La ville de Kinshasa a vibré, ce mercredi 18 février 2026, au rythme de la messe des Cendres, marquant l’ouverture du Carême et de la session ordinaire du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Dans son homélie, son président, Fulgence Muteba, a exhorté les fidèles à une conversion sincère, loin de toute ostentation.
« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer », a-t-il lancé, invitant les chrétiens à se garder des « pièges de la gloire et du pouvoir » et à rechercher avant tout le Royaume de Dieu.
L’archevêque de Lubumbashi a présenté ces quarante jours comme une véritable « école » spirituelle pour recentrer sa vie sur l’essentiel à travers trois dimensions : le retour à soi pour reconnaître sa fragilité, le retour à Dieu par la prière et le retour vers les autres par l’aumône. Il a mis en garde contre la tentation de reléguer Dieu à la dernière place des projets personnels au profit de pratiques religieuses superficielles destinées à susciter l’admiration. Ce temps de pénitence, a-t-il insisté, doit conduire à détourner le regard des richesses temporelles pour se tourner vers les plus vulnérables.

Parallèlement à cette entrée en Carême, les évêques ont entamé deux semaines de travaux consacrés à l’analyse du contexte socio-pastoral en République démocratique du Congo. À l’ordre du jour figurent l’examen des bilans financiers, les rapports des commissions, ainsi que des discussions stratégiques sur la transformation de l’IFOD en institution bancaire et des échanges avec le ministre de la Santé. Cette session vise à ajuster les orientations pastorales de l’Église face aux défis actuels du pays et à pourvoir aux postes vacants au sein des services centraux de la CENCO.
Guyvenant Misenge
