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Mobilité à Kinshasa : 1.000 bus Foton bientôt acquis par Transco

Un vaste projet de partenariat public-privé visant l’acquisition de mille bus destinés au transport en commun à Kinshasa a été annoncé par la société Transport au Congo (Transco). Cette initiative, rendue publique dans un communiqué consulté dimanche 8 février par Netic-news.net, s’inscrit dans la dynamique de redynamisation de cet établissement public stratégique de la République démocratique du Congo.

Selon ce document dressant le bilan d’une année de gestion de l’actuel comité dirigeant, le directeur général intérimaire de Transco a lancé plusieurs projets majeurs, parmi lesquels figure en bonne place le partenariat pour l’achat de 1.000 bus de marque Foton, ainsi que la digitalisation du système de gestion de l’entreprise. Le communiqué souligne également la canalisation des recettes vers une caisse unique, une réforme ayant permis de lutter contre le coulage des fonds publics.

Par ailleurs, Transco a mis en place une pharmacie interne en partenariat avec deux grands dépôts pharmaceutiques afin d’assurer la prise en charge sanitaire de son personnel, tout en acquérant sur fonds propres un transformateur destiné au dépôt de Limete. Reconnaissant les difficultés rencontrées, la direction estime néanmoins avoir impulsé une véritable renaissance de l’entreprise, autrefois menacée de banqueroute, redonnant espoir aux travailleurs et à tous ceux qui dépendent directement ou indirectement de cet établissement public.

Fulgence Mavula

Monusco : Pretoria confirme le retrait de plus de 700 soldats sud-africains de la RDC

L’Afrique du Sud a officiellement notifié aux Nations Unies sa décision de retirer ses soldats de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). L’annonce a été faite par la Présidence sud-africaine, qui précise que le président Cyril Ramaphosa en a informé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Pretoria figure pourtant parmi les dix principaux pays contributeurs de troupes à la Mission, avec plus de 700 militaires déployés en RDC dans le cadre des opérations de maintien de la paix.

Selon le communiqué parvenu à la rédaction de Netic-news.net dimanche 8 février 2026, cette décision a été expliquée lors d’un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, le 12 janvier 2026. Le président Ramaphosa a indiqué que le retrait unilatéral visait à consolider et à réorienter les ressources des Forces de défense nationale sud-africaines, après vingt-sept années d’engagement continu de l’Afrique du Sud dans les opérations onusiennes de maintien de la paix en RDC. La Présidence sud-africaine précise par ailleurs que Pretoria travaillera en étroite collaboration avec l’ONU afin de définir le calendrier et les modalités de ce retrait, attendu avant la fin de l’année 2026, tout en saluant les remerciements exprimés par António Guterres.

Malgré ce désengagement militaire, le gouvernement sud-africain réaffirme sa volonté de maintenir des relations bilatérales étroites avec la RDC et de soutenir les initiatives multilatérales en faveur de la paix, menées notamment par la SADC, l’Union africaine et les Nations Unies. Cette annonce intervient alors que le Conseil de sécurité a prorogé, par la résolution 2808 (2025), le mandat de la Monusco et de sa brigade d’intervention jusqu’au 20 décembre 2026, avec un effectif autorisé de 11 500 militaires, 600 observateurs et officiers d’état-major, ainsi que des composantes policières renforcées. La Mission reste ainsi chargée de la protection des civils, de l’appui au processus de paix et du renforcement des institutions de l’État congolais, conformément aux résolutions en vigueur.

Fulgence Mavula

À Tshangu, l’UDDC appelle les Mobondo à quitter la brousse et propose une réintégration sociale

Samedi 7 février 2026, à l’occasion de l’installation de la fédération de la Tshangu à Kinkole, le président national de l’Union pour la démocratie et le développement du Congo (UDDC), Charles Bamana, a lancé un message qu’il qualifie de patriotique à l’endroit des Mobondo. Il les a appelés à quitter la brousse et à mettre fin aux actes de pillage, de vol et de violence. Le leader de l’UDDC a assuré que son parti se porte garant pour accompagner leur réintégration sociale, notamment à travers l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), ainsi que leur orientation vers les FARDC ou la Police nationale, grâce à un plaidoyer auprès des autorités compétentes.

Justifiant la présence de son parti à Tshangu, Charles Bamana a rappelé le caractère national de l’UDDC.

« Nous sommes un parti national et devons être représentés partout où se trouve le peuple congolais. Après la Funa, nous sommes aujourd’hui à Tshangu et nous poursuivrons dans d’autres territoires et provinces », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’UDDC prône un développement à la base, fondé sur de petits projets locaux, estimant que les conditions de vie actuelles font perdre des repères à la population. Selon lui, depuis l’indépendance en 1960, le pays continue de vivre selon des schémas hérités de l’époque coloniale.

Abordant la question du chômage, le président de l’UDDC a souligné que « la démocratie ne se mange pas » et qu’un pays ne peut se développer sans production. Il a déploré une économie tournée essentiellement vers l’importation, à l’origine du chômage massif. Pour y remédier, l’UDDC entend plaider en faveur de la création d’outils de production et de l’accès aux crédits bancaires, avec l’appui de l’État congolais. Charles Bamana a enfin insisté sur le retour de la paix dans l’Est de la RDC, qu’il considère comme une condition indispensable à l’attraction des investisseurs.

Rodriguez Kikamba

Spoliation immobilière à Kinshasa : Le ministre de la Justice salue la condamnation d’un avocat dans l’affaire Rawbank

Le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a salué la sentence « exemplaire » prononcée samedi 07 février par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, ayant condamné à huit ans de servitude pénale principale, assortis d’une amende de 500 000 FC et d’une arrestation immédiate, de l’avocat Freddy Ntumba, impliqué dans des manœuvres frauduleuses ayant conduit à la saisie irrégulière d’un immeuble appartenant à Rawbank RDC.

Guillaume Ngefa précise que cet avocat était poursuivi en procédure de flagrance depuis la veille des faits, et cette décision du tribunal démontre que « la justice de la République démocratique du Congo (RDC) demeure ferme face aux dérives et que nul statut, nulle influence, ne saurait prévaloir sur la loi. Elle constitue un signal clair dans la lutte contre l’impunité et dans la protection des droits légitimes des citoyens.
La justice ne peut être instrumentalisée pour servir des intérêts privés au détriment du droit ».

Le ministre de la Justice promet la poursuite avec détermination, de la moralisation de la chaîne judiciaire et la restauration de l’autorité de l’État, afin de garantir à chacun la sécurité juridique et le respect de la propriété.

Bienvenu Musoy

Mbuji-Mayi : Des enfants dès 10 ans contraints au cirage et aux petits services pour survivre

À Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, en République démocratique du Congo, de nombreux enfants âgés de 10 ans et plus sillonnent les grandes artères de la ville avec des boîtes de cirage, des papiers mouchoirs ou encore des kits de manucure improvisés pour le nettoyage des ongles et des pieds.

Rencontrés le samedi 07 février 2026 par les reporters de Netic-news.net, plusieurs de ces enfants expliquent que l’exercice de ces petits métiers est dicté par le manque de moyens au sein de leurs familles, dans un contexte marqué par une précarité persistante. Pour certains, ces activités ne permettent même pas de couvrir les frais scolaires.

« Ça fait déjà trois mois que je n’ai pas payé les frais scolaires. Je fais ce travail pour avoir à manger, sinon nous n’allons pas manger », a confié un enfant de 12 ans, élève en 7ᵉ année.

Si pour les uns, ce travail répond à la survie des familles, pour d’autres, il s’agit d’un moyen de se prendre en charge de manière indépendante, indépendamment de la situation financière des parents. C’est le cas d’un enfant de 14 ans, élève en 8ᵉ année, rencontré le dimanche 08 février alors qu’il exerçait ce métier.

« Moi, je suis élève et je travaille seulement les samedis et dimanches. Ce travail m’aide à payer ce dont j’ai besoin, comme les habits et certains divertissements. Mes parents sont en vie, mais je profite de l’absence de mon père, qui part souvent acheter du diamant. C’est un bon métier : je gagne au minimum 15 000 FC par jour et j’ai déjà acheté un téléphone pour lancer une cabine téléphonique », a-t-il déclaré avec fierté.

Au quotidien, ces enfants fréquentent les restaurants, bureaux, hôtels et bars de la ville, où ils proposent leurs services aux clients afin de gagner de quoi subvenir à leurs besoins essentiels.

Il convient de signaler que cette situation contrecarre les dispositions légales en vigueur en République démocratique du Congo. La loi portant protection de l’enfant interdit le travail des enfants de moins de 16 ans, en particulier lorsque celui-ci porte atteinte à leur santé, à leur sécurité ou à leur scolarité.

Fabrice Kabamba

Boxe : Tony Yoka relance la rivalité avec Martin Bakole et réclame un combat à Kinshasa

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Le ton est monté d’un cran. Longtemps resté silencieux face aux multiples sorties médiatiques de Martin Bakole, le boxeur français d’origine congolaise Tony Yoka a enfin décidé de répondre.

Et il l’a fait sans détour. Invité ce samedi 7 février dans une émission animée par le journaliste congolais Noly Tambu, l’ancien champion olympique est revenu sur son passé commun avec Bakole, ravivant une rivalité qui ne demande qu’à se régler sur le ring.

Tony Yoka balaye la polémique

Visiblement agacé par les déclarations répétées de son ancien adversaire, Tony Yoka n’a pas mâché ses mots. Pour lui, le combat entre les deux hommes appartient déjà au passé.

« Il dit qu’il m’a écrit des messages sur Instagram, pour qu’on parle de quoi ? On s’est battus et c’est fini.»

Mais le Franco-Congolais va plus loin, estimant que Martin Bakole devrait plutôt lui témoigner de la reconnaissance :

« Il parle de moi au lieu de me remercier, car c’est grâce à moi qu’on le connaît aujourd’hui. »

Une sortie tranchante qui relance le débat et divise déjà les amateurs de boxe sur le continent africain et dans la diaspora.

Une identité assumée, sans justification

Face aux critiques récurrentes sur son identité et son attachement au Congo, Tony Yoka se montre ferme et serein. Pour lui, il n’y a rien à prouver.

« Je n’ai pas besoin de prouver que je suis congolais, parce que mon papa est congolais, donc je suis congolais. »

Une déclaration qui sonne comme une mise au point définitive, dans un contexte où l’appartenance et la représentativité restent des sujets sensibles dans le sport africain.

Un défi clair : Kinshasa comme théâtre du combat

Mais le moment le plus fort de son intervention reste sans doute son appel direct à un combat à Kinshasa. Tony Yoka ne veut plus d’un affrontement en terrain neutre ou en Europe. Il veut régler ses comptes “à la maison”.

« Bakole ne connaît rien en boxe. Je veux maintenant un combat à Kinshasa, pas en France, mais chez nous, à Kin, et je veux le battre, sans problème. »

Un défi lancé ouvertement, qui fait déjà rêver les fans de boxe congolaise et africaine, tant un duel Yoka–Bakole à Kinshasa aurait une portée symbolique et médiatique énorme.

Vers un choc historique à Kin ?

Entre ego, identité, fierté nationale et revanche sportive, la rivalité entre Tony Yoka et Martin Bakole vient de franchir un nouveau cap. Reste désormais à savoir si ce duel tant attendu trouvera une suite concrète sur le ring, dans une capitale congolaise prête à vibrer au rythme d’un combat à haute tension.

Une chose est sûre : Tony Yoka a parlé, et le monde de la boxe attend désormais la réponse de Martin Bakole.

Rappelons que le combat entre Martin Bakole et Tony Yoka, disputé en 2022, avait tourné à l’avantage du boxeur congolais. Bakole s’était imposé face à Yoka, un succès marquant qui continue, des années plus tard, d’alimenter les échanges et la rivalité entre les deux poids lourds.

Voldy Matiafu

Entre vandalisme et impunité : Voici pourquoi Didier Budimbu a décidé de frapper fort !

La suspension des activités sportives au stade Tata Raphaël continue de susciter de vives réactions dans la capitale congolaise.

Entre incompréhension, critiques et accusations, le débat est intense. Pourtant, pour le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, cette mesure n’a rien d’arbitraire. Elle s’inscrit dans une logique claire : protéger le patrimoine sportif national et prévenir des drames annoncés.

Face à la polémique, le patron des sports congolais a tenu à clarifier la position du gouvernement, assumant une décision difficile mais nécessaire.

Tata Raphaël, un stade victime de ses propres supporters


Depuis plusieurs mois, le stade Tata Raphaël accueille la majorité des rencontres des championnats kinois. Mais derrière l’engouement populaire se cache une réalité alarmante : violences répétées, sièges arrachés, grilles saccagées, installations sanitaires détruites.

À chaque grande affiche, certains supporters transforment les tribunes en zones de vandalisme, portant atteinte à un outil sportif déjà fragile. Un spectacle désolant qui met en péril la sécurité des spectateurs, des joueurs et du personnel.

Sanctions inefficaces et impunité persistante

Selon le cabinet du ministre Didier Budimbu, ces actes sont bel et bien sanctionnés par les organisateurs et les ligues. Mais le problème demeure : les sanctions actuelles ne dissuadent pas.

« Ces faits sont sanctionnés, mais ils ne changent rien. Les mêmes scènes se répètent », déplore-t-on au ministère.

Les amendes financières infligées aux clubs ne sont pas systématiquement accompagnées d’obligations de réparation. Résultat : les dégâts restent visibles, et l’État finit toujours par payer la facture.

Un paradoxe inquiétant au moment des travaux de modernisation

La situation est d’autant plus préoccupante que l’État a engagé des travaux de réhabilitation et de modernisation du stade, notamment en prévision d’un tournoi régional. Mais ces efforts sont régulièrement sabotés par de nouvelles dégradations.

« On veut un stade moderne, mais on le détruit en même temps », résume un responsable du dossier.

Pour Didier Budimbu, il était devenu urgent d’arrêter l’hémorragie avant que les investissements publics ne soient totalement réduits à néant.

Didier Budimbu, un ministre qui assume et anticipe

Certaines voix ont critiqué le timing de la suspension, estimant qu’elle pénalise le championnat en cours. D’autres sont allées jusqu’à accuser le ministre de négliger le football local au profit des Léopards seniors. Une lecture que le gouvernement juge erronée et injuste.

Pour Didier Budimbu, gouverner, c’est prévoir, prévenir et protéger. L’État ne peut pas attendre un drame humain pour agir. La sécurité des populations et la préservation des infrastructures passent avant toute considération sportive immédiate.

Le souvenir douloureux du Stade Tata Raphaël


Le ministère rappelle également un précédent lourd de conséquences : les graves débordements survenus le 9 septembre 2015 au stade tata Raphaël, lors d’une rencontre internationale face à Madagascar pour le compte des éliminatoires de la CAN 2017 et surtout l’envahissement de la zone neutre et consorts.

Une humiliation sportive et institutionnelle que les autorités actuelles refusent de revivre. Pour Didier Budimbu, cette mémoire doit servir d’avertissement.

Responsabilité collective : le vrai combat à mener

Au-delà de la suspension, le ministre pose une question de fond : jusqu’à quand l’État sera-t-il la seule victime ?
Tant que les sanctions ne seront pas accompagnées de mesures fortes réparations obligatoires, huis clos, retraits de points les comportements déviants persisteront, avertissent plusieurs observateurs.

Clubs, supporters, ligues et autorités doivent désormais assumer leur part de responsabilité.

Un silence imposé, mais nécessaire

Pour l’instant, le stade Tata Raphaël est plongé dans le silence. Un silence contraignant, certes, mais que Didier Budimbu considère comme salutaire. Car protéger les infrastructures aujourd’hui, c’est sauver le football congolais de demain.

Dans un contexte marqué par le désordre et l’impunité, le ministre des Sports se positionne comme un gardien du patrimoine sportif, prêt à prendre des décisions impopulaires pour préserver l’essentiel.

Voldy Matiafu

Illicocash Ligue 1 : Le DCMP s’impose 1-0 face aux Aigles du Congo

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Le Daring Club Motema Pembe (DCMP) a signé une victoire précieuse ce samedi 7 février au stade Tata Raphaël, en s’imposant 1-0 face aux Aigles du Congo, dans le cadre de la poursuite du championnat national Illicocash Ligue 1, groupe B.

La première période, bien que stérile au tableau d’affichage, a offert un spectacle engagé et équilibré. Les deux formations se sont livrées un duel intense au milieu de terrain, multipliant les offensives sans toutefois parvenir à faire trembler les filets. Manque de précision dans le dernier geste et vigilance défensive ont maintenu le score vierge jusqu’à la pause.

Au retour des vestiaires, les Immaculés haussent le ton. Plus entreprenant et mieux organisé, le DCMP finit par trouver la faille grâce à son buteur maison, l’avant-centre Bingi Belo, auteur de l’unique réalisation de la rencontre. Un but libérateur qui plonge les supporters imaniens dans l’euphorie, tandis que les gradins du Tata Raphaël vibrent au rythme des chants des « Bana Dora ».

Grâce à ce succès, le Daring Club Motema Pembe porte son total à 26 points en 17 matchs joués, consolidant ainsi sa dynamique dans ce groupe B très disputé. De leur côté, malgré la défaite, les Aigles du Congo conservent la tête du classement avec 39 points en 19 sorties.

À noter une statistique révélatrice : contrairement à l’AS V.Club, souvent en difficulté face aux Aigles, le DCMP semble avoir trouvé la recette idéale pour dominer régulièrement les « samouraïs des Aigles », confirmant ainsi une suprématie récente dans ce duel devenu un classique du football kinois.

Une victoire de caractère pour les Immaculés, qui envoient un signal fort à leurs concurrents dans la course au classement.

Voldy Matiafu

RDC : Voici les conditions posées par Jean-Marc Kabund pour participer au dialogue national

Ce samedi 7 novembre, l’opposant Jean-Marc Kabund a rendu publique sa position concernant le dialogue politique réclamé par l’opposition en République démocratique du Congo. Il affirme qu’il ne participera qu’à un dialogue véritablement inclusif, mené sous une facilitation neutre. Selon lui, ce processus doit impérativement respecter des lignes rouges non négociables, notamment la Constitution, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays.

Jean-Marc Kabund conditionne également sa participation à plusieurs préalables qu’il juge indispensables. Il exige la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, ainsi que l’arrêt immédiat des enlèvements et des arrestations arbitraires visant les opposants politiques. Il réclame en outre la garantie de la liberté de circulation des acteurs politiques, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Par ailleurs, l’opposant dénonce des actes d’intimidation et d’humiliation infligés à certains opposants, notamment à l’aéroport international de Ndjili. Il demande le retour des exilés politiques ainsi que la libération de l’espace public. Pour Jean-Marc Kabund, sans ces mesures concrètes, aucun dialogue politique crédible ne peut être envisagé en RDC.

« Nous rejetons avec force un dialogue défini unilatéralement, selon des critères arrêtés par le pouvoir seul. La paix ne se convoque pas comme un meeting. Elle se construit dans l’équilibre, l’inclusivité et la légitimité. Il est politiquement incorrect qu’un pouvoir contesté puisse se choisir ses interlocuteurs, fixer les règles du jeu et les lignes rouges à ne pas franchir de manière unilatérale. Cela s’apparente à un monologue », a prévenu l’opposant.

Charles Mapinduzi

Agriculture : La RDC et la Grèce scellent un partenariat autour des agropoles

La République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation du secteur agricole avec la signature, samedi 7 février à Kinshasa, d’un mémorandum d’entente entre le ministère de l’Agriculture et la firme grecque Géothermiki, en vue du lancement des études sur les agropoles à travers le pays.

Paraphé par le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, ce document ouvre la voie à des analyses techniques destinées à identifier les sites propices à l’implantation des agropoles et à définir les modèles de développement agricole intégrés adaptés aux différentes provinces.

D’après le communiqué consulté par Netic-news.net, cette coopération vise à renforcer la production agricole nationale, améliorer la transformation locale des produits et accroître la sécurité alimentaire. Le Gouvernement congolais mise sur ce partenariat pour attirer des investissements et stimuler la création d’emplois dans les zones rurales.

Fulgence Mavula