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Kinshasa : Les motocyclistes devront suivre une formation au code de la route avant l’obtention de leur permis

Les motocyclistes de la ville province de Kinshasa, sont attendus dans une formation sur le code de la route dans les jours à venir, bien avant l’octroi de leurs permis de conduire. Lors d’un entretien accordé ce mercredi 18 février 2026, Jean-Marie Kasongo, président des motocyclistes de Kinshasa, a réitéré une demande pressante : « Avant toute délivrance de permis, les conducteurs (Wewa), doivent obligatoirement suivre une formation au code de la route, sanctionnée par un brevet. »

Cette mesure, selon lui, permettrait de sensibiliser les motocyclistes aux règles de sécurité routière, de réduire les comportements dangereux et de limiter le nombre d’accidents quotidiens impliquant ces engins. Dans une ville où les embouteillages sont une réalité quotidienne et où les accidents de la route font régulièrement des victimes, cette proposition vise à apporter un cadre plus strict à un secteur informel, mais essentiel à la mobilité urbaine.

Les motocyclistes qui sont dans les rues de Kinshasa sont devenus un moyen de transport indispensable pour des milliers de Kinois. Pourtant, leur conduite souvent anarchique, circulation en sens interdit, non-respect des feux rouges et stationnement intempestif alimente les tensions avec les autres usagers de la route et multiplie les risques d’accidents.

Jamely Timothée Kayembe

Tournoi Uniffac U17 : Le match RDC–Guinée équatoriale suspendu après l’invalidation de six joueurs

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L’Union des Fédérations de football d’Afrique centrale (Uniffac) a annoncé l’annulation provisoire du match d’ouverture de son tournoi des moins de 17 ans (U17) opposant la République démocratique du Congo (RDC) à la Guinée équatoriale. La rencontre, initialement prévue ce mercredi, est suspendue à la suite de la déclaration de non-éligibilité de six joueurs équato-guinéens, à l’issue des examens médicaux effectués dans le cadre des contrôles réglementaires.

Dans un communiqué consulté mercredi 18 février par Netic-news.net, l’instance sous-régionale précise qu’après les tests réalisés, l’équipe de la Guinée équatoriale compte six joueurs déclarés non éligibles. Or, le règlement de la compétition fixe la limite maximale autorisée à trois joueurs. Cette situation place donc la sélection équato-guinéenne en infraction par rapport aux dispositions encadrant le tournoi qualificatif.

Le document, signé par le directeur exécutif intérimaire de l’Uniffac, Remy Marthial N’Nang, souligne que cette décision conservatoire intervient dans l’attente d’une suite à donner au dossier, conformément aux textes en vigueur. L’Uniffac réaffirme, à travers ce communiqué, son attachement au respect strict des règlements, à l’équité sportive et à l’intégrité des compétitions organisées sous son égide.

Fulgence Mavula

Coopération bilatérale : Jean-Pierre Bemba échange avec l’ambassadeur de Suède sur les défis du transport en RDC

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Le Vice-Premier Ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, a reçu mardi 17 février, l’Ambassadeur de Suède accrédité en RDC, Joakim Vaverka.

Les discussions ont tourné sur le renforcement de la coopération entre la RDC et le Royaume de Suède, principalement dans le secteur des transports.

L’ambassadeur Suédois Joakim Vaverka a réitéré l’engagement de son pays à consolider et à diversifier les partenariats bilatéraux dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

La RDC fait face à plusieurs contraintes dans le secteur de Transports notamment un effectif minime des engins aux différentes voies dont terrestre, maritime, ferrée et aérienne. L’état de certaines voies posent également problème pour une bonne navigation ou circulation.

Bienvenu Musoy

RDC : Jean-Pierre Bemba interdit l’usage des feux LED non conformes sur les routes congolaises

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Dans un communiqué publié ce mercredi 18 février, le Vice-premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, interdit l’utilisation d’autres feux que ceux prescrits par la Loi n°78/022 du 30 août 1978 portant nouveau Code de la route, de faire usage des feux qui entravent la visibilité du véhicule aux autres usagers de la route, particulièrement l’éclairage à technologie LED, souvent utilisée à l’avant du véhicule par les conducteurs, sans respect des normes.

Jean-Pierre Bemba invite les concernés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour s’aligner derrière cette nouvelle mesure qui entre en vigueur le 1er mars.

Le VPM des Transports instruit les services compétents de l’État de veiller au respect strict de cette disposition surtout toute l’étendue du territoire national.

L’utilisation de la lumière LED a été la cause de certains accidents surtout sur les tronçons à deux bandes comme la route qui mène vers le Kongo-central ou le Grand-Bandundu, où des grands camions utilisent des LEDs ayant une grande capacité d’éclairage, ce qui empêche la visibilité des autres conducteurs dans le sens inverse.

L’utilisation de l’éclairage LED est également soutenue par les conducteurs sur base du manque de l’éclairage public sur plusieurs axes routiers.

Bienvenu Musoy

Sud-Kivu : 16,4 millions FC destinés aux enseignants braqués sur l’axe Makese–Shabunda

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Un nouveau cas d’insécurité a frappé le secteur éducatif dans la province du Sud-Kivu. Une somme de 16.450.000 francs congolais, destinée au paiement des salaires du mois de janvier 2026 des enseignants de Kigulube, a été emportée lors d’un braquage armé perpétré mardi 17 février 2026 sur l’axe reliant Makese au territoire de Shabunda.

La nouvelle a été rapportée le même jour par la Société civile du Sud-Kivu. Selon Félicien Ramazani Piani, ces fonds étaient destinés à quatre écoles primaires et à une école maternelle de la localité de Kigulube. Les porteurs de fonds ont été interceptés dans l’après-midi par des hommes armés qui ont emporté la totalité de la somme, ainsi que des téléphones portables et d’autres biens de valeur.

Cet acte criminel survient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans l’Est de la République démocratique du Congo, où l’insécurité continue de perturber les activités socioéconomiques, notamment dans les zones rurales enclavées. Les enseignants des établissements concernés appellent les autorités compétentes à diligenter des enquêtes afin d’identifier les auteurs du braquage et à renforcer les dispositifs de sécurité pour garantir la régularité et la sécurisation du paiement des salaires du personnel éducatif dans cette région.

Rodriguez Kikamba

Nord-Kivu : Aimé Boji en mission parlementaire au cœur d’une province sous tension

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En pleine trêve parlementaire, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, est attendu ce jeudi 19 février dans la province du Nord-Kivu, marquée par l’occupation de certains territoires par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise. Cette visite intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les affrontements persistent malgré les initiatives diplomatiques en cours.

 

Selon un communiqué de la Chambre basse du Parlement publié mercredi 18 février, le président de l’Assemblée nationale est porteur d’un message de paix, de compassion et d’espoir à l’endroit des populations affectées par des décennies de conflits armés et d’agressions répétées. Cette mission s’inscrit dans une démarche de solidarité institutionnelle envers les communautés durement éprouvées par l’insécurité.

 

Le speaker sera accompagné de plusieurs élus nationaux et provinciaux originaires de cette partie du pays. Au cours de son séjour, Aimé Boji Sangara prévoit des échanges avec les autorités locales, dans un esprit d’écoute et de proximité, en vue de renforcer la mobilisation en faveur du rétablissement de la paix, de la sécurité et du développement durable dans la région.

Fulgence Mavula

Est de la RDC : un cadre de l’Union sacrée interpelle Judith Suminwa sur l’urgence d’endiguer les massacres attribués aux ADF

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Dans une correspondance officielle adressée à la Première ministre Judith Suminwa, Jules Vayikehya, secrétaire général du parti AVRP du ministre Muhindo Nzangi, alerte sur la gravité persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans cette lettre parvenue à la presse ce mercredi 18 février, il décrit une réalité marquée par des massacres répétés dans les territoires de Beni, Lubero, Irumu et Mambasa, où les populations vivent depuis plus d’une décennie sous la menace permanente d’attaques armées. Il dénonce une tragédie humaine insuffisamment mise au centre des débats nationaux et met en garde les autorités contre le sentiment d’abandon qui gagne les communautés victimes de ces violences.

Ces exactions sont attribuées aux Allied Democratic Forces (ADF), un groupe armé d’origine ougandaise implanté dans la région depuis le début des années 2000. Depuis 2017, ce mouvement s’est rapproché de État islamique, devenant sa branche en Afrique centrale, ce qui a renforcé son ancrage local et sa capacité de nuisance contre les civils. Selon des données relayées par la société civile, plus de 15 000 personnes auraient été tuées depuis 2014, sans compter les enlèvements, les pillages et les déplacements massifs de populations. Depuis le début de l’année en cours, plus de 80 civils auraient encore péri dans de nouvelles attaques attribuées aux mêmes assaillants.

Dans son message, Jules Vayikehya estime que les capacités militaires de la RDC se sont améliorées ces dernières années et que les moyens existent pour engager une riposte plus efficace. Il appelle la cheffe du gouvernement à instruire les services compétents afin de faire de cette zone une priorité sécuritaire nationale, pour soulager les populations meurtries. Pour lui, l’enjeu dépasse la seule protection des civils : il s’agit également de restaurer l’autorité de l’État et de préserver la crédibilité des institutions face à une insécurité persistante.

Charles Mapinduzi

Nord-Kivu : plus de 2 000 détenus pour 250 places à la prison de Kangbayi, la société civile de Beni tire la sonnette d’alarme

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La prison de Kangbayi, située dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, connaît une surpopulation carcérale alarmante. Conçue pour accueillir 250 pensionnaires, cette maison pénitentiaire héberge aujourd’hui plus de 2 000 détenus, un chiffre inédit depuis deux décennies. La promiscuité y est devenue la règle, tandis que plus de 200 détenus attendent toujours leur audition sans avoir consulté leur procès-verbal.

L’alerte a été lancée mercredi 18 février 2026 par la société civile locale. Son représentant, Alphonse Numbi, dénonce de graves violations des droits des détenus et appelle à l’intervention urgente des autorités judiciaires, notamment la Cour de cassation et le ministère de la Justice et Garde des Sceaux. Il pointe du doigt des dysfonctionnements au niveau de l’auditorat militaire et de la Police.

« Il y a un problème au niveau de l’auditorat et même au niveau de la Police. Des personnes sont arrêtées pour des faits punissables de moins de trois ans, comme le prévoit l’ordonnance-loi modifiant l’état de siège, mais elles sont systématiquement déférées à l’auditorat supérieur. Le parquet civil accorde parfois la liberté provisoire, mais les mêmes personnes sont ensuite de nouveau arrêtées par l’auditorat », a-t-il déclaré. La société civile appelle le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, à diligenter une mission à Beni afin de désengorger la prison, où de nombreux détenus croupissent pour des faits jugés bénins.

Rodriguez Kikamba

Kisangani : des militaires français présents pour former les FARDC, selon l’ambassade de France

La présence de militaires français à Kisangani, révélée par des images largement relayées sur les réseaux sociaux, a provoqué un vif débat en République démocratique du Congo.

Face aux interrogations, l’Ambassade de France à Kinshasa a confirmé qu’il s’agit d’un déploiement encadré par la coopération militaire bilatérale entre les deux États.

Dans un communiqué rendu public le mardi 17 février 2026, la représentation diplomatique précise que cette mission se déroule « à la demande des autorités congolaises » et s’inscrit dans un cadre officiel et transparent. Il ne s’agit ni d’une opération clandestine ni d’une intervention dissimulée, mais d’activités de formation planifiées sur le territoire congolais. L’armée française intervient ainsi de manière ponctuelle pour former et renforcer les capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Ces actions relèvent d’accords institutionnels existants et sont communiquées par les canaux diplomatiques habituels. Cette coopération militaire n’est pas nouvelle, des officiers congolais participent régulièrement à des stages et programmes de formation en France, dans le cadre d’échanges bilatéraux structurés. Malgré les polémiques suscitées en ligne, Paris réaffirme que ce partenariat respecte strictement la légalité et la transparence prévues par les accords conclus entre les deux pays.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Félix Tshisekedi obtient un soutien renforcé de l’Union européenne face à la crise à l’Est

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo consolide le front diplomatique autour de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo. En recevant le mardi 17 février à Kinshasa la Commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, le chef de l’État a obtenu l’annonce d’une aide humanitaire de 81,2 millions d’euros ainsi que la mise en place d’un pont humanitaire dès la semaine prochaine. Ce soutien financier et logistique vise à répondre à l’urgence humanitaire qui frappe les populations affectées par les violences armées.

Au cours de leurs échanges à la Cité de l’Union africaine, la responsable européenne a transmis « un message de solidarité de l’Union européenne envers la RDC » et réaffirmé « un engagement sur le long terme ». La rencontre a permis d’aborder les mécanismes de coordination entre l’Union européenne, le gouvernement congolais et les acteurs humanitaires, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité de l’assistance sur le terrain et d’assurer une réponse adaptée à l’ampleur des besoins.

Au-delà de l’aide, la dimension diplomatique s’impose comme un levier majeur. « Je vais aussi constater la situation humanitaire, ensuite je me rendrai au Rwanda ; là, je souhaite mettre les autorités devant leur responsabilité », a déclaré la Commissaire, annonçant également une visite à Goma pour échanger avec les responsables du M23 et « demander que le respect du droit international humanitaire soit respecté et que notre aide humanitaire puisse être délivrée dans les temps ». L’Union européenne affiche ainsi une posture combinant appui concret à Kinshasa et exigence de responsabilité régionale.

Cedrick Katay