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Culture : Fary revient à Kinshasa avec “Blancs”, un laboratoire du stand-up francophone à ShowBuzz

L’humoriste français Fary sera sur scène à Kinshasa les 7 et 8 février 2026 à ShowBuzz (Gombe), dans un événement produit par Déo Kasongo. À travers le concept « Blancs », un plateau d’humour inédit, l’élite du stand-up francophone vient tester la matière brute de ses futurs spectacles. Plus qu’un simple show, il s’agit d’un véritable baptême du feu où les artistes confrontent leurs nouvelles idées à un public exigeant et averti.

Autour de Fary, un commando d’humour composé de Hordine Canson, Jackson Brokerss, Sarah Lele et Ken Guelord animera ces deux soirées placées sous le signe de l’expérimentation. Les artistes l’ont clairement indiqué ce vendredi 06 février 2026,lors d’une rencontre avec les professionnels des médias, en présence du producteur Déo Kasongo. Ici, il ne s’agit pas de recycler des succès, mais bien de tester des textes en construction, dans une démarche honnête et créative.

Pour ces humoristes, Kinshasa représente bien plus qu’une étape de tournée : la capitale congolaise est perçue comme un véritable baromètre artistique. Une vision qui rejoint l’ambition de Déo Kasongo, déterminé à faire de Kinshasa une plaque tournante de la culture internationale, tout en soutenant les jeunes talents. Fary partage pleinement cette approche, voyant dans le projet « Blancs » une opportunité d’ouvrir le public à d’autres réalités, tout en offrant aux artistes un cadre sécurisé d’expression.

À noter que l’événement se tiendra du samedi 7 au dimanche 8 février 2026 dès 18h, avec une place VIP fixée à 300 dollars. Il s’agit de la deuxième prestation de Fary à Kinshasa, après un premier spectacle historique sold out le 2 juin 2023, déjà produit par Déo Kasongo. Cette fois, l’humoriste revient avec l’humilité du créateur :

« Je suis au début d’une nouvelle histoire avec de nouvelles blagues. C’est forcément un challenge de confronter des textes aussi récents à ce public », a-t-il confié.

Jérémie Ngunga Léman

Félix Tshisekedi échange avec la communauté Banyamulenge sur la paix et l’unité en RDC

En séjour aux États-Unis, le président de la République, Félix Tshisekedi, a rencontré ce vendredi 6 février 2026 une délégation de la communauté Banyamulenge vivant sur le sol américain. Les échanges ont porté sur la cohésion nationale et la contribution de la diaspora à la paix en RDC. Le chef de l’État a réaffirmé son engagement en faveur de la cohabitation pacifique entre toutes les communautés, soulignant que la diversité congolaise constitue une richesse pour le pays.

La délégation Banyamulenge a salué cette initiative et réitéré son attachement à l’unité nationale, tout en promettant de soutenir les efforts de paix et de s’opposer à toute tentative de déstabilisation infligée par ceux qui ne veulent pas voir les populations de la RDC vivre paisiblement.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises avec le souci d’impliquer la diaspora dans la consolidation de la paix et de l’unité nationale afin que tout congolais qui vit dans les coins et recoins du monde entier soit impliqué dans cette situation que traverse le pays pendant plusieurs années et décrier toujours pour ces violences humaines à travers leurs actuels.

Jamely Timothée Kayembe

Crise en RDC : À Washington, Fayulu échange avec Tshisekedi et plaide pour un dialogue national sous l’égide CENCO-ECC

En marge de la 74ᵉ édition du National Prayer Breakfast, organisée le 5 février 2026 à Washington D.C., une rencontre a eu lieu entre le président de la République, Félix Tshisekedi, et l’opposant Martin Fayulu. Facilitée par les organisateurs de cet événement annuel, cette entrevue s’est déroulée dans un contexte marqué par de pressants appels au dialogue et à la réconciliation nationale en République démocratique du Congo, notamment face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Selon des sources proches de la rencontre, Martin Fayulu a mis à profit cet échange pour plaider en faveur d’un dialogue national inclusif placé sous l’égide conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Il a souligné la nécessité d’impliquer l’ensemble des forces politiques et sociales du pays, estimant que les confessions religieuses bénéficient d’une crédibilité morale susceptible de rétablir la confiance entre les acteurs et de favoriser une réconciliation sincère entre Congolais.

Ce plaidoyer intervient alors que Félix Tshisekedi a récemment réaffirmé sa position sur la question du dialogue. Le chef de l’État soutient que tout éventuel dialogue devrait être organisé par les institutions de la République, se tenir sur le sol congolais et exclure toute participation de personnes ou de groupes armés ayant pris les armes contre le pays. Cette divergence de vues continue d’opposer le pouvoir et l’opposition, dans un climat où la paix et la stabilité restent ardemment attendues par la population.

Charles Mapinduzi

Kwango : Les enseignants de l’ISP et de l’ISTM alertent sur un détournement de 54 millions de FC

Les enseignants de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) et de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de la province du Kwango dénoncent le détournement de plus de 54 millions de francs congolais, initialement destinés au paiement du personnel, mais qui auraient été affectés aux services déconcentrés.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 6 février 2026, les directeurs de l’ISP, M’Nongo Kima Buk’yal, et de l’ISTM, Mawoso Tsimba Frédéric, indiquent que ce scandale financier, qui secoue le secteur de l’enseignement supérieur dans la province du Kwango, serait orchestré par l’Ordonnateur Délégué Provincial basé à Kenge. Ils accusent ce dernier d’avoir détourné ladite somme, créant ainsi une contradiction flagrante entre les rapports officiels et les décaissements réellement effectués. Selon le comptable public, le montant total perçu s’élèverait pourtant à 170,9 millions de francs congolais.

Les autorités académiques annoncent avoir rendu publique l’intégralité de leur déclaration afin d’éclairer l’opinion et d’interpeller les instances compétentes. Par ailleurs, elles tirent la sonnette d’alarme à l’endroit des autorités provinciales, dénonçant également une présumée mauvaise gestion des fonds de salaires du mois d’octobre 2025.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Le gouvernement examine la situation sécuritaire et les projets énergétiques

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La 77ᵉ réunion du Conseil des ministres s’est tenue vendredi 6 février à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa, agissant au nom du Président de la République, Félix Tshisekedi. Selon la Présidence congolaise, cette séance a été consacrée à l’évaluation de plusieurs dossiers jugés stratégiques pour la conduite de l’action gouvernementale.

Parmi les matières examinées figurent notamment l’analyse de la situation sécuritaire, humanitaire et épidémiologique sur l’ensemble du territoire national. Le Conseil a également abordé le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, d’une capacité de 900 mégawatts, ainsi que la cartographie des sites énergétiques et miniers, dans une optique de planification et de valorisation des ressources du pays.

En outre, les ministres ont pris connaissance du mécanisme de communication interinstitutionnelle de l’État, destiné à améliorer la coordination entre les différentes institutions publiques. La source a par ailleurs indiqué que le Conseil devait aussi se pencher sur un projet de décret visant à structurer et à promouvoir le cinéma congolais, afin de renforcer ce secteur culturel et créatif.

Fulgence Mavula

Kisangani : Un sous-officier des FARDC condamné à mort pour tentative de meurtre

Le Tribunal militaire de garnison de Kisangani a rendu, vendredi 6 février, un verdict lourd de conséquences dans une affaire ayant semé l’émoi au sein de la population. À l’issue d’un procès en procédure de flagrance, le 1er Sergent-major Litombo Masumi Ange a été condamné à la peine capitale pour tentative de meurtre, a annoncé le président de la juridiction militaire.

Outre cette condamnation, le tribunal a infligé au prévenu plusieurs peines de servitude pénale : dix ans pour menace d’attentat, cinq ans pour destruction méchante, dix ans pour violation de consigne et dix autres années pour dissipation des munitions de guerre. Les faits reprochés remontent au mardi 3 février, lorsque le militaire a ouvert le feu à neuf reprises, selon le ministère public, aux établissements d’enseignement Malikiah, blessant un étudiant à la main gauche et endommageant un véhicule appartenant à la partie civile.

Selon l’instruction, le condamné avait quitté sans autorisation son poste à l’aéroport international de Bangboka, où il était affecté à la défense contre les drones kamikazes de l’AFC/M23. Le même jour, il s’est rendu au domicile de M. Eric Mbuyi, qu’il accusait d’occupation illégale de sa parcelle, proférant des menaces avant de tirer à balles réelles. D’après la partie civile, cet acte de représailles a conduit aux tirs ayant atteint des étudiants, l’université Malikiah et la résidence de la victime se trouvant sur une même parcelle.

Fulgence Mavula

Délabrement routier à N’djili : La route Sainte Thérèse–Dokolo fragilise véhicules et population

Dans la commune de N’djili, dans le district de Tshangu, la route qui mène de la place Sainte Thérèse jusqu’à l’arrêt Dokolo est dans un état de délabrement très avancé. La route est divisée en deux et les véhicules peinent à traverser.

Dans une descente effectuée par Netic-News ce vendredi 06 février, les chauffeurs dénoncent le comportement des autorités qui sont au four et moulin sur le contrôle des documents, mais très lent dans la réhabilitation des routes.

« J’ai payé toutes les taxes qu’on exige actuellement, mais j’ai mal au cœur de voir comment chaque semaine je ne manque pas de panne suite à l’état de cette route. Notre argent c’est aussi pour nous permettre de bien rouler, sur des routes praticables, mais dommage que ça ne soit pas le cas. C’est depuis plusieurs mois que cette route est dans cet état, mais comme les autorités ne passent pas ici, voilà la situation qui ne fait que se dégrader », déclare le chauffeur Hugor.

Par ailleurs, un autre conducteur dénonce le déséquilibre des entreprises qui travaillent sur la construction des routes secondaires à N’djili.

« Les sociétés qui sont en train d’effectuer des travaux de certaines routes secondaires ferment les yeux sur cette situation qui a divisé le macadam en deux et de l’eau qui pénètre, détruisent nos moteurs et plusieurs parties. Qu’ils viennent même atténuer cette situation en attendant qu’on fasse les travaux proprement dits », déclare-t-il.

La population environnante dénonce plusieurs maladies dans lesquelles elle est exposée suite au flaque d’eau de ce délabrement.

« Depuis que l’eau stagne ici, nous avons maintenant un taux élevé de moustiques et à chaque fois que les véhicules passent, nous respirons des odeurs nauséabondes dégagées par cette flaque d’eau. La typhoïde et la malaria sont devenues des maladies quotidiennes. Que les autorités trouvent des solutions dans l’urgence afin de sauver des vies », fait savoir madame Yvette Nkoyi.

Plusieurs axes sont dans des états de délabrement très avancé. De la place Sainte Thérèse en allant vers la route qui mène vers Secomaf, des nids de poules se sont créés et empêchant une bonne circulation.
Des travaux sont en cours également dans plusieurs directions et le finissage est attendu impatiemment par les N’djilois.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Assurances de l’UE et de l’AFD sur la construction de la route Zongo–Akula–Lisala

Des assurances ont été données vendredi 6 février à Kinshasa au ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITP), John Banza, par la « Team Europe », au sujet de l’effectivité du projet de construction de la route Zongo–Akula–Lisala, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Cette annonce a été faite à l’issue d’échanges avec Hervé Conan, directeur de l’Agence française de développement (AFD), et Antonio Capone, chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, selon un communiqué du ministère des ITP.

Ce projet structurant s’inscrit dans le cadre du couloir Douala–Kampala et vise à renforcer la connectivité régionale, tout en soutenant le développement économique de la RDC. Le ministre John Banza a salué cette initiative, estimant qu’elle aborde des enjeux essentiels pour le pays, notamment en matière de désenclavement et de valorisation de la chaîne agricole dans les provinces concernées.

S’exprimant sur les priorités du gouvernement, le ministre des ITP a rappelé l’importance de l’approche multimodale dans la politique des infrastructures.

« Nous savons ce que nous avons à faire et quelles sont les options à lever. Je reviens de la région du Grand Équateur, où les besoins sont fondamentaux. L’aspect multimodal est privilégié par le gouvernement congolais, d’où le lancement, par la Première ministre Judith Suminwa, de la réhabilitation du port de Bumba », a-t-il déclaré.

Fulgence Mavula

Sud-Ubangi : Les enseignants boycottent les examens du premier semestre à cause des arriérés de salaire

Les enseignants des sous-divisions Kungu 5 (Bozene) et Mogalo, dans le territoire de Kungu, province du Sud-Ubangi, ont décrété ce vendredi 6 février 2026, une grève sèche pour protester contre le non-paiement du salaire du mois de novembre 2025.

Selon Jacques Ngilase, président de l’intersyndicale et porte-parole des enseignants du secteur de Lua, cette décision intervient après l’expiration d’un ultimatum de 48 heures adressé aux autorités compétentes. Les enseignants ont ainsi boycotté les examens du premier semestre, affirmant qu’ils ne reprendront les activités qu’après le paiement effectif du salaire réclamé.

Cette situation crée l’insécurité éducative de la part des élèves surtout pendant cette période des examens du premier semestre. Il est important de noter que c’est un problème complexe qui nécessite une solution globale et durable de la part du gouvernement qui doit travailler pour décanter la situation afin permettre le paiement régulier des enseignants et améliorer les conditions de travail.

Jamely Timothée Kayembe

UNISIC : Myriam Tshimungu Bipendu, fille de la rectrice, officiellement retirée mais présente au cabinet rectoral

À l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la décision rectorale n°017/2026 du 2 février 2026 continue de susciter une vive controverse.

À peine investie rectrice le 9 décembre 2025, la professeure Espérance Bayedila Bakanda Tshimungu a procédé au retrait massif de toutes les décisions d’engagement prises entre 2022 et 2025, période correspondant au rectorat du professeur émérite Jean-Richard Kambayi.

Le bilan est lourd : 125 scientifiques, 105 agents administratifs et 7 professeurs, soit 237 agents, officiellement exclus de l’université.
Une rigueur appliquée… mais contournée
Officiellement, la rectrice invoque le respect strict des textes légaux. Mais dans les faits, la mesure ne concerne qu’un seul mandat rectoral, épargnant tous les agents engagés avant 2022.

Pour de nombreux observateurs internes, il s’agit moins d’un assainissement global que d’une opération ciblée contre un rectorat précis.

Le malaise a pris une nouvelle dimension après la vérification d’un cas devenu emblématique : Myriam Tshimungu Bipendu, fille biologique de la rectrice.

Contrairement aux premières impressions, le nom de Myriam figure bel et bien parmi les scientifiques dont la décision d’engagement a été retirée, au même titre que les autres agents engagés entre 2022 et 2025. Juridiquement, elle est donc officiellement écartée de l’UNISIC. Mais c’est précisément là que surgit l’incohérence.

Une réapparition sans base légale

Alors que toutes les décisions d’engagement des scientifiques, professeurs et agents administratifs de cette période ont été annulées-y compris celle de sa fille-Myriam Tshimungu apparaît néanmoins dans la composition officielle du cabinet de la rectrice, avec la fonction de secrétaire administrative.

Or, selon les règles administratives en vigueur, nul ne peut être membre du cabinet de la rectrice sans être préalablement agent administratif régulièrement nommé par une décision rectorale distincte.

Dans le cas de Myriam Tshimungu, aucune décision préalable ne la nomme agent administratif de l’UNISIC, condition pourtant indispensable avant toute désignation au cabinet.

La seule décision existante la mentionne directement comme secrétaire administrative au cabinet, sans base administrative préalable, en contradiction flagrante avec la procédure normale.

Vouloir une chose et son contraire

Cette situation place la rectrice face à une contradiction majeure :
d’un côté, elle combat vigoureusement les «engagements en cascade » de son prédécesseur,
de l’autre, elle repositionne sa propre fille dans l’appareil administratif, alors même que sa décision rectorale l’a formellement exclue de l’université.

Pour de nombreux agents révoqués, cela ressemble à un reclassement déguisé, voire à une mise à l’abri discrète au sein du cabinet rectoral, pendant que 236 autres agents, engagés dans les mêmes conditions, restent définitivement dehors.

Un précédent dangereux pour la gouvernance universitaire

Au-delà du cas individuel, c’est la crédibilité juridique et morale de la gouvernance actuelle qui est aujourd’hui en jeu.

Comment justifier qu’une personne officiellement retirée de l’UNISIC puisse continuer à y exercer une fonction, sans décision régulière de nomination administrative ?

Comment défendre la rigueur légale lorsque la décision censée assainir le système est elle-même contournée par des arrangements internes ?

Pour les agents révoqués, le message est amer : la loi serait inflexible pour tous, sauf lorsqu’elle s’approche du cercle familial.

À l’UNISIC, le climat est désormais marqué par la défiance et la fracture. Une exigence monte avec insistance : le respect strict des textes, y compris pour les proches de l’autorité rectorale.

Car à défaut, l’assainissement annoncé risque de n’apparaître que comme une justice à géométrie variable.

Christian Ntole