaïre, s’éteint à 81 ans

La République démocratique du Congo pleure la disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo, décédée mercredi 18 mars à Kinshasa à l’âge de 81 ans. Sa dépouille repose actuellement à la morgue de la Clinique Ngaliema.

Figure incontournable de la scène politique congolaise, Catherine Nzuzi wa Mbombo a marqué près de cinq décennies d’engagement au service de la RDC. Elle a notamment été vice‑présidente du MPR sous le régime de Mobutu, gouverneure du Bas‑Zaïre (aujourd’hui Kongo Central), membre du gouvernement et bourgmestre de la commune de la Gombe.

Son parcours laisse un héritage politique et social significatif, reconnu tant au niveau national qu’au sein de sa communauté. De nombreux hommages sont attendus dans les jours à venir pour saluer sa contribution à la vie publique congolaise.

Fulgence Mavula

Cour des comptes : Pistis Bononge, ex-DG de la Sokimo, écope d’une amende de 84 000 USD pour faute de gestion

La Cour des comptes de la République démocratique du Congo a condamné, ce mercredi 18 mars, Pistis Bononge, ancien directeur général de la Société minière de Kilo-Moto (Sokimo), pour faute de gestion liée à la transmission tardive des états financiers. Il a été condamné à payer une amende de 84 000 dollars américains, convertie en francs congolais conformément à la réglementation en vigueur.

La décision a été rendue par la chambre de discipline budgétaire et financière lors d’une audience publique tenue à Kinshasa. Selon le président de la chambre, Gilbert Tonduango, cette sanction fait suite au non-respect des délais légaux imposés aux entreprises publiques pour la transmission de leurs états financiers à la Cour des comptes.

Lors de son audition, le 25 février dernier, Pistis Bononge avait plaidé non coupable, arguant ne pas maîtriser le fonctionnement interne de la Sokimo ni les obligations spécifiques imposées par la Cour des comptes.

Jérémie Ngunga Léman