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En Allemagne, Daniel Bumba recherche des solutions technologiques pour moderniser Kinshasa

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L’ambition de transformer Kinshasa en une métropole moderne et durable a franchi une étape stratégique à Düren, en Allemagne. Selon un communiqué consulté ce dimanche 25 janvier 2026 par Netic News, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a rencontré les dirigeants de l’entreprise allemande Cremer pour jeter les bases d’un partenariat technologique. « Le gouverneur a présenté son ambition de transformer Kinshasa en une ville moderne et durable. Ses priorités portent sur un urbanisme cohérent, la numérisation des structures communales ainsi que sur une lutte déterminée contre la criminalité et la corruption », précise le document officiel.

Au cœur de cette mission d’itinérance, un projet industriel d’élimination des déchets plastiques, couplé à la production d’énergie, a été confié à la société Cremer de Konzendorf. Ce programme revêt une importance capitale pour la capitale congolaise, confrontée à des défis d’assainissement chroniques. « L’engagement de Cremer va au-delà des seuls intérêts économiques. L’entreprise met son expertise au service de projets internationaux et contribue activement au développement durable », ont souligné Ingo Cremer et Klaus Schierbaum lors de l’accueil de l’autorité urbaine.

Cette rencontre internationale marque la volonté de l’exécutif provincial de Kinshasa d’unir ses forces avec des acteurs économiques de pointe pour relever les défis mondiaux. Le gouverneur a été salué pour son ouverture au dialogue et son intérêt marqué pour une coopération économique renforcée. En misant sur l’innovation allemande pour la gestion des déchets et la transition énergétique, Daniel Bumba Lubaki pose les jalons d’une mutation structurelle visant à améliorer durablement le cadre de vie des Kinois.

Guyvenant Misenge

Kinshasa : le contrôle renforcé des documents provoque l’arrêt du transport à Ngaliema

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Ce lundi 26 janvier 2026, un calme inhabituel règne sur la route de Matadi, habituée aux embouteillages monstres. Dès 6h00, l’arrêt DGC dans la commune de Ngaliema est resté désert, les transporteurs ayant choisi de garder leurs véhicules à l’arrêt. Cette paralysie fait suite au lancement d’un contrôle rigoureux imposé par l’Hôtel de Ville, mobilisant plus de 3 000 agents pour vérifier simultanément cinq documents essentiels : la carte rose, le permis de conduire, le contrôle technique, la vignette et l’assurance, tous devant être en cours de validité.

 

Face à ce déploiement de force, les chauffeurs rencontrés sur place dénoncent une approche brutale et un manque de préparation. L’exigence de l’assurance, en particulier, suscite la colère des transporteurs qui affirment n’avoir reçu aucune sensibilisation préalable. « Le contrôle de l’assurance ne devrait pas avoir lieu maintenant car nous n’étions pas prévenus ; il n’y a eu aucune échéance pour nous conformer », déplore un conducteur, expliquant que la crainte des amendes a poussé la majorité de ses collègues à immobiliser leurs outils de travail.

 

L’absence d’engouement sur les artères principales complique sérieusement le déplacement des Kinois en ce début de semaine.

Pour décanter la situation, les professionnels du volant plaident pour une mesure de clémence et un moratoire. « L’Hôtel de Ville doit nous accorder un délai supplémentaire pour nous régulariser », a plaidé Mbala, un chauffeur de l’arrêt DGC. En attendant un éventuel assouplissement de l’autorité urbaine, les usagers de Ngaliema restent les premières victimes de ce bras de fer entre le gouvernement provincial et les transporteurs.

Guyvenant Misenge

RDC: Jean-Marc Kabund en mission diplomatique internationale en prévision du dialogue inclusif

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L’opposant radical Jean-Marc Kabund, a entamé, ce dimanche 25 Janvier 2026, une mission diplomatique internationale de grande envergure, qui sera marquée par des échanges de haut niveau avec les grandes puissances, afin de porter la voix du peuple congolais sur la scène internationale et d’évoquer les questions préoccupantes relatives à la situation en République Démocratique du Congo.

Selon la cellule de communication de son parti Alliance pour le Changement (A.Ch.), Kabund va effectuer une escale stratégique à Bruxelles, où il sera reçu par les autorités européennes pour des consultations diplomatiques de premier plan, avant son étape déterminante à Washington, où il a été contacté pour des consultations préalables au dialogue national annoncé par le régime de Kinshasa.

À en croire son parti, Kabund se rendra également en Angola pour des discussions au sujet du dialogue. À l’issue de ces rencontres, Kabund se prononcera certainement sur la question de sa participation au dialogue proposé par Félix Tshisekedi, pour des solutions idoines à la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est du pays.

Blanchi Lungala M

Présent à Kinshasa, le père Marleau Nsimba reste suspendu de toute activité sacerdotale

L’Église catholique en République démocratique du Congo a officiellement encadré la situation du père Marleau Nsimba, actuellement présent à Kinshasa. À travers une communication de l’Archidiocèse de Kinshasa, les autorités ecclésiastiques ont tenu à lever toute ambiguïté sur la légitimité de ses activités religieuses sur le territoire national.

Il ressort du communiqué consulté dimanche 25 janvier par Netic-news.net que le prêtre est frappé d’une suspension canonique décidée le 29 avril 2024 par l’archevêque de Buenos Aires. Ayant quitté cette juridiction sans autorisation, il lui est strictement interdit de célébrer la messe, d’administrer les sacrements ou d’exercer toute fonction sacerdotale, sans exception de lieu.

Signé par l’abbé Clet-clay Mamvemba, secrétaire chancelier de l’Archidiocèse de Kinshasa, le document précise que cette décision demeure en vigueur tant que la procédure pénale canonique engagée n’a pas connu son aboutissement. L’Archidiocèse de Kinshasa réaffirme ainsi son attachement au respect du droit canonique et à la coordination entre les juridictions ecclésiastiques, afin de préserver la discipline et la clarté au sein de la communauté des fidèles.


Fulgence Mavula

Kwamouth : Le gouvernement envoie une mission pour encourager les miliciens Mobondo à rejoindre le processus de paix

Le gouvernement congolais a dépêché une nouvelle mission de pacification dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe. L’information a été confirmée ce dimanche 25 janvier 2026 par le chef de la délégation, le ministre délégué à la Défense en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe. Cette mission vise à faciliter la reddition des miliciens Mobondo aux forces de défense et de sécurité, conformément aux instructions du gouvernement, en les sensibilisant à déposer les armes et à adhérer au processus de paix.

Selon le ministre Eliezer Ntambwe, la délégation a déjà enregistré des signes encourageants, notamment la disponibilité de certains membres de la milice à s’engager dans cette démarche. « Il y a certainement eu d’autres initiatives dans ce sens, mais pour le moment, je constate une réelle volonté d’adhésion au processus de paix afin de mettre définitivement fin à ce phénomène », a-t-il déclaré.

Pour rappel, une première mission de pacification avait été conduite en décembre 2022 par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Cette initiative avait permis de faire sortir plusieurs miliciens de la forêt, de récupérer des armes et d’orienter certains combattants vers une formation militaire. Toutefois, malgré la signature d’un acte d’engagement par des représentants de la milice Mobondo et des chefs traditionnels concernés, les hostilités n’avaient pas cessé et le processus n’avait pas produit les résultats escomptés.

Blanchi Lungala M

Kasaï : Julien Nyamuenyi et sa suite rejoignent l’Alliance des Congolais Bâtisseurs (ACB)

Le secrétaire exécutif du gouvernement provincial du Kasaï, Julien Nyamuenyi, a officiellement adhéré au parti politique Alliance des Congolais Bâtisseurs (ACB), aux côtés des membres de sa suite. La cérémonie d’adhésion s’est tenue le samedi 24 janvier au siège national de l’ACB, sous la coordination de Socrate Ibutshi, mandaté par l’autorité morale du parti Guy Mafuta Kabongo, actuellement en mission hors du pays.

Figure bien connue du paysage médiatique et politique congolais, Julien Nyamuenyi a un parcours riche et diversifié. Ancien directeur de la Radio Okapi, administrateur général du groupe de presse Sud-Express, ex-secrétaire général du parti Force Républicaine, puis secrétaire général adjoint du regroupement politique Les Progressistes de Samy Badibanga, il occupe aujourd’hui des fonctions clés au sein de l’exécutif provincial du Kasaï.

À cette occasion, le nouveau membre de l’ACB a souligné la nécessité de « bâtir ensemble » pour le développement du pays. Il a affirmé que partout où il est question de progrès et de construction nationale, il y trouve naturellement son engagement.

« Ensemble, nous serons plus forts, en apportant chacun notre pierre à l’édifice », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi son adhésion à la vision et aux idéaux portés par l’Alliance des Congolais Bâtisseurs.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : La RFCK lance le contrôle technique des documents de bord des véhicules

La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK), a annoncé, samedi 24 janvier 2026, l’ouverture exceptionnelle de ses centres de contrôle technique, en prévision du début du contrôle des documents de bord des véhicules.

Selon un communiqué officiel consulté par notre rédaction, ces centres accueilleront les usagers dès 6h00 du matin et resteront ouverts jusqu’à la prise en charge du dernier assujetti. À ce effet, la RFCK invite ainsi les propriétaires de véhicules automobiles à profiter de cette mesure pour se mettre en règle et éviter d’éventuelles sanctions lors des opérations de contrôle annoncées sur les artères de la capitale congolaise.

Cette étape très cruciale a plusieurs raisons notamment; la sécurité routière, la conformité réglementaire, la prévention des fraudes et la gestion des risques. Les chauffeurs sont appelés à se présenter pour être mûris d’un nouveau souffle de travail.

Jamely Timothée Kayembe

Kinshasa, capitale de la débrouille… et des arnaques : Le phénomène « Kwanga » en pleine expansion

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Kinshasa, terrain fertile des nouvelles formes d’escroquerie. Plus les jours passent, plus les stratégies d’arnaque se perfectionnent dans la capitale congolaise.

À Kinshasa, certains individus sans scrupules multiplient les vols et surtout les escroqueries, ciblant des lieux à forte concentration humaine. Du rond-point Victoire à Ngaba, en passant par Super Lemba, l’UPN et plusieurs marchés populaires, les Kinois sont désormais confrontés à une nouvelle pratique frauduleuse qui fait des ravages.

Son nom est désormais bien connu dans le jargon populaire : « Kwanga ».

« Kwanga » : un mot, une arnaque bien rodée

En Lingala, Kwanga signifie Chikwangue. Mais dans la rue kinoise, ce terme a pris une tout autre connotation. Il désigne aujourd’hui une escroquerie organisée autour de faux téléphones portables, savamment mise en scène pour tromper des clients pressés et attirés par des prix défiant toute concurrence.

Le mode opératoire des vendeurs de “Kwanga”


Le stratagème est aussi simple qu’efficace. Les escrocs abordent leurs victimes sur des rond-points ou dans des marchés, proposant des téléphones de grandes marques comme Samsung, iPhone, Tecno et autres à des prix dérisoires. Un appareil qui coûte normalement 300 à 400 dollars américains dans des maisons fiables est proposé à 30 ou 50 dollars seulement.

Pour rassurer le client, les arnaqueurs présentent d’abord un véritable téléphone, parfaitement fonctionnel. La victime vérifie l’appareil, constate sa qualité et, convaincue par la “bonne affaire”, accepte de conclure la transaction.

C’est à ce moment précis que tout bascule.

Le piège au moment décisif

Sous une habileté déconcertante, les escrocs procèdent à un échange rapide : le vrai téléphone est subtilement remplacé par une fausse réplique, la fameuse Kwanga. Après l’échange, ils mettent la pression sur le client en lui demandant de ne plus vérifier le téléphone, prétextant que tout a déjà été contrôlé et que l’appareil est en parfait état.

Pressée par la foule, séduite par le prix et parfois intimidée, la victime s’éloigne sans se douter du piège.

Une découverte amère et humiliante

Ce n’est qu’après coup que la vérité éclate. En tentant de rallumer ou d’examiner le téléphone, la victime découvre avec stupeur qu’il ne s’agit que d’un simple revêtement vide, rempli de sable, collé à l’extérieur pour imiter le poids et la forme d’un vrai appareil.

Pas de batterie, pas de composants électroniques, rien de fonctionnel. Un objet entièrement fabriqué dans le seul but d’escroquer.

C’est cela que les Kinois appellent désormais, avec amertume, la “Kwanga”.

Un phénomène devenu alarmant à Kinshasa


Aujourd’hui, cette pratique est devenue très récurrente dans la ville de Kinshasa. Plusieurs personnes, jeunes comme adultes, ont déjà été victimes de cette arnaque de mauvais goût. Le phénomène prospère grâce à la pauvreté, au chômage, à l’attrait des bonnes affaires et surtout à l’absence de contrôles stricts dans certains espaces publics.

Jusqu’à quand ?

Face à la montée en puissance de cette escroquerie, une question brûle toutes les lèvres :
Jusqu’à quand ces pratiques continueront-elles à ternir le quotidien des Kinois ?

Entre sensibilisation de la population, vigilance individuelle et intervention des autorités compétentes, la lutte contre le phénomène Kwanga s’impose désormais comme une urgence pour protéger les citoyens et restaurer un minimum de confiance dans les échanges commerciaux informels de la capitale.

Voldy Matiafu

RDC : La part d’enfants non scolarisés chute de 39 % à 18 % en seize ans, selon l’UNICEF

Après plusieurs décennies marquées par de fortes contraintes structurelles, la République démocratique du Congo enregistre des avancées significatives dans l’accès à l’éducation. À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié, samedi 24 janvier, un rapport mettant en évidence une amélioration notable des indicateurs de scolarisation au cours des seize dernières années.

Selon ce document, la proportion d’enfants congolais hors du système scolaire est passée de 39 % en 2007 à 18 % en 2023, traduisant une dynamique positive attribuée aux efforts conjoints des autorités nationales et de leurs partenaires techniques et financiers. Le rapport fait également état d’une progression marquée du taux d’achèvement du cycle primaire, passé de 29 % en 2001 à 75 % en 2021, signe d’un meilleur maintien des élèves dans le parcours scolaire.

Malgré ces résultats encourageants, l’UNICEF souligne la persistance de défis majeurs, notamment les inégalités géographiques, les disparités de genre, l’impact des conflits armés dans certaines zones et les questions liées à la qualité de l’enseignement. L’agence onusienne appelle ainsi à renforcer les investissements et les réformes du secteur éducatif afin de garantir à tous les enfants congolais une éducation inclusive, équitable et de qualité, levier essentiel du développement durable et de la consolidation du capital humain en RDC.

Fulgence Mavula

João Lourenço appelle au respect des accords de paix sur la RDC

Le président angolais João Lourenço a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la paix en République démocratique du Congo, lors de la cérémonie de présentation des vœux du Corps diplomatique accrédité en Angola, tenue le samedi 23 janvier 2026. À cette occasion, il a souligné le rôle actif joué par l’Angola dans le processus de pacification de l’Est congolais, rappelant que cette implication a contribué à la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le 4 décembre 2025 à Washington.

Qualifiant cet accord d’historique, le chef de l’État angolais a appelé les parties concernées à en assurer une mise en œuvre responsable, afin de parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs. Il a insisté sur le fait que seule une application sincère et rigoureuse des engagements pris permettra de consolider la stabilité et de tourner définitivement la page des tensions récurrentes dans la région.

João Lourenço a également souligné la nécessité de respecter le cessez-le-feu négocié à Doha entre le gouvernement congolais et le mouvement M23, tout en exhortant les autorités et la société civile de la RDC à engager, sans délai, un dialogue inter congolais. Pour lui, la stabilité de la RDC demeure un enjeu majeur pour la sécurité et le développement de l’Afrique centrale.

Rodriguez Kikamba