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RDC : Le gouvernement appelle l’OGEFREM à clarifier les raisons du décaissement d’une somme de 1,6 millions USD

Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a officiellement saisi, ce vendredi 23 janvier 2026, la direction générale de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), au sujet de décaissements jugés préoccupants effectués sous l’intitulé de « Fonds Secret de Recherche ». Dans une correspondance signée par le Vice-Premier ministre, Jean-Pierre Bemba Gombo, le gouvernement révèle des sorties de fonds mensuelles totalisant, pour l’année 2025, plus de 1,6 million de dollars américains.

Un ordre de transfert national de 150 000 USD, daté du 6 janvier 2025, est notamment cité comme élément justificatif. Le ministre s’interroge sur la légalité et la justification de ces dépenses, soulignant que le fonds secret de recherche est normalement réservé aux services et ministères de souveraineté chargés d’enquêtes et d’investigations, ce qui ne correspond pas aux missions dévolues à l’OGEFREM. Il rappelle, à cet effet, le décret n°09/63 du 3 décembre 2009 fixant les statuts de cet établissement public.

Face à ces constats, la direction générale de l’OGEFREM est sommée de fournir des explications détaillées dans un délai de 24 heures, une démarche qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la transparence et du contrôle de la gestion financière des entreprises publiques.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de lutter contre les irrégularités financières et de promouvoir la bonne gouvernance au sein des entreprises publiques.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Le gouvernement annonce la levée de 750 millions de dollars sur le marché financier international

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la levée prochaine de 750 millions de dollars américains sur le marché financier international, à travers sa première émission obligataire internationale prévue au mois d’avril. Selon un communiqué consulté vendredi 23 janvier par Netic-news.net, cette opération vise à mobiliser des ressources destinées au financement de projets d’infrastructures à travers le pays.

L’annonce a été faite par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, lors d’un entretien à Kinshasa. « Le gouvernement prévoit de lever 750 millions de dollars en avril à travers sa première émission obligataire internationale, afin de financer des projets d’infrastructures », a déclaré le ministre, cité dans le communiqué officiel de son ministère.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à diversifier les sources de financement de l’État et à renforcer les investissements publics dans les infrastructures. En se tournant vers les marchés financiers internationaux, les autorités congolaises ambitionnent de soutenir la croissance économique et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Fulgence Mavula

Sud-Kivu : Le gouverneur Jacques Purusi de retour à Uvira après la reprise de la ville par les FARDC et les Wazalendo

Le gouverneur du Sud-Kivu, le professeur Jacques Purusi, est rentré ce vendredi 23 janvier 2026 à Uvira, ancien chef-lieu provisoire de la province après la chute de Bukavu en mi-février 2025. Il avait quitté la ville peu avant le 10 décembre 2025, date à laquelle Uvira était tombée aux mains des rebelles du M23, laissant derrière lui un vide administratif et sécuritaire dans cette importante cité frontalière avec le Burundi.

Ce retour intervient quelques jours après le retrait définitif des rebelles, obtenu sous pression internationale, et la reprise de la ville par les FARDC appuyées par les Wazalendo en début de semaine. Cette reconquête militaire a permis de sécuriser l’agglomération et de rétablir un minimum d’ordre, ouvrant ainsi la voie au retour progressif des autorités civiles et de l’administration provinciale.

Accueilli chaleureusement par la population locale, Jacques Purusi a marqué par sa présence le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans cette entité stratégique. Ce retour suscite un nouvel espoir de stabilisation durable et de renforcement de la présence administrative, alors que des doutes persistaient encore récemment sur la situation sécuritaire réelle de la ville.

Jean Ngaviro

Diplomatie franco-congolaise : Tshisekedi à Paris après le Forum de Davos

Au retour de sa participation au Forum économique mondial de Davos, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé ce vendredi 23 janvier à Paris, après une escale privée à Bruxelles. Cette étape française s’inscrit dans un contexte diplomatique marqué par les enjeux sécuritaires et humanitaires persistants dans la région des Grands Lacs.

Selon des sources concordantes, le chef de l’État congolais doit partager un déjeuner de travail avec son homologue français, Emmanuel Macron. Les discussions porteront notamment sur le renforcement des relations bilatérales entre la RDC et la France, ainsi que sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les tensions continuent d’alimenter une crise humanitaire majeure. Paris devrait, à cette occasion, réaffirmer son appui au dialogue intercongolais comme voie privilégiée vers une paix durable.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’engagement français en faveur de la stabilité régionale. En octobre 2025, la France avait organisé une conférence internationale sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, au terme de laquelle 1,5 milliard d’euros d’engagements avaient été annoncés par les partenaires internationaux. Selon les autorités françaises, 850 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence ont déjà été décaissés, tandis que Paris plaide également pour la réouverture de l’aéroport de Goma afin de faciliter l’acheminement de l’aide aux populations civiles.

Fulgence Mavula

Kinshasa : A Mont-Ngafula, un cercueil abandonné sème la panique sur la route By-pass

Stupeur ce matin du vendredi 23 janvier à Mont-Ngafula, à Kinshasa. Un cercueil a été retrouvé abandonné à l’entrée Elengesa, le long de la route By-pass, provoquant l’émoi parmi les habitants.

Sur place, la scène intrigue et inquiète. Les riverains, visiblement choqués, hésitent à ouvrir le cercueil, redoutant une découverte macabre. « Personne ne sait d’où vient ce cercueil. On se demande même s’il n’y a pas un corps à l’intérieur », confie un témoin.

Jusqu’à présent, l’origine du cercueil et son contenu restent inconnus. Les habitants appellent les autorités à intervenir rapidement pour lever le mystère et rassurer la population.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : L’avenue Bokasa rouverte à double sens après plusieurs mois de travaux

Le gouvernement provincial de Kinshasa poursuit la mise en œuvre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », initié par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki. Dans ce cadre, le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics, Alain Tshilungu, a annoncé la réouverture partielle de l’avenue Bokasa à partir du jeudi 22 janvier 2026. Le tronçon concerné s’étend de l’avenue Funa (communes de Kinshasa et Barumbu) jusqu’au boulevard du 30 Juin dans la commune de la Gombe. La circulation à sens unique y est levée, l’avenue étant désormais ouverte à double sens.

Selon un communiqué officiel du ministère, cette mesure vise à fluidifier le trafic, réduire les embouteillages dans cette zone stratégique et permettre la poursuite progressive des travaux. Le gouvernement provincial rassure les usagers sur la qualité des travaux réalisés, conformes aux normes en vigueur, et invite la population kinoise à respecter la signalisation et les consignes de sécurité durant cette phase transitoire.

Cette annonce donne une lueur d’espoir à la population de la ville de Kinshasa pour se rassurer de l’avancée significative de plusieurs travaux de construction des grandes artères entamés depuis l’année dernière par le gouvernement.

Jamely Timothée Kayembe

Kinshasa : 36 corps d’indigents abandonnés dans la morgue du centre hospitalier de référence de Makala

Plus de trente-six (36) corps d’indigents sont abandonnés depuis plus de six mois à la morgue du centre hospitalier de référence de Makala (Sanat), situé à Selembao, une commune du centre de Kinshasa. L’alerte a été donnée ce vendredi 23 janvier, par une source parlementaire citée par l’agence congolaise de presse, qui évoque une situation préoccupante tant sur le plan sanitaire qu’environnemental, dans un contexte urbain déjà marqué par de fortes pressions démographiques.

Selon Steve Mulumba, président de la commission Environnement de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), cette situation a particulièrement retenu l’attention des députés provinciaux. Il souligne que l’absence de prise en charge adéquate de ces dépouilles soulève de graves questions éthiques, tout en exposant le personnel hospitalier et les populations riveraines à des risques sanitaires majeurs liés à la dégradation prolongée des corps.

Un constat similaire a été dressé à l’hôpital général de référence de Kintambo, également situé dans le centre de la capitale congolaise. Dans cette structure sanitaire, plus de trente-trois (33) corps seraient abandonnés depuis plus de trois ans, révélant une problématique structurelle de gestion des indigents décédés et mettant en lumière les limites des mécanismes publics de prise en charge funéraire à Kinshasa.

Jérémie Ngunga Léman

Ituri : La milice Codeco kidnappe dix personnes et s’empare de 15 motos à Mahagi

La milice Codeco, toujours active dans la province de l’Ituri, a de nouveau frappé dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier 2026, dans le groupement de Djupakweshi, village Nioka, chefferie de Panduru, territoire de Mahagi. Selon Innocent Wabagudu, porte-parole de la Société civile de Mahagi, plus de dix personnes ont été kidnappées, dont la femme du chef de groupement de Nioka. Quinze motos et plusieurs biens de valeur ont également été emportés, laissant penser que les assaillants cherchaient à se ravitailler en vivres et autres produits.

Le porte-parole a lancé un appel au gouvernement pour renforcer la sécurité aux frontières entre le territoire de Djugu, d’où proviennent ces menaces, et celui de Mahagi.

« On s’est réveillé avec une mauvaise nouvelle : l’incursion de la milice Codeco dans notre village a plongé la population dans la peur et l’incertitude », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle attaque vient briser le calme relatif qui régnait dans la zone. Selon Wabagudu, la population, qui avait commencé à revenir, risque à nouveau de fuir, confrontée à la persistance des incursions armées dans la région.

Rodriguez Kikamba

Kongo-Central : La Société civile demande au parquet de poursuivre les députés auteurs de violences à l’Assemblée provinciale

La Société civile de Matadi appelle le parquet général à se saisir du dossier des quatre députés impliqués dans la bagarre et les destructions survenues le 6 octobre 2025 à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central. Près de quatre mois après les faits, l’organisation exige que les auteurs, clairement identifiés, répondent de leurs actes afin de mettre fin à l’impunité dans la province.

Dans une déclaration faite jeudi 22 janvier 2026, Thomas Kambingwa, porte-parole de la coalition, a dénoncé « avec la dernière énergie les actes de barbarie et de vandalisme » perpétrés par ces députés. Il a précisé que les faits reprochés incluent la destruction des biens de l’Assemblée, des violences physiques et des menaces de mort, tout en soulignant que ces responsables avaient été élus par la population et doivent donc rendre compte de leur conduite.

La Société civile insiste sur le fait que la protection des institutions et des biens publics doit primer, et que les auteurs de tels actes ne peuvent échapper à la justice. Elle exhorte ainsi le parquet général à engager rapidement des poursuites afin de garantir la responsabilité des élus et le respect de l’ordre public.

Rodriguez Kikamba

Forum économique de Davos : Le régime de Kinshasa vante les acquis, l’opposition dénonce une «promenade de santé »

La participation des autorités congolaises au Forum économique mondial de Davos est au cœur d’un débat dans le pays. Alors que le gouvernement met en avant plusieurs engagements obtenus en marge du forum, de nombreux opposants dénoncent un déplacement coûteux, déconnecté des réalités nationales et sans retombées concrètes pour la population.

Du côté officiel, la Présidence de la République affirme que la RDC a été au centre des discussions sur le partenariat stratégique autour des minerais.

Trois engagements majeurs sont mis en avant : attirer des investissements dans un environnement sécurisé, renforcer la gouvernance et la traçabilité du secteur minier, et promouvoir la transformation locale des minerais, notamment le cobalt.

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a insisté sur la volonté de rompre avec le rôle de simple exportateur de matières premières et de faire des ressources naturelles un levier de développement durable et d’industrialisation.

Les autorités soulignent également des avancées diplomatiques liées à l’intégration africaine, à la ZLECAF et à la souveraineté technologique. Elles présentent la RDC comme un «pays-solution » dans la transition énergétique mondiale et comme un acteur appelé à jouer un rôle clé dans les chaînes de valeur internationales.

Mais ce narratif optimiste est vivement contesté par plusieurs figures de l’opposition et de nombreux internautes. Pour eux, Davos n’a été qu’une vitrine diplomatique sans impact réel.

Claudel Lubaya, notamment, parle d’un « grand voyage inutile », évoquant l’absence remarquée du président congolais à la tribune officielle du forum ainsi que l’absence de rencontres majeures avec des dirigeants internationaux de premier plan. Il dénonce également une délégation pléthorique financée par un Trésor public déjà fragilisé.

Les opposants estiment que les annonces faites à Davos ressemblent davantage à des effets de communication qu’à de véritables acquis. Ils rappellent que la population congolaise continue de faire face à l’insécurité, à la pauvreté et au manque d’infrastructures de base, tandis que les promesses de transformation locale des minerais tardent à se concrétiser sur le terrain.

Le fossé demeure ainsi entre les discours ambitieux tenus à l’international et les réalités sociales difficiles à l’intérieur du pays. Pour beaucoup de Congolais, la question centrale reste la même : au-delà des engagements annoncés à Davos, quand les retombées se feront-elles réellement sentir dans la vie quotidienne des citoyens ?

Charles Mapinduzi