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CAN 2025 : Le Congolais Jean-Jacques Ndala désigné pour arbitrer la finale Maroc-Sénégal

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Jean-Jacques Ndala s’apprête à entrer dans l’histoire du football africain. Dimanche 18 janvier à Rabat, le Congolais aura la lourde responsabilité d’officier la finale de la CAN 2025, un moment unique pour lui et pour l’arbitrage congolais.

Cette désignation intervient après un parcours déjà remarquable dans cette édition de la compétition. Ndala a officié le match d’ouverture opposant le Maroc aux Comores, avant de superviser la rencontre Tunisie – Tanzanie lors de la 3ᵉ journée de la phase de groupes. Ces prestations lui ont valu la confiance des instances africaines du football et font de lui l’un des arbitres les plus en vue de la CAN 2025.

Pour le football congolais, c’est un moment historique. Rare sont les arbitres nationaux qui atteignent une telle étape dans une compétition majeure. La nomination de Ndala à la finale met en lumière non seulement son professionnalisme et sa rigueur, mais aussi la montée en puissance de l’arbitrage congolais sur la scène continentale. Dimanche, tous les regards seront tournés vers lui, alors qu’il aura la lourde responsabilité de garantir un match équitable et de maintenir l’ordre sur le terrain.

Fulgence Mavula

Drame sur la RN1 : Sept vies fauchées à Bondo

Un accident de circulation d’une rare gravité a coûté la vie à sept personnes samedi 17 janvier, sur la Route nationale numéro 1 (RN1), au niveau du pont Bondo, dans la province du Kasaï. Le choc met une fois de plus en lumière le danger permanent auquel sont exposés les usagers de cette artère majeure, souvent empruntée par des véhicules lourds circulant à grande vitesse.

Selon Issa Mukalenge, chef de poste de la Direction générale de recettes du Kasaï (DGRKAS) au péage Luange, l’accident impliquant un camion en provenance de Tshikapa et en direction de Kikwit serait dû à l’excès de vitesse et au manque de vigilance du chauffeur. Le véhicule a perdu le contrôle au passage du pont, provoquant le décès immédiat des passagers. Les circonstances exactes restent à confirmer dans le cadre de l’enquête ouverte par les autorités locales.

La RN1, artère stratégique reliant plusieurs provinces, est régulièrement le théâtre de drames similaires. Les autorités appellent à un renforcement des contrôles routiers et au strict respect des limitations de vitesse, tout en invitant les conducteurs à une vigilance accrue. Ce nouvel accident relance le débat sur la sécurité routière en RDC et souligne la nécessité d’investir dans l’entretien des infrastructures et la sensibilisation des usagers de la route.

Fulgence Mavula

Kasaï-Oriental : Un officier de la 21ᵉ région militaire interpellé pour nationalité douteuse

Un nouveau scandale secoue les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L’officier Bolingo Matani, adjoint du général Tshibangu à la tête de la 21ᵉ région militaire basée au Kasaï Oriental, a été interpellé à Kinshasa pour des faits graves de complicité et de trahison, sur fond de nationalité douteuse.

Selon le média local Mbuji-MajiMaville qui livre cette nouvelle, précise que l’arrestation de cet officier supérieur s’inscrit dans le cadre des enquêtes en cours visant à assainir l’armée et à identifier les infiltrations au sein des structures de défense nationale. Les autorités soupçonnent Bolingo Matani d’entretenir des liens incompatibles avec ses fonctions stratégiques, mettant ainsi en péril la sécurité nationale.

Après son interpellation, l’officier a été placé en détention au Centre CNC (Conseil national de la cyberdéfense), une structure spécialisée généralement réservée aux dossiers sensibles liés à la sécurité et au renseignement. Il y est actuellement détenu en attendant son transfert imminent à la prison militaire de Ndolo, où il devra répondre des accusations portées contre lui.

Cette arrestation intervient dans un contexte particulièrement délicat pour la région du Kasaï Oriental, où les enjeux sécuritaires et politiques demeurent élevés. La fonction occupée par Bolingo Matani, en tant qu’adjoint direct du commandant régional, soulève de sérieuses interrogations sur l’ampleur des dysfonctionnements internes et la vigilance des mécanismes de contrôle au sein de l’armée.

Pour l’instant, les autorités militaires et judiciaires gardent le silence sur les détails du dossier, invoquant le caractère sensible de l’enquête. Toutefois, cette affaire envoie un signal fort : aucun grade ni aucune position ne met à l’abri de poursuites lorsque l’intégrité et la loyauté envers la nation sont remises en cause.
L’opinion publique, quant à elle, attend que toute la lumière soit faite sur cette affaire, afin que les responsabilités soient clairement établies et que les institutions de défense sortent renforcées de cette épreuve.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa lance l’opération « Zéro bouteille plastique » : le gouverneur Bumba appelle les habitants à adopter une capitale plus propre

La capitale congolaise a amorcé ce samedi 17 Janvier une grande opération de lutte contre la pollution plastique. Le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, a officiellement lancé à la place Mandela, dans la commune de la Gombe, l’initiative « Kinshasa zéro bouteille plastique», choisie comme zone pilote.

Cette opération vise à réduire de manière significative la présence des bouteilles plastiques dans les artères de la capitale et à promouvoir un environnement plus salubre pour les habitants.

Pour garantir l’efficacité de cette initiative, l’autorité urbaine s’est appuyée sur son partenaire stratégique, la société Ok Plast/Kintoko, spécialisée dans la collecte et le recyclage des déchets plastiques. Lors de la cérémonie, l’entreprise a remis au gouverneur une dizaine de cages destinées à la collecte des bouteilles plastiques, qui seront installées dans des zones à forte affluence, notamment à la Gare centrale, au croisement Batetela et au rond-point Socimat.

« Cette démarche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, transformant une nuisance environnementale en une véritable ressource économique », a expliqué le gouverneur.

Pour montrer l’exemple, Daniel Bumba Lubaki a compressé une bouteille plastique avant de la déposer dans l’une des cages prévues à cet effet.

Les observateurs soulignent que le succès de l’opération dépendra de l’implication active des Kinoises et Kinois, appelés à s’approprier cette vision de salubrité publique et à soutenir les efforts du gouverneur pour une capitale plus propre.
Avec « Kinshasa zéro bouteille plastique », la ville fait un pas concret vers la promotion d’un environnement sain et durable, tout en sensibilisant la population à l’importance de la protection de son cadre de vie.

Gilbert Ngonga

Réfugiés congolais au Burundi : Près de 250 000 compatriotes dans une situation humanitaire alarmante

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a effectué une mission humanitaire au Burundi, autorisée par la Première ministre et coordonnée par le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, afin d’évaluer la situation des réfugiés congolais ayant fui les violences dans l’Est du pays. Selon la ministre d’État en charge des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Ève Bazaiba, environ 250 000 Congolais vivent actuellement sur le sol burundais, répartis dans près de sept sites d’accueil.

Les sites les plus importants, notamment celui de Musenyi et d’autres zones d’hébergement, concentrent à eux seuls environ 67 000 réfugiés. Parmi eux, on compte près de 30 000 enfants, dont plus de 2 200 enfants non accompagnés, parfois âgés de moins de 14 ans, ne connaissant même pas leur lieu d’origine. La ministre a qualifié la situation de « tragédie humaine », soulignant que ces populations n’ont pas fui la misère ou des catastrophes naturelles, mais les hostilités liées à l’agression dont la RDC est victime.

Face à la réduction de l’aide humanitaire internationale, notamment après le désengagement de plusieurs bailleurs et ONG, le poids de la prise en charge repose de plus en plus sur les pays d’accueil comme le Burundi. Bien que le droit humanitaire international limite en principe l’intervention directe du pays d’origine, la RDC a obtenu une dérogation exceptionnelle pour venir en aide à ses ressortissants, livrant des vivres et des biens non alimentaires, en réponse à l’appel lancé par les autorités burundaises.

Gilbert Ngonga

Crise humanitaire : 28 naissances enregistrées en une seule journée dans les camps de réfugiés en Tanzanie

La situation humanitaire des réfugiés congolais en Tanzanie illustre aussi une autre réalité marquante : la forte présence de femmes et d’enfants dans les camps. Lors de la visite de la délégation congolaise conduite par la ministre d’État Ève Bazaiba, 28 naissances ont été enregistrées le même jour, un chiffre révélateur de la pression démographique et des besoins croissants en assistance médicale et sociale.

Sur les 87 000 réfugiés congolais recensés en Tanzanie, environ 50 000 sont des enfants de moins de 18 ans. Cette population jeune, souvent privée d’un cadre scolaire et d’un accès suffisant aux soins de santé, vit dans des conditions de grande précarité. Les autorités congolaises soulignent que ces familles ne sont pas parties volontairement, mais qu’elles ont fui les violences armées dans l’Est de la RDC.

Face à la diminution de l’aide internationale et au retrait de plusieurs organisations humanitaires, la RDC a décidé, à titre exceptionnel, d’apporter un soutien direct à ses ressortissants réfugiés. Cette assistance vise notamment à répondre aux besoins urgents des mères et des nouveau-nés, tout en appelant la communauté internationale à ne pas abandonner ces populations victimes d’une crise qui dépasse largement les capacités des pays d’accueil.

Gilbert Ngonga

Sud-Kivu : « Le M23 ne s’est pas retiré d’Uvira », affirme Patrick Muyaya, qui accuse le Rwanda de pillages

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a dénoncé samedi 17 janvier, lors d’un briefing presse à la RTNC, ce qu’il qualifie de tentative de désinformation autour d’un supposé retrait des forces hostiles. Selon lui, ces forces « n’auraient jamais dû être là » et recourent à une stratégie de communication visant à simuler des départs avec des personnes sélectionnées, tout en maintenant des agents infiltrés sur le terrain. Le ministre a mis en garde contre un nouveau narratif destiné à détourner l’attention de la communauté internationale, rappelant que les États-Unis ont clairement exigé le départ des troupes de toutes les parties de la RDC, notamment d’Uvira.

Patrick Muyaya a également pointé du doigt un discours récent au Conseil de sécurité mettant en avant à plusieurs reprises des communautés locales, y voyant une manœuvre pour réorienter le débat. Il a assuré que le gouvernement reste vigilant et travaille sur des plans de restauration de l’autorité de l’État, en particulier à Uvira, afin de permettre le retour sécurisé des populations, notamment des enfants appelés à reprendre le chemin de l’école. Pour l’exécutif, les « fausses annonces » ne sauraient effacer la réalité constatée sur le terrain.

Sur le plan matériel, le ministre a accusé les forces rwandaises et leurs supplétifs de pillages systématiques, allant au-delà des ressources minières : enlèvement de véhicules, de tricycles, de bétail et même de matériels destinés aux infrastructures routières, avec des camions vus quittant la zone chargés de goudron et d’équipements.

« La RDC a un front militaire, un front diplomatique et surtout un front judiciaire », a-t-il martelé, affirmant que, au-delà des processus de paix, l’heure de la justice finira par arriver.

Gilbert Ngonga

CAN Maroc 2025 : La CAF rend hommage à Lumumba VEA, figure emblématique des supporters congolais

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu un hommage mérité à Michel Kuka, plus connu sous le nom de Lumumba VEA, célèbre supporter des Léopards de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025. Cet hommage a été publié sur le site officiel de la CAF, consulté samedi 17 janvier par Netic-news.net, mettant en lumière une figure devenue incontournable des tribunes africaines.

Dans sa publication, l’instance faîtière du football africain décrit Lumumba VEA comme une silhouette singulière parmi les millions de supporters présents à la CAN. « Il n’est ni joueur, ni officiel, ni dirigeant. Il n’était pas venu chercher la lumière, ni solliciter les caméras. Il est arrivé avec son drapeau, son portrait et sa conviction », souligne la CAF, saluant un engagement authentique porté uniquement par l’amour du football et du maillot national.

À travers cet hommage, la CAF reconnaît le rôle fondamental des supporters dans la vitalité et l’animation des grandes compétitions continentales. Lumumba VEA incarne la ferveur populaire, la fidélité et le patriotisme qui accompagnent les Léopards sur la scène africaine, faisant de lui un symbole de la passion congolaise pour le football et un ambassadeur spontané de la RDC dans les stades du continent.

Fulgence Mavula

RDC : Le gouvernement estime à 1,4 milliard de dollars l’aide humanitaire nécessaire pour 2026

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La ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, a dressé un tableau alarmant de la situation humanitaire en République démocratique du Congo lors d’un briefing tenu ce samedi 17 janvier à la RTNC. Elle a rappelé que les prévisions humanitaires pour 2026 reposaient initialement sur trois chocs majeurs : l’insécurité liée aux hostilités, les problèmes sanitaires et les aléas climatiques. Sur cette base, le gouvernement et ses partenaires avaient identifié près de 14,9 millions de Congolais dans le besoin, dont 7,3 millions de personnes considérées comme les plus vulnérables, nécessitant une enveloppe d’environ 1,4 milliard de dollars pour l’assistance humanitaire.

Cependant, a-t-elle souligné, la situation s’est fortement détériorée avec la poursuite et l’intensification des violences attribuées au Rwanda et au M23. Cette aggravation compromet sérieusement les projections initiales et complique davantage la prise en charge des populations affectées. « À chaque coup de feu, il y a un mouvement de population, une déstabilisation et un accroissement de la vulnérabilité », a expliqué la ministre, insistant sur la difficulté croissante de gérer à la fois les déplacés internes et les réfugiés.

Face à cette crise multidimensionnelle, Ève Bazaiba Masudi a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle porte une attention particulière à la situation en RDC et au comportement du Rwanda et du M23. Selon elle, sans un sursaut de solidarité et un engagement renforcé, la crise humanitaire risque de prendre des proportions encore plus dramatiques, mettant en péril des millions de vies déjà fragilisées par des années de conflits et d’instabilité.

Gilbert Ngonga

Sud-Kivu : l’AFC/M23 affirme avoir achevé son retrait d’Uvira

Le groupe armé AFC/M23 a annoncé, samedi 17 janvier, avoir achevé le retrait de ses éléments encore présents dans la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette déclaration intervient après plusieurs jours d’incertitude quant à la présence résiduelle du mouvement dans cette ville stratégique du Sud-Kivu, dont il avait pris le contrôle au début du mois de décembre.

Le mouvement avait indiqué dès le 15 janvier le retrait de ses troupes d’Uvira, deuxième ville de la province, même si des sources locales faisaient encore état de la présence de certains éléments militaires. Selon des informations recueillies par Netic-news.net, une colonne d’au moins 200 combattants, en treillis et armes en bandoulière, a quitté la ville samedi, certains à pied, d’autres transportés par deux camions. Des armes lourdes, dont des lance-roquettes, étaient visibles. Il s’agirait de l’« unité d’observation et de monitoring » de l’AFC/M23, selon l’appellation du groupe armé.

Dans un communiqué, l’AFC/M23 a affirmé placer officiellement Uvira « sous la responsabilité pleine et entière de la communauté internationale » et décliner toute responsabilité dans la sécurisation de la ville et de ses quelque 500 000 habitants. Malgré cette annonce, la tension restait perceptible sur le terrain, des tirs, y compris de lance-roquettes, ayant été entendus samedi matin aux alentours de la ville, selon plusieurs témoignages d’habitants.

Fulgence Mavula