Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a endeuillé le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dans la soirée du vendredi 6 février 2026. Les assaillants ont ciblé trois villages de la localité de Tombole- Boti, Isigo et Mambimbi-dans le groupement Bapakombe. Selon le chef de ce groupement, Kasaho Kanyamulamba Boniface, le bilan provisoire fait état d’au moins 14 civils tués et de plusieurs maisons entièrement incendiées.
Cette attaque a provoqué un climat de panique généralisée au sein des populations locales. Craignant pour leur sécurité, de nombreux habitants ont fui leurs domiciles pour se réfugier à Kambau et dans d’autres zones jugées plus sûres. Les activités économiques et sociales ont été totalement paralysées dans les villages touchés. La société civile du secteur de Bapere confirme ces déplacements massifs et dénonce la recrudescence des violences armées dans cette partie du Nord-Kivu.
Le territoire de Lubero est désormais considéré comme l’un des épicentres des massacres attribués aux ADF dans la région. Depuis le début du mois de janvier 2026, au moins 62 civils auraient perdu la vie, selon la société civile. Plusieurs écoles et structures sanitaires ont fermé leurs portes, tandis que des populations entières sont contraintes de fuir. Face à cette situation dramatique, les acteurs locaux déplorent ce qu’ils qualifient d’abandon des populations de Lubero, Beni et de certaines zones de l’Ituri, alors que l’attention des autorités reste focalisée sur la crise sécuritaire liée au M23.
Jean Ngaviro


