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Coopération RDC-Émirats Arabes Unis : Une délégation d’investisseurs explore les opportunités au Lualaba

Une importante délégation d’une vingtaine d’investisseurs des Émirats arabes unis, conduite par le ministre provincial du Commerce extérieur, le Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, séjourne à Kolwezi depuis le week-end. Cette mission d’itinérance vise à explorer des opportunités d’investissement multisectorielles dans la province du Lualaba. Selon la gouverneure Fifi Masuka Saini, cet accueil s’inscrit dans la vision diplomatique du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, axée sur la promotion de partenariats « gagnant-gagnant » avec des acteurs économiques internationaux de premier plan.

Lors des séances de travail au gouvernorat, l’autorité provinciale a exposé les atouts stratégiques de la région, ciblant particulièrement les mines, l’énergie, l’agro-industrie et le tourisme. Le Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi a salué les progrès économiques réalisés par la province, confirmant l’intérêt marqué de son pays pour accompagner le Lualaba dans ses secteurs prioritaires. Cette volonté de coopération a été renforcée par une visite technique de la chaîne d’approvisionnement de cuivre et de cobalt de l’entreprise minière Kamoa Copper, où les délégués émiratis ont manifesté un enthousiasme notable pour les projets en cours.

Le séjour de la délégation a également été marqué par l’inspection d’infrastructures routières structurantes, notamment le chantier de la route Kolwezi-Solwezi et le tracé de la future autoroute Nsanka-Dilolo (434,5 km). Ce dernier projet est jugé crucial pour le désenclavement régional, puisqu’il doit relier la RDC à l’océan Atlantique via le corridor de Lobito en Angola. Ces visites de terrain ont permis de concrétiser les perspectives d’investissement dans des infrastructures de base, renforçant ainsi le rôle stratégique de la RDC sur l’échiquier économique mondial.

Guyvenant Misenge

RDC : Le PPRD/Diaspora dénonce l’arrestation d’Aubin Minaku et réclame sa libération

La Diaspora du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) exprime sa profonde indignation et sa vive préoccupation face à ce qu’elle qualifie de recrudescence des enlèvements d’opposants politiques en République démocratique du Congo. Dans un communiqué consulté ce lundi 19 janvier 2026 par la rédaction de Netic-News, le parti de l’ancien président Joseph Kabila condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation de l’un de ses cadres, Aubin Minaku, et appelle solennellement la communauté internationale ainsi que les Nations unies à prendre des mesures urgentes et concrètes pour mettre fin à ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire.

Selon le document signé par Nharly Amisi, secrétaire exécutif fédéral et coordonnateur du PPRD Europe, ces arrestations et enlèvements illustrent une volonté manifeste d’intimidation, de privation de liberté et de musellement de l’opposition politique. Le PPRD/Diaspora réaffirme, par ailleurs, son engagement en faveur de la paix, de la démocratie et du respect des droits humains en RDC, tout en rejetant ce qu’il considère comme des accusations politiquement motivées contre plusieurs cadres du camp Kabila.

Il convient de rappeler qu’Aubin Minaku a été interpellé par la justice afin de fournir des explications au sujet de sa collaboration présumée avec la rébellion du M23/AFC, qui occupe plusieurs territoires dans l’Est du pays. Pour le PPRD/Diaspora, ces poursuites s’inscrivent dans un contexte de pression politique et justifient son appel à une mobilisation internationale pour la protection des libertés fondamentales.

Blanchi Lungala M

Sud-Kivu : Les FARDC condamnent les discours de haine et rassurent la population après le retrait du M23 à Uvira

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié, ce lundi 19 janvier 2026, un communiqué dans le cadre des opérations Sukola 2 Sud au Sud-Kivu. Elles y dénoncent des propos jugés discriminatoires et haineux tenus lors d’une réunion organisée le samedi 17 janvier à Uvira par le M23, ainsi que par les groupes Twirwaneho et Red Tabara. Selon l’armée, ces discours appelaient les membres de la communauté Banyamulenge à quitter la ville, sous prétexte qu’ils seraient marginalisés ou menacés après le retrait des forces rwandaises.

Dans leur communiqué, les FARDC condamnent fermement toute tentative d’instrumentalisation des communautés et estiment que ce type de message vise à créer des divisions entre des populations qui ont toujours vécu ensemble au Sud-Kivu. L’armée congolaise évoque une stratégie dangereuse destinée à semer la peur et à justifier de nouvelles violences, en manipulant les identités communautaires à des fins politiques et militaires.

Enfin, les FARDC rassurent l’ensemble des communautés vivant au Sud-Kivu et réaffirment leur engagement à assurer la sécurité de tous, sans discrimination. Elles promettent de défendre la population jusqu’au sacrifice suprême, tout en appelant les habitants au calme et à la vigilance, et en réitérant leur détermination à protéger l’unité nationale et la cohabitation pacifique entre les différentes communautés de la province.

Jean Ngaviro

RDC : Comment Doudou Fwamba a remis de l’ordre dans les finances publiques

Nommé Ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC) en mai 2024, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi s’est rapidement imposé comme une figure majeure de la gestion économique du pays.

Haut fonctionnaire expérimenté, doté d’une solide formation en économie et finances publiques, il hérite d’un contexte fortement contraint : finances publiques sous pression, inflation élevée et défi d’une mobilisation accrue des recettes pour financer le développement national.

Une prise de fonction déterminante

Depuis sa prise de fonction en mai 2024, Doudou Fwamba s’est attelé à rétablir la discipline budgétaire et à renforcer les bases macroéconomiques de la RDC. En un peu plus d’un an-soit environ 18 mois à ce jour-l’argentier national a lancé une série de réformes ambitieuses visant à améliorer la gouvernance des finances publiques, la mobilisation des recettes et la transparence de la gestion budgétaire.

Une mobilisation accrue des recettes publiques

L’un des premiers axes de sa politique a été de renforcer la mobilisation des recettes internes, en engageant une coordination plus étroite entre les régies financières (DGI, DGDA, DGRAD) et les services de contrôle comme l’Inspection générale des finances (IGF). Sous son impulsion, des contrats de performance ont été signés avec les principales régies pour stimuler l’efficacité et lutter contre le coulage des recettes.

Les résultats se sont fait sentir rapidement : lors de la reddition des comptes de l’exercice 2024, le taux de mobilisation des recettes internes a atteint 95 % des prévisions, une performance jugée remarquable dans le contexte économique national.

Discipline budgétaire et stabilisation macroéconomique

La rigueur budgétaire est l’un des points saillants du bilan de Fwamba. Sous sa direction, des efforts ont été faits pour :
Maîtriser l’inflation ;
Stabiliser le taux de change ;
Réduire les dépenses en procédure d’urgence ;
Créer une réserve financière substantielle pour le Trésor public.

Cette discipline a permis de dégager un excédent de trésorerie inattendu sur certains mois et d’améliorer la gestion des flux budgétaires, tant au niveau central qu’en faveur des provinces.

Réformes structurelles et modernisation du cadre fiscal

Au-delà de la mobilisation des recettes, Doudou Fwamba a impulsé des réformes structurelles majeures visant à moderniser le système fiscal congolais :
Opérationnalisation de la Commission Nationale de Médiation Fiscale (CNMF), pour adoucir les contentieux entre contribuables et administration avant tout recours judiciaire.

Introduction de la facture normalisée comme outil de lutte contre la fraude à la TVA, accompagnant la digitalisation progressive de la collecte fiscale.

Ces mesures visent à renforcer la transparence, réduire l’évasion fiscale et accroître l’assiette fiscale nationale.

Relations avec les partenaires internationaux

L’action de Doudou Fwamba n’est pas restée confinée aux seules frontières nationales. Il a consolidé les relations avec les partenaires internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Les évaluations intermédiaires menées avec le FMI ont confirmé l’avancement de la majorité des engagements pris par la RDC, témoignant de la solidité des réformes économiques menées.

Vision pour le développement durable

Toujours en perspective, Fwamba met l’accent sur :

La consolidation de la croissance économique inclusive ;
L’amélioration du climat des affaires ;
Une meilleure gouvernance financière ;
Le soutien à l’emploi national.

Il met également en avant la nécessité d’un rôle plus proactif des banques commerciales dans la croissance économique du pays.

Un Ministre des Finances tourné vers l’avenir

Plus d’un an après sa nomination, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a réussi à poser des jalons significatifs dans la modernisation des finances publiques de la RDC. Sa stratégie se distingue par une approche pragmatique et rigoureuse : renforcement des recettes, discipline budgétaire, réforme fiscale, transparence et coopération internationale. Bien que le chemin vers un développement économique durable reste vaste, les indicateurs récents montrent un pays plus résilient, mieux armé face aux défis macroéconomiques et apprécié par les partenaires financiers internationaux.

La réussite de ces initiatives dépend désormais de leur pérennisation et de leur consolidation dans les années à venir, mais le cap fixé par Fwamba constitue une avancée notable dans la gestion des finances publiques congolaises.

Gilbert Ngonga

CAN 2025 : la RDC a-t-elle gagné la bataille de l’image plus que celle du terrain ?

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Alors que le rideau est tombé sur la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, remportée par le Sénégal, la République démocratique du Congo quitte la compétition avec des regrets sportifs, mais un héritage médiatique, populaire et organisationnel qui force le respect.

Une CAN qui s’achève, un Sénégal au sommet

La 35e édition de la CAN Maroc 2025 a officiellement pris fin ce dimanche 18 janvier, au terme d’une finale remportée par le Sénégal sur la note étriquée de 1-0. Les Lions de la Teranga décrochent ainsi le deuxième sacre continental de leur histoire, après celui de 2021, confirmant leur statut de référence du football africain actuel.

Un huitième de finale fatal aux Léopards

Pour la RDC, l’aventure s’est arrêtée en huitième de finale. Le 6 janvier dernier à Rabat, les Léopards se sont inclinés sur la plus petite des marges (1-0) face à l’Algérie. Une défaite cruelle, qui a brisé les rêves d’un peuple entier, encore porté par l’épopée de 2023, où la sélection congolaise avait atteint le dernier carré.

Des statistiques honorables malgré l’élimination

Sur le plan global, la RDC n’a pas démérité. En quatre matchs disputés, les Léopards ont inscrit cinq buts pour seulement deux encaissés.

Les buteurs congolais de cette CAN 2025 sont :

• Gaël Kakuta : 2 buts

• Cédric Bakambu : 1 but

• Théo Bongonda : 1 but

• Nathanaël Mbuku : 1 but

Des chiffres qui témoignent d’un équilibre global et d’un potentiel toujours présent, malgré une sortie jugée prématurée par de nombreux observateurs.

Éliminée, mais jamais effacée de la mémoire collective !

Si la RDC a quitté le rectangle vert, elle n’a jamais quitté les gradins, ni l’actualité de cette CAN. Bien au contraire, la ferveur populaire congolaise est restée l’une des plus marquantes du tournoi, portée notamment par une figure devenue virale : Michel Kuka, alias « Lumumba ».

L’“effet Lumumba”, phénomène de la CAN

Animateur hors pair, immobile et stoïque pendant les matchs, Michel Kuka a captivé l’Afrique. Son attitude singulière, son charisme et son impact symbolique ont maintenu la RDC sous les projecteurs jusqu’à la finale, alors même que la sélection était éliminée depuis les huitièmes. L’“effet Lumumba” restera comme l’un des moments forts et atypiques de la CAN Maroc 2025.

Jean-Jacques Ndala l’alpha et l’omega de la CAN !

Véritable alpha et oméga de l’arbitrage congolais, Jean-Jacques Ndala a une nouvelle fois porté haut les couleurs de la République démocratique du Congo lors de la finale de la 35e édition de la CAN. Contre vents et marées, Jean-Jacques Ndala est resté ferme en assumant toutes ses décisions lors de cette finale riche en émotions.

Désigné arbitre central de ce rendez-vous ultime (finale), le sifflet congolais a fait preuve d’une maîtrise, d’une rigueur et d’une autorité qui ont marqué les esprits. Par la justesse de ses décisions et la sérénité de sa conduite du match, Ndala a honoré la RDC et confirmé son statut parmi les meilleurs arbitres du continent. Face à la pression, Ndala n’a pas abdiqué.

À l’image de la première journée de la compétition, il clôture cette CAN avec la meilleure des notes, consacrant un parcours sans faille et une reconnaissance méritée au plus haut niveau africain.

Ndaye Mulamba, un record toujours intouchable

Autre fait marquant ayant ravivé la mémoire collective : le légendaire record de Pierre Ndaye Mulamba, auteur de (9) neuf buts en une seule édition de la CAN en 1974. Plus de cinquante ans après, personne n’a réussi à s’asseoir à la même table que le « goaleador ». Un exploit éternel, gravé à jamais dans l’histoire du football africain. Malgré sa mort physique, Ndaye vit en nous par l’entremise de son légendaire record.

Organisation et prise en charge : un tournant historique

Faut-il parler de l’organisation et de la prise en charge de la délégation congolaise au Maroc ? La réponse est clairement oui. Et elle mérite une place centrale dans le bilan de cette CAN.

Didier Budimbu, le “Génie Blanc” de la délégation congolaise !

Parmi les héros de cette 35e édition figure sans conteste le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, surnommé par beaucoup le « Génie Blanc ».

Pour la première fois dans l’histoire de la CAN, une délégation de 600 personnes, dont 450 ressortissants congolais, a été entièrement nourrie, logée et prise en charge par l’État congolais pour soutenir les Léopards.

Une prise en charge de haute facture à Casablanca

Installée dans les hôtels les plus huppés de Casablanca capitale économique du Maroc, la délégation congolaise composée de supporters, d’anciens Léopards, de journalistes et de plusieurs structures, a unanimement salué une organisation exemplaire. Une gestion de haute facture, signée Didier Budimbu, qui a redonné fierté et crédibilité à l’image de la RDC sur la scène continentale

Un rapatriement maîtrisé, autre coup de génie signé Budimbu !

Après l’élimination, le retour à Kinshasa a également été géré avec rigueur. Le gouvernement congolais, par l’entremise du ministre des Sports et Loisirs, a affrété trois vols, évacuant 450 passagers, répartis à raison de 150 par avion. Une opération logistique saluée pour son efficacité et sa transparence.

Quand la critique devient cécité mentale !

Face à une telle organisation, remettre en cause la gestion de Didier Budimbu relèverait, pour reprendre une expression assumée, d’une véritable cécité mentale. Les faits sont là, visibles et vérifiables.

Cap sur le Mexique : le rêve mondial toujours vivant

Après la CAN, les regards se tournent désormais vers le Mexique, où se disputeront les barrages intercontinentaux au mois de mars prochain. Le ministre Didier Budimbu promet une organisation encore meilleure afin de pousser les Léopards vers une qualification historique, la première depuis 1974.

Un rendez-vous décisif le 31 mars

La RDC affrontera le 31 mars prochain le vainqueur du duel entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie. Une victoire ouvrirait aux Léopards les portes de la Coupe du monde.

L’espoir est intact, la dynamique est lancée, et la CAN Maroc 2025 aura peut-être été, malgré l’élimination, le véritable point de départ d’un renouveau.

Voldy Matiafu

RDC : Le camp Kabila visé par des arrestations alors qu’un dialogue politique se profile

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À quelques jours de l’arrivée à Kinshasa des envoyés spéciaux du président angolais João Lourenço, chargés de consulter l’opposition non armée sur les voies et moyens de restaurer la paix, l’arrestation de plusieurs proches de l’ancien président Joseph Kabila suscite de vives inquiétudes. Parmi les personnalités concernées figurent notamment Ramazani Shadari et Aubin Minaku, deux figures majeures du PPRD.

Pour l’analyste politique Didier Kamerhe, ces interpellations nocturnes s’apparentent davantage à des enlèvements et jettent un sérieux doute sur le professionnalisme des services de sécurité. Dans une réflexion publiée sur les réseaux sociaux dimanche dernier, il estime que le timing de ces arrestations ne doit rien au hasard.

Il s’interroge notamment sur une possible volonté de certains cercles du pouvoir d’empêcher les représentants du camp Kabila de prendre part aux consultations annoncées avec les émissaires angolais. Une telle démarche, prévient-il, risquerait de torpiller un processus de paix déjà fragile, au moment même où la RDC a plus que jamais besoin d’un dialogue inclusif et sincère pour sortir de la crise sécuritaire et politique.

L’analyste évoque également la relation conflictuelle entre les anciens partenaires politiques du FCC et du CACH. À ses yeux, le véritable enjeu n’est pas de revenir indéfiniment sur les causes profondes de la rupture entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, mais plutôt de créer les conditions d’une réconciliation politique au sommet de l’État. Une telle réconciliation constituerait, selon lui, un signal fort en faveur de la cohésion nationale et de la stabilité du pays.

Enfin, Didier Kamerhe appelle à préserver et à renforcer l’initiative de dialogue portée par le président João Lourenço. Il rappelle que la paix demeure une attente majeure tant pour les confessions religieuses que pour l’opposition armée et non armée, sans oublier les populations de l’Est de la RDC, victimes depuis des années de conflits armés récurrents.

Il conclut en invoquant un proverbe shi, soulignant que seule la réconciliation peut ouvrir la voie à une paix durable en République démocratique du Congo, tandis que la multiplication des arrestations ne fait, selon lui, qu’éloigner les chances de voir le pays s’engager véritablement sur la voie d’un dialogue sincère et productif pour mettre fin à la crise.

Charles Mapinduzi

RDC : le Front anti-dialogue rejette tout processus politique sans reconnaissance préalable de l’agression rwandaise

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La question du dialogue politique inclusif continue de susciter de vives controverses en République démocratique du Congo. Dans un document rendu public ce lundi 19 janvier 2026, le Front anti-dialogue, un mouvement citoyen et patriotique engagé pour la défense de la souveraineté du peuple congolais, de l’État de droit et de l’intégrité territoriale de la RDC, s’oppose fermement à cette initiative.

Selon ce mouvement, un nouveau dialogue politique, tel qu’envisagé, ne serait, comme par le passé, qu’une mascarade destinée à organiser le partage du pouvoir entre élites, à recycler les violences armées et à consacrer l’impunité des criminels, notamment à travers les mécanismes de brassage et de mixage au sein de l’armée nationale.

La responsabilité du Rwanda mise en avant

Le Front anti-dialogue estime que la tenue d’un dialogue politique sans l’établissement clair et préalable des responsabilités du Rwanda en tant que pays agresseur revient à banaliser les crimes commis, à humilier les victimes et à affaiblir davantage l’État congolais. « C’est pour ces raisons que nous nous opposons à la tenue d’un dialogue politique dit “inclusif”, tel que formulé par les évêques de la CENCO et de l’ECC », peut-on lire dans ce document.

Par ailleurs, le mouvement dit s’insurger contre toute tentative visant à effacer la vérité des faits sur le terrain en vue de favoriser l’intégration politique ou militaire de groupes armés soutenus par une puissance étrangère. Il rejette ainsi toute forme de mensonge organisé, de dialogues de compromission, de marchandage des intérêts nationaux et de contournement de la volonté populaire.

Un dialogue conçu comme un processus de vérité et de justice

Face aux enjeux actuels, le Front anti-dialogue appelle plutôt à un processus fondé sur la vérité et placé sous l’exigence de la justice, de la transparence, de la responsabilité et de la légitimité démocratique.

Il conditionne toute participation à un éventuel dialogue au respect de plusieurs préalables, notamment :

1. La reconnaissance explicite de l’agression étrangère contre la RDC, telle qu’établie par les Nations unies ;

2. La publication préalable des revendications et des agendas des parties prenantes ;

3. La transparence intégrale des travaux du dialogue ;

4. L’encadrement institutionnel strict des résultats issus de ces assises.

Pour garantir la crédibilité du processus, le Front propose que les recommandations, résolutions et conclusions soient obligatoirement transmises au Parlement pour débat et entérinement au nom du peuple congolais, et qu’elles soient également soumises à la Cour constitutionnelle afin d’en vérifier la conformité à la Constitution.

Blanchi Lungala M

Le Sénégal sacré champion de la CAN 2025

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Le Sénégal a de nouveau écrit l’une des plus belles pages de son histoire footballistique. Ce dimanche 18 janvier, les Lions de la Teranga ont remporté la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, en venant à bout du Maroc (1-0) au terme d’une finale haletante et très disputée.

Une finale âprement disputée

Face à une solide équipe marocaine, le Sénégal a livré un match intense, marqué par une grande rigueur tactique et une bataille de tous les instants. Les deux sélections se sont longtemps neutralisées dans le temps réglementaire, incapables de faire la différence malgré plusieurs occasions de part et d’autre.

Pape Gueye, héros d’un sacre

Il a fallu attendre la première période de la prolongation pour voir le verrou se briser. Sur une action décisive, Pape Gueye a inscrit l’unique but de la rencontre, offrant au Sénégal un avantage définitif. Une réalisation précieuse, synonyme de délivrance pour tout un peuple.

Un deuxième sacre continental

Grâce à ce succès, le Sénégal décroche sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations, après celle remportée en 2021. Une confirmation éclatante du statut de grande nation du football africain, bâtie sur la continuité, la solidité collective et une génération talentueuse.

Le Sénégal s’installe ainsi durablement sur le toit de l’Afrique, confirmant sa place parmi les références incontournables du continent.

Voldy Matiafu

Kinshasa : un bouclage militaire au camp Ndolo permet la saisie de munitions et de stupéfiants

Un important bouclage a été mené le samedi 17 janvier 2026 au camp militaire de Ndolo, à Kinshasa, par les éléments de la 14e région militaire, sous la supervision du général major Stassin. L’opération s’inscrit dans le cadre des actions préventives visant à lutter contre l’insécurité et à neutraliser les individus qui sèment la terreur au sein des installations militaires.

Selon les informations reçues des sources sécuritaires, les éléments engagés à cette opération ont saisi 35 munitions d’armes de guerre type AK-47, une quantité de chanvre noir, des boissons alcooliques indigènes communément appelées, 11 machettes ainsi que plusieurs effets militaires détenus illégalement. Ce bilan met en lumière l’ampleur des menaces sécuritaires qui persistent dans certains camps militaires, souvent infiltrés par des personnes étrangères aux forces régulières.

S’exprimant sur le déroulement de l’opération, le général Stassin a indiqué que l’objectif principal était de dénicher les individus impliqués dans des actes d’insécurité à l’intérieur du camp. « Le but était de dénicher les personnes qui sèment la terreur dans les camps militaires et le travail s’est bien déroulé », a-t-il déclaré, saluant la discipline et le professionnalisme des troupes engagées. Pour le général Stassin, ce bouclage relève des activités de routine des services militaires, menées chaque fois que des signaux d’alerte font état d’un climat d’insécurité. Il a précisé que la 14e région militaire se réserve le droit d’intervenir à nouveau, chaque fois qu’une urgence sécuritaire l’exigera, afin de garantir l’ordre, la sécurité et la protection des installations stratégiques.

Cette opération réaffirme la détermination des FARDC à assainir les camps militaires et à renforcer la sécurité dans la ville-province de Kinshasa, en réponse aux menaces persistantes liées à la criminalité et à la circulation illégale d’armes et de substances prohibées.

Jamely Timothée Kayembe

Sud-Kivu : après les Wazalendo, les FARDC font leur retour à Uvira

Après plus d’un mois d’occupation rebelle, la ville d’Uvira est progressivement repassée sous contrôle du gouvernement congolais. Sous pression diplomatique, notamment américaine, les rebelles du M23 ont quitté la ville le samedi 17 janvier 2026, qu’ils occupaient depuis le 10 décembre. Le lendemain, dimanche 18 janvier dans la matinée, les éléments Wazalendo ont fait leur retour dans la cité, marquant une étape importante dans la reprise de cette importante ville du Sud-Kivu.

Au cours de la même journée de dimanche, certaines unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également été aperçues dans différents quartiers d’Uvira. Leur arrivée a été chaleureusement accueillie par la population, qui les a ovationnées et applaudies. Une ambiance de liesse régnait dans cette ville frontalière avec le Burundi et l’ex-Katanga via le lac Tanganyika, désormais revenue sous le contrôle des autorités congolaises.

Toutefois, les autorités locales appellent à la prudence. Le gouverneur Jacques Purusi et d’autres responsables indiquent que les rebelles ne se seraient repliés que de quelques kilomètres, notamment vers Sange, Luvungi et Kiliba, tout en laissant des éclaireurs dans la ville. Le M23 occuperait également le site stratégique de Point Zéro, qui offre une vue sur Minembwe. Néanmoins, ce retrait constitue un signe que la pression diplomatique exercée ces dernières semaines commence à produire des effets concrets.

Jean Ngaviro