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Kasaï : La livraison du bâtiment administratif du gouvernorat annoncée pour le 30 mars

La livraison officielle de l’édifice du gouvernorat du Kasaï, est attendue au plus tard le 30 mars 2026, c’est ce qu’a affirmé l’ingénieur Marius Matumouna, responsable de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Lors d’une interview lui accordée ce lundi 2 mars 2026 par la presse locale, l’ingénieur a rassuré sur le niveau d’avancement du chantier, indiquant que les travaux sont dans leur phase finale. Selon lui, les finitions en cours concernent notamment les aménagements intérieurs, les installations électriques ainsi que les travaux de peinture et de sécurisation du site.

Il a par ailleurs précisé que le gouvernement provincial a déjà honoré l’intégralité de la facture liée à ce projet.

« La province a payé à 100 %. Il revient désormais à l’entreprise d’achever les travaux et de remettre officiellement l’infrastructure dans les délais convenus », a-t-il déclaré.

Financé entièrement par le gouvernement provincial du Kasaï, ce projet de réhabilitation vise à offrir un cadre de travail moderne et fonctionnel aux services du gouvernorat. La remise en service du bâtiment devrait permettre d’améliorer les conditions de travail de l’administration provinciale et de renforcer la coordination des services publics.

Jamely Timothée Kayembe

25ᵉ sommet de la CAE à Arusha dans un contexte de tensions sécuritaires à l’Est de la RDC

Les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) se réuniront samedi 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie, dans le cadre du 25ᵉ Sommet ordinaire de l’organisation régionale, consacré au renforcement de l’intégration et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon un communiqué consulté lundi, cette rencontre réunira les dirigeants des huit pays membres afin d’évaluer les progrès des programmes communautaires, examiner les rapports institutionnels et adopter des décisions stratégiques orientées vers le développement durable et l’intégration économique du bloc.

Au cours de ce sommet, les dirigeants devraient notamment lancer la caution douanière régionale de la CAE, un mécanisme destiné à faciliter le commerce en permettant aux opérateurs économiques d’utiliser une garantie unique valable dans tous les États partenaires. La rencontre marquera également l’adoption officielle de la 7ᵉ Stratégie de développement de la CAE (2026-2031), alignée sur la Vision 2050 de l’organisation, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les Objectifs de développement durable. Plusieurs nominations institutionnelles sont aussi attendues, dont celle d’un nouveau secrétaire général et de juges à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est.

Ce sommet intervient toutefois dans un climat régional tendu, marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et par un malaise croissant entre Kinshasa et la CAE, accusée par les autorités congolaises d’un manque d’implication efficace face au conflit opposant les forces gouvernementales à la rébellion de l’AFC/M23. Après l’échec du mandat de la Force régionale de la CAE déployée entre 2022 et 2023, les attentes demeurent élevées quant au rôle que devra jouer l’organisation pour restaurer la confiance entre États membres et contribuer à la stabilisation durable de la région.

*Fulgence Mavula*

Rwanda : Kigali annonce le retrait de ses troupes de la RDC suite aux sanctions américaines

Pour la première fois depuis plus de 30 ans de crise à l’Est de la République Démocratique du Congo, le Rwanda accepte de retirer ses troupes du territoire congolais, suite aux sanctions américaines. Dans un communiqué, publié, ce lundi 2 mars 2026, Kigali se dit pleinement engagé à désengager ses forces en parallèle avec la mise en œuvre par la RDC de ses obligations.

Par ailleurs, le gouvernement rwandais estime que les sanctions imposées par les États-Unis, visant une seule partie engagée au processus de paix, déforme la réalité et les faits du conflit. Kigali évoque notamment les attaques de drones et les offensives terrestres, qui selon lui constituent des violations flagrantes du cessez-le-feu, accords conclus par la RDC et continuent de coûter de nombreuses vies.

Rappelons qu’un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé de nouvelles sanctions ciblées contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre hauts responsables rwandais, avant d’exiger le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements des RDF présents en République démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M

Affaires coutumières : Le Président Tshisekedi souhaite un cadre réglementaire contemporain

À l’ouverture du Forum national des Affaires coutumières lundi 2 mars à Kinshasa, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a exprimé son souhait de voir le pays doté d’un cadre réglementaire moderne pour la gestion des affaires coutumières. Selon lui, il est essentiel que ce forum fournisse des orientations claires et des outils contemporains pour faire de l’autorité coutumière un pilier de la paix, de la sécurité et du développement local.

« Au terme de vos travaux, que notre pays dispose d’outils modernes de gestion des entités coutumières et d’une feuille de route commune pour faire de l’autorité coutumière un moteur de cohésion nationale », a-t-il souligné, insistant sur l’importance stratégique des chefferies et des lignages dans la construction d’une RDC stable et unie.

Le Chef de l’État a également rappelé avec force que « aucune puissance, aucun groupe armé, aucune administration parallèle ne pourrait effacer nos lignages, nos chefferies, nos droits communautaires. Les terres de nos ancêtres ne sont pas des terrains de manœuvres géopolitiques, mais le fondement même de notre souveraineté et de notre identité ».

*Fulgence Mavula*

RDC : Tshisekedi accuse l’AFC/M23 de vouloir imposer de nouvelles autorités coutumières dans l’Est

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a dénoncé une tentative de substitution des chefs coutumiers légitimes dans les zones occupées par la rébellion AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. S’exprimant lundi 2 mars 2026 à Kinshasa, le chef de l’État a affirmé que cette stratégie viserait à consolider une logique d’occupation et de prédation dans l’est de la République démocratique du Congo, dans un contexte sécuritaire marqué par la persistance des combats et le déplacement massif des populations.

Cette dénonciation est intervenue lors de l’ouverture du Forum national des affaires coutumières (FNAC), organisé du 2 au 5 mars sous le thème : « Le renforcement du rôle de l’autorité coutumière, gage de la stabilité, du développement, de la sécurité et de la cohésion des communautés en RDC ». Devant les membres du gouvernement, gouverneurs et chefs traditionnels, Félix Tshisekedi a averti qu’aucun groupe armé ni aucune administration parallèle ne pourra effacer les lignages, les chefferies et les droits coutumiers, qu’il considère comme des piliers de la souveraineté nationale et de l’identité congolaise.

Le gouvernement congolais accuse par ailleurs le Rwanda et la coalition AFC/M23 de mettre en place une administration parallèle dans les territoires sous leur contrôle, notamment à travers la nomination d’autorités locales et coutumières en violation des résolutions internationales. À travers la tenue du FNAC, l’Exécutif central entend également réorganiser le secteur des Affaires coutumières, souvent à l’origine de conflits intercommunautaires liés aux litiges fonciers et aux successions traditionnelles, tout en renforçant le rôle des autorités coutumières dans la consolidation de la paix et de la cohésion nationale.

*Fulgence Mavula*

Sanctions américaines contre les RDF : Kinshasa salue un signal fort en faveur de sa souveraineté

Le gouvernement congolais a réagi lundi 2 mars 2026 aux sanctions prises par le Département du Trésor des États-Unis, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et plusieurs de leurs hauts responsables. Kinshasa considère ces mesures comme un acte diplomatique majeur dans le contexte de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel publié dans la capitale congolaise, les autorités estiment que ces sanctions constituent un signal fort en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Le gouvernement accuse les RDF d’implication directe aux côtés du M23 dans les opérations militaires menées dans les provinces orientales, théâtre de violences récurrentes.

Kinshasa appelle à la cessation immédiate de tout soutien aux groupes armés actifs dans la région et insiste sur la nécessité d’une cohérence entre les engagements diplomatiques et les actions concrètes sur le terrain afin de restaurer une paix durable dans l’espace des Grands Lacs. Les autorités congolaises ont également exprimé leur reconnaissance envers les États-Unis pour leur engagement, tout en réaffirmant leur volonté de poursuivre la coopération avec les partenaires régionaux et internationaux en vue de sécuriser l’ensemble du territoire national.

*Fulgence Mavula*

RDC : l’IGF lance un programme de formation pour renforcer les compétences de son personnel administratif

Dans une dynamique de modernisation de l’administration publique et de consolidation de la gouvernance financière, l’Inspection générale des finances (IGF) a lancé, ce lundi 2 mars 2026, un vaste programme de formation destiné à renforcer les capacités professionnelles de ses agents administratifs, en collaboration avec l’École nationale d’administration (ENA) RDC.

La cérémonie de lancement a été présidée par l’Inspecteur général des finances–Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii. Au total, 580 cadres et agents prennent part à cette session de formation organisée du 2 mars au 20 mai 2026 sur le campus de l’ENA. Le programme couvre douze modules essentiels, parmi lesquels la rédaction administrative, le leadership transformationnel, la conduite des équipes, la planification stratégique et opérationnelle ainsi que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la mission d’expertise conduite par l’ENA visant à évaluer les compétences du personnel administratif de l’IGF. Elle ambitionne de renforcer l’efficacité institutionnelle, moderniser les pratiques administratives et améliorer la performance globale de cette structure clé chargée du contrôle et de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.

Fulgence Mavula

RDC – Journée mondiale de la protection civile : Jacquemin Shabani appelle à investir dans les actions anticipatives

À l’occasion de la Journée mondiale de la protection civile, célébrée le 1er mars, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a appelé l’État congolais à investir davantage dans les actions anticipatives afin de prévenir les catastrophes. Placée sous le thème « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable », cette édition 2026 met l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention face aux défis climatiques et environnementaux.

Dans un message publié sur son compte X, le ministre a souligné que cette journée met en lumière l’impératif, pour chaque État, d’accroître les investissements dans les stratégies de réduction des risques, en particulier ceux liés à la dégradation de l’environnement et à l’accélération des effets du changement climatique. Il a insisté sur le fait que la gestion des risques environnementaux ne constitue pas un secteur isolé, mais une composante essentielle et indissociable des politiques publiques et du développement durable.

« Il nous incombe de renforcer nos dispositifs de prévention, de préparation, de réponse et de relèvement, tout en promouvant des infrastructures adaptées et résilientes. La sécurité de nos populations et la stabilité de nos villes en dépendent », a-t-il déclaré.

Face à la recrudescence des inondations, des érosions et des glissements de terrain, dans un contexte de vulnérabilité sociale et humanitaire persistante, la protection civile demeure, selon lui, un pilier fondamental pour la sécurité nationale et le développement durable.

Rodriguez Kikamba

RDC-Rwanda : Washington exige le retrait immédiat des troupes rwandaises et durcit les sanctions

Dans un communiqué rendu public ce 2 mars 2026, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé de nouvelles sanctions ciblées contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre hauts responsables rwandais, exigeant le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements des RDF présents en République démocratique du Congo. Cette déclaration du Département du Trésor intervient dans un contexte de tension persistante, alors que des unités de l’armée rwandaise sont accusées de combattre aux côtés du mouvement rebelle M23 dans l’est de la RDC, soutenant des offensives qui ont profondément déstabilisé les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

La présence des soldats rwandais sur le sol congolais est au cœur d’une crise sécuritaire qui dure depuis plusieurs années. Des rapports d’experts des Nations unies estiment à plusieurs milliers le nombre de troupes rwandaises en appui logistique et stratégique aux combattants du M23 dans des zones comme Nyiragongo, Rutshuru et Masisi, ce qui a contribué à la perte de contrôle de villes clés et à d’importants déplacements de populations civiles. La communauté internationale, y compris l’ONU et divers acteurs diplomatiques, avait déjà appelé à une désescalade et à un retrait des forces étrangères, mais l’application de ces appels reste difficile.

Cette dernière initiative américaine marque un tournant dans la pression exercée sur Kigali pour qu’il respecte la souveraineté congolaise et se conforme aux résolutions exigeant la fin de l’ingérence militaire dans l’est de la RDC. Les autorités congolaises, tout comme plusieurs responsables internationaux, voient dans la sortie des troupes rwandaises le prélude indispensable à un apaisement durable et à un retour à des négociations politiques inclusives. Cependant, le chemin vers une paix effective demeure incertain tant que les acteurs armés restent actifs sur le terrain.

Gilbert Ngonga

Sanctions américaines contre Kigali : Quatre hauts responsables rwandais et les RDF inscrits sur la liste noire de l’OFAC

Le département du Trésor des États-Unis, à travers son Office of Foreign Assets Control (OFAC), a annoncé de nouvelles sanctions ciblant quatre hauts responsables rwandais ainsi que l’ensemble des Forces de défense rwandaises (RDF). Ces entités et personnalités ont été inscrites sur la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN), un mécanisme qui entraîne le gel des avoirs éventuels aux États-Unis et interdit toute transaction avec des citoyens ou institutions américaines.

Parmi les personnalités visées figurent Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga, alias « MK Mubarkh », et Vincent Nyakarundi, tous basés à Kigali. Washington les accuse de contribuer à l’instabilité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités américaines reprochent par ailleurs à Kigali son soutien présumé au mouvement rebelle Mouvement du 23 mars (M23/AFC), en dépit des appels répétés de la communauté internationale au retrait des troupes rwandaises et à la fin des hostilités.

En parallèle, l’OFAC a publié la General License 1, autorisant une période de « wind down » destinée à permettre la cessation ordonnée des transactions impliquant les RDF. Cette disposition offre un délai limité aux partenaires concernés pour se conformer aux nouvelles mesures. Ces sanctions renforcent la pression économique exercée sur Kigali et visent à entraver les circuits de financement et de soutien logistique aux groupes armés opérant dans l’est congolais.

Gilbert Ngonga