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Ituri : Une attaque des ADF fait au moins 11 morts à Mambasa

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a visé, la nuit du lundi 16 mars 2026, le village de Bebesua, situé dans la chefferie des Bandaka, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri. Le bilan provisoire de ce drame survenu sur l’axe de la RN4, vers Kisangani, fait au moins 11 civils tués. La population locale a été surprise en pleine nuit par des assaillants armés, qui se sont échappés après le forfait.

D’après les forces vives locales, le village visé a été presque totalement incendié. Les habitants ont fui en masse vers les localités voisines, notamment Bandengaido, Salate et Epulu, pour se mettre à l’abri. Cette situation a entraîné la paralysie des activités, avec la fermeture des écoles et l’arrêt du commerce dans plusieurs agglomérations de la zone.

La société civile dans la contrée estime que ces attaques répétées traduisent une volonté d’instaurer un climat de terreur pour contraindre les populations à abandonner leurs milieux de vie. Elle appelle les autorités à agir rapidement pour protéger les civils. Cette nouvelle incursion intervient quelques jours seulement après une autre attaque visant des sites miniers à Muchacha, où plusieurs personnes ont également perdu la vie et des habitations incendiées.

Jean Ngaviro

RDC : Julien Paluku lance à Kinshasa un atelier national pour renforcer la production et accroître les exportations

Le ministère du Commerce extérieur a lancé, mardi 17 mars 2026 à Kinshasa, un atelier national consacré au renforcement des capacités productives de la RDC. Cette rencontre réunit des décideurs publics, des opérateurs du secteur privé, des experts ainsi que des professeurs d’université. L’objectif est de stimuler la production locale, de diversifier l’économie et de soutenir la croissance afin d’augmenter les exportations des produits « Made in DRC ».

Selon le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ces travaux devraient déboucher sur l’élaboration d’un « Programme pays », avec l’appui de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Il a précisé que cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le gouvernement, sous le leadership du président Félix Tshisekedi, en vue de renforcer la diplomatie économique et commerciale de la RDC.

L’atelier a été officiellement ouvert par le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, au nom de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Il a insisté sur la nécessité de transformer localement les ressources naturelles afin d’améliorer la compétitivité du pays. Plusieurs panels ont marqué cette première journée, avec la participation des ministres sectoriels et des experts nationaux et internationaux.

Jean Ngaviro

RDC : Jean-Michel Sama Lukonde alerte sur la crise socio-économique et plaide pour des réformes structurelles

Lors de l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars, lundi 16 mars 2026 au Palais du Peuple à Kinshasa, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a exprimé son inquiétude face aux difficultés socio-économiques que traverse la population congolaise. Il a notamment évoqué le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires et agents de l’État, le chômage des jeunes, l’érosion du pouvoir d’achat ainsi que l’accès limité aux services sociaux de base.

Selon lui, ces défis traduisent les réalités quotidiennes auxquelles sont confrontés de nombreux Congolais. Jean-Michel Sama Lukonde estime que la situation exige des réponses structurelles, durables et inclusives de la part des institutions de la République et du gouvernement, afin d’apporter des solutions concrètes et pérennes aux préoccupations sociales.

Dans un contexte où les attentes de la population restent élevées vis-à-vis des autorités publiques, la prise de position du Sénat est perçue comme un signal fort. Au cours de cette session parlementaire, plusieurs dossiers majeurs seront examinés, notamment le suivi des accords de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, l’accord stratégique avec les États-Unis, ainsi que la révision de la Constitution.

Blanchi Lungala M

Kinshasa : MSF renforce l’accès aux soins des personnes handicapées grâce au solaire et aux cliniques mobiles

L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), en collaboration avec les autorités sanitaires, met en œuvre depuis mars 2023 un projet visant à améliorer l’accès des personnes en situation de handicap (PSH) aux soins dans plusieurs zones de santé de la ville de Kinshasa, notamment à Lingwala, Mont-Ngafula, Limete et Kisenso, ainsi qu’à Kinshasa/Kinshasa depuis le 1er janvier 2026. Selon un communiqué publié mardi 18 mars 2026, ce programme couvre une population estimée à plus de 1 400 000 habitants répartis dans les différentes aires de santé concernées.

Ce renforcement de l’offre médicale repose sur une approche innovante combinant accessibilité logistique inclusive et solutions énergétiques durables. Dans un contexte marqué par la fragilité des infrastructures urbaines, notamment au Centre hospitalier pour aveugles de Mont-Ngafula (CHAM) et au centre de santé Vijana, les coupures d’électricité perturbaient gravement les activités médicales. Pour y remédier, MSF a installé depuis 2024 un système d’énergie photovoltaïque afin de garantir la continuité et la qualité des soins, en assurant notamment la conservation des médicaments et la prise en charge des patients, y compris la nuit.

Les équipes de MSF soutiennent actuellement le centre Vijana et le CHAM, et prévoient d’étendre leur appui à trois nouvelles formations sanitaires primaires : le Centre de santé et de gériatrie de Kainda à Lingwala, le Centre de santé Marie-Antoinette à Limete et le Centre de santé de Burumbu à Kinshasa/Kinshasa. Elles déploient également des cliniques mobiles pour rapprocher les services des communautés. Les prestations offertes incluent les soins de santé primaires, l’accompagnement psychosocial, les références hospitalières ainsi que le suivi communautaire des patients, renforçant ainsi l’équité d’accès aux soins pour les personnes les plus vulnérables.

Blanchi Lungala M

Raïssa Malu déclare la “tolérance zéro” contre les violences scolaires en RDC

La lutte contre les violences en milieu scolaire franchit un nouveau cap en République démocratique du Congo, avec la mise en avant d’acteurs éducatifs désormais formés pour prévenir, détecter et combattre ce fléau. Ce mardi 17 mars 2026, une trentaine de professionnels venus de toutes les provinces ont été certifiés, symbolisant le début d’un déploiement stratégique à l’échelle nationale.

Présidant la cérémonie au Fleuve Congo Hôtel, la ministre d’État à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a salué une initiative structurante portée par le programme INSPIRE. Soutenu notamment par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ce programme s’inscrit dans une dynamique globale visant à protéger les enfants et à garantir des environnements scolaires sûrs, y compris dans les zones affectées par les conflits à l’Est du pays. Les bénéficiaires sont appelés à agir comme des relais communautaires dans la prévention des violences.

Insistant sur l’urgence d’un changement de paradigme, la ministre a rappelé que « la sécurité est le socle de tout apprentissage », plaçant ainsi la protection des élèves au cœur de la réforme éducative. Cette démarche s’inscrit dans la vision de la Nouvelle Citoyenneté, qui entend faire de l’école congolaise un espace de transmission des valeurs, de résilience et de cohésion sociale durable.

Fulgence Mavula

RDC : Le sénateur Jean Tshisekedi exige des comptes à la DGCMP sur la gestion des marchés publics

Le sénateur Jean Tshisekedi Kabasele a adressé, en date du 17 mars, une question écrite au Directeur général de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), via une correspondance transmise au président du Sénat Sama Lukonde. L’élu du Kasaï Central demande des éclaircissements sur la gestion, le suivi et les résultats de cette institution clé dans la régulation des marchés publics.

Dans sa lettre, le sénateur souligne « l’insigne honneur » de transmettre cette démarche officielle, insistant sur la nécessité de faire la lumière sur le fonctionnement de la DGCMP. Cette initiative vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans un secteur souvent critiqué pour ses dysfonctionnements. Engagé pour l’amélioration des conditions de vie de sa base, Jean Tshisekedi Kabasele réaffirme, à travers cette action, sa détermination à défendre les intérêts de la population et à promouvoir une gouvernance efficace au service du développement.

Cette initiative témoigne l’engagement et le contrôle des élus dans l’administration des entreprises publiques pour mettre au clair les différentes gestions des mandataires publics afin que la population vive paisiblement.

Jamely Timothée Kayembe

Kinshasa : Le gouvernement provincial prévoit 800 bus pour relancer la STK et réguler le transport urbain

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé l’acquisition prochaine de 800 véhicules destinés à relancer la Société de transports de Kinshasa (STK). Il a fait cette annonce lundi 16 mars sur les antennes de la RTNC, en marge de la grève déclenchée par les chauffeurs pour dénoncer les multiples tracasseries des agents de la circulation routière.

À cet effet, le gouverneur a indiqué que des démarches sont en cours avec le ministère national des Transports ainsi qu’avec une société privée en vue de l’acquisition de ces bus. Selon lui, cette relance permettra de pallier les abus observés dans le secteur privé, notamment le non-respect des règles par certains chauffeurs. De leur côté, ces derniers dénoncent la multiplicité des frais liés aux documents de bord, notamment le permis de conduire, le contrôle technique, la vignette et l’assurance, ainsi que les contrôles jugés excessifs. Pour le gouverneur, ces exigences légales sont pourtant essentielles, notamment pour garantir la sécurité dans la mobilité et contribuer à la fluidité du trafic.

Il a ainsi invité les automobilistes à s’acquitter de leurs obligations, soulignant que sur plus d’un million de véhicules recensés à Kinshasa, près de 100 000 seulement sont en règle avec la vignette, une taxe destinée notamment à l’entretien des routes.

Jamely Timothée Kayembe

Procès Yav : La justice militaire accorde trois semaines cruciales au CNC pour décrypter une pièce clé

L’instruction du dossier impliquant le lieutenant-général Philémon Yav Irung s’est poursuivie le lundi 16 mars 2026 devant la Haute cour militaire de la RDC. Moment clé de cette audience : les experts du Conseil national de cyberdéfense (CNC), chargés d’exploiter le téléphone de l’accusé, n’ont pas été en mesure de présenter leur rapport. Face à cette situation, la juridiction a décidé d’accorder un délai supplémentaire de trois semaines, un sursis jugé crucial pour finaliser une pièce considérée comme déterminante dans ce dossier sensible.

Dans le même temps, la Cour a procédé à l’audition de Célestin Mbala, ancien chef d’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Son témoignage s’est déroulé à huis clos, une disposition visant à garantir la confidentialité des échanges et à préserver les droits de la défense. Poursuivi notamment pour des soupçons de contacts avec l’entourage de James Kabarebe, le général Yav occupait, avant son arrestation en septembre 2022, le poste stratégique de commandant de la troisième zone de défense, couvrant plusieurs provinces sensibles de l’est de la République démocratique du Congo.

Près de trois ans après son interpellation, ce procès continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique. L’ancien président Joseph Kabila, ainsi que d’autres personnalités, évoquent une marginalisation présumée des officiers originaires du Grand Katanga.
Des accusations fermement rejetées par les FARDC. Leur porte-parole insiste sur le caractère républicain, impartial et apolitique de l’armée, affirmant que les procédures engagées contre certains militaires reposent strictement sur le respect de la législation en vigueur. Ce nouveau report relance ainsi les enjeux autour d’un procès hautement sensible, où chaque élément, notamment les preuves numériques attendues, pourrait peser lourd dans l’issue de l’affaire.

Jamely Timothée Kayembe

Chambre haute : Mise en place annoncée d’une commission pour étudier la pétition contre le 2ᵉ vice-président

Le Sénat de la République démocratique du Congo examinera, ce mercredi 18 mars 2026, la pétition visant la déchéance du deuxième vice-président de la Chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo. Selon un communiqué signé par la rapporteure Néfertiti Ngudianza et transmis ce mardi aux sénateurs, la séance plénière convoquée à cet effet ne comportera qu’un seul point à l’ordre du jour : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’étudier cette pétition.

Cette initiative est portée par le sénateur Dany Kabongo. Elle intervient dans un contexte politique marqué par les récentes déclarations de Bahati Lukwebo, qui s’est opposé à toute initiative de révision constitutionnelle. Bien qu’il ait présenté des excuses par la suite, la controverse suscitée par ses propos continue d’alimenter le débat au sein de la Chambre haute.

Introduite lors de la rentrée parlementaire de la session de mars 2026, cette pétition pourrait déboucher sur une motion de défiance contre le deuxième vice-président du Sénat, membre du Bureau. La commission spéciale à mettre en place devra examiner les griefs formulés avant toute décision de la plénière.

Blanchi Lungala M

Kinshasa échappe au chaos : Jean-Pierre Bemba arrache la fin de la grève des chauffeurs

Le lundi 16 mars 2026, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience les associations de chauffeurs et leurs syndicats, en présence du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, ainsi que des représentants du Syndicat des transporteurs routiers, de la FEC et du Secrétariat général aux Transports.

Au cours des échanges, les représentants des chauffeurs ont exprimé leurs préoccupations liées à l’application des nouvelles mesures de sécurité routière et au renforcement des contrôles sur les axes de circulation. À l’issue de cette rencontre, les différentes parties sont parvenues à un consensus conduisant à la levée de la grève annoncée, permettant ainsi une reprise progressive des activités de transport dans la capitale.

Les autorités ont par ailleurs annoncé la poursuite des consultations dans les prochains jours, en vue de dégager des solutions durables aux revendications soulevées par les professionnels du secteur.

Jamely Timothée Kayembe