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Du mystique au médical : comprendre le «Mbasu» (ulcère vasculaire chronique) à Kinshasa

Le constat de la rédaction de Netic News ce 3 mars 2026 est sans appel : l’ulcère boulimie, populairement appelé « Mbasu », continue de semer la mort et l’infirmité dans les quartiers de Kinshasa.

Longtemps confinée au domaine du mystique, cette pathologie est perçue par beaucoup comme un « sortilège jeté » que seule une main occulte pourrait guérir.

« Mon oncle a traîné cette plaie pendant deux ans. On nous a dit que c’était un voisin jaloux. Il est mort sans que les hôpitaux ne trouvent de solution », confie Mama Jolie, rencontrée à Ngiri-Ngiri.

Un autre témoin, Junior, renchérit : « Ici, quand le Mbasu t’attrape, on ne cherche pas l’infirmier, on cherche celui qui connaît les secrets des ancêtres, car l’odeur seule fait fuir les docteurs. »

Pour d’autres, comme Papa Sylvain, l’origine est indiscutable : « C’est un poison qu’on piétine. La plaie mange la chair jusqu’à l’os, et aucun médicament de la pharmacie n’arrête ça. »

Face à ces récits qui traduisent un profond désespoir social, le docteur Benjamin Tatete, chirurgien vasculaire venu de Belgique, appelle à un changement de paradigme.

Pour ce spécialiste, ce que la population qualifie de « mystique » relève souvent de pathologies vasculaires sévères et non traitées.

« Le Mbasu n’est pas une fatalité ésotérique, mais une insuffisance veineuse ou artérielle qui s’aggrave par manque de diagnostic technique », explique-t-il.

Pour briser ce cycle, son centre TVC Médical organise du 4 au 14 mars 2026 des consultations spécialisées et des examens écho-doppler à Ngiri-Ngiri.

L’objectif est clair : utiliser la science pour diagnostiquer avec précision l’état des artères et des veines afin de stopper la progression de l’ulcère.

L’innovation introduite par le couple médical Tatete se présente comme une première en Afrique subsaharienne.

Le centre propose un protocole combinant l’assainissement de la plaie par pression négative, la radiofréquence non invasive et la greffe de peau.

 

Au-delà de la chirurgie vasculaire, ce pôle hospitalier offre également des services de maternité, de pédiatrie et de radiologie.

En substituant l’imagerie médicale et la chirurgie de précision aux explications mystiques, TVC Médical ambitionne de redonner espoir et dignité aux patients kinois, en démontrant que ces plaies redoutées peuvent être prises en charge par la médecine moderne.

Guyvenant Misenge

Hausse des matériaux de construction à Kinshasa : les briques et le ciment flambent

Le constat de la rédaction de Netic News ce 3 mars 2026 confirme une surchauffe du marché des matériaux de construction. En l’espace de quelques semaines, le sac de ciment gris de 50 kg a franchi la barre des 26.000 FC, contre 24.000 FC en janvier dernier. Cette hausse de plus de 8 % asphyxie déjà les chantiers de la capitale. « Cette augmentation est due à la rareté des dépositaires sur le marché », explique Marie Niangi, gérante d’un dépôt. Ce tarissement de l’offre, couplé à une demande qui reste structurellement élevée dans une métropole en pleine extension, crée un déséquilibre inflationniste majeur.

La crise du ciment provoque, par un effet de ricochet mécanique, une envolée des prix dans les briqueteries artisanales et industrielles. Au quartier Boyoma, dans la commune de Kinshasa, le constat est amer pour les bâtisseurs. Les briques pleines, jadis vendues à 3.500 FC, se négocient désormais à 4.000 FC. Même constat pour les briques creuses qui passent de 2.300 FC à 2.500 FC. « Cette hausse est consécutive à la rareté et à l’augmentation du prix du ciment dans les dépôts », justifie Paul Banduku, chef de briqueterie. Cette corrélation directe entre l’intrant (le ciment) et le produit fini (la brique) illustre la fragilité de la chaîne de valeur du bâtiment à Kinshasa.

Au-delà de la simple rareté des points de vente, les experts pointent du doigt des goulots d’étranglement logistiques. Les problèmes d’approvisionnement et les coûts de transport croissants menacent de maintenir cette courbe ascendante. Si aucune mesure de régulation ou de facilitation du transport n’est prise rapidement, le secteur immobilier kinois pourrait connaître un ralentissement brutal. Pour les ménages cherchant à devenir propriétaires, le rêve de la « maison en dur » s’éloigne au rythme des réajustements tarifaires hebdomadaires, transformant une question commerciale en un véritable enjeu de logement social.

Guyvenant Misenge

Pression américaine sur l’armée rwandaise : quelles répercussions possibles ?

‘Les sanctions américaines ciblant l’armée rwandaise suscitent un débat sur leur impact réel. Pour le professeur Jean-Jacques Wondo, spécialiste des questions militaires et enseignant à l’École royale militaire, ces mesures auront d’abord un effet financier et logistique. Elles pourraient compliquer l’acquisition de certains équipements militaires occidentaux et ralentir des opérations liées au transport, à la maintenance ou aux assurances.

À court terme, l’effet sur le terrain resterait toutefois limité. L’expert souligne, dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux le 2 mars, que l’armée rwandaise a diversifié ses partenaires ces dernières années et coopère avec plusieurs pays hors du bloc occidental. Par ailleurs, ces sanctions ne s’accompagnent pour l’instant d’aucun embargo décidé par l’ONU ou par l’Union européenne, ce qui réduit leur portée immédiate.

Sur le plan international, le Rwanda conserve un rôle stratégique dans plusieurs missions extérieures, notamment en Afrique. Ces engagements constituent un levier diplomatique majeur pour Kigali. Jean-Jacques Wondo estime que la participation rwandaise aux missions onusiennes ne sera pas automatiquement suspendue, mais certains programmes américains ou britanniques de formation militaire pourraient être réévalués.

En interne, un changement rapide paraît peu probable. Le système politico-militaire rwandais reste très centralisé autour du président Paul Kagame, et l’armée demeure loyale au pouvoir. Selon l’expert, les sanctions pourraient même renforcer le discours souverainiste et consolider le régime face à la pression extérieure.

En résumé, ces mesures constituent avant tout un signal politique et financier. Leur effet pourrait s’accentuer si d’autres partenaires occidentaux décidaient de suivre Washington. Mais pour l’instant, conclut le professeur Wondo, elles ne semblent pas capables de provoquer un changement immédiat à Kigali.

Charles Mapinduzi

RDC : Félix Tshisekedi échange avec Martin Kazembe sur les projets du Haut-Katanga

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Le développement du Haut-Katanga s’est invité au cœur de l’agenda présidentiel. Lundi 2 mars, à Kinshasa, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a accordé une audience au gouverneur intérimaire de cette province stratégique du sud-est de la République démocratique du Congo, Martin Kazembe. Au centre des échanges : l’état d’avancement des projets structurants engagés au niveau provincial et les perspectives de consolidation de la stabilité locale.

 

Selon la Présidence congolaise, les discussions ont porté sur les initiatives déployées par les autorités provinciales dans les secteurs clés de l’économie et du développement social. Les deux personnalités ont également abordé la question sécuritaire, considérée comme un levier indispensable à l’attractivité des investissements et à la mise en œuvre effective des politiques publiques.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de suivi rapproché des provinces impulsée par le Chef de l’État. Elle vise à harmoniser l’action du pouvoir central et des exécutifs provinciaux, afin d’accélérer la transformation socio-économique du Haut-Katanga et de relever les défis structurels qui entravent encore son plein essor.

*Fulgence Mavula*

Mortalité infantile : les anomalies congénitales restent une cause majeure

Chaque année, des centaines de milliers d’enfants meurent avant d’atteindre l’âge de cinq ans à cause d’affections présentes dès la naissance. Les anomalies congénitales, telles que les malformations cardiaques, les troubles du tube neural ou le syndrome de Down, constituent l’une des principales causes de mortalité néonatale et infantile, surtout dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où l’accès aux soins spécialisés est limité. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, près de 240 000 nouveau-nés meurent chaque année à cause de ces troubles, auxquels s’ajoutent environ 170 000 décès chez les enfants de moins de cinq ans.

Les causes de ces anomalies peuvent être génétiques, environnementales, nutritionnelles ou infectieuses, bien que, dans de nombreux cas, elles restent difficiles à déterminer avec précision. Cette complexité souligne l’importance d’une approche globale combinant prévention, suivi médical et sensibilisation des familles. Le dépistage précoce et une prise en charge adaptée peuvent significativement réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie des enfants touchés.

Face à cette réalité, les experts recommandent des mesures préventives telles qu’une supplémentation en acide folique et en iode, la vaccination et un suivi prénatal de qualité. Le renforcement des systèmes de santé et l’accès à des soins spécialisés restent également essentiels pour limiter l’impact des anomalies congénitales et protéger la vie des enfants dès leur naissance.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Le prix du riz et de la farine en nette baisse, les ménages soulagés

Une brise de soulagement souffle enfin sur les marchés de Kinshasa. Après des mois de suffocation inflationniste, la rédaction de Netic News, a noté ce 2 mars 2026 après une ronde au marché Gambela dans la commune de Kasa-Vubu dans la province de Kinshasa, une baisse significative des prix des produits de première nécessité. Entre le 9 février et le 2 mars, le prix du sac de riz de 25 kg a chuté de 12,5 %, une décompression vitale pour les foyers de la capitale.

L’abondance dicte sa loi sur le riz et la farine

Au marché Gambela, l’effervescence habituelle s’accompagne désormais d’une satisfaction renouvelée. Jospin Ekalo, vendeur de céréales, dresse le inventaire de cette décrue : « Actuellement, les prix des sacs de riz de 25 kg ont baissé. Le riz BB se vend à 46.200 FC contre 48.700 FC auparavant, le Lion se négocie à 46.000 FC contre 48.500 FC, et le riz Baba est tombé à 43.900 FC contre 48.000 FC ». Cette tendance ne se limite pas au riz ; la farine Midema de 25 kg suit la courbe avec un recul de plus de 3.000 FC. Pour Jospin, l’explication est simple :

« Cette baisse est consécutive à l’abondance des produits sur les marchés ».

Huiles et produits laitiers : l’effet « Lufu » et la stabilité monétaire

Le rayon des huiles végétales n’échappe pas à cette dynamique. Le bidon de 25 litres de Regina s’affiche désormais à 98.750 FC. Du côté des produits laitiers, Roger Lutu, également marchand à Gambela, pointe du doigt une source logistique majeure :

« Les prix de lait en poudre ont baissé parce que les produits en provenance du marché de Lufu inondent Kinshasa ». Ainsi, la boîte de lait Nido de 1,8 kg est passée de 47.750 FC à 44.720 FC. Cette « inondation » de l’offre s’appuie sur un socle macroéconomique solide. Ritha Masumbuko, vendeuse au marché Zigida, souligne : « Cette baisse est due à l’abondance et à la stabilité du taux de change, fixé à 2.250 FC pour 1 dollar ».

Chez les légumineuses : le haricot de Goma et le maïs d’Angola en renfort

Sur les étals de légumes secs, les prix fondent également. Le « kopo » (mesurette) de haricots de Goma a dégringolé de 4.000 FC à 3.000 FC. Le haricot « Madesu ya Lufu » suit le mouvement, passant de 3.000 FC à 2.500 FC. Même constat pour la farine de maïs (semoule) à Matadi-Kibala, où la mesurette « Ekolo » de marque angolaise se négocie désormais à 1.700 FC.

« C’est l’abondance sur le marché qui fait respirer les clients », résume André Kabongo, vendeur local.

Les surgelés font exception, et d’ailleurs se font rares sur le marché Kinois

Toutefois, ce tableau idyllique comporte une zone d’ombre : le rayon des vivres frais. Contrairement aux produits secs, les surgelés affichent une hausse de 15 %. Le kilogramme de dindon a bondi de 6.500 FC à 7.500 FC, et les « Mipanzi » (cotis de porc) ont grimpé de 9.000 FC à 12.000 FC.

« Si les prix des surgelés ont haussé, c’est parce qu’il y a rareté de ces produits », déplore Elena Kapinga au marché de l’UPN.

Cette pression sur les protéines animales rappelle que la sécurité alimentaire de Kinshasa reste un équilibre fragile, suspendu à la régularité des chaînes d’approvisionnement en froid.

Guyvenant Misenge

Goma : Un mineur de 16 ans accusé d’avoir mis enceinte sa sœur de 28 ans dans le quartier Himbi

Un adolescent de 16 ans est accusé d’avoir mis enceinte sa sœur âgée de 28 ans dans le quartier Himbi, en commune de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les faits se seraient produits au sein d’une famille connue du quartier. Selon les informations recueillies, les deux membres de la fratrie avaient pris l’habitude, depuis plusieurs mois, de regarder la télévision tard dans la nuit, parfois jusqu’à 2 heures ou 3 heures du matin, en l’absence d’autres membres de la famille.

D’après des proches, ils suivaient assidûment une série télévisée qu’ils tenaient à terminer, ce qui les conduisait à prolonger régulièrement leurs veillées nocturnes. C’est dans ce contexte que les faits présumés se seraient déroulés. Deux mois plus tard, la mère de famille aurait constaté un changement de comportement chez sa fille, décrite par certaines sources comme étant défenseure judiciaire. Face aux interrogations, cette dernière aurait fini par révéler les circonstances des faits.

Le jeune garçon, présenté comme finaliste du secondaire, éviterait désormais de rester seul au salon, selon des témoignages concordants. La famille, considérée comme très chrétienne et respectée dans le quartier, n’a pas souhaité s’exprimer publiquement à ce stade. Une situation qui inquiète plusieurs habitants de ce quartier.

Jamely Timothée Kayembe

Cap sur les Playoffs : La direction de Céleste FC offre des motos à ses joueurs

Le comité directeur de Céleste FC a posé un geste fort, le lundi 2 mars 2026, en offrant des motos de ville à ses joueurs ainsi qu’aux entraîneurs. Une initiative saluée par l’ensemble du groupe, qui y voit un signal clair du soutien de la direction en cette période cruciale de la saison. À travers cette dotation, le club entend améliorer les conditions de travail de son effectif et renforcer sa dynamique collective.

Cette mesure vise principalement à faciliter les déplacements des membres de l’équipe et à mettre un terme aux retards récurrents enregistrés lors des séances d’entraînement. Dans un championnat aussi exigeant que la Illicocash Ligue 1, chaque détail compte. En optimisant la logistique, les dirigeants des Chérubins de Mbandaka espèrent garantir plus de rigueur, de ponctualité et de concentration au sein du groupe.

En pleine course pour les Playoffs du championnat national, ce coup de pouce logistique pourrait s’avérer déterminant. Motivée et désormais mieux équipée pour répondre aux exigences du haut niveau, l’équipe de Mbandaka affiche clairement ses ambitions. Avec cette nouvelle impulsion, Céleste FC envoie un message fort à ses concurrents : la bataille pour une place au sommet est plus que jamais lancée.

Voldy Matiafu

50 ans de Ferre Gola : La voix incontournable de la RDC toujours au sommet de la rumba

L’artiste musicien congolais, Ferré Gola souffle, ce mardi 3 mars 2026, sa 50e bougie, ainsi confirmant son statut d’icône incontournable de la musique congolaise. De son vrai nom Hervé Gola Bataringe, l’ancien de Wenge est né en 1976 en RDC. Il a su imposer, au fil des décennies, un style raffiné, mêlant profondeur vocale, élégance mélodique et textes empreints de sensibilité. Avec plus de trente ans de carrière, il continue de séduire un public fidèle, aussi bien en République démocratique du Congo qu’à travers l’Afrique et la diaspora.

Dans un paysage musical marqué par la disparition de monuments tels que Franco Luambo, Tabu Ley Rochereau, Madilu Système, Lutumba Simaro, Pépé Kalé, Kester Emeneya, Papa Wemba et tant d’autres, Ferré Gola s’est affirmé comme l’un des principaux gardiens du temple de la rumba. Héritier d’une tradition musicale prestigieuse, il a su moderniser le genre sans en trahir l’essence, perpétuant ainsi l’héritage des grands maîtres tout en imprimant sa propre signature artistique.

À 50 ans, celui que ses admirateurs surnomment « Jesus des nuances » demeure une valeur sûre et un pilier pour la rumba congolaise. Sa constance, sa créativité et son attachement aux racines culturelles font de lui un artiste dont la musique continue d’inspirer et de rassembler. Plus que jamais, la scène congolaise a besoin de sa voix singulière pour porter haut les couleurs d’un patrimoine musical riche et intemporel.

Voldy Matiafu

Kinshasa : L’avenue Trois Vallées rouverte après travaux à Ngaliema

L’avenue Trois Vallées, située dans la commune de Ngaliema, dans l’ouest de Kinshasa, a été officiellement rouverte à la circulation ce lundi 2 mars 2026, après l’achèvement des travaux de construction. L’annonce a été faite à travers un communiqué du ministère provincial des Infrastructures consulté par Netic-news.net.

Selon ce document, le ministère provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat de la ville de Kinshasa informe la population kinoise, et particulièrement les usagers de la route, de la remise en service de cette artère stratégique. Les travaux ont été réalisés dans le cadre du programme de réhabilitation et de modernisation de la voirie urbaine lancé par le Gouvernement provincial.

Cette réouverture vise à fluidifier la circulation dans cette partie de la capitale et à améliorer les conditions de mobilité des habitants. Les autorités provinciales entendent, à travers ce programme, poursuivre les efforts de modernisation des infrastructures routières afin de répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation et à la densité du trafic à Kinshasa.

Fulgence Mavula