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Déguerpissement de Pakadjuma : Samuel Mbemba rassure les députés provinciaux sur la protection des droits humains

Le respect des droits humains autour du déguerpissement des occupants du site de Pakadjuma continue à mobiliser davantage. Ce lundi 16 février, les députés provinciaux de la ville de Kinshasa ont fait le déplacement du Ministère des Droits Humains pour rencontrer le Ministre Samuel Mbemba celui qui est censé promouvoir et protéger les droits des Congolais.

Avec une oreille attentive, le ministre de tutelle a suivi la requête et les inquiétudes de ces élus provinciaux, se préoccupant les conditions du site où ils sont placés, notamment de la poursuite des études pour les enfants en âge de scolarité, de la desserte en eau et des soins de santé, qui constituent les fondamentaux de tout être humain.

Réagissant aux préoccupations des députés provinciaux de la ville de Kinshasa, Samuel Mbemba, a rappelé à ses hôtes la réunion qu’il avait eu la semaine passée avec le collectif des députés nationaux de la circonscription de Funa, qui, par la suite, a été élargie au Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, ainsi qu’au Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales et humanitaires. Il a renchéri que, comme promis, la question a été soulevée lors de la dernière réunion du Conseil des Ministres et qu’à cette occasion, le Président de la République, qui suit le dossier de près, a donné les orientations pour une meilleure prise en charge de ces compatriotes.

Il a par ailleurs rassuré les députés provinciaux de Kinshasa de son implication pour qu’ils soient représentés à la commission gouvernementale qui va statuer sur la question.

Jamely Timothée Kayembe

Ituri : le gouverneur Johnny Luboya lance des consultations populaires à Bunia pour évaluer les recommandations parlementaires

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Le gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya, a entamé, lundi 15 février 2026, une série de consultations avec les différentes couches de la population dans la ville de Bunia. Ces échanges, prévus jusqu’au vendredi 20 février, visent à faire le point sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la dernière session parlementaire, notamment dans les domaines sécuritaire, humanitaire et socio-économique.

Selon Pitshou Iribi, président du caucus des députés nationaux de l’Ituri, les défis restent majeurs, en particulier l’activisme de la milice de la Convention pour la révolution populaire (CRP), affiliée à Thomas Lubanga. Cette situation sécuritaire préoccupante entraîne une augmentation du nombre de personnes déplacées, venant s’ajouter à celles qui vivent déjà dans des conditions précaires, sans assistance humanitaire suffisante. Parmi les recommandations phares figure l’adhésion de tous les groupes armés au processus de paix en Ituri, une démarche actuellement en cours avec l’implication des différentes institutions.

Sur le plan économique, le président du caucus a également annoncé la signature, la semaine dernière, d’un contrat entre le gouvernement provincial et une entreprise basée à Kinshasa pour l’asphaltage du tronçon Komanda–Gudilu, long de 250 kilomètres. Selon lui, ces avancées sont le fruit des plaidoyers menés par les parlementaires afin d’améliorer les infrastructures et de soutenir la relance économique de la province.

Rodriguez Kikamba

RDC : le Conseil supérieur de la magistrature annonce la fin de la formation des magistrats “État de droit 2025”

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Le Conseil supérieur de la magistrature a annoncé la clôture officielle de la formation initiale des nouveaux magistrats de la promotion « État de droit 2025 ». Cette étape marque la fin du cycle de formation destiné à renforcer les capacités professionnelles et éthiques des magistrats appelés à servir au sein de l’appareil judiciaire congolais, dans un contexte de consolidation de l’État de droit.

D’après le communiqué de service n°03/DM/2026 signé par le Secrétaire permanent, Télésphore Nduba Kilima, la cérémonie de clôture est prévue le samedi 21 février 2026 sur le site de Kinshasa et le lundi 23 février 2026 sur celui de Lubumbashi. Ces activités marqueront officiellement la fin de la formation initiale de cette nouvelle vague de magistrats.

Le programme détaillé des cérémonies sera communiqué ultérieurement par les instances compétentes. Le Conseil supérieur de la magistrature précise par ailleurs que la présence de chaque nouveau magistrat concerné est strictement exigée.

*Fulgence Mavula*

Lualaba : Patrick Muyaya salue le partenariat État–Église lors de la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de la Paix à Mariapolis

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Le Ministre de la Communication et des Médias, et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a participé, dimanche 15 février, à la cérémonie d’inauguration et de dédicace de la cathédrale Notre-Dame de la Paix Mariapolis, située dans la province du Lualaba, et présidée par Monseigneur Richard Kazadi Kamba, Évêque du Diocèse de Kolwezi.

Pour le ministre de la Communication et des Médias, cette réalisation démontre la coopération constante entre l’État et l’Église catholique en République démocratique du Congo (RDC).

« Comme Porte-parole du Gouvernement, il était de notre devoir, et à mes côtés se trouvait le Ministre d’État, Ministre de la Justice, de participer à cet exercice qui démontre le partenariat existant entre le Gouvernement et l’Église catholique. Il s’agit aussi d’encourager ce niveau d’engagement. Plus nous aurons des œuvres de cette nature, permettant aux fidèles de communier dans la foi, plus nous contribuerons à la diffusion des valeurs chrétiennes, afin de répondre aux défis auxquels nos populations sont confrontées. Une telle œuvre est la preuve de l’altruisme et de l’engagement en faveur de la communauté », a expliqué Patrick Muyaya.

De son côté, la Gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, a rassuré que, « Le Gouvernement restera aux côtés des chrétiens afin de raviver et de renforcer cette foi. Ce n’est que par la foi que nous obtiendrons la paix. Comme cela a été rappelé, la paix ne vient pas des armes ; elle vient en se tournant vers le Seigneur et en vivant dans la crainte de Dieu. C’est ainsi que l’on parvient à une paix durable. Nous remercions encore toute la communauté chrétienne, et spécialement l’Église catholique, qui continue de nous éduquer ».

Bienvenu Musoy

Kinshasa : le gouvernement provincial suspend les contrôles spécifiques des motocyclistes

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Le ministère provincial en charge des Transports et de la mobilité urbaine a annoncé, lundi 16 février dans un communiqué officiel , qu’aucune opération de contrôle routier n’est actuellement menée de manière exclusive contre les motocyclistes à Kinshasa. L’autorité provinciale précise que les interventions en cours s’inscrivent uniquement dans le cadre de la mission mixte permanente de régulation routière, initiée par le Gouverneur de la ville, dans le but de restaurer l’ordre, la discipline et l’autorité de l’État sur la voie publique.

Selon le communiqué, ces opérations concernent l’ensemble des usagers de la route, notamment les chauffeurs de véhicules particuliers et de transport en commun, les propriétaires de véhicules, les conducteurs d’engins divers ainsi que les motocyclistes. Le gouvernement provincial insiste sur le fait qu’aucune mesure discriminatoire ou ciblée n’est prise à l’encontre d’une catégorie spécifique d’usagers, réaffirmant ainsi le caractère général et inclusif des contrôles effectués sur le terrain.

Afin de dissiper toute confusion dans l’opinion, l’exécutif provincial annonce toutefois la suspension immédiate, dans les vingt-quatre communes de Kinshasa, de toutes les opérations spécifiques visant les motocyclistes, notamment celles relatives à l’identification, aux autocollants, à la numérotation et aux contrôles sectoriels isolés. Les motocyclistes sont appelés à poursuivre librement leurs activités, dans le strict respect des lois en vigueur, tandis que le gouvernement réaffirme sa détermination à poursuivre les actions de régulation routière pour garantir la sécurité, la fluidité du trafic et la protection de tous.

Fulgence Mavula

UA : entre neutralité institutionnelle et solidarité régionale, quel rôle pour Ndayishimiye face à la crise du M23 ?

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L’arrivée de Évariste Ndayishimiye à la présidence tournante de l’Union africaine (UA) intervient dans un contexte particulièrement délicat pour le continent, marqué notamment par la persistance de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Depuis la reprise des combats avec le M23, le Burundi figure parmi les rares alliés constants de Kinshasa dans la région des Grands Lacs.

Dans ce contexte, de nombreux observateurs s’interrogent : la RDC pourra-t-elle désormais compter sur un soutien diplomatique plus affirmé au sommet de l’organisation continentale ? La prise de fonction du président burundais peut-elle ouvrir une nouvelle séquence diplomatique dans la région ?

Dans son discours prononcé à Addis-Abeba, le chef de l’État burundais a insisté sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays africains. Il a affirmé qu’aucun pays africain ne devrait être recolonisé, envahi ou contraint de se soumettre à un quelconque pouvoir étranger au XXIᵉ siècle. Sans citer explicitement le Rwanda, ses propos font écho aux accusations formulées par Kinshasa contre Kigali, accusé de soutenir l’Alliance Fleuve Congo/M23.

En évoquant le respect du droit international et la nécessité de faire taire les armes, Évariste Ndayishimiye adopte un ton proche des positions défendues par la RDC. Il a également rappelé que les conflits en RDC, au Sahel, en Somalie ou au Soudan constituent un frein majeur au développement de l’ensemble du continent africain.

Cependant, la présidence de l’UA ne saurait être assimilée à un pouvoir personnel. L’organisation fonctionne sur la base du consensus entre ses États membres, y compris ceux dont les positions divergent profondément. À ce titre, le président en exercice est tenu d’incarner une posture de rassemblement et d’équilibre.

Le nouveau président devra ainsi composer entre le soutien traditionnel du Burundi à la RDC et l’exigence d’impartialité qu’impose sa fonction. Les relations historiquement tendues entre le Burundi et le Rwanda complexifient davantage cette équation diplomatique.

Pour la RDC, cette nouvelle configuration représente à la fois une opportunité et un défi. Une opportunité, car un allié reconnu se retrouve à la tête de l’organisation continentale. Un défi, parce que les déclarations de principe devront se traduire en actions concrètes : médiations efficaces, initiatives diplomatiques renforcées ou pressions concertées en faveur de la paix.

En définitive, la question centrale demeure : Évariste Ndayishimiye agira-t-il uniquement comme le président de l’ensemble des États africains ou saura-t-il, dans le respect de son mandat, porter plus fermement la voix de la RDC face au M23 ? L’évolution des dynamiques régionales et les choix diplomatiques à venir permettront d’en mesurer la portée.m

Jean Ngaviro

Minerais stratégiques : la RDC revendique l’accès à ses archives conservées en Belgique

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Les archives minières de la RDC, conservées au Musée royal de l’Afrique centrale en Belgique, suscitent aujourd’hui un débat diplomatique et scientifique. Ces millions de rapports, cartes et relevés géologiques, pour la plupart issus de l’époque coloniale, contiennent des informations précieuses sur la localisation de minerais stratégiques tels que le lithium, le cobalt, le niobium ou les terres rares. Ces ressources sont devenues essentielles pour les batteries électriques, les technologies numériques et certaines industries de défense, attisant l’intérêt des acteurs mondiaux de l’exploration minière.

Dans ce contexte, l’entreprise américaine KoBold Metals, spécialisée dans l’exploration minière assistée par intelligence artificielle, souhaite participer à la numérisation des archives pour identifier plus rapidement des gisements exploitables en RDC. La société a déjà signé un accord avec les autorités congolaises et obtenu douze permis de recherche dans les provinces du Haut-Lomami et du Tanganyika. Mais la Belgique a lancé son propre programme public de digitalisation, financé par l’Union européenne, qu’elle présente comme scientifique et non exclusif. Les autorités belges refusent d’accorder un accès privilégié à une entreprise privée étrangère, soulignant que ces archives publiques doivent rester accessibles selon les règles nationales et européennes.

La polémique a été relancée après des questions sur un éventuel refus d’accès à la RDC. Interrogé par Congo Check, le directeur du musée, Bart Ouvry, a affirmé que les archives et leurs copies sont accessibles sur demande. Il précise toutefois que l’accès aux cartes géologiques par des acteurs privés nécessite une lettre de soutien du gouvernement congolais. Aucun transfert de gestion à une société privée n’est prévu, conformément aux principes scientifiques et institutionnels. Un projet conjoint avec le Service géologique national du Congo est en cours pour numériser progressivement l’ensemble des archives d’ici 2031, avec un financement européen et un accès garanti en Belgique et en RDC.

Charles Mapinduzi

CULTURE : Koffi Olomidé reporte son concert au 12 juillet 2026 au Stade Roi Baudouin et laisse la date du 11 juillet à Ferre Gola à Londres

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Initialement annoncé pour le 11 juin 2026 au Stade Roi Baudouin de Bruxelles, le concert événement de Koffi Olomidé se tiendra finalement le 12 juillet 2026. La légende de la musique africaine a ainsi réaménagé son calendrier, évitant toute coïncidence avec le spectacle de Ferre Gola, prévu le 11 juillet 2026 à Londres. Ce changement repositionne clairement les deux rendez-vous majeurs de la musique congolaise en Europe.

En décalant son show d’un mois, Koffi Olomidé laisse le champ libre à celui qu’il considère comme son « idole », Ferre Gola, afin que ce dernier puisse se produire sans concurrence directe le 11 juillet dans la capitale britannique. Un geste fort qui est interprété comme une marque de respect et de soutien entre deux figures emblématiques de la rumba congolaise.

Avec désormais deux dates distinctes — le 11 juillet 2026 à Londres pour Ferre Gola et le 12 juillet 2026 à Bruxelles pour Koffi Olomidé — les mélomanes européens auront droit à deux grands rendez-vous espacés dans le temps. Une configuration qui pourrait renforcer la mobilisation du public et inscrire ces concerts parmi les temps forts culturels de l’année 2026.

Gilbert Ngonga

Rivière Lubilanji : les recherches se poursuivent pour retrouver les corps du minibus chaviré au bac Kalelu

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Les recherches se poursuivent dans la rivière Lubilanji, située entre les provinces de Lomami et du Kasaï Occidental, après le chavirement d’un minibus survenu vendredi 13 février 2026 lors de la traversée du bac Kalelu, près de la localité de Kasansa, au niveau des provinces du Kasaï Oriental et de Lomami. Selon Sabin Mbuyi de la Société civile locale, le bac venait d’atteindre l’autre rive lorsque, pendant la manœuvre de débarquement, le conducteur du véhicule a brusquement enclenché la marche arrière, percuté une borne et fait tomber le minibus dans l’eau avec 15 personnes à bord.

Cinq personnes, dont le chauffeur et quatre membres de l’équipage, ont été secourues, tandis que les autres passagers étaient portés disparus. Les recherches ont été immédiatement lancées pour tenter de retrouver les victimes manquantes.

Samedi 14 février 2026, huit corps ont été repêchés et trois d’entre eux ont déjà été transférés à la morgue de Mbuji-Mayi, selon le ministre provincial de la Santé du Kasaï Oriental. Les équipes poursuivent les recherches pour retrouver les éventuelles victimes restantes.

Rodriguez Kikamba

RDC–États-Unis : Thérèse Kayikwamba rencontre un haut officier de l’US Africa Command à Munich pour un partenariat sécuritaire

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La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba, s’est entretenue dimanche 15 février à Munich, en Allemagne, avec Dagvin Anderson, officier de l’US Air Force et responsable au sein de United States Africa Command (USAfricaCommand). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement du dialogue stratégique entre la RDC et les États-Unis, selon une communication publiée sur le compte officiel du ministère congolais des Affaires étrangères et consultée lundi 16 février par Netic-news.net.

Au centre des échanges : la priorité affichée par le gouvernement congolais, à savoir la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. La cheffe de la diplomatie congolaise a particulièrement insisté sur la stabilisation de l’Est du pays, considérée comme un enjeu majeur non seulement pour la sécurité nationale, mais aussi pour l’équilibre sécuritaire de la région des Grands Lacs. Cette région reste confrontée à la persistance de groupes armés et à des dynamiques transfrontalières complexes qui nécessitent une réponse coordonnée.

Les discussions ont également mis en exergue la volonté de Kinshasa de bâtir un partenariat sécuritaire fondé sur le respect de la souveraineté nationale. Il s’agit, selon le ministère, de promouvoir un appui international orienté vers le renforcement durable des capacités des forces nationales, tout en adoptant une approche intégrée liant sécurité, développement et gouvernance. Cette orientation stratégique vise à traiter les causes structurelles de l’instabilité et à consolider l’autorité de l’État dans les zones fragilisées.

Fulgence Mavula