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De Casablanca à Kinshasa : Didier Budimbu tient parole et remet une Jeep Jetour à Lumumba !

Promesse tenue. Après son engagement pris devant la presse à Casablanca, en marge de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a joint l’acte à la parole. Le mercredi 21 janvier 2026, le patron du sport congolais a officiellement remis une voiture à Michel Kuka, alias Lumumba Vea, en reconnaissance de son engagement exceptionnel et de son impact remarquable durant la compétition continentale.

À travers ce geste fort, le ministre Budimbu a tenu à saluer un supporter dont l’influence a largement dépassé le cadre des gradins.

Lumumba Vea s’est imposé comme une véritable figure emblématique de cette CAN, incarnant une forme inédite de soutien à l’équipe nationale, à la fois sobriété, constance et profondeur symbolique.

Car Lumumba Vea n’est pas un supporter ordinaire. Tout au long de la compétition, il a marqué les esprits par un style singulier : silencieux, immobile, debout dans les gradins durant les 90 minutes, sans cris ni danse, mais avec une présence solennelle devenue virale. Une posture atypique qui l’a naturellement consacré 12ᵉ homme des Léopards de la RDC lors de cette CAN Maroc 2025.

Au-delà de la récompense matérielle, cette reconnaissance officialise également son positionnement comme ambassadeur du Bloc Léopards, une plateforme dédiée à l’accompagnement et au soutien de l’équipe nationale. Un choix assumé par le ministère, tant l’image de Lumumba Vea a fédéré et inspiré.

Plus qu’un soutien sportif, le personnage a projeté une symbolique forte de la RDC, mettant en avant la mémoire du héros national Patrice Emery Lumumba, dont il porte fièrement le nom et l’héritage.

À travers cet acte symbolique, Didier Budimbu entend promouvoir l’engagement citoyen, valoriser le rôle des supporters et renforcer la dynamique collective autour des Léopards, acteurs essentiels du rayonnement du football congolais et de l’image du pays à l’international.

Une reconnaissance qui consacre à la fois la parole tenue d’un ministre et l’engagement authentique d’un citoyen, au service de la nation. Encore une fois, « le génie blanc » a marqué les esprits.

Voldy Matiafu

Haute Cour militaire : Le dossier du général Philémon Yav fragilisé par l’absence de preuves

Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung se poursuit devant la Haute Cour militaire, mais l’accusation peine toujours à apporter des preuves matérielles solides plus de trois ans après son arrestation pour trahison. Le cœur du dossier repose sur un supposé message téléphonique que le ministère public affirme avoir été envoyé par James Kabarebe, évoquant un plan de déstabilisation. Or, ce message n’a jamais été produit devant la Cour. Selon l’accusation, il aurait été supprimé par le prévenu avant l’ouverture officielle de l’enquête et, malgré l’analyse technique des téléphones saisis, aucune donnée exploitable n’a pu être récupérée.

Le ministère public soutient que ce message mentionnait également le général-major Peter Cirimwami Nkuba, ce qui, selon lui, pourrait indiquer une collusion avec des acteurs étrangers. Toutefois, ces éléments restent à ce stade non vérifiés et reposent essentiellement sur des suppositions. Arrêté alors qu’il était commandant de la 3e zone de défense dans l’est du pays, Philémon Yav avait été mis en cause sur fond de soupçons de connivence avec le Rwanda.

La défense, de son côté, conteste vigoureusement les accusations et exige la production effective du message présenté comme pièce centrale du dossier. Lors de la dernière audience, Me Carlos Ngwapitshi a dénoncé ce qu’il qualifie de montage frauduleux, tandis que le général Philémon Yav Irung nie catégoriquement avoir reçu le moindre message de James Kabarebe. Les avocats rappellent le principe fondamental selon lequel la charge de la preuve incombe à l’accusation et que, en l’absence d’éléments probants, le doute doit profiter à l’accusé.

Charles Mapinduzi

Sud-Kivu : Les centres de santé débordés par la hausse des cas de malnutrition infantile

Dans la province du Sud-Kivu, l’intensification des conflits armés aggrave la situation nutritionnelle des enfants déplacés. Les structures sanitaires alertent sur une hausse inquiétante des cas de malnutrition, liée à la précarité des familles, à l’insuffisance de l’aide alimentaire et aux difficultés d’accès aux soins. Face à cette urgence humanitaire, des initiatives locales tentent d’apporter des solutions durables. Dans plusieurs zones de la province du Sud-Kivu, les centres de santé enregistrent une augmentation alarmante des cas de malnutrition infantile. Cette situation est particulièrement préoccupante chez les enfants déplacés, dont les familles ont fui les violences armées et vivent désormais dans une extrême vulnérabilité.

Dans le territoire de Walungu, le personnel du centre de santé de Mungwe, à travers Jean Ntwili infirmier titulaire, affirme constater une accumulation de cas, en raison notamment de la pénurie d’aliments thérapeutiques et de médicaments essentiels, soulignant que les enfants issus des familles déplacées figurent parmi les premières victimes, leurs parents étant souvent incapables d’assurer une prise en charge adéquate. Selon les soignants, la prise en charge nutritionnelle devient de plus en plus difficile. Le nombre d’enfants admis pour malnutrition aiguë dépasse largement les capacités d’accueil et de suivi des structures sanitaires locales.

Face à cette crise, la prévention apparaît comme une solution essentielle. Parmi les alternatives locales, la production de lait de soja est présentée comme une option prometteuse pour lutter contre la malnutrition, grâce à sa richesse en protéines végétales, vitamines et minéraux. Cependant, les producteurs locaux de soja à Idjwi et dans d’autres territoires du Sud-Kivu font face à de nombreux défis. Il s’agit notamment du manque d’équipements adaptés, de l’insuffisance de formations techniques, de l’accès limité au financement, ainsi que des difficultés liées à la conservation et à la commercialisation du produit fini.

Toutefois, les acteurs de terrain insistent sur la nécessité d’un appui accru des partenaires humanitaires afin de renforcer les capacités locales et assurer une réponse durable à la malnutrition infantile au Sud-Kivu. Un appel vibrant lancé au gouvernement central pour trouver une solution réjouissante.

Jamely Timothée Kayembe

Maï-Ndombe : Des forages d’eau potable opérationnels à Kutu dans le cadre du programme provincial

Le gouvernement provincial de la province du Maï-Ndombe poursuit activement l’installation des forages d’eau potable dans les différentes cités de la province, ceci dans le cadre de son programme d’accès à l’eau potable. Après la cité d’oshwe, c’est désormais la cité de Kutu qui a bénéficie cette initiative le mardi 19 janvier 2026.

Un membre du gouvernement provincial contacté sur place, a fait savoir que l’eau est un besoin vital dont on doit toujours s’engager à rapprocher son accès à tout citoyen, soulignant que ce projet démontre la volonté de répondre respectivement aux besoins essentiels de communautés pour éviter que les populations puissent consommer de l’eau qui n’est pas potable au risque de trouver des maladies hydriques.

Les habitants ont manifesté leur gratitude à travers un notable, qui a souligné que le projet est bien accueilli car ils ont longtemps été confronté aux difficultés d’approvisionnement d’eau potable, expliquant que ce forage va faciliter le quotidien et améliorer la santé des familles, tout en remerciant les autorités provinciales pour leur engagement. Ces travaux avancent à un rythme soutenu, avec la collaboration des équipes techniques, des autorités locales et des communautés riveraines, afin d’assurer la bonne exécution du projet et son appropriation par les bénéficiaires.

Jamely Timothée Kayembe

RDC- MINES : À Davos, Louis Watum Kabamba plaide pour une gestion pragmatique des risques miniers

En marge du Forum économique mondial (WEF 2026) à Davos, le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a participé le mardi 20 janvier à une table ronde de haut niveau. Co-organisée par Africa Collective et Afreximbank, sous l’égide de la ZLECAf, cette rencontre a exploré les stratégies africaines face aux mutations du commerce mondial, de la finance innovante et de la transformation numérique.

Le débat a mis en lumière le rôle central des minerais critiques congolais dans la transition énergétique mondiale et le renforcement de la compétitivité du continent. Dans un contexte de redéfinition des chaînes de valeur, la RDC se positionne comme un acteur incontournable pour sécuriser l’approvisionnement des industries technologiques tout en accélérant son propre développement industriel.

Lors de son intervention, le ministre a invité les investisseurs à changer de paradigme concernant les risques liés au secteur minier africain. Selon lui, l’enjeu ne réside plus dans l’existence de ces défis, inhérents à tout marché, mais dans la capacité des partenaires à les appréhender efficacement. Il a souligné que là où certains voient des contraintes, les investisseurs avertis identifient des opportunités de croissance durable.
Pour conclure, la RDC a réaffirmé son ambition de bâtir un secteur minier moderne et responsable, créateur de valeur locale accrue. En s’appuyant sur les mécanismes de la ZLECAf et des solutions technologiques innovantes, le pays entend transformer son potentiel géologique en un levier de développement inclusif, au service de l’intégration économique de l’ensemble du continent africain.

Guyvenant Misenge

RDC : La Présidence met en garde contre une fausse structure de contrôle économique

Le cabinet du Président de la République démocratique du Congo a dénoncé, dans un communiqué consulté ce mercredi 21 janvier par Netic-News.net, une opération d’escroquerie menée par un groupe se faisant passer pour la prétendue « Direction Générale des Contrôles Économiques, Financiers et Administratifs » (DGCECEFA). Selon la Présidence, cette structure n’a aucune existence légale ni administrative au sein des institutions de l’État.

Dans le communiqué signé par Anthony Nkinzo, Directeur de cabinet du Chef de l’État, la Présidence dément « catégoriquement et avec la plus grande fermeté » tout lien avec cette entité. Le document précise qu’il s’agit d’une association fictive créée dans le but d’escroquer, d’extorquer des fonds et d’abuser de la confiance des citoyens, en usurpant le nom, l’autorité et l’image des institutions de la République.

Face à cette manœuvre frauduleuse, le cabinet du Chef de l’État appelle la population à la plus grande vigilance. Il invite toute personne victime ou témoin de ces pratiques à saisir immédiatement les autorités compétentes, afin de mettre un terme à ces agissements et de préserver la crédibilité des institutions publiques.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : Le Génie militaire mobilisé pour en finir avec les inondations à Bandalungwa et sur le boulevard Triomphal

Le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITP), John Banza Lunda, a annoncé mardi 20 janvier 2026 l’implication du Génie militaire des FARDC pour lutter contre les inondations récurrentes qui touchent le boulevard Triomphal et l’avenue Kasa-Vubu, dans la commune de Bandalungwa. Cette initiative vise à apporter une solution durable à un problème qui paralyse régulièrement la circulation et la vie quotidienne des habitants après chaque pluie.

Selon les autorités, les travaux consisteront notamment à stabiliser les sols, canaliser les eaux de pluie et procéder à une réhabilitation ciblée de la voirie. Le général Bruno Danga, commandant du Génie militaire, a confirmé la disponibilité des hommes et du matériel nécessaires, tandis que le ministre John Banza a rassuré que les travaux seront exécutés dans les plus brefs délais sous la coordination de son ministère.

Cette décision est accueillie avec soulagement par la population kinoise, régulièrement confrontée aux conséquences des inondations sur plusieurs axes stratégiques de la capitale. Les autorités espèrent ainsi mettre fin à un cycle de perturbations récurrentes et améliorer durablement le cadre de vie des habitants concernés.

Blanchi Lungala M

RDC : Martin Fayulu dénonce une « dérive autoritaire » après l’arrestation d’Aubin Minaku

L’opposant Martin Fayulu a vivement réagi à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, interpellé dans la nuit du lundi au mardi 20 janvier. À ce jour, l’ancien haut responsable politique reste détenu au secret, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite par les autorités sur les motifs de son arrestation. Pour le leader de l’ECiDé, cet acte constitue une nouvelle illustration de ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du régime, qui s’en prendrait systématiquement aux voix critiques et à l’opposition politique.

Dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo encadre strictement toute arrestation. Il cite notamment les alinéas 1 et 2 de l’article 17, qui garantissent la liberté individuelle et interdisent les arrestations arbitraires, ainsi que l’article 18, qui impose que toute personne arrêtée soit immédiatement informée des raisons de son interpellation et de ses droits, dans une langue qu’elle comprend, et qu’elle puisse rapidement entrer en contact avec sa famille ou son avocat. Il souligne également que la garde à vue ne peut dépasser 48 heures, au terme desquelles la personne arrêtée doit être soit libérée, soit présentée à l’autorité judiciaire compétente.

Pour l’opposition, ces dispositions constitutionnelles sont régulièrement violées en RDC. Martin Fayulu dénonce ainsi ce qu’il considère comme un énième enlèvement politique et appelle au respect strict de la Constitution, estimant que la protection des libertés fondamentales demeure une condition essentielle pour l’État de droit et la stabilité du pays.

Charles Mapinduzi

Tshisekedi et les libertés publiques : Promesse trahie ou dérive assumée ?

Depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence en 2019, la situation des droits humains en République démocratique du Congo fait l’objet de débats de plus en plus vifs.

Après l’alternance politique issue des élections de 2018, de nombreux Congolais espéraient un renforcement durable de l’État de droit et des libertés publiques.

Cependant, pour plusieurs observateurs, ces espoirs ont progressivement laissé place à de sérieuses inquiétudes liées à l’évolution de la gouvernance et au fonctionnement des institutions.

Le climat politique apparaît aujourd’hui plus crispé, affectant la confiance entre l’État et une partie de la population.

Des organisations de défense des droits humains et des acteurs de la société civile évoquent une augmentation des arrestations jugées arbitraires ainsi que des détentions prolongées sans jugement.

Selon ces sources, des citoyens, des militants et des responsables politiques auraient été privés de liberté en dehors des procédures légales habituelles.

Ces pratiques posent la question du respect des garanties judiciaires et de l’égalité des citoyens devant la loi, principes fondamentaux de tout État de droit.

La liberté d’expression et la liberté de la presse figurent également parmi les sujets de préoccupation majeurs.

Des journalistes et des membres de la société civile affirment travailler dans un environnement de plus en plus contraignant. Des analystes notent que les pressions, les menaces ou encore les poursuites contre des professionnels des médias ont un impact réel sur la liberté de l’information.

Lorsque la critique est perçue comme une menace par le pouvoir, le débat public se rétrécit et la démocratie perd l’un de ses piliers essentiels.

Les violences liées aux interventions des forces de sécurité sont aussi régulièrement citées dans les analyses. Des rapports indépendants font état de répressions violentes de manifestations pacifiques et de morts de civils lors d’opérations de maintien de l’ordre.

Pour plusieurs spécialistes, le problème central réside dans le manque d’enquêtes indépendantes et transparentes permettant d’établir clairement les responsabilités.

Cette situation alimente un sentiment d’impunité et fragilise la crédibilité des institutions censées protéger les citoyens.
Certains observateurs soulignent également l’impact de ces tensions sur la cohésion nationale.

Des arrestations et des poursuites perçues comme politiquement ou régionalement motivées nourrissent frustrations et divisions au sein de la société.

Dans un pays déjà marqué par des conflits récurrents, ces pratiques sont vues comme un facteur supplémentaire de fragilisation de l’unité nationale et de la stabilité institutionnelle.

La question de l’exil revient aussi avec insistance dans les débats sur les droits humains en RDC. Pour de nombreux Congolais, quitter le pays serait devenu, selon certains acteurs humanitaires, l’unique issue face à un climat jugé incertain et imprévisible.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à un dialogue politique plus inclusif, à des réformes judiciaires profondes et à un engagement plus ferme des partenaires internationaux.

Pour ces analystes, c’est à ce prix que l’État de droit pourra être réellement consolidé et que la RDC évitera une dérive durable de ses institutions. Cette inquiétude est d’autant plus vive que des journalistes et des acteurs politiques de l’opposition, y compris des officiers FARDC soupçonnés d’être proches de l’ancien président Joseph Kabila, sont interpellés, arrêtés et incarcérés sans que des motifs clairs ne soient systématiquement avancés.

Les cas récents de Minaku, Shadari, Onokomba ou encore Kamizelo sont souvent cités comme illustrations de ce climat de tension politico-judiciaire.

Charles Mapinduzi

Sud-Kivu : L’antenne de la CENI vandalisée à Uvira, du matériel électoral pillé

Le bâtiment abritant l’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, a été vandalisé. Dans un communiqué publié mardi 20 janvier 2026, la centrale électorale déplore un pillage systématique ayant entraîné la perte de nombreux matériels électoraux et logistiques indispensables au bon déroulement du processus électoral.

Selon la CENI, plusieurs équipements ont été emportés ou détruits, notamment des kits électoraux, des dispositifs électroniques de vote, du matériel d’identification et d’enrôlement des électeurs, ainsi que du matériel informatique et bureautique. Des groupes électrogènes, des panneaux solaires, des documents officiels et diverses fournitures électorales figurent également parmi les biens volés ou endommagés.

La CENI condamne fermement ces actes qu’elle considère comme une tentative de fragilisation du processus démocratique en République démocratique du Congo. Elle souligne que ces destructions entraîneront inévitablement une hausse du coût des prochaines élections et vont à l’encontre des discours prônant l’amélioration de la gouvernance. Pour rappel, des incidents similaires ont déjà été signalés dans d’autres antennes de la CENI, notamment à Bukavu, Goma et Rutshuru, mettant en évidence la vulnérabilité des infrastructures électorales dans l’Est du pays.

Blanchi Lungala M