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Kinshasa : Un professeur de l’UNIKIN grièvement agressé, l’APUKIN alerte sur l’insécurité

L’insécurité persistante dans la capitale congolaise a une nouvelle fois frappé le monde académique. Le Professeur Denis Bungu, enseignant à la Faculté d’Agronomie de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été violemment agressé dimanche 8 février 2026 au niveau du Rond-point Ngaba, alors qu’il s’apprêtait à embarquer à bord d’un bus en direction de Kikwit.

Selon des sources concordantes, les assaillants lui ont infligé de graves violences, occasionnant des fractures aux deux bras ainsi que des traumatismes crâniens sévères. L’enseignant a dû subir une intervention chirurgicale d’urgence dans une structure hospitalière de la capitale. Son état de santé demeure préoccupant, bien que stabilisé.

Cet acte criminel intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par l’assassinat du Professeur Abatha en janvier dernier, un drame qui avait profondément ému la communauté universitaire et suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Face à ce qu’il qualifie de « recrudescence alarmante des violences ciblant les enseignants », le président de l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN), le Professeur David Lubo, a formulé une requête officielle visant à autoriser les professeurs à porter une arme individuelle à des fins d’autodéfense.

Le Professeur Lubo a par ailleurs dénoncé la précarité des conditions socio-professionnelles des enseignants, évoquant notamment l’échec du projet de dotation en véhicules initié en 2022. Ce projet, qui devait améliorer la mobilité et la sécurité des membres du corps académique, n’a pas abouti, contraignant de nombreux professeurs à recourir aux transports en commun ou aux motocyclettes, les exposant davantage aux risques sécuritaires.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette nouvelle agression, cette situation relance le débat sur la responsabilité des pouvoirs publics dans la protection des élites intellectuelles du pays et sur la nécessité d’une politique sécuritaire adaptée aux réalités urbaines de Kinshasa.

La communauté universitaire attend désormais des mesures concrètes et urgentes afin de garantir la sécurité des enseignants, acteurs essentiels du développement scientifique et académique de la République démocratique du Congo.

Jamely Timothée Kayembe

Crise en RDC : L’opposition plaide pour un dialogue inclusif lors des échanges avec Jean-Pierre Lacroix

En séjour à Kinshasa ce lundi 9 février, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, a rencontré successivement des responsables de l’opposition congolaise et du pouvoir en place. Ces échanges se sont tenus dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire liée au M23 dans l’Est du pays et par des tensions politiques alimentées par des arrestations d’opposants. Face au haut responsable onusien, l’opposition a estimé que les accords de Washington et de Doha, à eux seuls, ne sauraient apporter une solution durable au conflit en République démocratique du Congo.

Les leaders de l’opposition ont plaidé pour l’organisation d’un dialogue inclusif, sans exclusion, sous l’égide conjointe de la CENCO et de l’ECC, et tenu à l’étranger afin de garantir la sécurité des exilés politiques. Ils ont également exigé la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, jugeant ces mesures indispensables pour décrisper le climat politique. Selon eux, la sortie de crise passe par une concertation nationale ouverte, alors que le président Félix Tshisekedi est accusé d’imposer des conditions jugées difficiles, voire inaccessibles, à la tenue d’un tel dialogue.

De son côté, Jean-Pierre Lacroix a indiqué avoir échangé avec les autorités congolaises sur l’évolution des initiatives diplomatiques en faveur de la stabilisation et de la paix dans l’Est du pays. Il a évoqué les processus de Washington et de Doha, l’implication de l’Union africaine ainsi que la perspective d’une conférence internationale liée au PANAC. Le numéro deux de l’ONU a assuré que la MONUSCO est disposée à appuyer pleinement la mise en œuvre des engagements pris, notamment en matière de cessez-le-feu, rappelant que leur succès dépend de l’engagement de toutes les parties. Il n’a pas exclu une poursuite de sa mission dans l’Est de la RDC après son séjour à Kinshasa.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Les constructions anarchiques de Pakadjuma démolies pour sécuriser la voie ferrée

Le gouvernement de la ville-province de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) a procédé ce lundi 09 février, à la démolition des constructions anarchiques érigées à Pakadjuma, une place réputée de la commune de Limete.
Cette opération s’est déroulée en présence du ministre provincial de l’environnement.

Selon le ministre Léon Mulumba Mwana Nshiya, cette destruction vise à remettre de l’ordre dans ce site de l’Office National de Transport (Onatra) qui a été spolié depuis des années.
Cet acte va également permettre la reprise de la circulation de train avec sécurité, car les travaux de l’entretien du rail seront lancés dans les prochains jours.

Pour rappel, le quartier Pakadjuma est connu plus par la pratique forte de la prostitution. Ce commerce sexuel n’épargne pas les mineures et même la propagation des maladies sexuellement transmissibles.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Un corps sans vie découvert dans un centre de santé du quartier 17 Mai à Kimbanseke, le responsable en fuite

Un corps sans vie d’une femme d’environ trente ans a été découvert ce lundi 09 février, dans un centre de santé dénommé Elonga, situé dans le quartier 17 Mai, commune de Kimbanseke, dans l’est de Kinshasa.

L’agence congolaise de presse qui confirme l’information indique que le chef du quartier 17 Mai, a été alerté par le chef de la rue Révolution qui a signalé la présence du corps à l’intérieur de l’établissement sanitaire. À l’arrivée des autorités locales, le corps était toujours sur place.

Toutefois, le responsable du centre de santé avait déjà pris la fuite, a précisé le chef de quartier. Une enquête a été ouverte afin d’élucider les circonstances exactes de ce décès et situer les responsabilités.

Jérémie Ngunga Léman

Nouvelle polémique : Après “Guégué”, Roger Baka s’en prend à une autre chanson de Moïse Mbiye !

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Encore une fois, Roger Baka s’est illustré par une sortie médiatique très commentée lorsqu’il s’agit du chantre et pasteur Moïse Mbiye. Connu pour ses critiques tranchées, l’évangéliste n’a pas manqué l’occasion de s’exprimer, en bien comme en mal, sur l’œuvre du leader de la Cité Bethel.

Au cours d’une émission télévisée diffusée ce lundi 9 février à Kinshasa, Roger Baka s’est longuement penché sur certaines paroles de la chanson « Dans ma tête », un morceau tiré de du nouvel album de Moïse Mbiye intitulé « Number One.

Une œuvre que le pasteur-chanteur présente pourtant comme étant centrée sur le mariage et les valeurs chrétiennes.

Dans son analyse, Roger Baka reconnaît d’abord une référence biblique claire :

« Je viens d’écouter la chanson Dans ma tête de Moïse Mbiye. Là où il chante qu’on l’a cherché partout et qu’on l’a trouvé dans son cœur, je me suis dit qu’il s’est inspiré de Proverbes 4:23 qui dit : Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. »

Cependant, l’évangéliste affirme avoir été troublé par un changement soudain de rythme et de paroles dans la chanson. Il cite notamment un passage en lingala :

« Kaka ndenge okoti awa, idée moko eyeli nga na mutu, kaka ndenge obini awa, idée moko eyeli nga na mutu », qu’il traduit par : « Dès que vous êtes entré ici, une idée me vient ; dès que vous dansez ici, une idée me vient. »

Selon Roger Baka, cette transition soulève des interrogations spirituelles.

« Cette fois-ci, j’ai cherché un verset biblique pour appuyer ce qu’il a chanté, mais sans succès. J’ai même consulté les attributions du Saint-Esprit : le fait de danser n’existe pas. Qu’est-ce que ce monsieur est en train de nous dire ? N’est-ce pas un message ésotérique ou subliminal ? », s’est-il interrogé.

Cette nouvelle critique remet en lumière une relation tendue et ancienne entre Roger Baka et Moïse Mbiye. Pour rappel, en 2017, l’évangéliste avait déjà créé une onde de choc sur les réseaux sociaux en s’attaquant violemment à la chanson « Tango Naye ».

À l’époque, Roger Baka affirmait que Moïse Mbiye ne chantait pas Jésus-Christ, mais invoquait plutôt « Guégué », qu’il avait présenté comme un démon géant.

Des propos qui avaient profondément divisé l’opinion publique chrétienne et musicale, et qui continuent aujourd’hui de hanter le débat autour du ministère musical de Moïse Mbiye.

Une chose est sûre : le dossier Moïse Mbiye – Roger Baka reste explosif, et chaque nouvelle sortie médiatique de l’évangéliste ravive une controverse qui semble loin de connaître son épilogue.

Voldy Matiafu

Crise dans l’Est de la RDC : Tshisekedi, Lourenço, Gnassingbé et Obasanjo réunis à Luanda pour relancer la médiation

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, séjourne depuis ce lundi 9 février à Luanda, en Angola, où il participe à une nouvelle séquence diplomatique consacrée à la recherche de la paix dans l’Est du pays. Un entretien en tête-à-tête est prévu avec son homologue angolais João Lourenço, président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux et continentaux visant à mettre fin à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, une région en proie à des violences armées, notamment attribuées à l’agression du Rwanda à travers des groupes rebelles actifs sur le sol congolais, en particulier le M23.

Outre Félix Tshisekedi et João Lourenço, plusieurs personnalités africaines de premier plan prennent part aux consultations de Luanda. Il s’agit notamment du président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine pour la crise dans la région des Grands Lacs, ainsi que de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, engagé dans les initiatives de facilitation et de dialogue. Les échanges portent sur la paix, la sécurité et la stabilité régionale, avec un accent particulier sur la situation humanitaire dans l’Est de la RDC, marquée par la poursuite des combats, les déplacements massifs de populations et les souffrances des civils.

Selon les autorités, ces initiatives de médiation visent à renforcer la coordination diplomatique entre les pays de la région et à dégager des solutions durables à la crise. La mission de Luanda est présentée comme une étape clé avant d’autres rencontres de haut niveau de l’Union africaine, dans un contexte où la communauté internationale appelle à la désescalade et au respect de la souveraineté de la RDC. Pour Kinshasa, la participation active de Félix Tshisekedi traduit la volonté du gouvernement congolais de privilégier la voie diplomatique, tout en maintenant la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurité des populations de l’Est.

Jean Ngaviro

Kinshasa : La population en colère brûle vif un voleur à N’djili

Un cas de justice populaire a eu lieu, ce lundi 9 février 2026, vers 2 heures du matin sur l’avenue Mboma située au quartier 5 dans la commune de N’djili à l’Est de la ville de Kinshasa. La population en colère a lynché puis brûle vif un présumé Kuluna non identifié, accusé de vol du sac d’une jeune dame.

« C’est vers la nuit qu’il a volé puis la population sur place s’est chargée de le poursuivre jusqu’ici où il est brûlé », a confié une dame rencontrée sur place.

Jusqu’à 13 heures lors de notre passage sur le lieu du drame, le corps de la victime calciné était encore sur le sol sans aucune intervention des services compétents.

« Les éléments de la Croix rouge étaient ici le matin. Ils ont fait le constat puis ont couvert le corps d’un drap. Sans rien dire, ils sont partis, et jusque-là rien n’est encore fait pour évacuer la dépouille », a ajouté la dame au micro de Netic-News.

Des cas de justice populaire se sont multipliés ces derniers temps dans cette partie de la ville de Kinshasa. Récemment un autre Kuluna, a été lynché brûlé vif au quartier 13 voisin, après avoir volé une moto dans la même commune de N’djili. Ces situations soulèvent des inquiétudes sur la sécurité dans la ville, malgré la présence des éléments de la police dans plusieurs coins.

Blanchi Lungala M

Lwalaba : Au moins 11 morts dans un éboulement sur le site minier artisanal de Tilizwembe, près de Kolwezi

Un drame humain s’est produit dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 février 2026 sur le site minier artisanal de Tilizwembe, situé à environ 200 kilomètres de la ville de Kolwezi, dans la province de Lwalaba. Un éboulement survenu en pleine exploitation nocturne a coûté la vie à au moins 11 creuseurs artisanaux, tandis que six autres personnes ont été blessées.

L’information a été confirmée le dimanche 8 février par Adrien Kabwelulu, membre de la Société civile de Kolwezi. Selon lui, l’incident s’est produit au fond du bassin 2, lorsqu’une importante masse rocheuse s’est détachée, ensevelissant plusieurs mineurs sous les décombres. Les équipes de secours ont pu extraire les corps sans vie, transférés à la morgue de l’hôpital de Mupandia, tandis que les blessés ont été admis dans des structures sanitaires de la place pour des soins appropriés.

Les premières analyses attribuent ce drame à une reprise précipitée des activités minières, après huit mois d’arrêt dus à la montée des eaux dans le bassin concerné. Ce nouvel accident rappelle la dangerosité persistante de l’exploitation minière artisanale en RDC. Pour rappel, au début de l’année, un glissement de terrain sur le site minier de Rubaya, à une soixantaine de kilomètres de Goma, avait causé la mort d’au moins 200 personnes. La RDC demeure l’un des principaux fournisseurs mondiaux de coltan, Rubaya assurant à elle seule entre 15 % et 30 % de la production mondiale de ce minerai stratégique.

Rodriguez Kikamba

RDC : Jean-Pierre Lacroix à Kinshasa et à Goma pour des consultations sécuritaires

Le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, est arrivé dans la nuit de dimanche 8 février à lundi 9 février 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Selon des sources diplomatiques, il doit s’entretenir avec les autorités congolaises, notamment le président Félix Tshisekedi, sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et le rôle de la MONUSCO dans un contexte marqué par la résurgence des violences.

Au cours de son séjour, le responsable onusien prévoit également des rencontres avec des figures de l’opposition politique, des représentants de la société civile ainsi que l’épiscopat catholique et protestant, dans le cadre d’échanges élargis sur la crise sécuritaire et les perspectives de stabilisation. Après l’étape de Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix se rendra à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où il doit échanger avec les autorités locales et des représentants de l’AFC/M23, dans une démarche visant à soutenir les efforts diplomatiques et la désescalade des tensions.

Cette visite intervient dans un contexte de vives préoccupations sécuritaires et diplomatiques autour de la situation dans l’Est de la RDC qui ne prend que de l’ascenseur sous couvert de la République du Rwanda.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : L’opposition dénonce l’instrumentalisation de la justice pour museler les voix critiques

L’opposition politique congolaise accuse le pouvoir en place d’utiliser la justice comme un outil de pression contre les citoyens et les acteurs politiques critiques. Dans un communiqué rendu public le 8 février, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales dit suivre avec une vive inquiétude ce qu’il qualifie de dérive grave de l’appareil judiciaire. Selon cette plateforme, plusieurs procédures récentes montrent que la justice ne joue plus pleinement son rôle de protection des droits, mais sert plutôt à intimider, à faire peur et à réduire au silence les voix dissidentes, au détriment de la liberté d’expression, de l’État de droit et de la démocratie en République démocratique du Congo.

Pour illustrer ses accusations, le Cadre de concertation cite notamment le cas de Kamizelo, présenté comme un exemple emblématique d’une justice instrumentalisée. L’opposition parle d’un procès « monté de toutes pièces », largement médiatisé et destiné, selon elle, à envoyer un message dissuasif à tous ceux qui osent critiquer le pouvoir. Elle dénonce une procédure ne respectant ni le droit à un procès équitable ni le principe de l’indépendance de la justice, évoquant également des arrestations arbitraires, des détentions à caractère politique et une criminalisation systématique de l’opinion, en violation de la Constitution congolaise.

Face à cette situation, le Cadre de concertation exige la fin immédiate des procès politiques et la libération des personnes détenues pour leurs opinions. Il appelle les autorités à respecter la Constitution, à garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire et à protéger les libertés fondamentales. L’opposition avertit que la répression et l’usage abusif de la justice ne sauront étouffer durablement les aspirations du peuple congolais à la démocratie et à l’alternance, rappelant que l’histoire jugera les actes posés aujourd’hui à l’aune du respect des droits humains et des libertés publiques.

Charles Mapinduzi