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Journée internationale de l’éducation : La RDC mise sur les jeunes pour réformer son système éducatif

À l’heure où la République démocratique du Congo cherche à consolider son capital humain face aux défis du développement, la question de l’éducation s’impose comme un enjeu stratégique majeur. La Journée internationale de l’Éducation a ainsi offert l’occasion de relancer le débat sur la nécessité d’une réforme structurelle du système éducatif national.

Dans ce contexte, le Système des Nations Unies a réaffirmé, samedi 24 janvier, sa détermination à accompagner le gouvernement congolais dans la transformation du secteur éducatif, en plaçant la jeunesse au centre des politiques publiques. L’objectif affiché est de promouvoir une éducation inclusive, équitable et adaptée aux réalités sociales, économiques et culturelles du pays.

À travers un message publié sur son compte officiel X, le Coordonnateur résident et humanitaire intérimaire des Nations Unies en RDC, Patrice Vahard, a souligné que l’investissement dans l’éducation de la jeunesse constitue un levier essentiel pour accélérer la transformation sociale, renforcer la cohésion nationale et jeter les bases d’un développement durable et résilient.

Fulgence Mavula

RDC : S&P maintient la notation B- et relève la perspective à positive

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo se félicite de la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings de confirmer la notation souveraine B- du pays tout en relevant la perspective de « stable » à « positive ». Cette évolution fait suite à l’amélioration de la notation de CCC+ à B- en 2022 et reflète la solidité du crédit congolais malgré les défis internes et externes. Selon le ministère des Finances, cette révision traduit la résilience de l’économie congolaise et les efforts continus du Gouvernement pour renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques et faire progresser les réformes structurelles.

Plusieurs facteurs expliquent cette révision positive, notamment la baisse significative de l’inflation en 2025, une croissance économique robuste portée par le secteur extractif et les activités non extractives, ainsi qu’une gestion prudente de la dette publique et des finances publiques. Le pays bénéficie également d’une amélioration des marges de manœuvre externes, avec des réserves internationales plus élevées et un marché des changes plus stable. Ces éléments démontrent selon le Gouvernement que la RDC suit une trajectoire macroéconomique structurellement positive.

Commentant cette décision, le ministre des Finances, S.E. Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, a indiqué que cette affirmation de la notation souveraine renforcera la confiance des investisseurs alors que le pays se prépare à accéder aux marchés financiers internationaux. Il a rappelé les progrès réalisés au cours des deux dernières années, notamment la réduction de l’inflation, le maintien de la discipline budgétaire et l’investissement dans les secteurs prioritaires. Le Gouvernement, sous la direction de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, réaffirme son engagement à poursuivre les réformes pour soutenir une croissance durable et inclusive.

Gilbert Ngonga

RDC : S&P maintient la notation B- et relève la perspective à positive

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo se félicite de la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings de confirmer la notation souveraine B- du pays tout en relevant la perspective de « stable » à « positive ». Cette évolution fait suite à l’amélioration de la notation de CCC+ à B- en 2022 et reflète la solidité du crédit congolais malgré les défis internes et externes. Selon le ministère des Finances, cette révision traduit la résilience de l’économie congolaise et les efforts continus du Gouvernement pour renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques et faire progresser les réformes structurelles.

Plusieurs facteurs expliquent cette révision positive, notamment la baisse significative de l’inflation en 2025, une croissance économique robuste portée par le secteur extractif et les activités non extractives, ainsi qu’une gestion prudente de la dette publique et des finances publiques. Le pays bénéficie également d’une amélioration des marges de manœuvre externes, avec des réserves internationales plus élevées et un marché des changes plus stable. Ces éléments démontrent selon le Gouvernement que la RDC suit une trajectoire macroéconomique structurellement positive.

Commentant cette décision, le ministre des Finances, S.E. Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, a indiqué que cette affirmation de la notation souveraine renforcera la confiance des investisseurs alors que le pays se prépare à accéder aux marchés financiers internationaux. Il a rappelé les progrès réalisés au cours des deux dernières années, notamment la réduction de l’inflation, le maintien de la discipline budgétaire et l’investissement dans les secteurs prioritaires. Le Gouvernement, sous la direction de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, réaffirme son engagement à poursuivre les réformes pour soutenir une croissance durable et inclusive.

Gilbert Ngonga

Didier Budimbu récidive : 5 autres animateurs dotés des voitures neuves !

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Une fois de plus, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu « génie blanc » vient de poser un acte fort, symbolique et profondément humain, confirmant son image d’homme d’État au grand cœur et de gestionnaire visionnaire.

Quelques jours seulement après la dotation d’une jeep à l’animateur emblématique Michel Kuka, alias Lumumba Vea, Didier Budimbu récidive avec la même détermination et la même générosité.

En véritable bon père de famille, il a offert des véhicules neufs de marque Suzuki à cinq leaders majeurs de l’animation des Léopards de la RDC juste après la CAN.

Les heureux bénéficiaires ne sont autres que :
• Evoloko Saleh
• Mundele Ndundu
• Thomas
• Iyolela
• Malula

Ces figures incontournables de l’animation sportive nationale ont officiellement réceptionné leurs véhicules ce samedi 24 janvier, au ministère des Sports, lors d’une cérémonie sobre mais chargée d’émotions, marquée par des visages rayonnants et une reconnaissance sincère.

Une vision sociale qui force l’admiration

Les bienfaits de Didier Budimbu ne sont plus à démontrer, encore moins à débattre. Sa gestion pragmatique, humaine et inclusive fait désormais cas d’école. Là où, hier encore, les animateurs des Léopards étaient marginalisés, oubliés, voire méprisés par ses prédécesseurs, Didier Budimbu a choisi de réparer une injustice historique.

Longtemps considérés à tort comme des acteurs de seconde zone, ces animateurs ont pourtant porté haut les couleurs nationales, dans l’ombre, avec passion et loyauté. Didier Budimbu a su voir ce que d’autres refusaient de reconnaître : leur valeur inestimable.

Des actes concrets, pas des promesses creuses

Il aura fallu l’arrivée de Didier Budimbu à la tête du ministère des Sports et Loisirs pour que ces vieux serviteurs de la nation sportive retrouvent enfin le sourire et la considération qu’ils méritent. Par des actes concrets, palpables et durables, le ministre démontre que le respect se gagne par l’action.

En redonnant dignité, espoir et reconnaissance aux animateurs des Léopards, Didier Budimbu s’impose comme un ministre à part, un homme qui gouverne avec le cœur autant qu’avec la raison.

Quand l’histoire du sport congolais s’écrira, le nom de Didier Budimbu figurera parmi ceux qui ont su joindre la parole à l’acte.

Voldy Matiafu

Kasaï : deux personnes tuées après une cérémonie coutumière contestée

Deux personnes ont été tuées ce samedi 24 janvier 2026 au village Samba, dans le secteur de Bapende, province du Kasaï. Selon une source locale, le drame est survenu à la suite d’une cérémonie d’intronisation d’un nouveau chef coutumier qui a dégénéré, provoquant une vive colère au sein de la population.

D’après la même source, la tentative d’installation du chef contesté a rapidement fait monter la tension. Des coups de feu ont alors été entendus, semant la panique parmi les habitants. Craignant pour leur sécurité, plusieurs villageois ont fui précipitamment leurs habitations pour se réfugier dans la forêt environnante.

Jusqu’à présent, la situation demeure tendue dans cette partie de la province du Kasaï. Les activités socio-économiques sont perturbées et la population vit dans la crainte de nouveaux débordements, en attendant des mesures susceptibles de ramener le calme et de clarifier les circonstances exactes de ce drame.

Jérémie Ngunga Léman

Zones en crise : la RDC adopte un plan de 824 millions USD pour protéger l’éducation

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À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) a annoncé la publication officielle de la Stratégie de l’Éducation et de la Formation en Situations d’Urgence (SEFSU) 2025-2029, validée le 5 août 2025. Ce plan marque un tournant pour la résilience du système éducatif congolais, en garantissant l’accès à l’école même dans les zones les plus touchées par les conflits, les déplacements de populations et les crises humanitaires.

Fruit d’un travail multisectoriel et rigoureux, le SEFSU 2025-2029 vise à renforcer la capacité du système éducatif à absorber les chocs, à protéger les élèves les plus vulnérables et à offrir un soutien psychosocial. La stratégie valorise également le rôle actif de la jeunesse, non seulement comme bénéficiaire de l’éducation, mais aussi comme acteur clé de la transformation éducative en période de crise.

Le financement de ce plan sur cinq ans est estimé à 824 millions de dollars américains, illustrant la volonté du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de construire une société plus juste et résiliente. En cette Journée internationale de l’éducation, le ministère appelle la communauté internationale et les acteurs éducatifs à se mobiliser pour protéger le capital humain congolais et s’assurer que « la lumière de l’apprentissage ne s’éteigne jamais, quelles que soient les difficultés rencontrées ».

Fulgence Mavula

24 janvier 2019 – 24 janvier 2026 : sept ans qui ont changé (ou pas) le Congo

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Félix Tshisekedi est au pouvoir depuis exactement sept ans, ce samedi 24 janvier 2026, après avoir accédé aux rênes du pays dans une ambiance bon enfant, mais entourée de soupçons persistants de fraude électorale massive.

Dès 2019, le nouveau dirigeant annonce vite les couleurs. Mais jusque-là, celles-ci ne sont que de simples promesses qu’il faut muer en actes pour booster le développement du pays et sortir le peuple du marasme économique, sécuritaire et social dans lequel il est engouffré depuis des décennies.

Devant ses compatriotes de la diaspora, Félix Tshisekedi confesse : « Je vous promets de faire du Congo l’Allemagne de l’Afrique ». Puis, quelques temps plus tard, il ajoute : « D’ici la fin de mon mandat, vous allez voir un Congo nouveau, un Congo fort, puissant et prospère, un Congo qui va parler de l’Afrique à travers le monde entier ».

Qu’en est-il sept ans après ?

Dans le domaine éducatif, en dépit de certaines imperfections liées à la nature humaine et à la gestion, le régime en place a réussi à instaurer la gratuité de l’enseignement primaire, une première dans l’histoire du pays. En matière de politique extérieure, la diplomatie a reçu un véritable coup de fouet, permettant au pays de se rouvrir au monde après l’isolement imposé par le régime Kabila.

La RDC est aujourd’hui davantage sollicitée sur le plan international grâce au dynamisme de Félix Tshisekedi, tranchent même les partisans du chef de l’État.

Lors de ses discours sur l’état de la nation, Félix Tshisekedi a présenté un bilan élogieux de sa gestion du pays. Routes, ponts, écoles, sans oublier la réhabilitation des aéroports : le dirigeant congolais affirmait alors que la RDC était devenue un immense chantier, un pays en mouvement qui se construisait un avenir radieux.

Le successeur de Kabila évoquait également l’arrivée d’investisseurs à hauteur de plusieurs millions de dollars américains, créant ainsi de nombreux emplois. « Notre RDC poursuit sa marche en avant et l’avenir nous réserve encore de nombreux succès et autant de raisons d’être fiers », disait-il, indiquant que plusieurs projets de développement à son initiative avaient permis de booster l’économie nationale, l’accès à l’électricité, aux soins de santé primaire et à la construction d’infrastructures, entre autres.

Contraste

Sur le plan sécuritaire, la situation est plutôt allée de mal en pis. Des zones jusque-là relativement épargnées se sont embrasées. Au Nord-Kivu et en Ituri, les rebelles ADF ont étendu leurs actions criminelles contre les civils. Le nombre de victimes a largement dépassé tous les pronostics. Pendant ce temps, le M23, pourtant totalement défait en 2013, a refait surface et s’est emparé d’importantes entités au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, malgré un état de siège décrété depuis près de quatre ans, mais dont le bilan reste peu fameux.

Compte tenu de ces faits, Kinshasa a autorisé l’entrée sur le sol congolais de forces étrangères, donnant l’impression que l’État congolais s’est avoué vaincu et démissionnaire, et que les FARDC sont mises à l’écart. Aux yeux de certains citoyens, la RDC est devenue la risée du monde, livrée à elle-même par ses propres dirigeants incapables de changer la donne. Par ailleurs, dans l’Ouest du pays, notamment à Kwamouth, dans le Mai-Ndombe, des tensions intercommunautaires ont fait de nombreuses victimes avec l’activisme du groupe Mobondo.

Sur le plan économique, la vie est devenue de plus en plus intenable. Les prix des produits de première nécessité ne cessent de grimper. Le franc congolais face au dollar américain s’est parfois apprécié, sans impact réel sur le panier de la ménagère, qui continue de souffrir amèrement. En outre, l’insécurité bloque l’accès à certaines zones de ravitaillement.

En dépit des chiffres mirobolants vantés par le régime, l’incidence du Trésor public sur la vie quotidienne des citoyens demeure peu perceptible. Au contraire, l’essentiel des richesses du pays semble se partager entre les institutions de la République, rendant certains acteurs « plus riches que le pays » lui-même.

Concernant l’aspect politico-judiciaire, les dénonciations persistent autour d’une justice à double vitesse, où seuls les puissants semblent mieux servis. Comme sous les régimes précédents, des opposants continuent de dénoncer une chasse à l’homme contre ceux qui ne partagent pas les opinions du pouvoir en place. Pour eux, la RDC cesse progressivement d’être une démocratie pluraliste.

Par ailleurs, comme le soutient une certaine opinion, c’est toujours « le ventre d’abord ». Au lieu de servir le pays conformément à leurs missions régaliennes, certains représentants du peuple ont déserté leur idéal. Ils ont sombré dans la corruption, le clientélisme, l’amateurisme et le sentimentalisme. De leur côté, pour maintenir la fidélité d’acteurs acquis à coups de billets de banque, des responsables pillent les caisses de l’État au détriment de la majorité de la population.
Sur un autre chapitre, le pays reste difficilement accessible dans plusieurs régions. Les routes sont inexistantes ou impraticables.

D’autres infrastructures de base, telles que les écoles et les hôpitaux, se comptent sur le bout des doigts. De nombreux projets ont été lancés, des millions de dollars américains décaissés, sans réel impact sur la cause commune, en raison de détournements à grande échelle : projet des 100 jours, Tshilejelu, Jeux de la Francophonie, taxe RAM, etc.

Une autre question s’est invitée dans le débat : le tribalisme. De nombreux observateurs critiquent le régime pour ses préférences supposées envers les ressortissants de la tribu luba, dont est originaire Félix Tshisekedi. Les adversaires politiques du pouvoir dénoncent des discours jugés haineux et séparatistes, tandis que certains partisans du régime se montrent intolérants, n’hésitant pas à dénigrer leurs adversaires par des injures.

De ce tableau ainsi peint, il convient de tirer certaines conclusions. La République démocratique du Congo est-elle réellement en passe de devenir « l’Allemagne de l’Afrique », comme le promettait son président ? Qu’en est-il des promesses tenues ? Un expatrié allemand se sentirait-il aujourd’hui aussi à l’aise à Kinshasa, Goma ou Mbuji-Mayi qu’à Berlin ou Munich ? Autant de questions qui taraudent les esprits et méritent des réponses, sept ans après l’avènement au pouvoir de la plus vieille formation politique de l’opposition congolaise.

Charles Mapinduzi

Kasaï-Central : Félix Tshisekedi inaugure l’Université de Kananga ce lundi 26 janvier 2026

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est attendu à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, ce lundi 26 janvier 2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel du Cabinet du Gouverneur provincial, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko.

Selon ce document, la visite du Chef de l’État s’inscrit dans le cadre de l’inauguration officielle de l’Université de Kananga (UNIKAN), un ouvrage réalisé sous l’impulsion personnelle du Président de la République. Cet établissement universitaire est présenté comme un projet majeur pour le renforcement de l’enseignement supérieur et le développement du capital humain dans la province.

À cette occasion, les autorités provinciales appellent à une mobilisation générale de toutes les couches sociales du Kasaï-Central. Sont notamment concernés les partis politiques membres de l’Union sacrée, les opérateurs économiques, les chefs coutumiers, les leaders communautaires et religieux, ainsi que les femmes, les hommes et les jeunes, appelés à réserver un accueil populaire et chaleureux au Chef de l’État.

Le Gouverneur de province a, par ailleurs, instruit le maire de la ville de Kananga et l’ensemble des bourgmestres à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de sensibiliser la population. L’objectif est de permettre un rassemblement massif le long des principales artères reliant l’aéroport de Kananga au centre-ville, en vue d’ovationner le Président de la République.

Fabrice Kabamba

RDC : Forte hausse des cas suspects de choléra, huit décès signalés

La situation épidémiologique en République démocratique du Congo demeure préoccupante, marquée par une hausse significative des nouveaux cas suspects de choléra sur l’ensemble du territoire national. L’alerte a été donnée lors de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu vendredi 23 janvier à la télévision nationale.

Selon le ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention sociale a présenté un état des lieux dominé par la résurgence de cette maladie hydrique dans plusieurs provinces du pays. Cette évolution traduit une pression persistante sur le système de santé et appelle à un renforcement des mesures de prévention et de riposte.

Au cours de la semaine sous revue, le nombre de nouveaux cas suspects de choléra est passé de 1 348 à 1 638, avec huit décès enregistrés, soit un taux de létalité estimé à 5 %, en hausse par rapport à la semaine épidémiologique précédente. Ces chiffres, communiqués par le ministre de la Santé publique et relayés par le porte-parole du gouvernement, illustrent l’urgence de consolider les interventions sanitaires afin de contenir la propagation de l’épidémie.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Des propriétaires menacés de démolition à Gombe malgré des certificats officiels

Une crise foncière sans précédent secoue actuellement la commune de Gombe à Kinshasa. Des familles légalement propriétaires de parcelles depuis les années 1990 se voient menacées de démolition, malgré la détention de certificats d’enregistrement authentiques, documents officiels garantissant leurs droits de propriété.

Dans une lettre ouverte, Me Heustache Namunanikakamira dénonce ce qu’il qualifie de « dérives autoritaires et totalitaires » dans la gestion foncière en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, les opérations de destruction envisagées par l’administration provinciale reposeraient sur de simples mises en demeure, dépourvues de toute force juridique contraignante, et non sur des décisions ministérielles ou des actes juridictionnels revêtus de l’autorité de la chose jugée.

Les documents à l’origine de la controverse, émis par le Ministère provincial de l’Environnement, Propreté publique, Embellissement de la ville et Aménagement, exhortent les propriétaires à libérer les emprises de l’Avenue Colonel Ebeya dans un délai de quinze jours, sous peine de recours à des mesures coercitives. Ces lettres datées de 2024 et 2025 rappellent l’Edit N°003/2013 relatif à l’assainissement et à la protection de l’environnement à Kinshasa, mais elles ne peuvent légalement servir de fondement à des démolitions de parcelles privées légalement enregistrées.

Les preuves de la légalité des parcelles sont les suivantes. Tout d’abord, un certificat d’enregistrement officiel a été délivré à Famuniga Lohela Dimushinga, citoyen et Sergent des Forces Armées, pour une parcelle située sur l’Avenue Colonel Ebeya, dans la commune de Gombe. Ce certificat, enregistré en mai 1990 dans le registre général A-72-695 et le registre spécial ACP/11.570, concerne une superficie de 1.642 m² destinée à un usage résidentiel. Il précise que la parcelle est en concession perpétuelle, légalement reconnue par l’État, avec un plan cadastral et un bornage officiel validés par les autorités compétentes.

Ensuite, des correspondances ministérielles ont été émises, telles que le SC005/CAB/MIKPROV EPPEVA/GVK/LMMN/Dosh/1/20 daté du 2 janvier 2026, adressé aux propriétaires des constructions sur l’Avenue Colonel Ebeya. Cette lettre rappelle et met en demeure de libérer des espaces publics, au motif que des ouvrages seraient érigés en violation de l’Edit N°003/2013 du 9 septembre 2013, menaçant un recours contraignant en cas de non-respect. Une autre correspondance, NSCLC25/CAR/PROPPS/CVS/LAN/D/01/man, datée du 15 décembre 2025, réitère cette mise en demeure. Cependant, ces lettres n’ont pas de force exécutoire et ne peuvent se substituer à un arrêté ministériel ou à un jugement.

Pour Me Namunanikakamira, cette situation constitue une violation manifeste du droit constitutionnel de propriété. La Cour d’Appel, par le juge des référés, semble rester inactionnaire, laissant les citoyens légalement établis sans défense face à l’arbitraire administratif.

Il interpelle également les institutions censées garantir l’État de droit : les députés, les sénateurs, la justice, mais aussi la presse indépendante, en les appelant à prendre position face à ce qui s’apparente à une confiscation arbitraire de biens privés.

Face à ce climat de tension, la Présidence de la République et le Ministère de l’Intérieur sont appelés à assumer pleinement leur rôle constitutionnel de garants de la légalité et de l’État de droit.

Pour Me Namunanikakamira, le message est clair : STOP à l’arbitraire, STOP à l’abus de pouvoir, STOP à l’humiliation des citoyens. La République ne se construit pas par la force administrative ou la loi du plus fort, mais par le respect des lois, des procédures et de la dignité humaine.

Gilbert Ngonga