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ESU-USK : Décédé à Kinshasa, Blaise Muya sera inhumé à N’Kamba le jeudi 24 août

Le désormais ex-recteur de l’Université Simon Kimbangu, le professeur Blaise Muya Mayoyi Musangu, décédé le mardi 15 août 2023 des suites d’une maladie à Nganda Médical Center, dans la commune de Ngaliema, sera porté en terre, le jeudi 24 août 2023 à N’Kamba, Nouvelle Jérusalem, dans la province du Kongo Central. C’est ce qui ressort du communiqué officiel émis ce jeudi 17 août 2023 par la famille de l’illustre disparu.

Selon le document dont copie est parvenue à notre Rédaction, le programme des funérailles prévoit, pour la journée du lundi 21 août 2023, la veillée mortuaire sur le site de l’Université Simon Kimbangu à Bongolo, commune de Kalamu. Le mardi 22 août 2023, il y aura la levée du corps de la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire pour l’Université Simon Kimbangu. Là sera organisée, à partir de 9h30, la cérémonie des adieux de la communauté estudiantine, du personnel de l’USK et de la famille, amis et connaissances. A 13h30, on procédera à la levée du corps pour la morgue des Cliniques universitaires de Kinshasa, d’où partira, le mercredi 23 août 2023, le cortège funèbre qui s’ébranlera vers le bâtiment administratif de l’Université de Kinshasa. Une cérémonie d’adieu y sera organisée, de 10h à 12 heures, par le corps académique de l’Unikin.

Après ces hommages posthumes, le cortège funèbre prendra la route du Kongo Central, pour la cité de N’Kamba, Nouvelle Jérusalem, où interviendra l’inhumation, le jeudi 24 août 2023.

Ainsi se refermera l’épopée Blaise Muya qui survivra à travers son œuvre scientifique dont un ouvrage autour de la symbolique de la journée du 6 avril est sous presse.

EXETAT 2023 : Voici les lauréats de la province éducationnelle du Haut-Katanga 1

Le ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST), Tony Mwaba Kazadi a rendu publique la liste des meilleurs lauréats de la province éducationnelle du Haut-Katanga 1.

Cette liste prend en compte au moins 14 options dont l’imprimerie, la métallurgie, mécanique auto et la nutrition.

Une publication qui intervient après près de deux mois d’attente. Les résultats ordinaires sont attendus ce vendredi 18 août 2023.

Voici la liste complète :

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M.Kanku

RDC : Les Agents de la DGI en colère contre Nicolas Kazadi, pour refus de paiement de leur prime de la plus value

Troisième jours des manifestations des agents de la Direction générale des impôts (DGI) réclamant leur paiement de 1% des années 2020, 2021 et 2022 de la prime de la « plus value ».

D’après les témoignages recueillis sur le lieu , cela fait trois ans que les agents de la DGI réclament leurs primes mais sans suite. Le ministre des Finances Nicolas Kazadi dit qu’il a été nommé par le Président de la République Félix Tshisekedi et non par la DGI qu’il ne doit rien à ces agents car, la DGI n’a aucun pouvoir sur lui, disent-ils.

Ces agents demandent au Président de la République de trouver une solution rapide à leurs revendications car, ils estiment que le ministre est animé d’une mauvaise foi au cas contraire, ils menacent d’aller en grève qui pourra déstabiliser le bon fonctionnement de cette régie financière.

Gad Yele

Procès Salomon Kalonda : la prévention de détention du pistolet n’est pas maintenue par le Ministère Public

Le procès Salomon Kalonda, conseillé spécial de Moïse Katumbi, s’est ouvert ce jeudi 17 août à la Cour militaire de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison de Ndolo.

Il était question pour l’auditeur supérieur militaire de présenter les griefs de Salomon Kalonda, arrêté depuis plus d’un mois.

Parmi ces griefs, il y a « Le 22 mai 2022, Salomon Kalonda s’est fait remettre par le nommé Patrick Nyundo, agent de l’ANR par WhatsApp les images de tenues et bottines militaires soigneusement et secrètement choisies par la hiérarchie militaire; Salomon Kalonda s’est rendu coupable de trahison par le fait de livrer des matériels constructions, équipements, installations appareils ou autres matériels affectés aux FARDC; Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la République; Le fait de fournir à une puissance étrangère les moyens d’entreprendre des hostilités ou d’accomplir des actes d’agression contre la République; Le fait de rendre accessible des renseignements possédés, données…de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation; mais également la trahison d’entretenir entre 2020 et 2023 des contacts avec les officiers rwandais dont le major Ngezi Fred, assistant de Sultani Makenga, le général Karuretwa Patrick, conseiller principal du président Kagame, le Général major Rubi Karusisi, commandant forces spéciales RDF, le Général major Alex Kagame, mais aussi le général major Nzabamwito Joseph conseiller spécial en matière sécurité du président Kagame en vue d’engager des hostilités contre la RDC, transmis aux officieux rwandais et terroristes précités. »

Selon Maître Hervé Diakiese, rapporteur du collectif des avocats de Salomon Kalonda, « L’accusation du pistolet, à l’origine de l’arrestation et détention irrégulière de Salomon Kalonda, était fausse. Le Ministère public n’y est plus revenu. Toutes les autres accusations sont postérieures à l’accusation du pistolet et à cette détention irrégulière, et nous allons démontrer leur inexactitude ».

L’affaire est renvoyée au 18 Septembre pour permettre aux avocats de maîtriser le fond du dossier.

Bienvenu Musoy

EXETAT 2023 : Après délibération du jury, Tony Mwaba annonce la publication des six premières provinces éducationnelles

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, le professeur Tony Mwaba Kazadi a, présidé la délibération du jury national de l’Examen d’Etat, session 2023 dans la salle de réunion de son cabinet de travail, ce jeudi 17 août 2023.

A l’issue de cette séance, qui a été houleuse, le président du jury a annoncé que seront publiés les résultats des 6 premières provinces éducationnelles, ce vendredi 18 août 2023 dont les lauréats seront connus ce jeudi 17 août 2023.

Les résultats seront publiés dans l’intervalle de deux jours pour six autres provinces éducationnelles pour ne pas saturer les sociétés de téléphonie cellulaire chargées de les rendre publics, a déclaré le professeur Tony Mwaba Kazadi.

Lutte contre la corruption : Après les médias américains, Belges et français, l’IGF de Jules Alingete captive les projecteurs de Al-Jazeera

Depuis l’avènement de Jules Alingete Key, inspecteur général-chef de service, à la tête de l’Inspection générale des finances (IGF) et sa redynamisation par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RDC attire le regard du monde, notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Jules Alingete, celui qu’on surnomme aujourd’hui « Gendarme des finances publiques », a longtemps évolué dans le secteur de contrôle des finances publiques. Aussitôt porté au strapontin de l’IGF en 2020, avoir reçu des orientations claires du chef de l’État dans le secteur, le chef de service Jules Alingete s’est mis au travail, avec abnégation.

En quelques mois, les résultats n’ont pas tardé à se matérialiser, mettant ainsi tout le monde d’accord avec ses méthodes spécifiques dont l’arme redoutable contre le détournement des deniers publics reste la patrouille financière assortie d’un contrôle a priori et a posteriori.

Hier citée parmi les nations les plus corrompues du monde, la RDC est aujourd’hui présentée sous un autre prisme. La RDC de la corruption endémique est derrière nous. Il est certes vrai que tout n’est pas encore redevenu normal et clean, mais des avancées significatives sont enregistrées, car le travail de l’IGF, sous Jules Alingete, commence à porter du fruit remarquable que même l’aveugle de cécité irréversible.

Aujourd’hui, le monde entier applaudit. Après les États-Unis, avec des grands noms comme Forbes; la France, avec RFI, France 24, TV 5 Monde, c’est le tour des médias asiatiques de braquer leurs projecteurs sur ce service public rattaché à la Présidence de la République Démocratique congolais, et par ricochet, sur un homme, celui qui a, contre vents et marées, accepté de tout supporter et endurer pour vu que cette vision du chef de l’État prenne corps et que les finances publiques de la nation soit désormais autrement qu’on l’avait fait jusqu’ici durant des décennies avant l’avènement de Félix Tshisekedi.

Al Jazeera reconnaît le travail abattu par ce Gendarme des finances publiques, sous l’impulsion du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en implémentant sa vision en ce qui concerne la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Tout le monde est unanime qu’en RDC, la corruption est en train de baisser et le taux de détournement est en chute libre.

Ces deux fléaux ont longtemps gangrené l’économie congolaise , faisant du Congo un pays sous-développé.

Après trois bonnes années passées à la tête de l’IGF en matérialisant à la lettre la vision du chef de l’État, on constate que le pont est jeté et c’est maintenant un nouveau départ pour que les mandataires ne fassent main basse sur la caisse de l’Etat.

Depuis que la patrouille financière permanente a été lancée par Jules Alingete Key, avec le contrôle a priori et a posteriori, les inspecteurs sont présents  dans les structures étatiques,  on ne parle plus de détournement des deniers publics assez souvent.

Gauthier Sey

RDC-Arrêté de la ministre de l’Emploi: Les détracteurs de Claudine Ndusi engagent un faux débat et ratent l’occasion de se taire

En date du 3 août 2023, Mme Claudine Ndusi M’Kembe, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale (ETPS), a pris des arrêtés qui fixent un barème provisoire des droits et avantages sociaux des mandataires actifs et non actifs des entreprises et établissements publics sous sa tutelle, notamment celui de l’Institut national de préparation professionnel (INPP), qui fait couler encre et salive.

Il faut relever ici que c’est une situation générale dans tous les entreprises et établissements publics du portefeuille de l’État. Les Conseils d’administration ont proposé à leurs tutelles respectives un barème des salaires et avantages sociaux liés à leurs fonctions.

Il n’est nullement question du seul ministère de l’Emploi dont cherche, pour des buts inavoués, à dramatiser la situation.

Selon les informations glanées auprès de quelques administrateurs, ceci est une sommation du salaire et quelques avantages bruts, desquels seront déduites  certaines taxes d’ailleurs dues à leurs prestations. Ce qui veut dire que les montants ainsi présentés seront dégraissés de quelques chiffres.

Ce qui laisse croire que les détracteurs de Mme Ndusi ont toujours cherché la moindre faille dans ses méthodes de gestion et qu’avec cet arrêté, ils pensaient dénicher la brèche dans laquelle s’engouffrer pour ainsi tirer à boulets rouges sur cette femme technicienne de son secteur, qui accomplit avec méthode et mesure sa tâche. Aucun cas de détournement, de népotisme ou de clientélisme, Claudine Ndusi est clean, « maboko pembe », dirait le Kinois authentique.

Depuis bientôt deux ans qu’elle est en fonction, Mme Claudine Ndusi n’a signé aucun scandale. Tout ce qu’elle fait, c’est appliquer à la lettre les recommandations du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde dans le secteur qui est le sien.

Ce qui chagrine ses détracteurs politiques, c’est sa percée sur le terrain politique, le succès qu’elle a recueilli auprès de sa base naturelle de l’Est du pays et surtout la manière dont elle a révolutionné le secteur. Raison pour laquelle ces détracteurs ne veulent rater aucune occasion pour lui mettre les bâtons dans les roues, des peaux de bananes sur la voie afin de la voir glisser ou dans le pire des cas tomber.

En un mot comme en mille, les détracteurs de Claudine Ndusi ont raté l’occasion de se taire, car ce qu’ils engagent aujourd’hui est un faux débat. Ces pêcheurs en eaux troubles doivent encore rentrer dans leur laboratoire pour monter une autre cabale, car celui-ci est un pétard mouillé ; seuls les ignorants peuvent prêter oreille à ces chants de cygnes annonçant un cortège funéraire.

Entre-temps, Mme Ndusi reste appliquée dans sa tâche. Le chien aboie, la caravane passe!

Rédaction Netic-News

RDC – Agression rwandaise : Washington augmente la pression sur Paul Kagame !

Le maître de Kigali, Paul Kagame est régulièrement sous pression de la communauté internationale, depuis la reprise des hostilités entre la rébellion du M23 et les forces armées de la République Démocratique du Congo.

Constamment, l’occident lui demande de retirer son soutien aux rebelles qui sèment terreur dans l’Est de la RDC, tel que prouvé par le rapport des experts des nations unies et les forces vives locales.

À en croire des sources diplomatiques, le mardi dernier, un appel téléphonique a eu lieu dans ce sens entre le secrétaire d’État américain, Antony Blinken et Paul Kagame.

« Je me suis entretenu aujourd’hui avec le président rwandais, M. Kagame, sur la situation instable qui règne le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC. Je lui ai fait part de mon espoir de trouver une solution diplomatique aux tensions et de voir chaque partie prendre des mesures pour désamorcer la situation », Antony Blinken, repris dans un document de la maison Blanche.

Cette énième pression intervient après une rencontre à Kinshasa entre, la secrétaire adjointe par intérim,  Nuland et Félix Tshisekedi.

Eux aussi avait évoqué la situation sécuritaire à l’Est de la RDC. Une solution diplomatique est souhaitée presque par tous les partenaires de la RDC. Tous invitent Kinshasa et Kigali à la désescalade.

M.Kanku

Kinshasa : Incendie au camp militaire Lufungula

Mercredi 16 août 2023, un incendie a été déclenché aux entours du camp militaire dénommé Lufungula dans la commune de Lingwala dans la ville de Kinshasa.

Cet incendie a causé plusieurs dégâts matériels, jusque là aucune perte de vie n’a été signalée.

Selon les sources, l’incendie provient des raccordements électriques frauduleux. Les zones touchées par l’incendie sont illégalement occupées.

Ketsia Gad Yele

RDC : Négociations pour un report des élections ?

La présidentielle est toujours fixée au 20 décembre mais, un « glissement » se négocie en coulisses.

Le “Quoi qu’’il en coûte” macronien est devenu la nouvelle ligne de communication officielle du pouvoir à Kinshasa quand il s’agit d’évoquer la présidentielle et les législatives annoncées pour le 20 décembre prochain. Malgré les bruits de botte dans les provinces du Kivu et de l’Ituri, qui ont jeté des centaines de milliers de personnes sur les routes de l’exil, malgré les tensions communautaires dans l’ouest du pays, malgré les difficultés liées au manque d’infrastructures, au retard pris par certaines commandes de machines à voter, malgré les tensions politiques, malgré le refus de certaines formations de participer à ce qu’elles jugent être “une mascarade électorale” dans laquelle “les jeux sont pipés”, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), grande organisatrice du scrutin, et le président de la République Félix Tshisekedi, candidat à un second mandat, martèlent leur détermination à tenir le calendrier coûte que coûte. Lors de son récent voyage au Brésil, le président congolais a répété devant la diaspora congolaise : “Je sais qu’il y a, en interne comme en externe, des personnes qui veulent saboter le processus électoral. Mais je vous assure que je reste déterminé à réussir ce pari”.

Doutes et répression

Malgré cette détermination affichée au sommet du pouvoir, le doute s’installe à Kinshasa sur la possibilité et la vraie détermination à organiser ces scrutins. “Le financement ne suit pas”, explique un membre de la Ceni qui pointe la lenteur dans les décaissements des fonds par le ministère des Finances. “C’est un constat qu’on dresse depuis plus d’un an”, poursuit-il. “Tous ces retards ont un impact sur le respect du calendrier qui est déjà très serré”. Beaucoup soulignent l’impossibilité de tenir un scrutin sérieux dans l’est du pays. “Dans la situation actuelle, il est impensable d’organiser un vrai scrutin dans les deux Kivu et dans l’Ituri. Or ce sont des zones très peuplées et déterminantes dans une élection nationale”. “Même à Kinshasa, on peut se poser des questions sur l’organisation de ce scrutin”, explique un membre d’une instance internationale. “Les poches de violence communautaire sont aux portes de Kinshasa et l’assassinat du porte-parole de l’opposition Chérubin Okende a été vécu comme un séisme dans les postes diplomatiques. Un crime crapuleux à quelques mois des élections, des opposants sous les verrous sous des prétextes douteux, la volonté d’organiser des élections vraiment inclusives et réellement démocratiques en prend un coup”, poursuit-il, tout en expliquant que “ce ne sont pas les fêtes réussies des jeux de la Francophonie qui vont exonérer le pouvoir de ses responsabilités”.

Dans ce contexte, le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi est au cœur de ces dossiers. “C’est déjà le principal opposant et le retrait de la course à la présidentielle des formations de Kabila et de Fayulu l’expose encore un peu plus”, poursuit un diplomate. Le collectif des avocats de Salomon Kalonda, le conseiller spécial de Moïse Katumbi, jeté en prison le 30 mai dernier appuie cette vision. “On vient d’apprendre que notre client, très affaibli par ses 75 jours de détention dans la prison militaire de Ndolo, doit comparaître ce 17 août. Nous avons été notifiés 72 heures à l’avance, sans avoir eu accès au dossier. Ce sont des procédés très inquiétants mais pas étonnants dans la logique de condamnation qui prévaut au sein de notre justice militaire. Le pouvoir veut passer en force”, indique, ce mardi 15 août, un des avocats de Salomon Kalonda.

Tentatives de négociations avec le Katanga

“La pression monte de partout”, explique un autre diplomate qui pointe, lui, la nécessité d’un dialogue entre les leaders politiques de tous bords. “C’est presque un passage obligatoire dans ce pays”. Ce n’est pas Joseph Olenghankoy, le patron du Comité de suivi des accords de la saint Sylvestre (CNSA) qui dira le contraire, lui qui a été mandaté par la présidence pour mener une mission auprès de l’ancien président Joseph Kabila et du leader de l’opposition Moïse Katumbi. Une mission qu’il a menée en toute discrétion dans la capitale du Haut-Katanga alors que tous les regards étaient concentrés sur les jeux de la Francophonie à Kinshasa. Embarrassé par notre appel, Joseph Olenghankoy explique avoir aussi rencontré les autres candidats et certaines personnalités. “J’ai vu Fayulu, Sesanga même Mukwege”, lance-t-il sans nier sa venue discrète à Lubumbashi. Objectif non avoué, évoquer la possibilité d’une négociation dans l’éventualité d’un report des élections. “Dans toute démocratie, il faut privilégier le dialogue”, explique-t-il. Pourquoi ce dialogue alors que le pouvoir insiste sur le respect de la constitution et sur la tenue du scrutin le 20 décembre prochain. “Il faut mettre tous les scénarios sur la table”. Comme un report de quelques mois ou plus ? “No comment”, coupe Olenghankoy qui insiste sur les “discussions franches avec deux personnes de principe”. A Lubumbasi, dans les états-majors des deux hommes, on reconnaît la rencontre. “Pourquoi cette demande de négociation dans un pays où tout va bien, où on fait la fête à Kinshasa”, explique-t-on, un rien cynique, dans le camp Kabila. “Comment évoquer un dialogue alors que nous avons notre porte-parole à la morgue et le conseiller spécial en prison”, ajoute-t-on chez Katumbi. Faut-il y voir une fin de non-recevoir définitive à une négociation. Le ton est à l’affirmative dans les QG des deux leaders katangais. Joseph Olenghankoy se contente d’expliquer qu’il a rédigé “un rapport de mission qui est entre les mains du président de la République”.

La tenue d’un scrutin crédible le 20 décembre est largement remise en cause. “Il faudra se mettre autour de la table mais qui aura les meilleurs atouts”, s’interroge un diplomate qui rappelle les événements de fin 2016. “Le président qui doit demander ce tour de table est inévitablement affaibli”, conclut-il.

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