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RDC : Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa en mission de 72 heures à Mbujimayi

Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, est arrivé mardi 17 février à Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, pour une mission officielle de 72 heures. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de sa politique de justice de proximité et d’itinérance à travers les provinces de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources administratives.

À travers cette visite, le Garde des Sceaux entend s’imprégner du fonctionnement des juridictions ainsi que de l’administration de la justice dans cette partie du pays. L’objectif affiché est d’identifier les principaux défis auxquels font face les magistrats et les auxiliaires de justice, en vue de proposer des pistes d’amélioration au bénéfice des justiciables.

Au cours de son séjour, Guillaume Ngefa prévoit notamment l’inspection des services pénitentiaires et judiciaires. Son agenda comprend également des séances de travail avec les autorités provinciales et les différents acteurs du secteur judiciaire, afin de renforcer la coordination institutionnelle et d’évaluer les besoins prioritaires en matière de gouvernance judiciaire.

Fulgence Mavula

Kinshasa : L’Union européenne réaffirme son soutien à la clinique Panzi dirigée par Denis Mukwege

Dans le cadre de sa politique de proximité et de soutien aux victimes, la commissaire européenne Hadja Lahbib a visité mardi 17 février la clinique Panzi de Kinshasa, dirigée par le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege. Située au quartier Macampagne Joli Parc dans la commune de Ngaliema, la structure offre une prise en charge gratuite aux femmes victimes de violences sexuelles et basées sur le genre, venant de différentes provinces de la RDC. À son arrivée, la délégation européenne a été accueillie par le personnel médical avant d’être informée des missions, réalisations et défis de la clinique.

Lors d’un échange confidentiel avec plusieurs patientes, Mme Lahbib a été profondément touchée par leurs témoignages, rappelant que les violences sexuelles touchent toutes les régions du pays, pas seulement l’Est. Elle a assuré que l’Union Européenne chercherait à consolider son soutien, notamment pour la réinsertion socio-économique des victimes, certaines venant de Maluku, où le conflit entre Teke et Yaka a causé de nombreuses violences.

Le docteur Eddy Mugisho Maroy a présenté l’historique de la clinique Panzi, ouverte le 12 mars 2020 grâce à l’appui d’Affaires mondiales Canada et aux fonds du prix Nobel de Denis Mukwege. Depuis son ouverture, la structure a accompagné 2 141 personnes, dont 841 survivants de violences basées sur le genre, et assuré la réinsertion de 300 femmes. La clinique propose quatre services principaux médical, psychologique, juridique et réinsertion socio-économique pour un accompagnement complet des victimes.

Fulgence Mavula

Kasaï Central : La voie ferrée coupée à Demba après une nouvelle érosion à Benaleka

La voie ferrée est de nouveau menacée par une tête d’érosion à Benaleka, dans le territoire de Demba, province du Kasaï Central. Cette situation survient à peine un mois après les travaux de réhabilitation du chemin de fer lancés par l’Office de voirie et drainages (OVD). Les travaux n’ayant pas été achevés, les récentes pluies qui se sont abattues dans cette partie de la province ont emporté le remblai posé, entraînant l’interruption du trafic ferroviaire entre le Kasaï et le Kasaï Central.

L’annonce a été faite mardi 17 février 2026 par Gaston Tshipungu, membre de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC). Selon lui, la situation s’est aggravée vendredi dernier après une pluie de plus de cinq heures dans la commune rurale de Benaleka. Il redoute une pénurie de produits de première nécessité et appelle les autorités compétentes à intervenir en urgence pour remblayer le ravin et rétablir le trafic.

De leur côté, les responsables de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC SA), région Nord, indiquent que l’entreprise est déjà à l’œuvre pour résoudre le problème et permettre la reprise rapide de la circulation des trains.

Rodriguez Kikamba

Drame à Lomami : La foudre fait 5 victimes dont un agent de la PNC à Mwene Ditu

La pluie qui s’est abattue lundi 16 février 2026 dans la province de Lomami n’a pas été la bienvenue dans plusieurs coins, où la foudre a causé la mort d’au moins cinq personnes, dont trois enfants d’une même famille. D’après la presse locale, trois enfants foudroyés sont sur le champ au village Mitombe, situé dans le groupement de Lutobo, secteur de Bakalebwe en territoire de Lubao. Les victimes s’étaient rendues à Mitombe pour des raisons scolaires. Ce village se trouve à environ trois kilomètres de Lumposhi, leur village d’origine.

Les habitants, sous le choc, évoquent une décharge électrique violente survenue en pleine averse, ne laissant aucune chance aux jeunes élèves. La pluie a ensuite poursuivi son passage meurtrier à Mwene Ditu la deuxième ville de la province. Ici, un agent de la Police nationale congolaise, identifié comme Tshizanga Tshiza, a été foudroyé alors qu’il assurait son service au poste de Mukaya, dans la commune de Musadi. Selon des témoins, un éclair soudain l’a frappé en pleine pluie, provoquant sa mort immédiate. Originaire de Bakwa Mulumba, dans le territoire de Ngandajika, le policier était père de famille. Il laisse derrière lui une veuve et plusieurs orphelins. Son corps a été acheminé à la morgue de Bukasa.

À Mulundu dans le territoire de Luilu, au quartier Matobo 1, une fillette de 4 ans a aussi perdu la vie lors de cette même pluie. Selon les sources locales , elle jouait dehors avec d’autres enfants lorsque de violents éclairs ont éclaté pendant l’averse. L’enfant a été frappée et est décédée sur place. Un garçon présent au moment des faits a également été touché. Il a été rapidement conduit dans une structure sanitaire locale pour recevoir des soins.

Jamely Timothée Kayembe

Tshikapa : la mairie accorde une semaine aux occupants pour quitter le marché central de Kamalenga

Le Maire de la Ville de Tshikapa chef-lieu de la province du Kasaï, Faustin Lumuluabo Wetu, a lancé un ultimatum aux commerçants et non commerçants occupant le marché central de Kamalenga. Dans un communiqué officiel rendu public ce mardi 17 février 2026, il leur ordonne de quitter les lieux dans un délai d’une semaine. Selon lui, le marché n’est pas un lieu de désordre, et il est impératif de mettre fin aux irrégularités constatées. Il invite donc les personnes ayant des réclamations à faire, de se présenter à l’Hôtel de Ville de Tshikapa avant la démolition prévue.

Les occupants du marché sont donc invités à régulariser leur situation dans le délai imparti pour éviter des sanctions. La démolition des installations anarchiques est prévue après l’expiration du délai, et les autorités locales sont prévenues à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le respect de la loi.

Contrainte de collaborer avec les autorités pour le bon déroulement des opérations, la population se retrouve devant un dilemme surtout pour les commerçants qui n’ont que cette activité pour survivre et assurer les responsabilités de leurs familles respectives.

Jamely Timothée Kayembe

Tshikapa : La mairie accorde une semaine aux occupants pour quitter le marché central de Kamalenga

Le Maire de la Ville de Tshikapa chef-lieu de la province du Kasaï, Faustin Lumuluabo Wetu, a lancé un ultimatum aux commerçants et non commerçants occupant le marché central de Kamalenga. Dans un communiqué officiel rendu public ce mardi 17 février 2026, il leur ordonne de quitter les lieux dans un délai d’une semaine. Selon lui, le marché n’est pas un lieu de désordre, et il est impératif de mettre fin aux irrégularités constatées. Il invite donc les personnes ayant des réclamations à faire, de se présenter à l’Hôtel de Ville de Tshikapa avant la démolition prévue.

Les occupants du marché sont donc invités à régulariser leur situation dans le délai imparti pour éviter des sanctions. La démolition des installations anarchiques est prévue après l’expiration du délai, et les autorités locales sont prévenues à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le respect de la loi.

Contrainte de collaborer avec les autorités pour le bon déroulement des opérations, la population se retrouve devant un dilemme surtout pour les commerçants qui n’ont que cette activité pour survivre et assurer les responsabilités de leurs familles respectives.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : 64 millions de Congolais vivent avec moins de 5 680 FC par jour, selon l’INS

En République démocratique du Congo, la pauvreté continue de frapper une large frange de la population. D’après une étude récente de l’Institut national de la statistique (INS) couvrant la période 2024-2025, plus de 64 millions de personnes sur environ 94 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 5 680 francs congolais par jour pour subvenir aux besoins essentiels. L’enquête révèle également que l’écart moyen entre le revenu réel des personnes pauvres et ce seuil atteint près de 42 %, traduisant une pauvreté profonde et persistante. Pour permettre à chaque individu de franchir ce seuil dans un scénario idéal, un transfert quotidien estimé à 2 400 FC serait nécessaire.

La situation est particulièrement préoccupante en milieu rural, où vivent sept personnes pauvres sur dix. Dans ces zones, les habitants disposent en moyenne de 4 800 FC par jour pour couvrir l’ensemble de leurs besoins, contre 6 800 FC en milieu urbain. L’INS souligne que le niveau de consommation des populations rurales demeure nettement plus éloigné du seuil de pauvreté que celui des citadins, et que la sévérité de la pauvreté y est presque deux fois plus élevée. Cette réalité accentue les difficultés d’accès à l’alimentation, aux soins de santé et aux services sociaux de base.

L’analyse provinciale met en évidence d’importantes disparités. Kinshasa apparaît comme la province la moins touchée, bien que plus de la moitié de sa population vive encore sous le seuil de pauvreté. Le Kongo Central, le Lualaba et le Haut-Katanga enregistrent des taux compris entre 60 et 70 %, tandis que dans la majorité des autres provinces, plus de 70 % des habitants sont concernés. Pour les autorités, ce diagnostic constitue un outil essentiel pour orienter les politiques publiques, renforcer l’efficacité des programmes sociaux et accélérer les efforts de réduction de la pauvreté.

Charles Mapinduzi

RDC-OCC : Mandat d’amener émis contre le DG Étienne Tshimanga Mutombo après sa suspension

Au lendemain de sa suspension à titre conservatoire, le directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo, fait désormais l’objet d’un mandat d’amener émis par la justice, indique une source s’est exprimée ce mardi à Netic News.

En rappel, lundi 16 février 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avait décidé de l’écarter provisoirement de ses fonctions. Cette nouvelle étape judiciaire marque une accélération spectaculaire dans ce dossier à fort enjeu institutionnel.

Les raisons précises de la procédure n’ont pas encore été officiellement détaillées. L’affaire promet de nouvelles révélations dans les prochaines heures.

Jérémie Ngunga Léman

Kasaï : Des affrontements entre Pende et Wongo font un mort à Tshikapa

Un conflit intercommunautaire a fait un mort et plusieurs blessés dans le territoire de Tshikapa, dans la province du Kasaï. Les violences ont opposé des membres des communautés Pende et Owongo, selon un élu de la région.

D’après cette source, la situation demeure tendue sur le terrain, même si un calme précaire serait observé après les affrontements. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore officiellement détaillées.

Face à cette crise, une descente du gouverneur de province, accompagné d’élus nationaux, est annoncée dans les prochains jours. L’objectif affiché est de rétablir l’ordre et de trouver une solution définitive au différend opposant les deux communautés.Les autorités appellent au calme et à la retenue en attendant l’arrivée de la délégation provinciale.

Jérémie Ngunga Léman

OCC : Le ministre Julien Paluku Kahongya suspend le DG pour fautes graves de gestion

Le directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo, a été suspendu à titre conservatoire de ses fonctions, lundi 16 février 2026, par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a appris l’ACP de source officielle.

Selon la cellule de communication du ministère, cette décision est motivée par de « fautes lourdes de gestion ». Il est notamment reproché au DG l’installation d’un système informatique parallèle de contrôle des importations et des exportations, ayant facilité l’usage frauduleux de fausses Attestations de vérification (AV).

Cette situation aurait entraîné un manque à gagner évalué à des milliers de dollars américains. La source évoque également une gestion jugée chaotique des ressources humaines et financières ainsi que des faits d’insubordination. L’arrêté ministériel, signé le même jour, souligne l’urgence de « sauver du naufrage » cet organisme à caractère scientifique et technique.

Par ailleurs, une commission de redressement de l’OCC sera prochainement mise en place. Sa composition et ses missions spécifiques feront l’objet d’un autre arrêté ministériel, précise le ministère du Commerce extérieur.

Jérémie Ngunga Léman