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Crise de l’Est de la RDC : Des émissaires congolais et rwandais attendus à Washington

Des représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda sont attendus cette semaine à Washington pour des discussions autour de la crise sécuritaire dans l’est congolais. Selon le magazine Jeune Afrique, l’administration de Donald Trump a invité les deux pays à reprendre le dialogue après plusieurs semaines de fortes tensions. Les rencontres devraient se tenir au Département d’État américain, avec la participation de responsables américains ainsi que des émissaires des deux pays, dans un format d’abord bilatéral, puis trilatéral.

D’après les informations rapportées, plusieurs personnalités impliquées dans ce dossier pourraient prendre part aux échanges. Du côté rwandais, le conseiller de Paul Kagame, Mauro De Lorenzo, ainsi que le général de brigade Patrick Karuretwa, chargé de la coopération militaire internationale, sont évoqués. Pour la RDC, la présence de Patrick Luabeya, envoyé spécial de Félix Tshisekedi, est également mentionnée. Cette rencontre serait la première entre émissaires des deux pays depuis les sanctions imposées début mars par les États-Unis contre les Forces rwandaises de défense (RDF) et certains de leurs hauts responsables.

Ces discussions interviennent dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la RDC, où les affrontements opposent notamment l’armée congolaise aux rebelles de l’AFC/M23. Les sanctions américaines ont suscité des réactions à Kigali, qui a évoqué la possibilité de retirer ses troupes déployées au Mozambique dans la province de Cabo Delgado. Sur le terrain, la situation reste préoccupante, marquée notamment par une frappe de drone survenue le 11 mars à Goma, ayant coûté la vie à une humanitaire française. La Maison Blanche espère que ces pourparlers permettront de relancer un dialogue durable entre Kinshasa et Kigali.

Jean Ngaviro

Contrôle des importations en RDC : Un rapport stratégique sur l’Office Congolais de Contrôle remis à Julien Paluku Kahongya

La commission chargée d’examiner la situation de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) a remis son rapport ce lundi 16 mars 2026 au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Mise en place le 17 février dernier, cette commission avait pour mission d’évaluer la gestion administrative et financière de cet établissement public. Elle devait aussi examiner les contrats et partenariats de l’OCC, analyser la production et vérifier les mécanismes de contrôle de la qualité, de la quantité et de la conformité des marchandises à l’importation et à l’exportation en République démocratique du Congo.

Après avoir reçu ce rapport, le ministre Julien Paluku Kahongya a salué le travail réalisé par les membres de la commission. Il a indiqué que la direction générale de l’OCC sera invitée à signer des contrats de performance avec ses différentes directions et services. Ces engagements seront accompagnés d’un calendrier précis. Selon lui, plusieurs mesures à court, moyen et long terme seront prises afin d’améliorer le fonctionnement de cette institution qui joue un rôle important dans le contrôle des produits entrant et sortant du pays.

Par ailleurs, le ministère du Commerce extérieur prépare aussi une formation destinée aux producteurs et exportateurs congolais afin d’améliorer la qualité des produits made in DRC. À partir du 23 mars 2026 à Kinshasa, des experts du British Standards Institution (BSI), organisme chargé de la normalisation au Royaume-Uni, vont former les producteurs, les exportateurs, les membres du comité national de normalisation ainsi que les services techniques publics, dont l’OCC. Cette formation portera notamment sur les normes internationales, la bonne gouvernance, les bonnes pratiques de normalisation et les règles anticorruption, dans le but de renforcer la qualité des produits congolais destinés au marché britannique.

Jean Ngaviro

RDC : Le député national Mandefu accule la ministre sur une gestion jugée opaque de l’ESURSI

Le député national Meschak Mandefu a déposé ce lundi 16 mars, à Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, une question orale avec débat adressée à la ministre de Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI). Cette initiative intervient à l’occasion de l’ouverture solennelle de la session parlementaire de mars et vise à obtenir des éclaircissements sur certaines mesures touchant le secteur universitaire.

La première préoccupation soulevée concerne le paiement des quotités des frais de scolarité et d’autres prélèvements dans l’Enseignement supérieur et universitaire. Le député souhaite obtenir des explications précises sur le mécanisme actuel de perception afin d’en vérifier la conformité avec les principes de transparence et de bonne gouvernance financière.

La seconde porte sur la circulaire n°002/MINESURSI/CAB.MIN/SASM/MMK/2026 du 15 janvier 2026 relative aux soutenances des mémoires de DEA et de DES. Cette mesure, selon le député, suscite des interrogations au sein de la communauté universitaire, notamment quant à ses implications sur la sécurité académique des étudiants et sur la cohérence des réformes en cours dans le secteur.

À travers cette démarche, Meschak Mandefu affirme exercer son devoir constitutionnel de contrôle de l’action gouvernementale, tout en plaidant pour davantage de transparence, de stabilité et de crédibilité dans le système universitaire de la République démocratique du Congo.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Le député Eric Tshikuma veut redéfinir les libertés fondamentales avec deux lois clés

Le député national Eric Tshikuma a déposé, lundi 16 mars 2026, au bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, deux propositions de loi visant à encadrer l’exercice de certaines libertés fondamentales en RDC. Présentées le jour de la rentrée parlementaire, ces initiatives portent respectivement sur les modalités d’exercice de la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi que sur celles relatives à la liberté d’association.

Selon l’élu de Lukunga, ces deux textes s’inscrivent dans la volonté du législateur de rendre pleinement effectives les dispositions des articles 22 et 37 de la Constitution du 18 février 2006 de la République démocratique du Congo. Ces articles garantissent respectivement la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi que la liberté d’association pour tous les citoyens.

À travers ces propositions, le parlementaire entend mieux encadrer l’exercice de ces droits afin de protéger les libertés individuelles tout en prévenant les abus. Les textes prévoient notamment de garantir à chaque citoyen la possibilité de penser, croire, s’exprimer et pratiquer sa religion librement, seul ou en groupe, tout en veillant au respect de l’ordre public et de la paix sociale.

Les propositions de loi visent également à instaurer un cadre clair pour la création, la gouvernance et la redevabilité des associations sous leurs différentes formes, notamment les ONG, les confessions religieuses, les clubs et les fondations. Pour Eric Tshikuma, la diversité des croyances, des opinions et des initiatives associatives doit constituer une richesse et un levier pour le développement durable de la RDC, plutôt qu’une source de tensions.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : La résidence de Zoé Kabila assiégée par des militaires des FARDC à Ngaliema

La résidence de Zoé Kabila, ancien député national et ex-gouverneur de la province du Tanganyika, est actuellement au cœur d’une vive tension dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa. Selon plusieurs sources concordantes, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pris position autour de sa résidence située au numéro 2900 du quartier Bel Air, sans communication officielle sur les raisons de cette opération.

Les faits remontent à la soirée du lundi 16 mars 2026, aux environs de 18 heures, lorsque des militaires se sont présentés sur les lieux. D’après les témoignages recueillis, ces derniers ont menacé les agents chargés de la sécurité avant d’emporter une jeep de marque Land Rover appartenant à l’ancien gouverneur. La situation s’est davantage tendue quelques heures plus tard, vers 23 heures, lorsque les mêmes éléments sont revenus pour s’installer à l’intérieur même de la concession, renforçant ainsi le climat d’inquiétude.

Cet incident intervient dans un contexte déjà marqué par des actes similaires visant les biens de Zoé Kabila. Il y a peu, sa ferme située à Futi avait été la cible d’un pillage attribué à des membres de la Garde républicaine, qui auraient emporté divers équipements agricoles, notamment des tracteurs et des conteneurs. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée, laissant planer de nombreuses interrogations sur les motivations réelles de ces opérations.

Gilbert Ngonga

RDC : La RN1 coupée à Kazumba, un axe vital paralysé et l’économie locale à l’arrêt

La circulation est fortement perturbée sur la Route Nationale n°1 dans le territoire de Kazumba, province du Kasaï-Central, où un ravin s’est formé au niveau de Kambulu Antenne, dans le groupement de Bena Nganza, secteur de Bulungu. Selon des sources locales contactées lundi 16 mars 2026, cette dégradation a littéralement coupé la route en deux, immobilisant près de vingt camions ainsi que plusieurs motos et vélos. Cet axe stratégique, vital pour le transport des personnes et des marchandises, est désormais impraticable, paralysant une partie importante des activités économiques dans la zone.

La situation est également préoccupante au niveau de Cabitrance, où la chaussée continue de se détériorer. Face à cette urgence, les acteurs de la société civile proposent des mesures provisoires, notamment le remblayage avec des pierres et des cailloux, comme cela avait été réalisé précédemment à la rivière Miao. Ils dénoncent par ailleurs la lenteur dans l’exécution des travaux par l’entreprise Rabe Contractor, accusée de ne pas intervenir efficacement sur ce tronçon pourtant crucial.

La population locale appelle à une intervention urgente des autorités provinciales. Le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, est directement interpellé afin de prendre des mesures immédiates pour la réhabilitation de cet axe, en particulier sur le tronçon Tshingana-Bulungu. Sans action rapide, préviennent les habitants, la dégradation pourrait entraîner des accidents graves et des pertes en vies humaines.

Fabrice Kabamba

Nord-Kivu : L’AFC/M23 renforce ses positions à Lubero et fait craindre une reprise des combats

La situation sécuritaire reste préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans le territoire de Lubero où les rebelles de l’AFC/M23 ont intensifié leurs mouvements ces derniers jours. Selon des sources locales, d’importants renforts en hommes et en matériels ont été observés depuis mi-mars dans les villages de Mbingi et Bunyatenge, situés respectivement dans la chefferie des Batangi et à proximité d’axes stratégiques. Des navettes de véhicules auraient été aperçues transportant des combattants et des équipements, suscitant l’inquiétude des populations civiles, notamment celles récemment retournées dans la zone.

Ces mouvements sont confirmés par des sources sécuritaires qui évoquent des préparatifs en vue d’éventuelles offensives contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo, appuyées par des groupes d’autodéfense locaux. Les regards sont notamment tournés vers le groupement de Kanyabayonga ainsi que vers les agglomérations de Musienene et Lubero-centre, considérées comme des cibles potentielles. Cette montée en puissance intervient après un meeting organisé par les rebelles à Kipese, renforçant les craintes d’une reprise des hostilités après plusieurs mois d’accalmie relative dans cette partie du Nord-Kivu.

Parallèlement, dans le territoire voisin de Walikale, des renforts similaires ont été signalés dans les localités de Kashebere et Kibati. Des camions transportant hommes et munitions y seraient arrivés récemment, avant un déploiement vers des positions stratégiques. Ces mouvements font suite à des affrontements récents entre les rebelles de l’AFC/M23 et les forces loyalistes appuyées par les wazalendo dans la localité de Mikumbi. Face à cette situation, des acteurs locaux appellent les autorités congolaises à agir rapidement pour contenir l’expansion rebelle et protéger les populations civiles exposées à une nouvelle escalade de violences.

Gilbert Ngonga

Kinshasa : Après négociations avec Jésus Noël Sheke, les chauffeurs lèvent la grève dès mardi

Le ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, a tenu une réunion ce lundi 16 mars avec une délégation de l’Association des chauffeurs du Congo (AC.Co) de la ville-province de Kinshasa. Cette rencontre fait suite à la grève décrétée ce lundi par ces chauffeurs ayant handicapé le déplacement de la population.

Après avoir exposé leur doléance auprès du ministre provincial des Transports, les conducteurs ont souligné qu’un terrain d’entente a été trouvé et accompagné des mesures telles que bannir l’utilisation abusive des « Mbasu » sur la chaussée, le moratoire sur le contrôle de l’état des véhicules, la prise d’une circulaire par le ministre Sheke pour expliquer les rôles de chaque service dans les opérations de régulation en cours, la clarification de la problématique des véhicules de livraison (grand et petit tonnage). L’AC.Co invite tous les chauffeurs à reprendre la voie dès ce mardi 17 mars.

Pour rappel, les conducteurs des bus, taxi-bus et mini-bus avaient séché la voie ce lundi pour dénoncer les tracasseries policières et les abus des agents du gouvernement provincial déployés pour le contrôle des documents dont le permis de conduire, le contrôle technique et la vignette. Toutefois, l’AC.Co promet de décréter une nouvelle grève en cas du maintien des abus décriés.

Bienvenu Musoy

Kasaï-Oriental : Deux personnes tuées en deux jours dans la commune de Shari à Mbuji-Mayi

Deux personnes ont été abattues en l’espace de deux jours dans la province du Kasaï-Oriental, précisément au quartier Bigo, dans la commune de Shari à Mbuji-Mayi. Le dernier cas a été enregistré dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026. Cette nouvelle vague de violence alimente la psychose au sein de la population locale, qui dénonce une insécurité persistante dans plusieurs quartiers de la ville.

L’alerte a été donnée le lundi 16 mars 2026 par Jérôme Mukumadi, membre de la société civile de Mbuji-Mayi. Selon lui, la recrudescence de l’insécurité est observée depuis plusieurs mois, malgré les stratégies mises en place par les autorités. Il affirme que les mesures prises jusqu’ici n’ont pas produit les résultats attendus, tandis que la situation continue de se détériorer, laissant les habitants dans l’angoisse.

À travers le pays, l’insécurité demeure une préoccupation majeure. De nombreuses organisations de la société civile pointent notamment des insuffisances dans la politique sécuritaire nationale et le manque d’équipements adéquats pour les forces de l’ordre, dont la Police nationale congolaise. Face à cette situation, plusieurs voix appellent les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité afin de protéger efficacement les personnes et leurs biens.

Rodriguez Kikamba

Musique : Fally Ipupa annonce la sortie de son nouvel album XX Delirium le 17 avril

La scène musicale congolaise et africaine est en ébullition après l’annonce officielle de Fally Ipupa concernant la sortie de son nouvel album intitulé XX Delirium, prévue pour le 17 avril prochain. Très attendu par ses fans, cet opus marque un nouveau tournant dans la carrière de l’artiste, qui ne cesse de repousser les limites de sa créativité et de son influence sur la scène internationale.

Dans une déclaration qui suscite déjà de vives réactions, l’artiste n’a pas hésité à qualifier XX Delirium comme étant « le meilleur » de tous ses albums précédents. Une affirmation forte qui témoigne de la confiance qu’il place en ce projet, fruit d’un travail minutieux et d’une recherche artistique approfondie. Connu pour ses productions de qualité et son sens du détail, Fally Ipupa promet une œuvre riche en sonorités innovantes, mêlant rumba, afrobeat et influences urbaines.

À quelques semaines de sa sortie, XX Delirium s’annonce déjà comme un événement majeur dans l’industrie musicale. Les mélomanes, tant en République démocratique du Congo qu’à l’international, attendent avec impatience de découvrir ce projet qui pourrait bien redéfinir les standards de la musique africaine contemporaine. Une chose est sûre : avec cette annonce, Fally Ipupa place la barre très haut et confirme son statut d’icône incontournable.

Voldy Matiafu