Mardi 6 juin 2023, un incident s’est produit à la hauteur du passage à niveau sur la route Poids Lourds et le chemin de fer de la SCTP, non loin de l’arrêt de bus Baramoto.
Selon le major Rémy Kanza, ses éléments ont interpellé, mardi 6 juin au niveau Baramoto, Prince Epenge qui a brûlé un sens interdit. Parti de la gare centrale, il a brûlé le sens unique interdit en direction de la commune de Limete. Stoppé net par le chef de la police, « M. Epenge est descendu de sa voiture, l’abandonnant au beau milieu de la voie pour se lancer dans des injures publiques, porter la main sur un agent qui a saigné du nez. Tout ceci, assorti de menaces de les faire partir de la police les éléments qui lui ont barré la voie », raconte le major.
Interpellé puis acheminé au poste de police, il fond en excuses et est relaxé sur ordre du général Sylvano Kasongo, ajoute le major.
Néanmoins, les éléments de la police ont eu le réflexe de filmer toute la scène.
Pour sa part, Mme Chantal Moboni, haut cadre de Lamuka, fait son récit en ces termes : « J’ai été pourchassée par des gens à motos. Ils m’ont saisi par les cheveux et m’ont passé à tabac. Quand les gens ont accouru pour me secourir, les assaillants ont pris le large. C’est alors que j’ai été prise en charge ».
Chantal Moboni dénonce néanmoins la brutalité avec laquelle ont agi les éléments de la police qui se sont emparé de la clé de contact de la voiture.
A en croire Mme Moboni, la police qui a usé de violence aurait porté la main sur Prince Epenge, avec cette phrase : « Bino bato ya Lamuka tozui bino » entendez « Vous, militants de Lamuka, on vous tient ».
Au sujet des images, Mme Chantal Moboni dit avoir entendu « Filme bien la voiture et ses occupants. Nous dirons qu’ils se sont retrouvés sur la troisième bande et envoie-lui ces images », sans trop savoir à qui devaient être envoyées ces images, raconte-t-elle par ailleurs.
Seulement dans la soirée, elle dit avoir reçu des appels d’Israël Mutombo, auxquels elle n’a pas répondu compte tenu de son état.
Dans sa réaction, Israël Mutombo raconte qu’il ne connaît ni le major, ni aucun autre élément de la police en opération sur le lieu. Il a reçu l’information à partir du compte tweeter de Lexxus Légal, lui aussi, cadre de Lamuka. C’est donc dans ces entrefaites qu’il a tenté d’entrer en contact avec Lexxus Légal pour venir aux nouvelles, notamment sur la situation d’Epenge et Mme Moboni.
C’est donc le général Sylvano Kasongo qui le met en contact avec le major Rémy Kanza. Celui-ci lui enverra des vidéos qu’il a tweetées, après avoir recoupé ses sources.
Il n’est nullement question d’un complot contre Epenge, ni contre Mme Chantal Moboni.
Il a même juré de ne plus commenter ce dossier dont il ne connait ni les tenants, ni les aboutissants. Mais il reste serein et n’entend pas être ébranlé par la tournure que Prince Epenge veut donner à cet épisode qui vise à ternir son image de marque.
Par ailleurs, la rédaction a tenté de joindre M. Prince Epenge sans succès.
Gauthier Sey