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Kinshasa : La CENCO ouvre le Carême par un appel à l’humilité et à la conversion

La ville de Kinshasa a vibré, ce mercredi 18 février 2026, au rythme de la messe des Cendres, marquant l’ouverture du Carême et de la session ordinaire du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Dans son homélie, son président, Fulgence Muteba, a exhorté les fidèles à une conversion sincère, loin de toute ostentation.

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer », a-t-il lancé, invitant les chrétiens à se garder des « pièges de la gloire et du pouvoir » et à rechercher avant tout le Royaume de Dieu.

L’archevêque de Lubumbashi a présenté ces quarante jours comme une véritable « école » spirituelle pour recentrer sa vie sur l’essentiel à travers trois dimensions : le retour à soi pour reconnaître sa fragilité, le retour à Dieu par la prière et le retour vers les autres par l’aumône. Il a mis en garde contre la tentation de reléguer Dieu à la dernière place des projets personnels au profit de pratiques religieuses superficielles destinées à susciter l’admiration. Ce temps de pénitence, a-t-il insisté, doit conduire à détourner le regard des richesses temporelles pour se tourner vers les plus vulnérables.

Parallèlement à cette entrée en Carême, les évêques ont entamé deux semaines de travaux consacrés à l’analyse du contexte socio-pastoral en République démocratique du Congo. À l’ordre du jour figurent l’examen des bilans financiers, les rapports des commissions, ainsi que des discussions stratégiques sur la transformation de l’IFOD en institution bancaire et des échanges avec le ministre de la Santé. Cette session vise à ajuster les orientations pastorales de l’Église face aux défis actuels du pays et à pourvoir aux postes vacants au sein des services centraux de la CENCO.

Guyvenant Misenge

Kwilu : Le chantier du stade moderne d’Idiofa atteint 21 % d’exécution

Les travaux de construction du stade moderne d’Idiofa, dans la province du Kwilu, affichent un taux d’exécution physique de 21 % en ce mois de février 2026. Selon un communiqué de l’Agence congolaise de grands travaux (ACGT) consulté ce 19 février 2026 par Netic-News, ce projet d’envergure est exécuté par la firme chinoise Sinohydro 14 dans le cadre du programme de coopération sino-congolais. Lancé en juin 2025 sous la supervision du ministère des Infrastructures et Travaux publics, cet ouvrage vise à doter la région d’une infrastructure sportive aux normes internationales.

Sur le plan technique, des avancées significatives ont été enregistrées au début du mois de février, notamment le nivellement complet du site ainsi que l’achèvement des systèmes d’assainissement et des murs de clôture périmétriques. Actuellement, les équipes de génie civil se concentrent sur le coulage en béton armé des colonnes structurelles et le montage des échafaudages métalliques. Ces dispositifs sont préalables au coffrage des gradins des zones 4, 5 et 6, secteurs clés destinés à accueillir le grand public.

Au-delà de sa fonction sportive, ce futur stade est présenté par l’ACGT comme un véritable levier de développement et d’innovation pour le sud-ouest de la République démocratique du Congo. Les parties prenantes ont réaffirmé leur engagement à respecter les délais contractuels pour livrer un édifice symbolisant la modernisation des infrastructures provinciales. Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de transformation urbaine pilotée par l’État congolais et ses partenaires techniques.

Guyvenant Misenge

Haut-Lomami : à Kamina, l’Agence Congolaise de Grands Travaux relance les travaux d’adduction d’eau

Les travaux de la deuxième phase du projet de l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Kamina, dans la province du Haut-Lomami, ont officiellement été relancés le mercredi 18 février 2026. Selon un communiqué de l’Agence Congolaise de Grands Travaux (ACGT), cette étape cruciale vise à sécuriser l’approvisionnement en eau de la ville. Les équipes techniques s’attellent actuellement à l’excavation pour la pose d’une conduite en fonte ductile de 5 400 mètres, destinée à relier l’usine de traitement au château d’eau existant.

Sur le plan technique, le complexe s’appuie sur un processus rigoureux de potabilisation de l’eau captée dans la rivière Lovoï. Le cycle comprend plusieurs étapes essentielles : le pré-traitement par dégrillage, l’aération pour l’élimination des gaz, ainsi que la clarification par coagulation et filtration avant la désinfection finale. Outre l’adduction d’eau, cette phase finale inclut la sécurisation du site par un mur de clôture, l’électrification via une ligne moyenne tension et la construction d’infrastructures annexes nécessaires au bon fonctionnement de l’ouvrage.

Ce projet d’envergure, fruit du programme sino-congolais exécuté par la société CREC8, est placé sous la supervision du ministère des Infrastructures et Travaux publics. Afin d’optimiser l’impact social de l’ouvrage, les experts préconisent une collaboration étroite avec la REGIDESO. Cette synergie permettrait notamment de réhabiliter les anciens circuits de pompage pour desservir efficacement les quartiers en pleine expansion, garantissant ainsi un accès durable à l’eau potable pour l’ensemble de la population de Kamina.

Guyvenant Misenge

Kasaï-Central : Le centre de santé Kambulu 1 à Kazumba confronté à un grave manque d’équipements et de personnel

Le groupement de Bena Nganza, situé à Kambulu antenne, dans le secteur de Bulungu, territoire de Kazumba (province du Kasaï-Central), tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante du centre de santé Kambulu 1, relevant de la zone de santé de Mikalayi. Dans un message d’alerte lancé mercredi 18 février 2026, Gentil Basuekuamba wa Tshidimu, habitant de la localité, dénonce des conditions de prise en charge qu’il qualifie d’inhumaines, notamment pour les femmes en couches et les nouveau-nés.

Selon son témoignage, le centre ne disposerait que d’un seul infirmier pour couvrir l’ensemble des besoins sanitaires de la population. Il ferait également face à un manque criant d’équipements essentiels, tels que des lits, des matelas et des moustiquaires. Des femmes venant d’accoucher seraient contraintes de dormir à même le sol, tandis que d’autres partageraient un lit exigu avec leurs nouveau-nés. Les nourrissons, privés de moustiquaires, seraient exposés aux piqûres de moustiques et aux risques de maladies, une situation qui, selon le témoin, met en danger la vie des mères et des enfants.

Des soupçons de détournement de matériels destinés au centre sont également évoqués, bien qu’aucune preuve formelle n’ait été rendue publique à ce stade. Les habitants réclament l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités, si ces allégations se confirment. Ils appellent par ailleurs les autorités politico-administratives, le ministère de la Santé, les élus de Kazumba ainsi que les organisations humanitaires à intervenir en urgence, soulignant également le déficit d’infrastructures de base, notamment l’accès à l’eau potable et la nécessité de construire un nouveau centre de santé.

Fabrice Kabamba

Partenariat AS Monaco–RDC : Le ministère des Sports dément les accusations du journal français L’Équipe

Le ministère des Sports et Loisirs de la République démocratique du Congo (RDC), dirigé par Didier Budimbu, a réagi ce mercredi 18 février aux informations publiées par le journal français L’Équipe au sujet du partenariat entre la RDC et AS Monaco. Dans une mise au point officielle, le ministère précise que la transmission d’une plainte par le Parquet national financier aux autorités monégasques relève d’une procédure strictement administrative. Selon lui, cette démarche ne constitue ni une mise en examen, ni l’ouverture d’une procédure judiciaire, encore moins une reconnaissance de faits répréhensibles.

Le ministère rejette catégoriquement toute allégation de détournement de fonds, de blanchiment ou de corruption. Il affirme que le partenariat conclu avec l’AS Monaco a été validé par les instances gouvernementales compétentes et exécuté dans le strict respect des règles financières, contractuelles et budgétaires en vigueur. Toute interprétation contraire est jugée infondée et attentatoire à l’image de l’institution, qui dit rester déterminée à défendre l’intégrité de ses projets sportifs.

Au-delà de cette mise au point, le ministère rappelle que sa priorité demeure le développement du sport congolais et la qualification de la sélection nationale à la Coupe du monde. Il présente ce partenariat comme un levier stratégique pour le rayonnement international du football congolais et un engagement en faveur de la transparence. Les autorités appellent les médias à faire preuve de responsabilité et à privilégier des informations fondées sur des faits vérifiés plutôt que sur des spéculations.

Voldy Matiafu

RDC : Le Ministre John Banza et l’UNOPS signent un protocole d’accord pour l’aboutissement des projets infrastructurels

Le ministère des infrastructures et travaux publics, John Banza et l’UNOPS, ont procédé, ce mercredi 18 février 2026, à la signature d’un protocole d’accord, sur la reconstruction des infrastructures en République Démocratique du Congo. Ce partenariat vise à transformer le paysage infrastructurel du pays, tout en renforçant les capacités locales. Il est également la consécration d’une vision commune : celle d’une infrastructure robuste au service du citoyen congolais.

Le mémorandum d’entente signé entre les deux entités ne se contente pas de vagues promesses ; il s’articule autour de quatre axes prioritaires destinés à produire des résultats tangibles de développement et réhabilitation. Un accent particulier sera mis sur la construction de nouvelles infrastructures et la remise en état des ouvrages existants à travers le territoire national. L’objectif est clair : apprendre de la mise en œuvre sur le terrain pour ajuster et renforcer continuellement la collaboration.

L’UNOPS, forte de son expertise internationale, s’engage à renforcer les capacités des institutions congolaises en matière de normes et de méthodes de construction. Mutualiser les efforts pour faire de l’infrastructure un véritable levier de croissance économique, utilisant les projets (notamment routiers) pour désenclaver les régions, réduire la pauvreté et faciliter l’accès aux services sociaux de base (santé, éducation). En s’alliant à l’expertise technique de l’UNOPS, le ministère des ITP s’offre un partenaire de choix pour accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) en RDC.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Fayulu ouvre la porte à la Commission Vérité et Réconciliation du CIC

Les responsables du Conseil interreligieux congolais (CIC) ont rencontré, ce mercredi 18 février 2026, l’opposant Martin Fayulu, président de la plateforme Lamuka, pour lui présenter leur projet de Commission Vérité et Réconciliation. Cette initiative vise à apaiser le climat sociopolitique en République démocratique du Congo.

À l’issue des échanges, l’archevêque Dodo Kamba s’est félicité de l’ouverture affichée par l’opposant, estimant qu’un tel cadre pourrait favoriser un dialogue national véritablement inclusif. Selon lui, la démarche du CIC se veut au-dessus des clivages politiques. De son côté, Martin Fayulu aurait formulé plusieurs recommandations destinées à encadrer le processus, notamment sur les garanties d’indépendance et de transparence, conditions qu’il juge essentielles à la crédibilité de la future commission.

Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations engagées par le CIC. Les responsables religieux ont déjà échangé avec André Mbata, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, dans le but d’élargir l’adhésion autour du projet.En multipliant ces contacts, le Conseil interreligieux congolais entend bâtir un consensus national dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes et une situation sécuritaire fragile.

Jérémie Ngunga Léman

Kananga : La LUCHA exprime son ras-le-bol face à la majoration des prix des tickets dans les marchés

Les militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section du Kasaï Central, ont exprimé leur ferme opposition, face à la majoration des prix des tickets journaliers, observée dans plusieurs marchés de Kananga, notamment au marché Ofida. Lors d’une intervention, ce mercredi 18 février 2026, Benjamin Kapena Kadiebue, l’un des militants du mouvement, a condamné cette décision qu’il juge inopportune.

« Nous traversons une période très critique où les conditions de vie sont particulièrement difficiles. La majorité de la population vit au taux du jour », a-t-il déclaré.

Selon les constats effectués par ces activistes, le ticket journalier exigé aux vendeurs, qui variait auparavant entre 200 et 300 francs congolais, est désormais fixé à 500 FC. Une hausse brusque que les militants qualifient d’Insupportable pour les petits commerçants. Cette augmentation suscite une vive indignation parmi les marchandes, communément appelées « mamans marchandes », qui affirment éprouver d’énormes difficultés à faire face à cette nouvelle tarification dans un contexte économique déjà précaire.

Par ailleurs, les militants déplorent le fait que, malgré le paiement quotidien des tickets, les infrastructures de plusieurs marchés de la ville ne répondent pas aux normes d’hygiène requises. Une situation qui, selon eux, expose les usagers à des risques sanitaires, notamment des maladies d’origine hydrique.

Le mouvement appelle ainsi les élus communaux à s’impliquer activement, en menant un plaidoyer auprès du bourgmestre de la commune concernée, afin qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais. L’objectif, selon la LUCHA, est de permettre aux commerçantes de poursuivre leurs activités dans des conditions supportables et de garantir à la population un accès abordable aux produits de première nécessité.

Fabrice Kabamba

Sud-Kivu : Trois creuseurs artisanaux meurent dans un éboulement de terre au carré minier de Kisasa à Shabunda

Trois creuseurs artisanaux tous du quartier Cité Lupimbi à Shabunda, prénommés Rex, Akili et Dunia, sont morts dans un éboulement survenu au carré minier de Kisasa, dans la journée du mardi 17 février 2026.

Ces creuseurs étaient en plein travail quand ils ont été surpris par cet éboulement, selon les informations confirmées par le Cadre Permanent de Réflexion pour le Développement de Shabunda (CPRDS).

La structure déplore la disparition de ces jeunes vies qui constituent une perte énorme pour Shabunda et lance un appel pressant à tous les jeunes à faire preuve de vigilance et de prudence face à certaines pratiques à haut risque, notamment dans les carrières, afin d’éviter que de tels drames ne se répètent. Actuellement tous les corps ont été retirés des décombres à Shabunda.

Jamely Timothée Kayembe

Kananga : L’effondrement d’une maison à Kamuandu fait plusieurs morts dont une femme enceinte

Un drame a eu lieu dans la soirée de ce mercredi 18 février 2026, sur l’avenue Kamuandu, dans la commune de Ndesha, à Kananga chef-lieu de la province du Kasaï-Central. Une maison d’habitation s’est écroulée dans un ravin, causant la mort de plusieurs personnes, parmi lesquelles une femme enceinte et d’importants dégâts matériels enregistrés.

Selon les témoignages recueillis auprès des riverains, l’effondrement est survenu aux heures vespérales, provoquant une vive panique dans le quartier. Alertés par le bruit de l’écroulement et les cris, des habitants se sont spontanément mobilisés pour porter secours aux victimes, avant l’arrivée des services compétents. Les causes exactes du sinistre ne sont pas encore officiellement établies.

Toutefois, plusieurs habitants évoquent la fragilité du sol dans cette zone marquée par des ravins actifs, combinée à la proximité des habitations construites en bordure d’érosion. Les récentes pluies enregistrées dans la région auraient également contribué à fragiliser davantage le terrain. Des autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et envisager des mesures d’urgence. Une enquête pourrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’effondrement et d’évaluer les responsabilités éventuelles.

Fabrice Kabamba