Dix-sept déplacés internes installés sur le site de Konga-Konga, dans la commune du même nom à Kisangani, province de la Tshopo, sont décédés depuis le début de l’année 2026. Ces populations avaient trouvé refuge sur ce site depuis 2023 à la suite des affrontements communautaires entre Mbole et Lengola. Selon les autorités locales, ces décès seraient principalement liés au manque de nourriture et à l’insuffisance de soins de santé appropriés.
L’annonce a été faite mercredi 18 mars 2026 par le bourgmestre de la commune de Kisangani, Jipson Bokendi Bopolipo. Il indique que les déplacés, composés d’enfants et d’adultes ayant fui les violences, vivent dans des conditions précaires, marquées par une pénurie de médicaments dans les centres de santé et une insécurité alimentaire persistante. Il précise que la dernière assistance du gouvernement remonte au 3 janvier dernier. Après l’apparition de cas de choléra, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) étaient intervenues en appui médical.
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Le bourgmestre alerte également sur la situation préoccupante des enfants déplacés qui, faute de moyens de subsistance, se rendent quotidiennement au centre-ville pour mendier, s’exposant ainsi aux risques d’accidents et de disparitions. Face à cette crise humanitaire, il appelle la ministre des Affaires sociales, Eve Bazaiba, à intervenir d’urgence afin d’apporter une assistance à ces personnes en détresse et d’envisager leur retour progressif dans leurs milieux d’origine.
Rodriguez Kikamba
