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RDC : « Le pistolet Jericho attribué faussement à Salomon Kalonda, appartenait plutôt à mon garde du corps », (Matata Ponyo)

Augustin Matata Ponyo éclaire la lanterne au sujet de l’arrestation de Salomon Kalonda accusé, notamment, de détention illégale d’arme à feu, selon les renseignements militaires.

À en croire Matata, il s’agit d’une accusation fausse, car cette arme appartenait plutôt à son garde du corps. Il l’avait reçue légalement quand il était encore Premier ministre, précise-t-il et d’ajouter que cette arme a été perdue lors du sit-in de l’opposition sur le boulevard du 30 Juin.

« Le pistolet Jericho attribué faussement à M. Salomon Kalonda, collaborateur de Moïse Katumbi, appartenait plutôt à mon garde du corps qui l’avait reçu en bonne et due forme de la police depuis que j’étais Premier ministre. Cette arme a été perdue le 25 mai le jour du sit-in » lit-on dans une publication de Matata Ponyo, ce mercredi 7 juin sur Twitter.

Questions: Matata ou son garde du corps en a-t-il fait la déclaration de perte ou a-t-il attendu que SK Della soit derrière le barreau pour en déclarer la perte? Et pourquoi avoir attendu que SK Della soit inculpé pour chercher à le tirer du guet-apens ?

De toute façon, Augustin Matata donne de la matière au juge en charge du dossier SK Della.

Salomon Idi Kalonda, dit Salomon SK Della, a été arrêté fin mai à l’aéroport international de N’Djili, par des éléments de la Garde Républicaine.

Lundi 5 juin, les services des renseignements militaires ont dit reprocher au proche de Moïse Katumbi, notamment le port illégal d’arme à feu lors de la marche de l’opposition, le 20 mai 2023.

Agape Ntona

RDC-AN : La plénière se penche sur l’adoption du projet de loi portant régime général des biens, régime foncier et immobilier dit Loi Molendo Sakombi (Communiqué)

La plénière de l’Assemblée nationale de ce mercredi 7 juin 2023 sera consacrée essentiellement à l’examen et l’adoption du rapport de la commission Politique Administrative et Juridique (PAJ) de la chambre basse du Parlement relatif à l’examen du projet de loi modifiant et complétant la loi n ‘ 73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des Sûretés, telle que modifiée et complétée  à ce jour. C’est du moins ce qu’indique le communiqué officiel de convocation de cette plénière signé par le député national  Joseph Lembi Libula, rapporteur de l’Assemblée nationale.

On se rappelle que lors de la présentation de l’économie de cette loi, le ministre des Affaires foncières, Aimé Molendo Sakombi, avait mis d’accord majorité, opposition et non-inscrits sur la nécessité de combler un vide juridique dans un secteur Vital de la vie nationale, mais non régi par une loi depuis plus de 50 ans à ce jour. C’est donc une première et donc d’une empreinte indélébile que le ministre Molendo est en train de marquer son passage à la tête de ce portefeuille du gouvernement.

Netic-News

RDC-AN : La plénière déclare recevable le rapport ECOFIN sur le projet de loi portant impôt sur les sociétés et le revenu des personnes physiques

La séance plénière du mardi 6 juin 2023, dirigée par Christophe Mboso, speaker de la Chambre basse du Parlement, a été consacrée essentiellement à  l’examen et l’adoption du rapport de l’Ecofin sur le projet de loi relatif à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Et  le deuxième projet de loi avait trait à l’examen et l’adoption du rapport de l’Ecofin sur le projet de loi modifiant et complétant la loi du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales.

Dans l’économie de ces rapports faite en plénière, le député Boris Mbuku Laka, président de la commission Ecofin, a fait savoir que le projet de loi s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en ordre du Programme de réformes et  de modernisation de la Direction générale des impôts (DGI), dans son axe réforme de la fiscalité ; lequel programme faisait partie du volet fiscale du Programme économique du gouvernement (PEG), élaboré en 2002.

Ce système en vigueur aujourd’hui a l’inconvénient de ne pas établir la distinction claire entre la fiscalité des sociétés et la fiscalité des personnes physiques, d’une part, et, d’autre part, ce système n’arrive pas à établir la distinction ou entretient carrément une justice fiscale dans la mesure où deux personnes disposant d’un revenu égal peuvent supporter des charges fiscales différentes, selon la nature de leur revenu. Ensuite, ce système dans le système fiscal actuel en application ne favorise pas la responsabilisation individuelle des citoyens dans le paiement des impôts. Et enfin, ce système ne permet pas à la RDC d’être conformité avec le standard international en vigueur dans la plupart des Etats et ne facilitent pas, de ce fait, la négociation des conventions fiscales relatives à l’élimination de la double imposition et de la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu entre Etats.

C’est pour remédier à ces inconvénients que le projet de loi soumis à la sanction de la représentation nationale initie un système d‘imposition directe des revenus constitués de deux impôts distincts, à savoir l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur les revenus des personnes physiques. Ce système que la commission Ecofin propose à la plénière, une fois mise en application, apporte certains avantages, notamment l’institution d’un seul impôt sur les sociétés et autres personnes morales, en lieu et place de plusieurs cédules en application à ce jour. D’autre part, l’impôt sur les sociétés sera appliqué uniquement sur le bénéfice réalisé, déduction faite de toutes les charges d’exploitation sur le produit ; l’amélioration du système de principes des charges déductibles et, enfin, la distinction des régimes d’imposition en fonction de la taille de l’entreprise.

S’agissant de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, le système d’impôt projeté permet, d’une part, d’assurer la justice fiscale par l’application d’un même barème d’imposition au taux progressif et sur la somme des revenus réalisés par chaque contribuable et, d’autre part, de renforcer la responsabilisation des personnes physiques qui sont tenues de s’acquitter elles-mêmes de leurs obligations fiscales.

Pour ce qui est du 2è projet de loi modifiant et complétant la loi n°004/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales, l’Ecofin a adapté la loi n°004/2023 sur le régime fiscal en rapport avec la loi portant impôt sur les sociétés ainsi que sur l’impôt sur les revenus des personnes physiques.

Pour le député Boris Mbuku, l’introduction dans la structure du système fiscal congolais de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur les revenus des personnes physiques appelle ipso facto la modification de la n°004/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales. Ces modifications se rapportent particulièrement aux dispositions relatives aux obligations déclaratives des modalités d’exercice de contrôle et aux modalités de recouvrement.

S’agissant des obligations déclaratives, cette loi introduit des dispositions concernant la déclaration de l’impôt sur les sociétés et la déclaration de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Quant aux modalités d’exercice de contrôle, il est institué une vérification de la situation fiscale personnel d’ensemble pour les personnes physiques.

Et l’intégration des dispositions se rapportant au versement des acomptes prévisionnels dans le contexte de la loi en vigueur s’avère nécessaires.

A l’issue du débat général, les deux projets de lois ont été déclarés recevables et la commission dispose de 48 heures pour recueillir et intégrer les amendements proposés par les députés.

Netic-News

Vers une crise politique en RDC : les religieux peuvent-ils faire plier Tshisekedi ?

Par Romain Gras-envoyé spécial à Kinshasa/JeuneAfrique

Mais s’il se présente lui-même comme un « enfant de l’Église catholique », qu’il fréquente encore parfois, le chef de l’État congolais assume avoir pris « d’autres options » pour sa vie personnelle et se dit aujourd’hui plus proche des milieux évangéliques. La religion imprègne jusqu’à divers aspects de son quotidien de président, plusieurs pasteurs exerçant, de manière plus ou moins officielle, une influence certaine.

L’un d’eux a particulièrement donné de la voix, le 23 juin 2019. « C’est la fin de la honte, la fin de l’opprobre, la fin de l’humiliation, la fin de la pauvreté, aujourd’hui c’est le début du développement, de la croissance à tous les niveaux et dans tous les domaines de la vie de ce pays”, s’est-il enthousiasmé en introduction au culte au stade des Martyrs. Assis à la droite du chef de l’État, l’homme en tunique bleu ciel qui s’époumone au micro s’appelle Jacques Kangudia. C’est un proche confident de Félix Tshisekedi depuis plusieurs années.

Méga-Église

Formé à la Church of God Mission, une méga-église établie à Benin City, au Nigeria, à la fin des années 1960, Jacques Kangudia dispose d’un vaste réseau dans les milieux évangéliques africains. Félix Tshisekedi a fait sa connaissance à Bruxelles. Nous sommes au début des années 2010 et Kangudia dirige le culte du centre Sion, où il est un jour amené par un ami commun. Sur fond de discussions sur leurs fois respectives, les deux hommes se rapprochent. Lorsque Tshisekedi entre en campagne aux côtés de Vital Kamerhe à la fin de 2018, Kangudia dispose d’un siège dans le petit avion de 20 places qui sillonne le pays.

Après l’élection de 2018, Jacques Kangudia conforte sa position dans un entourage présidentiel pléthorique et parfois indéchiffrable. Organisateur de la journée d’action de grâce du 23 juin 2019, il est reçu le lendemain à la Cité de l’Union africaine pour un discret dîner de remerciements. Il est impliqué dans la plupart des cérémonies religieuses officielles et ses fonctions dépassent bientôt le strict domaine de la foi.

En juillet 2019, Félix Tshisekedi le nomme à la tête d’une nouvelle structure, la coordination pour le changement des mentalités (CCM). Directement rattachée à la présidence, cette agence est destinée à « sensibiliser » à la lutte contre la corruption. Kangudia y est assisté par deux autres pasteurs : Justin Benda Sana et Jacques Kambala Tshilombo. Il est notamment chargé d’interagir avec les ONG spécialisées, même si plusieurs d’entre elles assurent avoir pris leurs distances avec le CCM.

À Kinshasa, certains vont jusqu’à lui prêter un ascendant sur le fonctionnement interne de l’Église de réveil au Congo (ERC), l’une des huit organisations qui représentent les confessions religieuses en RDC. En août 2020, alors que le chef de l’ERC, le pasteur Sony Kafuta, vient d’être suspendu, certains de ses membres l’accusent d’avoir orchestré la crise en coulisses.

Un mois plus tard, le pasteur Israël Dodo Kamba est hissé à la tête de l’ERC, avec le soutien présumé de Jacques Kangudia, ce que ce dernier dément. Et alors que la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo malmènent Félix Tshisekedi et sont vent debout contre la nomination de Denis Kadima à la tête de la commission électorale, l’ERC finit par apporter son soutien à ce candidat accusé par certains d’être proche du chef de l’État congolais.

De Johannesburg à Accra

Dans un pays où foi et politique entretiennent une relation plus étroite qu’ailleurs, l’influence des milieux pentecôtistes offre un véritable canal de mobilisation. D’autant que certaines de ces Églises disposent d’une audience qui va bien au-delà du Congo. C’est notamment le cas du Ministère du combat spirituel (MCS), fondé par le couple Olangi, dont l’un des fils, le pasteur Paul-David Olangi, a ses entrées à la présidence. On compte ainsi, parmi les très nombreux adeptes du MCS, l’ancienne première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, qui avait rencontré Félix Tshisekedi en octobre 2021, à l’occasion des trente ans de l’Église.

Ces connexions religieuses sont aussi un carnet d’adresses parallèle qui peut s’avérer utile en période de campagne. De passage en Afrique du Sud en juin 2018, Félix Tshisekedi, tout juste élu à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social  (UDPS), avait été accueilli en grande pompe par Alph Lukau, star controversée des milieux évangéliques sud-africains. Pasteur d’origine congolaise, il avait offert à l’opposant d’alors une tribune pour évoquer la situation politique en RDC, avant de prier pour lui devant les fidèles de son Alleluia Ministries International.

Quatre mois plus tard, en octobre 2018, alors qu’il était déjà candidat, Tshisekedi avait profité de son passage à Accra pour rencontrer l’archevêque ghanéen Nicholas Duncan-Williams. Très connu en Afrique de l’Ouest, proche du président du Ghana, Nana Akufo-Addo, ce dernier l’avait reçu dans son église avant de le bénir sur scène et de « prédire » sa victoire.

Nicholas Duncan-Williams a par la suite été convié à l’investiture du président congolais, en janvier 2019, et les deux hommes sont restés en contact. En avril 2021, le Ghanéen s’est rendu dans la riche province minière du Lualaba. Il y a été accueilli au pied de l’avion par la gouverneur de la province, Fifi Masuka. Il était accompagné d’un homme en costume bleu marine cintré ; c’est lui qui l’a présenté aux officiels congolais qui se trouvaient sur le tarmac.

Entre politique et business

Ce discret personnage, c’est Olivier Tshilumba Chekinah, le pasteur qui a mis Félix Tshisekedi et Nicholas Duncan-Williams en relation. Le nom de ce businessman de 52 ans revient dans un grand nombre de dossiers. Militant pour l’UDPS dès la fin des années 1980, il s’installe au Canada avant la chute de Mobutu et y dirige une église. Le jeune pasteur ne se rapproche de Félix Tshisekedi qu’après l’élection présidentielle de 2011, que remporte Joseph Kabila mais de laquelle Étienne Tshisekedi revendique la victoire. Entre les deux hommes, la connexion est politique avant d’être religieuse.

S’il se défend d’avoir une quelconque influence sur les orientations prises au sommet de l’État et n’apparaît dans aucun organigramme officiel, Olivier Tshilumba Chekinah échange régulièrement avec le président sur la situation du pays et intervient aujourd’hui sur plusieurs terrains, du milieu des affaires à celui de la diplomatie de l’ombre. Parmi les proches de Félix Tshisekedi, on lui prête même une influence sur certaines nominations.

Il est en outre réputé proche du chef d’état-major de l’armée, Christian Tshiwewe Songesha, qui est aussi pasteur, ainsi que de Jean-Hervé Mbelu Biosha, le patron de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Contacté, l’entourage du pasteur assure que le rôle qui lui est prêté est fortement exagéré. « Quand il a des idées, il les partage au chef de l’État, mais cela ne va pas plus loin, il n’a fait nommer personne », assure un familier d’Olivier Tshilumba Chekinah.

Il n’en reste pas moins perçu, au sein d’un cabinet pléthorique, comme l’un des hommes qui a l’oreille du président. L’un de ceux par lesquels politiques ou hommes d’affaires peuvent tenter de faire passer des messages.

En mars 2019, Olivier Tshilumba Chekinah a en effet créé la société de conseil OL Consult, à travers laquelle il porte les intérêts de divers investisseurs désireux de se positionner sur des projets d’infrastructures ou miniers. Il a ensuite participé, en juin 2019, à la mise sur pied de First Capital Mining & Energy, dont les activités sont similaires à celles d’OL Consult. Pour cette seconde société, il s’est associé au groupe SK Global Investment, dirigé par l’homme d’affaires ivoirien Stéphane Kipré, gendre de Laurent Gbagbo. Et parmi les investisseurs dont Chekinah a défendu les intérêts figure le minier australien Fortescue Metals Group, qui s’intéresse au barrage Grand Inga. Selon deux proches du chef de l’État, il est aussi un des interlocuteurs du Kazakh Eurasian Resources Group (ERG), actif dans le secteur minier congolais depuis de nombreuses années et longtemps en conflit avec la Gécamines autour du projet de Boss Mining. Contacté, le groupe ERG n’a pas répondu à nos sollicitations.

Signe de la confiance que lui témoigne le chef de l’État, on trouve aussi Olivier Tshilumba Chekinah associé à l’un des dossiers les plus sensibles de ces deux dernières années : l’accord signé entre le gouvernement et le groupe de Dan Gertler. Familier des réseaux d’affaires israéliens (il a notamment contribué au passage de Félix Tshisekedi devant le lobby américain pro-Israël American Israel Public Affairs Committee [Aipac], en mars 2020), Chekinah a rencontré Gertler et l’un de ses intermédiaires, le rabbin Avraham Moyal, à Tel-Aviv, en 2022. Assurant un rôle de conseiller plus que de pasteur auprès de Félix Tshisekedi, il n’intervient finalement pas vraiment dans le domaine spirituel.

Roland Dalo, le « père spirituel »

Ce rôle, c’est celui qui incombe à Roland Dalo, le fondateur du Centre missionnaire Philadelphie (CMP), l’Église personnelle du chef de l’État. Figure incontournable des milieux pentecôtistes congolais, Dalo a d’abord été l’assistant du célèbre pasteur suisse Jacques André Vernaud.

Installé au Congo dans les années 1960, Vernaud érige au milieu des années 1980 La Borne, la première méga-église de la capitale congolaise, où Dalo œuvre avant de créer, en février 2008, sa propre Église. « Philadelphie devient rapidement un lieu prisé des fidèles et de la classe politique congolaise. Outre le couple Tshisekedi, la grande tente du CMP a vu défiler l’ancien ministre Thomas Luhaka, le sénateur Moïse Nyarugabo, l’ex-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, ou encore l’opposant Martin Fayulu.

En 2018, à l’approche de la présidentielle, le CMP comptait donc parmi ses fidèles deux des principaux candidats. Et après l’échec, en novembre de la même année, de la réunion de Genève qui devait permettre de dégager un candidat unique pour l’opposition, Philadelphie fut bientôt l’un des seuls endroits où Tshisekedi et Fayulu se croisaient encore.

Martin Fayulu : « Félix Tshisekedi va devoir partir »

Leur dernière rencontre sous la tente du CMP a eu lieu le 3 février 2019. Pour le premier office célébré après l’investiture de Tshisekedi à la tête de la RDC, les deux hommes ont participé ensemble au culte. À genoux, le nouveau président a reçu ce jour-là la bénédiction de plusieurs pasteurs, dont celle de Roland Dalo. Depuis, Martin Fayulu n’y est plus revenu. Il a aussi pris ses distances avec Dalo, à qui il reproche de s’être discrédité en prenant le parti de son rival. « L’Église a respecté son devoir de neutralité », assure pourtant l’un des pasteurs du CMP.

Le réseau CMP

Aujourd’hui, les liens noués entre Dalo et Tshisekedi sont plus étroits que jamais. Invité d’honneur aux mariages de deux des enfants du pasteur, le chef de l’État était aussi au premier rang lors des obsèques de son père, en août dernier. Dalo, lui, participe souvent aux célébrations religieuses officielles. Le culte privé célébré chaque dimanche à la Cité de l’Union africaine est d’ailleurs organisé par les principaux pasteurs de Philadelphie. Fidèles de longue date de l’Église, membres de la famille présidentielle, politiques… Ces moments de recueillement sont aussi des lieux où il fait bon soigner ses réseaux. L’accès, bien sûr, en est strictement contrôlé.

Qui constitue le premier cercle de Denise Nyakeru Tshisekedi, l’influente première dame ?

Plusieurs membres ou sympathisants du CMP occupent aujourd’hui des fonctions auprès du couple présidentiel ou dans des organismes de premier plan. Nouveau patron de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Yves Milan Ngangay est réputé proche de Roland Dalo. Le pasteur Freddy Shembo, qui est déjà intervenu au CMP, a quant à lui été nommé en novembre dernier à la tête de l’agence qui a succédé au Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais (BCPSC). Sans oublier la directrice de cabinet de la première dame, qui n’est autre que Nathalie Luamba, l’épouse du pasteur Ken Luamba. Enfin, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est gérée par un autre fidèle de Philadelphie, Joël Makubikua.

Bien que Roland Dalo délègue depuis 2016 la gestion du CMP, ses prêches continuent d’être assidûment suivis et commentés, surtout lorsqu’ils évoquent la situation politique. En mars 2022, il avait ainsi commenté la prochaine présidentielle, mentionnant « une course » avec « quatre coureurs principaux », dont deux seraient à l’en croire dans l’incapacité d’aller au bout. Il s’était bien gardé de révéler l’identité des deux infortunés et avait conclu : « C’est Dieu qui sélectionne qui il veut. »

RDC-Tanganyika : Médecins Sans Frontières alerte sur des cas de choléra à Kiambi

À l’instar d’autres régions de la République démocratique du Congo, la province du Tanganyika n’est pas épargnée par l’épidémie de choléra.

Selon Médecins Sans Frontières (MSF) qui livre l’information, depuis le 1er juin 2023, plus de 60 cas suspects et 12 décès ont été notifiés dans 3 aires de santé de la zone de Kiambi.

Comme le soleil se lève sur le lac Tanganyika, des centaines de femmes descendent pour puiser l’eau fraîche pour leurs familles. Elles utilisent leurs conteneurs et font un long retour à pieds vers leurs villages.

C’est ainsi que le choléra se propage dans le Grand Katanga. C’est une maladie d’origine hydrique et endémique.

Plus de 500 cas ont été signalés du 9 février au 21 mai 2023 à Lubumbashi. Il y a quelques semaines l’épidémie a coûté la vie à une trentaine de personnes.

Agape Ntona

RDC-Situation sécuritaire : Sama, Bemba et la Monusco passent au peigne fin l’opération du pré-cantonnement du M23

La situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC a figuré au menu d’un échange, le mardi 6 juin, à la Primature, entre le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, Jean-Pierre Bemba, et  une délégation de la Monusco, conduite par Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix.

Il était question d’étudier les opérations de préparation du pré- cantonnement du M23, soutenu par le Rwanda.

« Il y a un certain nombre d’autres sujets qui ont, par ailleurs, été abordés. Notamment l’importance qui s’attache aux processus régionaux, processus de Nairobi, processus de Luanda. L’importance que ces processus soient mis en œuvre et appliqués. À cet égard, il a été fait référence aux opérations de préparation au pré- cantonnement du M23, pour lesquelles nous allons continuer à nous appliquer très activement. Il était fait allusion au désarmement des groupes armés P-DDRC-S et au soutien renforcé qu’il convient d’apporter à ce programme fondamental, notamment dans les zones où ce désarmement peut se faire rapidement », a déclaré Jean-Pierre Lacroix.

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix a renseigné que le processus de retrait de la Monusco a été examiné.

« Nous avons pu constater la convergence de nos objectifs en ce qui concerne le soutien au renforcement de l’autorité de l’État dans toutes ses composantes : sécurité, armée, police, et les autres composantes. L’accent a également été mis sur la protection des civils et sur la nécessité de faire en sorte que la transition qui est déjà engagée pour le retrait de la Monusco soit accélérée et en même temps qu’elle se fasse dans les meilleures conditions, de manière à ce que le renforcement graduel de la présence de l’État là où il est nécessaire se fasse et de manière qu’il n’y ait pas de rupture dans les fonctions des civils, notamment des personnes déplacées. Personnes déplacées qui, dans un certain nombre de régions, notamment la région d’où je viens, où j’ai fait une courte visite, dépendent encore du travail de nos collègues de la Monusco », a-t-il souligné.

Jean-Pierre Lacroix annonce l’engagement pris pour renforcer leur plaidoyer auprès des agences humanitaires, auprès des donateurs, sur la crise humanitaire en RD Congo, qui mérite une attention spéciale.

Bienvenu Musoy

RDC-Enjeux politiques : Les rénovateurs du Tshisekedisme ravivent la flamme idéologique de Docteur Étienne Tshisekedi

Ça bouge gracieusement bien parmi les fils idéologiques de Docteur Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Samedi 3 juin 2023, dans les installations de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin), a eu lieu le lancement officiel des activités de l’Alliance des Rénovateurs du  Tshisekedisme, ART Asbl.

A cette occasion, M. Tununga Leader, président de lART Asbl, s’est exprimé en ces termes : « Notre association a pour ambition de renouveler et de renforcer le courant politique initié par le patriarche Etienne Tshisekedi wa Mulumba, père fondateur de la démocratie congolaise, qui nous a légué un héritage politique précieux et inestimable.

Dr. Etienne Tshisekedi fut un homme d’Etat, un visionnaire éclairé, un leader charismatique, un combattant courageux et partisan de la non-violence, un avocat du peuple, un opposant emblématique et un réconciliateur. Il a consacré toute sa vie à la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit, le respect de la souveraineté nationale et la promotion du bien-être du peuple congolais. Il a incarné l’espoir et le changement pour des millions de Congolais, qui l’ont admiré et soutenu son combat contre les régimes autoritaires, les injustices sociales et les ingérences étrangères ».

Les Rénovateurs du Tshisekedisme se présentent comme des continuateurs de l’œuvre, du combat politique d’Étienne Tshisekedi et les gardiens de ses idéaux que sont ceux de la démocratie, des droits humains, du dialogue, de la paix et du développement.

« Nous voulons être des acteurs de changement et des partenaires du progrès, aspirations et attentes du peuple congolais », a-t-il ajouté par ailleurs.

Cependant, l’ART Asbl arrive dans un univers déjà saturé et doit se tailler une place au soleil avec tact.

«  Nous savons que nous devons faire face à des adversaires puissants et de toutes natures qui, pour la plupart, veulent maintenir le statu quo et s’accaparer continuellement des richesses de notre cher et beau pays. Mais nous ne nous décourageons pas, car nous avons la force de la détermination, de la mobilisation et de l’action, et nous avons aussi le soutien de certains de nos aînés, qui ont ravivé la flamme de la lutte pour des valeurs, menée par Dr Etienne », a reconnu M. Tununga

Pourquoi une énième association se réclamant du « Tshisekedisme » ?

« L’Alliance des Rénovateurs du Tshisekedisme est née de notre volonté de ne pas laisser champ libre aux profiteurs de s’approprier les initiatives de développement et actions menées par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi », a-t-il expliqué d’autre part.

Avant de renchérir en ces termes : « Depuis son avènement à la magistrature suprême, le Chef de l’Etat a pris d’importantes mesures allant dans le sens de l’amélioration du vécu quotidien du peuple congolais, cas de la mesure portant gratuité de l’Enseignement primaire et plusieurs projets d’infrastructures à travers le territoire national. A l’absence d’une vraie dynamique de vulgarisation de ces actions à l’actif du Président de la République auprès des populations, c’est un député, soit ministre ou un quelconque acteur politique ou social qui s’en attribue la paternité.

L’ART se veut donc un cadre fédérateur de soutien tous azimuts et de vulgarisation des actions positives du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi », a encore déclaré Leader Tununga.

Dans sa démarche, l’ART cherche à faire appliquer une démocratie participative qui favorisera la dénonciation ainsi que l’éradication de toutes sortes d’antivaleurs qui rongent la bonne marche des institutions de la République.

A la suite du président national, M. Tununga Leader, c’est le secrétaire général, Cédric Tshishimbi, qui a pris la parole pour galvaniser l’assistance.

« Notre association a pour vocation de perpétuer et de renouveler le message et l’action de feu le patriarche Étienne Tshisekedi, icône de la démocratie congolaise. Nous nous inspirons de sa vision pour faire avancer la cause du peuple congolais, face aux défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires que nous connaissons », a-t-il déclaré en substance.

Pour lui, l’Association des Rénovateurs du Tshisekedisme n’est pas une simple organisation, mais c’est une mission, une vocation, une passion. C’est un engagement, un défi, un espoir.

Il a fini son speech par cette invitation lancée à l’assistance à rallier ses rangs, à soutenir, à accompagner les sociétaires de l’ART Asbl dans leur aventure citoyenne et patriotique.

Netic-News

Kinshasa-Guéguerre G. Mpoyi-Ngobila : Les menaces du président de l’APK, un véritable pétard mouillé

  1. Godé Mpoyi Kadima, président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, a adressé, endéans 48 heures, une série de lettres, six au total, au terme desquelles il a intimé ordre au chef de l’exécutif provincial de lui fournir des explications, sinon des documents sous 48 heures. Aujourd’hui, près d’une semaine, Gentiny Ngobila n’a pas encore donné satisfaction au président de l’APK et Godé Mpoyi tarde à mettre en exécution ses menaces. Tout le monde piaffe de savoir ce que Godé Mpoyi Kadima prévoit après expiration du délai de mise en demeure.

On dirait que Gode Mpoyi a perdu pédale, ne sachant plus sur quel pied danser, car cette affaire personnelle qui l’oppose à Ngobila risque de le déplumer.

Sinon comment comprendre que l’organe délibérant étant en pleine session, son président se mette à menacer ou à maintenir une pression tous azimuts sur l’exécutif alors que l’assemblée provinciale dispose de toutes les manettes de contrôle sur cet exécutif.

A la place de déclencher une bataille épistolaire, Gode Mpoyi ferait œuvre utile de convoquer Ngobila en plénière pour qu’il s’explique sur tous les griefs articulés contre lui par Gode Mpoyi si, évidemment la cause de la guéguerre entre les deux personnalités au sommet de la ville de Kinshasa représente un intérêt général.

Car, à analyser de près, on a l’impression que Mpoyi et Ngobila s’offrent un duel aux couteaux pour des intérêts bien égoïstes et personnels. Si toutes les récriminations articulées contre l’autorité urbaine représentent les intérêts des élus provinciaux et de Kinois, le lieu approprié pour en débattre, c’est la plénière de l’organe délibérant, à la suite d’une question orale avec débat ou une interpellation.

Gode Mpoyi qui rentre de N’Kamba où il s’est retiré pour méditer, n’est apparemment bien inspiré sur l’orientation à donner à ce feuilleton qui promet d’être fertile en rebondissements, si pas en révélations.

Netic-News

Insécurité à Butembo : Le Maire invite la population au respect du couvre-feu

Dans le but de lutter contre la criminalité urbaine caractérisée par des cas de meurtre, le Maire de la ville de Butembo, le Commissaire supérieur principal, Mowa Baeki Telly Roger, invite toute la population de sa ville, à respecter les heures de couvre-feu, qui va de 21h à 5h.

« J’appelle tous les habitants à la stricte observance et au respect des instructions au regard du couvre-feu qui va de 21 heures à 5 heures du matin », déclare le Maire de Butembo dans un communiqué signé ce mardi 06 juin et parvenu à Netic-News.

Par ailleurs, le Commissaire supérieur principal, Mowa Baeki Telly Roger, appelle la population à la vigilance.

« La vigilance et la dénonciation de tout cas suspect permettront de faire face à toute forme d’insécurité », martèle le Maire de Butembo.

La ville de Butembo, qui se situe dans le Nord-Kivu, qui est sous état de siège, est victime des groupes armés qui tuent la population. Entre le 27 et le 30 mai dernier, au moins 4 personnes ont été tuées  en pleine ville.

Bienvenu Musoy

Phénomène Mobondo: Peter Kazadi et le gouverneur Peti Peti échangent pour des solutions idoines

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Peter Kazadi a reçu le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti Peti.

Le numéro 1 de la province du Kwango est venu discuter avec le VPM de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, sur la situation sécuritaire très préoccupante dans sa province, rongée par le phénomène Mobondo.

Les deux parties ont tablé sur les voies et moyens pour mettre un terme avec le phénomène Mobondo dans la province du Kwango, qui a emporté déjà plusieurs habitants de cette province.

Après échanges, Peter Kazadi a promis au gouverneur du Kwango de tout mettre en marche pour redonner la paix dans la population de ce coin de la République.

Notons que cette milice Mobondo est déjà à la porte de Kinshasa et certaines sources renseignent même sa présence dans la commune de Maluku. Une situation qui met en danger la capitale kinoise, siège des institutions du pays.

Bienvenu Musoy