Les réactions se multiplient après l’arrestation nocturne d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila. Dans une publication faite ce dimanche 18 janvier 2026 sur son compte X, Jean-Claude Katende, coordinateur de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), accuse le régime du président Félix Tshisekedi de chercher à démanteler l’opposition politique par des arrestations qu’il qualifie d’arbitraires.
« L’arrestation d’Aubin Minaku montre que le régime du président Tshisekedi s’inscrit dans la logique de démanteler l’opposition politique dans le pays », a écrit Jean-Claude Katende. Selon lui, cette démarche va à l’encontre des principes démocratiques consacrés par les lois de la République et illustre, dit-il, une dérive autoritaire du pouvoir en place. L’ASADHO exige, à cet effet, la libération immédiate et sans condition de cette figure de l’opposition.
Arrêté dans la nuit du dimanche 18 janvier 2026, Aubin Minaku Ndjalandjoko avait déjà été interpellé par le passé par l’Auditeur supérieur militaire afin d’éclairer la justice sur sa complicité présumée avec le mouvement rebelle M23/AFC. Cette nouvelle interpellation intervient par ailleurs quelques jours seulement après l’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD.
Blanchi Lungala M

