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Ituri : Le Lieutenant-Général Luboya réitère son engagement pour la protection civile

À l’occasion d’une cérémonie officielle organisée le 19 janvier 2026 au gouvernorat de Bunia, le gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Luboya N’Kashama Johnny, a présenté plusieurs présumés criminels appréhendés lors de récentes opérations urbaines. Cette manifestation publique visait à démontrer l’efficacité des services de sécurité dans la lutte contre la criminalité qui affecte le chef-lieu de la province. Le chef de l’exécutif provincial a profité de l’événement pour réaffirmer la mission régalienne de l’état de siège, axée sur la sécurisation de l’ensemble des citoyens.

S’adressant aux autorités civiles et aux responsables sécuritaires présents, le Lieutenant-Général Luboya a insisté sur l’impartialité de l’action militaire dans cette région marquée par des tensions communautaires.

« Nous, on est là pour tous les Ituriens. Et on continuera à travailler pour tous les Ituriens », a-t-il déclaré, soulignant que la protection des civils demeure la priorité absolue de son administration depuis sa nomination en mai 2021.

Malgré cette détermination affichée et une accalmie relative dans certains secteurs, le bilan de l’état de siège continue de susciter des débats au sein de la société civile. Si les autorités mettent en avant la neutralisation progressive des réseaux criminels, de nombreuses voix rappellent que la menace des groupes armés locaux et étrangers n’est pas encore totalement éradiquée. La province, bien que riche en ressources, demeure l’un des foyers d’instabilité les plus complexes de l’Est de la République démocratique du Congo.

Guyvenant Misenge

Ituri : La CRDH alerte sur l’expansion des groupes armés dans le territoire de Mambasa

La situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, connaît une dégradation préoccupante marquée par l’infiltration de nouvelles milices. Selon la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), plusieurs groupes armés en provenance du Nord-Kivu voisin s’installent progressivement dans les chefferies de Babila Babombi et Babila Bakwanza. Ce mouvement migratoire de combattants accentue la pression sur une zone déjà fragilisée par l’activisme des rebelles ADF et d’autres factions locales.

Interrogé ce mardi 20 janvier 2026, Rams Malikidogo, point focal de la CRDH à Mambasa, a dénoncé les conséquences directes de cette présence armée sur les populations civiles. « Depuis quelques semaines, ces mouvements ont entraîné de nombreux cas de violations des droits humains, que nous continuons de documenter », a-t-il affirmé. L’organisation pointe notamment du doigt des arrestations arbitraires et des actes de torture, citant le cas récent d’un civil décédé en détention après avoir été appréhendé par des éléments assimilés aux Wazalendo.

Face à cette menace croissante, l’inquiétude gagne les habitants qui déplorent l’absence d’enquêtes et d’interpellations après ces incidents graves. La CRDH appelle les autorités militaires de l’état de siège à une intervention urgente pour stopper cette prolifération de groupes armés et protéger les civils. Le territoire de Mambasa, carrefour stratégique entre l’Ituri et le Nord-Kivu, risque de devenir un nouveau sanctuaire pour les milices si des mesures de sécurisation ne sont pas rapidement renforcées.

Guyvenant Misenge

Reprise des activités à Kinshasa : Kintambo paralysée par de longs embouteillages ce mardi

De longs embouteillages ont été observés mardi 20 janvier, sur plusieurs routes secondaires et de déviation de la commune de Kintambo, au centre de Kinshasa. Cette situation est consécutive à la reprise des cours et des activités professionnelles après un long week-end férié consacré aux commémorations des héros nationaux M’zee Laurent-Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, a constaté votre média, constat fait par votre média.

Dès les premières heures de la matinée, la circulation s’est densifiée sur des axes habituellement utilisés comme alternatives aux grandes artères. Taxis, bus de transport en commun, véhicules privés et motos se sont retrouvés bloqués, provoquant des retards importants pour les élèves, étudiants et travailleurs se rendant vers le centre-ville et les communes voisines.

Selon plusieurs usagers interrogés, l’absence d’une régulation efficace du trafic et l’état dégradé de certaines voies ont aggravé la situation. Beaucoup appellent les autorités urbaines à renforcer la présence de la police de circulation et à améliorer l’état des routes secondaires afin de fluidifier le trafic lors des périodes de forte affluence.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Le CNC accusé de surveiller les réseaux sociaux et les opposants

Une enquête du média Jeune Afrique met en lumière le rôle controversé du Conseil national de cybersécurité (CNC), présenté comme un véritable bras armé numérique du pouvoir en place en République démocratique du Congo. Selon l’enquête dont les résultats ont été publiés le lundi 19 janvier 2026, le CNC surveille «évidemment les réseaux sociaux et cible les propos défavorables au régime », soulevant de sérieuses inquiétudes sur le respect des libertés publiques.

Plus préoccupant encore, l’organe aurait récemment acquis des équipements techniques avancés lui permettant de mener des écoutes ciblées, y compris sur des applications de messagerie chiffrée telles que WhatsApp. Ces révélations relancent le débat sur la frontière entre cyberdéfense légitime de l’État et dérive vers une police politique numérique, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires.

Toutes fois, ces enquêtes ont permis à ce que plusieurs personnalités surtout de l’opposition puissent avoir de la lumière éclatante sur la nouvelle méthode sécuritaire utilisée numériquement par le pouvoir en place pour démanteler les inciviques qui trahissent le pays.

Jamely Timothée Kayembe

Kinshasa : Jean-Claude Katende exige l’application des mesures anti-embouteillages aux officiels

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À la suite de l’annonce, ce lundi 19 janvier, d’une série de mesures prises par les autorités de la ville-province de Kinshasa pour fluidifier la circulation routière, le coordonnateur de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, appelle à une application équitable de ces décisions. Dans une déclaration publiée sur son compte X, il a salué l’initiative du gouverneur de la ville tout en insistant sur la nécessité d’éviter toute politique de « deux poids, deux mesures ».

« J’encourage les mesures prises par le gouverneur de la ville de Kinshasa pour rendre la circulation facile. J’attire cependant son attention sur le fait que ces mesures doivent s’appliquer aux officiels, civils comme militaires, au même titre qu’aux simples citoyens. Il ne doit pas exister de régime d’intouchables, sinon il ne réussira pas. Nous gardons les yeux ouverts sur le comportement des officiels », a-t-il déclaré.

Le comportement de certains cortèges officiels est régulièrement dénoncé par la population, notamment pour la violation du code de la route, l’emprunt des sens uniques ou encore le non-respect des feux de signalisation. Plusieurs responsables continuent également de braver la décision du Vice-Premier ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani, interdisant l’usage abusif des gyrophares.

Bienvenu Musoy

Kananga : Les motards annoncent une grève ce mardi pour dénoncer les tracasseries policières

Les conducteurs de motos-taxis de la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, ont annoncé une grève pour ce mardi 20 janvier 2026, afin de protester contre ce qu’ils qualifient de tracasseries répétées de la part de la police.

Selon plusieurs motards contactés, cette décision fait suite à des contrôles jugés abusifs, des arrestations arbitraires et des amendes illégales imposées sur les différents axes de la ville. Ils dénoncent également des violences verbales et physiques dont certains de leurs membres seraient victimes lors des opérations de contrôle routier.

« Nous ne refusons pas l’ordre ni le respect de la loi, mais nous disons non aux abus. Les motards sont devenus des cibles faciles », a déclaré un motard interrogé par Netic-news.

La grève annoncée pourrait perturber sérieusement le transport urbain, la moto-taxi constituant le principal moyen de déplacement pour une grande partie de la population de Kananga.

De leur côté, les autorités policières n’ont pas encore officiellement réagi à cette annonce. Toutefois, des sources sécuritaires indiquent que des discussions pourraient être engagées afin d’éviter une paralysie des activités et de rétablir un climat de confiance entre la police et les conducteurs de motos.

Fabrice Kabamba

Kinshasa : 3 000 agents mobilisés pour imposer le respect du code de la route dès le 26 janvier

Les autorités urbaines de Kinshasa ont annoncé le déploiement de trois mille (3 000) agents de l’ordre à partir du lundi 26 janvier 2026 afin de renforcer l’application du code de la route dans la capitale congolaise. L’annonce a été faite ce lundi 19 janvier par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, dans une vidéo enregistrée par l’Hôtel de Ville que votre média a pris le soin de visualiser.

Selon l’autorité urbaine, il s’agira d’une mission mixte permanente regroupant des agents de la Police nationale congolaise (PNC), de la division urbaine des Transports, de la brigade spéciale de protection de l’Environnement, ainsi que de la Régie de fourrière et du contrôle technique. Ces équipes seront déployées sur l’ensemble de la ville, avec une présence renforcée sur 60 carrefours stratégiques et sur les axes routiers jugés sensibles et accidentogènes.

Cette opération vise à lutter contre l’indiscipline routière, améliorer la fluidité du trafic et réduire les embouteillages ainsi que les accidents de circulation. Les autorités de la ville appellent les conducteurs et usagers de la route à se conformer strictement aux règles en vigueur, affirmant que des mesures coercitives seront appliquées en cas d’infraction.

Jérémie Ngunga Léman

Crise à Uvira : Judith Suminwa convoque une réunion d’urgence et lance une riposte multisectorielle

Face à la détérioration alarmante de la situation sécuritaire et humanitaire à Uvira, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a convoqué, ce lundi 19 Janvier une réunion d’urgence de haut niveau en vue de coordonner une réponse globale du gouvernement congolais. Placée sous l’autorité directe de la Cheffe du gouvernement, cette rencontre a réuni les ministres sectoriels, les responsables des services de sécurité ainsi que les structures spécialisées de l’État. L’objectif était d’évaluer la situation sur le terrain et d’arrêter des mesures immédiates à la suite des atrocités attribuées à l’armée rwandaise et aux éléments de l’AFC-M23.

Les travaux ont porté en priorité sur la mise en place d’une coordination interministérielle renforcée, destinée à assurer la restauration progressive de l’autorité de l’État et la sécurisation de la ville d’Uvira et de ses environs. Le Gouvernement a réaffirmé que la protection des populations civiles demeure une priorité absolue de l’action publique. Sur le plan humanitaire, la réunion a examiné la situation de plus de 267 000 réfugiés congolais actuellement accueillis dans les pays voisins.

Des mesures urgentes ont été décidées pour renforcer leur prise en charge, tout en préparant les conditions d’un retour volontaire, progressif et sécurisé des populations déplacées, subordonné à des évaluations sécuritaires et sociales approfondies.La dimension judiciaire n’a pas été occultée. La Première Ministre a insisté sur la nécessité de lutter résolument contre l’impunité, en mobilisant les mécanismes judiciaires nationaux et internationaux appropriés, dans le respect du droit et des engagements de la République. Cette réunion marque le début d’un dispositif gouvernemental permanent, centré sur la protection des civils, la stabilisation durable de l’Est de la RDC et la défense de la souveraineté nationale, dans un contexte régional particulièrement sensible.

Jamely Timothée Kayembe

Uvira : La société civile dénonce le pillage des matériaux routiers par les rebelles du M23-AFC

La société civile du Sud-Kivu condamne les actes de pillage perpétrés par les rebelles du M23-AFC, en connivence avec certains membres de la communauté Banyamulenge qui sont partis avec eux. Dans une interview accordée à Netic-News ce lundi 19 janvier, son représentant Yves Ramadani affirme que les rebelles ont pillé des maisons et emporté au Rwanda des matériaux de construction destinés à la réhabilitation des routes.

« Avant leur départ de la ville d’Uvira, les rebelles ont emporté des véhicules, du goudron et des barres de fer destinés à la construction des ponts. Ils ont tout emporté au Rwanda. Certains jeunes qui travaillaient avec le M23 ont également vu leurs maisons saccagées », a-t-il déclaré.

Contactée par notre rédaction, la députée provinciale Béatrice Nanvhano qualifie cette décision du M23 de « farfelue » et estime qu’elle cache d’autres plans. L’élue de Walungu invite le Président de la République, Félix Tshisekedi, à multiplier les stratégies afin de pérenniser la paix dans cette partie du pays, tout en déplorant l’impact de ces exactions sur les efforts de reconstruction.

Elle fustige par ailleurs le comportement de certains membres de la communauté Banyamulenge qui se sont alliés aux rebelles.

« À l’arrivée du M23, la majorité de cette communauté a montré qu’elle n’était pas avec nous, mais avec ces rebelles, et c’est pourquoi ils ont accepté de partir ensemble avec leurs frères », a-t-elle souligné.

Bienvenu Musoy

Kinshasa se dote d’une unité spéciale pour appuyer la Police de circulation routière contre les embouteillages

L’exécutif provincial et le commissariat provincial de Kinshasa ont décidé de la mise sur pied d’une unité spéciale destinée à appuyer la Police de circulation routière (PCR), a-t-on appris lundi de source policière. Cette décision intervient dans un contexte où les embouteillages sont devenus un phénomène quotidien dans la capitale congolaise, avec des conséquences notables sur la mobilité urbaine et le fonctionnement de l’économie locale.

« Les embouteillages sont devenus la chanson de tous les jours des Kinois. Ils y font face avec un impact considérable sur le déroulement des activités économiques de la ville. Face à cela, le gouvernement et le commissariat provincial de Kinshasa ont décidé de la mise sur pied d’une unité spéciale appelée à appuyer les policiers de circulation routière », a déclaré le commissaire divisionnaire Israël Kantu, commandant de la Police nationale congolaise à Kinshasa.

Selon les autorités, cette unité spéciale devra renforcer la régulation du trafic aux points névralgiques de la ville, améliorer la fluidité de la circulation et contribuer à la discipline routière. L’objectif affiché est de réduire la durée des embouteillages, d’optimiser les déplacements et de soutenir la reprise normale des activités économiques dans la capitale.

Gilbert Ngonga