Une opération menée par le département zambien de l’Immigration a conduit à l’arrestation de 175 personnes dans la ville de Ndola, dans la province du Copperbelt, proche de la frontière congolaise. Parmi elles, au moins 84 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les autorités zambiennes, cette action vise à renforcer le contrôle du séjour irrégulier et à sanctionner les infractions liées aux titres de séjour, souligne une dépêche du Bureau régional de l’immigration de Ndola publiée le 15 février dernier. Ndola constitue un point stratégique pour les échanges commerciaux et les déplacements transfrontaliers entre les deux États.
Parmi les personnes interpellées figurent des Congolais, des réfugiés et des individus dont la nationalité n’a pas encore été établie. Les services de l’immigration procèdent actuellement à la vérification des identités et des statuts administratifs afin de clarifier la situation de chacun. Dans cette région marquée par un trafic transfrontalier intense, notamment via le poste congolais de Kasumbalesa, les autorités zambiennes multiplient les contrôles pour encadrer ces mouvements de population et réduire les irrégularités
Selon les informations disponibles, une partie des Congolais arrêtés a déjà été expulsée vers la RDC via le poste frontalier de Sakania, tandis que d’autres ont reçu l’ordre de quitter le territoire zambien sans délai. Les réfugiés ont été dirigés vers un camp en Zambie pour que leur situation administrative soit réexaminée. Si les autorités locales justifient ces opérations pour des raisons sécuritaires et administratives, certains observateurs estiment que Lusaka devrait coordonner diplomatiquement avec Kinshasa afin de protéger les droits des ressortissants congolais et préserver les relations bilatérales entre les deux pays.
Charles Mapinduzi
