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Kinshasa : vingt présumés “Kuluna” interpellés lors d’un bouclage à Mont-Ngafula

Les autorités congolaises poursuivent leur offensive contre le banditisme urbain à travers l’opération Ndobo. Vingt présumés délinquants, communément appelés « Kuluna », ont été interpellés le 20 mai dernier lors d’un bouclage ciblé mené dans les quartiers Sebo et Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa. L’information a été rendue publique à l’issue de la 90ᵉ réunion du Conseil des ministres à travers le compte rendu lu à la RTNC par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa.

Selon le gouvernement, cette opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite de l’opération Ndobo déployée dans les principales villes et agglomérations urbaines du pays pour lutter contre la criminalité et restaurer la sécurité publique. « Les bouclages ciblés effectués le 20 mai 2026 à 5 heures du matin dans les quartiers Sebo et Matadi-Kibala ont conduit à l’interpellation de vingt présumés délinquants, dits Kuluna, remis à la justice », a indiqué Augustin Kibassa. Le rapport présenté au Conseil par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a également porté sur l’état de l’administration du territoire national et les principales préoccupations sécuritaires du moment.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a relevé les inquiétudes exprimées par la population après l’annonce de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans certaines zones de santé des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Sur le plan politique, les discussions se poursuivent autour du projet de révision constitutionnelle tandis que les groupes de travail chargés des réformes électorales continuent d’élaborer des propositions relatives à la loi électorale, à la loi organique de la Commission électorale nationale indépendante, à l’identification et à l’enrôlement des électeurs ainsi qu’à la sécurisation du processus électoral.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : une attaque armée contre une patrouille sur le lac Édouard fait un mort et deux blessés

Une mission de surveillance du service de Pêche et Élevage a été attaquée sur les eaux du lac Édouard, près de Muko, à l’ouest de la pêcherie de Kyavinyonge, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Les cinq agents qui participaient à cette patrouille ont été surpris par des hommes armés présentés comme des pêcheurs clandestins. L’incident s’est produit alors que l’équipe menait une opération de contrôle dans cette zone du lac.

Selon des informations recueillies sur place, un agent a perdu la vie lors de cette attaque. Deux de ses collègues ont été grièvement blessés avant d’être transférés au centre de santé de référence de Kyavinyonge pour recevoir des soins appropriés. Les deux autres membres de l’équipe sont sortis indemnes. Il ne s’agit pas d’un premier cas dans cette région, où les agents engagés dans la lutte contre la pêche illégale sont régulièrement pris pour cible par des hommes armés.

La société civile de Kyavinyonge déplore cette nouvelle attaque et estime que la présence de groupes armés impliqués dans la pêche clandestine constitue une menace pour les patrouilleurs ainsi que pour les populations riveraines. Son président, Delphin Malekani, regrette l’absence de réaction des services de sécurité malgré les alertes lancées avant l’incident. Les forces vives appellent les autorités à renforcer les mesures de sécurité afin de protéger les agents de contrôle et les habitants de cette partie du lac Édouard

Charles Mapinduzi

RDC : le gouvernement valide le rapport à mi-parcours de la relance des cultures pérennes

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a entériné, lors du Conseil des ministres tenu vendredi, le rapport à mi-parcours de la campagne nationale de promotion des produits agricoles pérennes présenté par le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi. Cette campagne concerne notamment le café, le cacao, le palmier à huile, le macadamia et le bananier, dans le cadre du Programme national de relance de l’agriculture pérenne.

Selon le rapport, des avancées significatives ont été enregistrées avec la mise en place de vastes pépinières communautaires dans 19 des 26 provinces du pays, l’encadrement des agronomes de terrain ainsi que l’accompagnement et la formation des producteurs. Le ministère a également lancé la distribution progressive de 250 000 plantules de café et de cacao par territoire ainsi que de 50 000 plantules de palmier à huile dans les zones de production, tout en adaptant le calendrier agricole aux réalités saisonnières de plusieurs provinces.

Le gouvernement souligne également l’utilisation de petits aéronefs et de motos pour acheminer les intrants agricoles vers les zones enclavées, ainsi que l’implication active des gouverneurs et des ministères provinciaux de l’Agriculture dans la mise en œuvre du programme. Pour les autorités, ces résultats traduisent une dynamique encourageante en faveur de la relance des cultures pérennes et renforcent l’ambition de faire de la RDC une puissance agricole régionale et mondiale d’ici les prochaines années.

Fulgence Mavula

Est de la RDC : le Groupe de contact international pour les Grands Lacs appelle au respect des accords de paix

Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI), composé notamment des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, s’est dit préoccupé par la poursuite du conflit dans l’est de la RDC. Dans une déclaration publiée le 22 mai, le groupe a réaffirmé son soutien aux initiatives diplomatiques menées par le Qatar, les États-Unis, l’Union africaine et plusieurs partenaires régionaux en vue d’un retour durable à la paix. Il a également salué les avancées enregistrées dans le cadre des accords conclus entre la RDC, le Rwanda et l’AFC/M23.

Le GCI a évoqué les engagements pris lors des récentes rencontres diplomatiques organisées notamment à Montreux, en Suisse, et à Washington. Les membres du groupe ont exhorté toutes les parties à respecter les accords signés, à poursuivre le dialogue et à privilégier la voie des négociations. Selon eux, aucune solution militaire ne permettra de mettre fin durablement à la crise sécuritaire qui secoue l’est du pays. Le groupe a aussi insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif impliquant les principaux acteurs congolais afin de consolider les efforts de paix.

La déclaration met également l’accent sur la situation humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le GCI appelle toutes les parties à protéger les civils, à faciliter l’accès des organisations humanitaires et à garantir la sécurité du personnel de secours. Le groupe demande notamment la réouverture des aéroports de Goma et de Kavumu, ainsi que la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés. Les partenaires internationaux se disent par ailleurs préoccupés par l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la RDC et exhortent les acteurs du conflit à soutenir les efforts de riposte sanitaire afin d’éviter une aggravation de la crise humanitaire.

Charles Mapinduzi

Illicocash ligue 1: V.Club sévèrement sanctionné suite aux incidents face au FC les Aigles du Congo

Coup dur pour l’AS Vita Club de Kinshasa. Le club vert et noir de la capitale est lourdement sanctionné, après les incidents survenus lors de la rencontre, de la 6e journée des playoffs du championnat national, jeudi 21 mai dernier face au FC Les Aigles du Congo. Dans un communiqué publié, ce vendredi 22 mai, le comité exécutif de la Ligue Nationale de football (LINAFOOT) inflige un forfait (3-0) aux Moscovites contre FC Les Aigles du Congo.

Le club kinois écope également d’une amende de 25 000 dollars américains, en plus de l’obligation de réparer l’ensemble des préjudices matériels causés au stade Tata Raphaël. Le communiqué renseigne que Vita Club jouera toutes ses prochaines rencontres à domicile à huis clos, conformément aux mesures disciplinaires prises par les autorités sportives.

Signalons que cette 11 confrontations entre ces deux clubs de la capitale, s’est arrêtée à la 86è minutes suite aux actes de violences des supporters de Vita Club, qui dénonçaient des décisions arbitrales jugées favorables au FC les Aigles du Congo. Ainsi, cette décision traduit la volonté des instances compétentes du football congolais, de lutter contre les violences et les actes antisportifs dans les stades congolais.

Blanchi Lungala M

Assemblée provinciale de Kinshasa : Jared Phanzu Babaka dénonce une violation du règlement intérieur dans le traitement de son interpellation

Le député provincial Jared Phanzu Babaka a dénoncé ce vendredi ce qu’il qualifie de « violation manifeste » du Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale de Kinshasa dans le traitement de sa question orale avec débat, transformée en interpellation. L’élu de Bandalungwa estime que la procédure engagée par le Bureau de l’APK va à l’encontre des dispositions réglementaires encadrant le contrôle parlementaire des députés provinciaux.

Dans sa déclaration, Jared Phanzu Babaka rappelle que l’article 191 du Règlement intérieur prévoit que « l’auteur d’une question orale ou écrite qui n’est pas satisfait de la réponse donnée peut la transformer en interpellation conformément à l’article 201, alinéa 1 ». Il affirme avoir régulièrement procédé à cette transformation en plénière avant le dépôt formel de son dossier au Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

Le député provincial soutient ainsi qu’exiger une nouvelle présentation, suivie d’une adoption et d’une recevabilité par vote lors de la plénière du jour, constitue une entorse aux articles 191 et 201 du Règlement intérieur ainsi qu’une atteinte au contrôle parlementaire reconnu aux élus provinciaux. « Le respect du Règlement intérieur ne doit jamais être à géométrie variable », a-t-il déclaré, justifiant son refus de se soumettre à une procédure qu’il considère comme « orientée dans le but de bloquer la suite de son contrôle parlementaire».

Gilbert Ngonga

RDC: Fabrice Ntompa Ilunga appelle à un renforcement de représentation au sein des institutions internationales

La défense des intérêts diplomatiques, économiques et sécuritaires de la République Démocratique du Congo au sein des institutions internationales refait surface. Dans une période des enjeux diplomatiques majeurs, Fabrice Ntompa Ilunga remet en cause les critères de la représentation, qui selon lui devrait avant tout être basée sur la compétence, l’expertise et l’intégrité. Dans son interview accordée ce vendredi 22 mai 2026 à Netic-News, cet acteur économique estime qu’il est important d’avoir des profils qualifiés, maîtrisant les enjeux internationaux, capables de travailler dans des environnements multiculturels et de défendre efficacement les intérêts du pays.

Selon lui, les institutions internationales et régionales telles que l’ONU, l’Union Africaine, l’OIF et tant d’autres, permettent à la RDC de participer aux grandes décisions politiques, économiques et stratégiques qui influencent le monde.  »Elles offrent aussi des opportunités de financement, de formation, de partenariats, de transfert d’expertise et d’accès aux marchés », a déclaré Fabrice Ntompa. Il a par ailleurs , noté qu’une forte présence congolaise dans ces institutions permettra de mieux défendre les intérêts du pays, d’améliorer son image et de renforcer les compétences de nos citoyens dans plusieurs secteurs clés.

À cet effet, il appelle ainsi le gouvernement congolais à mettre en place une véritable stratégie nationale de représentation internationale et cela passe par l’identification et l’accompagnement des talents congolais, la diffusion des opportunités disponibles dans les organisations internationales, le soutien aux candidatures congolaises et la création de mécanismes de suivi et de réseautage. En outre, il évoque la nécessité de la formation diplomatique et technique, afin de préparer davantage de Congolais à occuper ces postes stratégiques.

Blanchi Lungala M

Kwilu : à Gungu, le sac de manioc passe de 60.000 à 100.000 FC suite à la dégradation des routes rurales

Le prix du sac de manioc a enregistré une hausse spectaculaire au grand marché du territoire de Gungu, dans la province du Kwilu. Selon l’administrateur du marché, le sac est passé de 60.000 à 100.000 francs congolais, soit une augmentation de 66,67 %.La même tendance est également observée pour les grains de maïs. Célé Madidishi, administrateur du marché de Gungu, a expliqué jeudi à l’ACP que cette flambée des prix est principalement liée à la dégradation avancée des routes de desserte agricole dans plusieurs zones du territoire.

Cette situation complique fortement l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.Faute de routes praticables, les producteurs et commerçants recourent souvent aux vélos pour transporter les marchandises depuis les villages vers le marché central. Cependant, les quantités acheminées restent insuffisantes pour répondre à la demande croissante des consommateurs.

Cette hausse des prix inquiète de nombreux habitants de Gungu, où le manioc constitue l’un des aliments de base les plus consommés. Les opérateurs économiques et les habitants appellent les autorités à réhabiliter les routes afin de faciliter l’évacuation des produits agricoles et stabiliser les prix sur les marchés locaux.

Jérémie Ngunga Léman

Sénat : Joseph Ngalamulume interpelle la Fonction publique et la SNEL sur la gestion des agents et l’électricité

Le sénateur Joseph Ngalamulume a déposé jeudi 21 mai, au Sénat, deux questions orales avec débat adressées au Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique ainsi qu’au Directeur général de la SNEL. À travers cette démarche parlementaire, l’élu entend obtenir des réponses précises sur plusieurs préoccupations majeures touchant directement les agents de l’État et les conditions de vie de la population.

L’élu du Kasaï exige des éclaircissements sur la situation réelle des agents publics. Il soulève notamment les questions liées à la mécanisation, aux agents non payés, à la prise en charge des retraités, à l’intégration des nouvelles unités ainsi qu’aux disparités observées entre les provinces. Il demande également des explications sur l’évolution du recensement biométrique des fonctionnaires et sur la numérisation des dossiers administratifs, présentés comme des réformes essentielles pour moderniser l’administration publique.

Par ailleurs, Joseph Ngalamulume interpelle la direction générale de la SNEL sur les difficultés persistantes dans la desserte en électricité à travers le pays. Il dénonce les délestages répétitifs, la faiblesse de l’approvisionnement en courant électrique ainsi que les nombreux désagréments auxquels les populations sont confrontées au quotidien. Le sénateur évoque également les plaintes récurrentes liées à la surfacturation, devenue une source croissante de mécontentement chez les abonnés.

À travers ces deux questions orales avec débat, le sénateur entend pousser les autorités concernées à fournir des réponses concrètes et à présenter des solutions durables aux problèmes soulevés.

Jérémie Ngunga Léman

Ebola en Ituri : le gouverneur Luboya N’Kashama durcit les mesures pour freiner la propagation du virus

Le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Cuboya N’Kashama Johnny, a annoncé, ce vendredi 22 mai 2026, une série de mesures urgentes destinées à limiter la propagation de la maladie à virus Ebola dans la province. Dans un communiqué officiel, l’autorité provinciale a notamment décidé de limiter les rassemblements à 50 personnes, de suspendre les veillées mortuaires, d’interdire le transport des corps ainsi que de stopper le championnat provincial de football.

Le gouverneur a également appelé la population à signaler immédiatement tout cas suspect aux équipes de riposte contre Ebola. Il a insisté sur le fait qu’il est « formellement interdit de pratiquer l’automédication ou de s’isoler à domicile sans avis médical », soulignant la nécessité d’une prise en charge rapide afin de contenir la maladie.

Par ailleurs, Cuboya N’Kashama Johnny a instruit les autorités politico-administratives, les leaders religieux et communautaires à veiller à l’application stricte de ces directives. Les services de sécurité ont également été appelés à maintenir l’ordre public et à décourager tout comportement contraire aux mesures arrêtées par les autorités provinciales. Le gouvernorat précise que toute nouvelle orientation liée à l’évolution de la situation sanitaire sera communiquée en temps opportun.

Blanchi Lungala M