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RDC – IXes Jeux de la Francophonie : Enfin, Ferré Gola reçoit son cachet après 2 ans, 5 mois et 14 jours !

Après une longue attente, Ferré Gola peut enfin tourner la page. L’artiste musicien congolais a été reçu ce mardi 20 janvier à Kinshasa par le directeur national des IXes Jeux de la Francophonie, Isidore Kwandja, mettant ainsi un terme à une situation restée en suspens depuis la tenue des IXes Jeux de la Francophonie.

Au terme de cet échange qualifié de fructueux entre les deux parties, Ferré Gola a officiellement perçu son cachet relatif à sa prestation livrée le 6 août 2023 au stade des Martyrs, lors de la cérémonie de clôture de ces Jeux. Une issue attendue depuis 2 ans, 5 mois et 14 jours, qui marque la fin d’un dossier longtemps évoqué dans l’opinion publique et les milieux culturels.

Cette rencontre vient rétablir une certaine sérénité entre l’artiste et les organisateurs, tout en soulignant la volonté des autorités en charge des Jeux de la Francophonie de régulariser les engagements pris à l’endroit des prestataires artistiques.

Il convient de rappeler qu’au-delà de sa performance remarquée lors de la cérémonie officielle au stade des Martyrs, Ferré Gola avait également offert un méga concert à l’esplanade du Palais du Peuple. Une prestation populaire au cours de laquelle l’artiste avait, une fois de plus, marqué les esprits par son talent, sa voix et son professionnalisme, confirmant son statut de figure majeure de la musique congolaise.

Avec le dénouement de ce dossier, Ferré Gola referme un chapitre sensible de sa participation aux Jeux de la Francophonie, tandis que cet épisode rappelle l’importance du respect des engagements contractuels dans l’organisation des grands événements culturels et sportifs en République démocratique du Congo.

Voldy Matiafu

Conflit RDC-Rwanda : Donald Trump se vante d’avoir mis fin à la guerre malgré la persistance des hostilités

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La Maison-Blanche a publié, ce mercredi 21 janvier un document intitulé « 365 victoires en 365 jours » pour marquer la première année du second mandat du président américain Donald J. Trump. Principalement axé sur la politique intérieure et l’action diplomatique des États-Unis, ce bilan fait néanmoins référence à plusieurs dossiers africains, dont celui de la République démocratique du Congo, dans un contexte régional toujours marqué par des tensions sécuritaires.

Dans ce document, l’administration Trump affirme avoir « négocié une paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ». Aucune précision n’est toutefois apportée sur la nature de cette initiative, son cadre diplomatique, les parties impliquées ou son niveau de mise en œuvre. Cette affirmation intervient alors que l’est de la RDC reste confronté à des conflits armés persistants et que les relations entre Kinshasa et Kigali demeurent tendues, notamment autour des accusations de soutien à des groupes rebelles.

Outre la RDC, le document évoque d’autres pays africains. La Maison-Blanche revendique avoir facilité un accord de paix entre l’Égypte et l’Éthiopie, mentionne des frappes américaines contre des responsables du groupe État islamique au Nigeria, ainsi que l’accueil de réfugiés afrikaners en provenance d’Afrique du Sud. La Somalie est citée en lien avec des décisions migratoires, illustrant la volonté de l’administration Trump de mettre en avant son action sur le continent africain dans ce bilan politique.

Fulgence Mavula

Kwilu : La flamme d’une cigarette à la base d’un incendie à Kikwit

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Un incendie s’est déclarée, mardi 20 janvier 2026, vers 19 heures, sur un parking au quartier Monga dans la commune de Lukemi, ville de Kikwit dans la province du Kwilu. Le bilan fait état de trois gros véhicules de marque Euro plein des marchandises consumés et une voiture en partance des territoires de Nkara et Kalanganda.

Selon Davin Kinzanza, membre de la Société civile de Kikwit, l’utilisation d’une cigarette était à la base de cet incendie.  »Trois personnes vraisemblablement faisaient partie de l’équipage de ces trois véhicules fumaient juste à côté desdits véhicules. Nonobstant l’avertissement des esprits avisés à ces fumeurs, ces dernières continuaient à fumer, arguant que cela ne fera absolument rien. Curieusement, l’un d’eux a jeté par inadvertance une partie de la cigarette qui contenait encore du feu. Sûrement cela est entré en contact avec le carburant et l’irréparable est arrivé », a fait savoir Davin Kinzanza.

Il faut noter qu’à l’instar d’autres villes de la RDC, le service d’anti-incendie n’est pas organisé ou aqmieux n’a pas des véhicules pour intervenir en cas de détresse. Le feu n’a pas causé plus de dégâts, grâce au courage héroïque d’un chauffeur qui venait d’arriver sur le parking en province de Kikwit. Son intervention a épargné tous les autres véhicules stationnés et des maisons d’habitations.

Rodriguez Kikamba

Uvira : Human Rights Watch appelle à une surveillance accrue de l’armée face aux exactions commises par les Wazalendo

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Human Rights Watch (HRW) alerte sur la persistance des exactions commises par les Wazalendo dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu), malgré le déploiement récent des forces armées congolaises (FARDC). Dans son rapport publié, mardi 20 janvier 2026, l’organisation internationale indique que ces exactions entravent la fuite des civils vers les Hauts Plateaux alors que les frontières demeurent closes.

Par ailleurs HRW estime que le retrait du groupe armé M23 de la ville d’Uvira a plongé la région dans une instabilité critique. Selon elle l’occupation, entamée en décembre dernier, a laissé place à des pillages massifs ciblant les infrastructures publiques et les biens de la communauté Banyamulenge. L’inquiétude majeure réside dans le ciblage systématique des populations civiles et le risque de représailles intercommunautaires. HRW a géolocalisé des scènes de chaos au port de Kalundu et dans plusieurs édifices religieux, tandis que des témoignages font état de disparitions forcées.

Face à cette détresse, le ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a tenté de rassurer en déclarant le 20 janvier : « Les Banyamulenge ne doivent pas être déplacés de force et ils sont libres de revenir à Uvira» Toutefois, la méfiance persiste et de nombreuses familles ont déjà fui par crainte pour leur vie. Pour restaurer l’autorité de l’État, le gouvernement mise sur un retour progressif des services de justice et d’aide humanitaire. Néanmoins, Human Rights Watch insiste sur le fait que la présence militaire seule ne saurait suffire sans une rupture nette avec les groupes armés irréguliers. L’ONG appelle à une intervention urgente d’experts, tout en évoquant une surveillance accrue pour prévenir une nouvelle escalade de la violence.

Guyvenant Misenge

Bagata : La Police interpelle huit suspects après les violences coutumières de Lunkuni

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Les autorités provinciales du Kwilu ont été saisies, mardi 20 janvier, de l’évolution du dossier des violences survenues au village Lunkuni, dans le secteur de Manzasay, territoire de Bagata. Huit personnes soupçonnées d’implication dans des actes criminels ont été présentées au gouverneur de province par la police nationale congolaise, à la suite des affrontements liés à un conflit de succession coutumière.

Ces individus sont accusés d’avoir participé au meurtre du chef du groupement Bamenga Lokwa, tué le 5 janvier dernier, ainsi qu’à l’incendie de 34 maisons. La police affirme avoir récupéré plusieurs armes de calibre 12 lors de l’arrestation des suspects et évoque la possibilité de l’existence d’autres corps non encore retrouvés. Malgré l’accalmie relative observée sur le terrain, la situation demeure instable. Une partie importante de la population reste réfugiée en forêt, craignant de nouvelles représailles.

À cet effet, la Police annonce, le déploiement prochain du Groupe mobile d’intervention Nord afin de sécuriser la zone et permettre le retour progressif des habitants dans leurs foyers, tout en poursuivant les enquêtes pour établir toutes les responsabilités. Par ailleurs, la société civile du Kwilu, déplore que ces violences aient également causé trois morts, dont deux personnes décapitées.

Fulgence Mavula

Lualaba : le VPM Jean-Pierre Bemba inaugure la déviation ferroviaire de Tenke sur le Corridor de Lobito

Le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a inauguré, le mardi 20 janvier 2026 à Tenke dans la province du Lualaba, la déviation de la voie ferrée au sein de la concession de Tenke Fungurume Mining (TFM), sur l’axe stratégique Tenke–Kolwezi–Dilolo du Corridor de Lobito.

La cérémonie s’est tenue en présence de la Gouverneure Fifi Masuka, du CEO de TFM Li Leizhong, du DG de la SNCC SA Fabien Mutomb, ainsi que des responsables de l’entreprise GAZEBO. Ce partenariat public-privé s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi visant le désenclavement et la fluidification du transport des biens et des personnes.

Cet axe stratégique désormais opérationnel, est un élément crucial pour le développement économique et social du pays à travers la province du Lualaba qui va servir au transport de marchandises, déplacement des personnes, développement régional, à la réduction des émissions ainsi qu’à la sécurité; ce qui va permettre la réhabilitation et l’extension du réseau ferroviaire considérées comme des priorités pour booster l’économie et améliorer la connectivité entre les régions.

Jamely Timothée Kayembe

Assemblée nationale : la Commission Défense et Sécurité échange avec l’Union européenne sur la paix à l’Est

La Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, a tenu, mardi 20 janvier 2026, une séance de travail avec une délégation de l’Union européenne, autour de la mise en œuvre de la deuxième assistance européenne en appui aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans le cadre de la Facilité européenne pour la Paix (FEP).

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement de ce soutien, les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les priorités opérationnelles visant à renforcer les capacités des FARDC. Les deux parties ont salué des discussions jugées franches et constructives, traduisant une volonté commune de consolider la coopération en matière de sécurité et de défense à l’Est de la République Démocratique du Congo pour restaurer la paix, en vue du soulagement de la population victime.

Cette assistance européenne s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à appuyer la RDC face aux défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays qui est pris en otage depuis un temps par les rebelles du M23/AFC soutenus par le Rwanda.

Jamely Timothée Kayembe

Tensions à Kananga : Francine Muyumba fustige une gouvernance « défaillante » après les violences

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Au lendemain des tensions survenues mardi 20 janvier à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, la sénatrice honoraire Francine Muyumba a dénoncé une insécurité qu’elle juge généralisée en République démocratique du Congo. Dans une publication sur le réseau X, elle s’interroge : « Hier Kolwezi, aujourd’hui Kananga. Où, en République démocratique du Congo, les Congolais vivent-ils encore en paix ? » Pour l’opposante, « faire croire au monde que le seul problème du Congo serait l’Est est une fuite en avant », estimant que « le désordre, l’insécurité et la colère sociale gagnent tout le pays ».

Selon elle, « le vrai problème du Congo, c’est la gouvernance », qu’elle qualifie de « défaillante, sans vision, incapable d’anticiper, de protéger et de répondre aux attentes légitimes du peuple ». Elle ajoute qu’« aucun slogan, aucune manipulation communautaire, aucune mise en scène diplomatique ne remplacera la vérité » et conclut que « sans État fort, sans institutions responsables, sans leadership courageux, il n’y aura ni paix, ni unité, ni avenir ».

Sur le terrain, les conducteurs de motos avaient observé une journée ville morte à Kananga, une action qui a dégénéré en altercations avec des éléments de la Police nationale congolaise. Des tirs de sommation ont été entendus pour disperser les manifestants. Aucun bilan officiel n’était encore disponible au moment de la rédaction, tandis que la population attend une communication des autorités urbaines pour éclairer l’opinion.

Bienvenu Musoy

Crise en RDC: À Davos, la Belgique appelle à un dialogue national inclusif pour une solution pacifique

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Depuis Davos (Suisse), où il séjourne en marge du Forum économique mondial 2026, le président Félix Tshisekedi a rencontré, ce mardi 20 janvier 2026, Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique, accompagné du Vice-Premier ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la République Démocratique du Congo.

À ce sujet, le chef de la diplomatie belge a réaffirmé l’engagement de Bruxelles en faveur d’une solution pacifique à l’Est de la RDC. La Belgique tient au respect de l’intégrité territoriale de la RDC et continue d’encourager un dialogue national inclusif.

Les autorités belges ont réaffirmé leur détermination à maintenir la question congolaise au centre des préoccupations européennes, avant de plaider pour une mobilisation accrue des pays européens face à la gravité de la crise humanitaire en cours. Par ailleurs, la Belgique s’est dit très engagée engagée à accompagner les efforts du gouvernement congolais en faveur de la paix et de la stabilité.

Blanchi Lungala M

Kasaï: le gouverneur Chrispin Mukendi dénonce l’insuffisance du soutien financier du gouvernement central

Depuis le début de l’actuelle législature, la province du Kasaï n’a bénéficié que de deux rétrocessions financières de la part du du gouvernement central. Une situation jugée alarmante par le gouverneur, Chrispin Mukendi, qui tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de marginalisation budgétaire persistante. Selon lui, cette irrégularité dans la rétrocession compromet gravement le fonctionnement normal des institutions provinciales et freine les efforts de développement local.

S’exprimant ce mardi 20 janvier 2026, sur les ondes de la radio Top Congo FM, le gouverneur a révélé que depuis son élection, aucun projet structurant du gouvernement central n’a été exécuté dans la province du Kasaï. Une absence totale d’investissements publics nationaux qui contraste avec les besoins criants de la population en infrastructures de base, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des routes. Maître Mukendi estime que cette situation accentue les inégalités entre les provinces et va à l’encontre des principes de la décentralisation.

Toutefois, le chef de l’exécutif provincial reconnaît que quelques projets initiés par la Présidence de la République ont pu voir le jour au Kasaï. Bien qu’appréciés, ces efforts restent insuffisants pour combler le déficit de financement et de développement. Le gouverneur appelle ainsi le pouvoir central à assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles afin de garantir une rétrocession régulière et un traitement équitable de toutes les provinces du pays.

Jérémie Ngunga Léman