Accueil Blog Page 254

Union africaine : Faure Gnassingbé, président du Togo, appelle à la paix en RDC

Le président togolais, Faure Gnassingbé, a réaffirmé son attachement à une solution politique pour mettre fin à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, lors du sommet de haut niveau tenu ce samedi 17 janvier 2026 à Lomé. Il a salué l’engagement des États, des partenaires et de l’ensemble des parties prenantes, tout en soulignant que seule une approche politique concertée et durable peut permettre de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité au bénéfice des populations de la région des Grands Lacs.

Cette rencontre stratégique, organisée sous l’égide de l’Union africaine, s’est déroulée dans un contexte marqué par la persistance des violences à l’est de la RDC et la multiplication des initiatives diplomatiques aux résultats limités. Désigné médiateur principal de l’UA pour la crise congolaise, Faure Gnassingbé a présidé les travaux auxquels ont pris part plusieurs anciens chefs d’État africains membres du panel des facilitateurs. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de renforcer la coordination des efforts de paix et de clarifier le rôle de chaque acteur impliqué dans la médiation.

Les travaux de Lomé interviennent à un moment crucial pour le processus de paix en RDC, alors que les populations de l’est continuent de subir de lourdes conséquences du conflit. L’Union africaine espère, à travers cette réunion, poser les bases d’une feuille de route plus cohérente et plus efficace afin de relancer une dynamique collective en faveur d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Charles Mapinduzi

Ituri : L’armée neutralise 11 miliciens de la CRP et reprend le centre de Bule

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, ce samedi 17 janvier, la reprise du centre économique de Bule, situé dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Cette reconquête est intervenue à l’issue de violents affrontements entre l’armée régulière et les combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP), un groupe armé dirigé par Thomas Lubanga, qui occupait la zone depuis plusieurs jours.

D’après le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole des FARDC en Ituri, les opérations ont permis de neutraliser 11 miliciens de la CRP et de récupérer plusieurs armes. Il a toutefois précisé que des soldats congolais ont été blessés au cours des échanges de tirs. L’armée affirme que la situation est désormais largement sous contrôle à Bule, même si des opérations de poursuite se poursuivent afin de déloger les derniers éléments armés encore en fuite.

Selon l’armée, ces actions s’inscrivent dans le cadre des instructions du gouverneur militaire de l’Ituri et commandant des opérations, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, visant à éliminer la menace des groupes armés dans la région. Les FARDC soutiennent que la CRP serait actuellement affaiblie, avec des pertes importantes et des cas de défection dans ses rangs. La reprise de Bule devrait permettre la relance progressive des activités socioéconomiques, paralysées depuis l’occupation du centre par les assaillants.

Charles Mapinduzi

Sud-Kivu : Plus de 70 cas de malnutrition sévère par mois enregistrés à Kalonge (Kalehe)

Dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, la malnutrition aiguë sévère touche de plus en plus d’enfants de moins de cinq ans. À Kalonge, village enclavé situé dans le Parc national de Kahuzi-Biega, les structures sanitaires locales enregistrent une hausse inquiétante des admissions. Selon des sources médicales, plus de 70 cas sont recensés chaque mois à l’hôpital, sans inclure ceux enregistrés dans les centres de santé périphériques.

La situation est aggravée par le manque criant de médicaments et d’aliments thérapeutiques, alors que les enfants et les femmes enceintes figurent parmi les groupes les plus vulnérables.

« Les structures sanitaires locales manquent cruellement de moyens pour faire face à cette urgence, ce qui entraîne une dégradation rapide de l’état de santé des enfants malnutris et une multiplication des complications médicales », alerte Yoweli Nyabirugu, acteur de la société civile à Kalonge.

Enclavée à la suite des affrontements entre l’AFC/M23 et les Wazalendo, la zone de Kalonge reste difficilement accessible, compliquant l’acheminement de l’aide humanitaire. Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent les autorités sanitaires, les partenaires humanitaires et les ONG à une mobilisation immédiate afin de sauver des vies et mettre en place une réponse nutritionnelle d’urgence.

Fulgence Mavula

Insécurité à Kinshasa : la société civile appelle au renforcement de la gouvernance et au rééquipement de la police de proximité

0

La ville de Kinshasa, comme plusieurs autres agglomérations de la République démocratique du Congo, fait face depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, à une insécurité persistante. Malgré les différentes stratégies mises en place par les autorités, la situation ne semble pas s’améliorer sur le terrain. Face à cette recrudescence de la criminalité, le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), Jonas Tshombela, a appelé, jeudi 15 janvier 2026, au renforcement de la gouvernance de proximité et au rééquipement de la police. Il a notamment interpellé le ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, déplorant le silence des autorités alors que des vies humaines continuent d’être fauchées dans la capitale.

Selon lui, la police de proximité et la gouvernance locale exigent un renforcement des autorités en infrastructures et en équipements afin d’assurer efficacement la protection de la population. « Quand on observe les commissariats, souvent installés dans des containers, sans équipements adéquats et avec des effectifs très réduits, on comprend pourquoi la situation est si préoccupante. La plupart des sous-commissariats sont aujourd’hui devenus des parkings pour motos au lieu de sécuriser la population », a-t-il fait savoir. Il a ajouté que la NSCC mène actuellement un travail de monitoring pour identifier ces postes de police inefficaces et évaluer leur fonctionnement.

Jonas Tshombela a également pointé du doigt le déficit d’éclairage public, qui transforme plusieurs zones de la ville en terrains d’opération pour les criminels, responsables notamment de vols, de cambriolages et d’agressions. Il a, en outre, déploré la faiblesse des moyens de communication mis à la disposition de la police et a plaidé pour l’organisation d’une conférence nationale sur la gouvernance et la police de proximité. Pour lui, l’ensemble de ces carences explique la persistance de l’insécurité et l’incapacité des autorités à en reprendre le contrôle.

Rodriguez Kikamba

Ève Bazaiba alerte sur la présence de rebelles du M23 parmi les réfugiés congolais au Burundi

La ministre d’État en charge des Affaires sociales et des Actions humanitaires, Ève Bazaiba, a dénoncé le vendredi 16 janvier 2026 l’infiltration du mouvement rebelle M23 dans certains camps de réfugiés congolais installés au Burundi.

Selon elle, des éléments du M23 auraient pénétré dans un camp vers 2 heures du matin, sensibilisant les réfugiés en leur faisant croire que la frontière était ouverte et que la situation sécuritaire à Uvira s’était améliorée, afin de les inciter à regagner la RDC.

La ministre d’état explique que le M23 a infiltré les réfugiés, ce qui constitue une menace non seulement pour la RDC, mais aussi pour les pays d’accueil, appelant à une vigilance accrue des autorités burundaises et des partenaires internationaux. Elle a insisté sur la nécessité de protéger les véritables victimes du conflit, dans un contexte marqué par un afflux massif de réfugiés congolais fuyant les violences persistantes dans le Nord et le Sud-Kivu.

Cette infiltration peut créer non seulement des troubles dans les têtes de la population d’Uvira mais aussi ces réfugiés peuvent présenter certains défis pour les communautés d’accueil tels que ; la pression sur les ressources locales, des problèmes de santé et sécurité. D’où le gouvernement est invité à trouver une solution urgemment.

Jamely Timothée Kayembe

75 jours de puissance et de crise : l’éphémère primature de Patrice Lumumba

0

1. Un contexte historique majeur : l’indépendance du Congo

Le 30 juin 1960, après près de 75 ans de domination coloniale belge, le Congo belge devient la République démocratique du Congo. Lors de la cérémonie officielle d’indépendance, organisée au Palais de la Nation à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), le roi des Belges, Baudouin, et les dirigeants congolais prononcent des discours qui resteront dans l’histoire.

Ce jour-là, Patrice Émery Lumumba est désigné Premier ministre du nouvel État, tandis que Joseph Kasa-Vubu devient président de la République.

2. Combien de temps Lumumba occupa‑t‑il la primature ?

Lumumba n’exerce que une très courte période comme chef du gouvernement :

Début de mandat : 30 juin 1960 – jour de l’indépendance du Congo.

Fin septembre 1960 (le plus souvent cité comme 12 septembre 1960) après avoir été destitué dans le cadre d’une crise politique menée par le président Kasa‑Vubu et soutenue par l’armée dirigée par Joseph‑Désiré Mobutu.

Ainsi, sa période en tant que Premier ministre dure environ deux mois et demi, soit 75 jours au total, avant sa déposition.

Cette durée, bien que brève, reste l’un des moments les plus intenses de l’histoire moderne congolaise.

3. Les principaux défis et actions de Lumumba comme Premier ministre

1 Affirmation de la souveraineté nationale

Dès son accession au pouvoir, Lumumba s’efforce de faire du Congo un pays pleinement indépendant-non seulement politiquement, mais aussi économiquement.

Il s’oppose à toute forme de domination étrangère, insiste sur l’unité du pays et prône une forte autorité centrale pour contrecarrer toute dissociation territoriale.

2 Crise de la Force Publique et sécessions provinciales

Peu après l’indépendance, l’armée congolaise (Force publique) se mutine, entraînant un chaos social généralisé. Cette rébellion coïncide avec la sécession de la province du Katanga, riche en ressources, menée par Moïse Tshombe avec l’appui de certains intérêts étrangers, et celle du Sud‑Kasaï.

Pour faire face à ces crises, Lumumba tente de réorganiser l’armée et de renforcer l’État central. Il sollicite également l’aide de l’Organisation des Nations Unies (ONU), espérant que celle‑ci l’aidera à restaurer l’ordre, ce qui conduira au déploiement de casques bleus, bien que ceux‑ci n’interviennent pas directement pour solder la sécession du Katanga.

4. Une diplomatie engagée et un message fort lors de l’indépendance

Lors de la cérémonie du 30 juin 1960, Lumumba prononce un discours historique dans lequel il affirme que l’indépendance n’est pas un simple événement politique, mais le résultat d’un combat de toute une nation contre l’oppression coloniale.

Son allocution est aussi une mise en garde contre les anciennes puissances coloniales et les structures héritées du passé.

Ce discours, maintes fois cité dans les archives historiques, fit sensation, notamment parce qu’il répondait directement au ton du discours du roi Baudouin et exprimait les aspirations profondes du peuple congolais.

5. Une fin tragique mais une mémoire vivante

Après sa destitution, Lumumba est arrêté puis transféré dans la province du Katanga. Le 17 janvier 1961, il est assassiné avec deux de ses collaborateurs, Maurice Mpolo et Joseph Okito, dans des circonstances qui suscitent encore débats et controverses historiques, et qui impliquent des acteurs internes et des complices extérieurs.

Le Musée des Grands Hommes d’Afrique

Son assassinat a transformé Lumumba en symbole mondial de la lutte anti‑coloniale et de la dignité nationale africaine, inspirant des générations de militants pour l’indépendance et la liberté.

Gilbert Ngonga

RDC : l’ACB de Guy Mafuta Kabongo réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et plaide pour la paix

Le président national de l’Alliance des Congolais Bâtisseurs (ACB), Guy Mafuta Kabongo, a réitéré, ce vendredi 16 janvier, le soutien de son parti au Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Devant la presse, il a salué les efforts engagés par le Président de la République en faveur du retour de la paix, particulièrement dans l’Est du pays, tout en affirmant l’appui de sa formation politique à toute initiative visant à mettre fin à la guerre.

S’exprimant lors d’une rencontre organisée par la ligue des jeunes de l’ACB, le député national a souligné le caractère républicain de son parti et sa détermination à voir cesser les violences. Il a insisté sur la nécessité de préserver des vies humaines et de mettre un terme à l’effusion de sang qui touche les populations congolaises depuis plusieurs années.

Guy Mafuta Kabongo a également appelé les cadres, militants et sympathisants de l’ACB à faire preuve d’un patriotisme sans faille face aux agressions que subit la RDC. Il a rappelé l’héritage de figures emblématiques telles que Laurent-Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, qui, selon lui, ont consacré leur vie à l’intérêt général et à la défense de la souveraineté nationale.

Il a clarifié la position politique de l’ACB, membre du regroupement 2AA/DTC au sein de la mosaïque UDPS. Parti de la majorité au pouvoir, l’ACB soutient le Président Félix Tshisekedi en raison de son mandat électif et de la légitimité populaire dont il bénéficie, réaffirmant ainsi son engagement aux côtés des institutions de la République.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : des biens de Laurent-Désiré Kabila emportés au Palais de Marbre, la famille s’indigne

  1. La famille de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a dénoncé vendredi 16 janvier, de graves actes de pillage qui auraient eu lieu au Palais de Marbre, résidence officielle du défunt chef de l’État, située à Kinshasa. Selon ses proches, des éléments de la Garde républicaine auraient investi les lieux et emporté plusieurs biens personnels appartenant à Laurent-Désiré Kabila.

D’après la famille, ces éléments auraient saisi des vêtements, des valises ainsi que le véhicule personnel de l’ancien président. Les enfants de Laurent-Désiré Kabila auraient été contraints de quitter la résidence, tandis que les policiers précédemment affectés à la sécurité du site auraient été désarmés et expulsés, sans qu’aucune explication officielle ne leur soit fournie.

Dans un message lu lors de la messe commémorative marquant le 25ᵉ anniversaire de l’assassinat de son père, Jaynet Kabila a également révélé que du matériel agricole, notamment des tracteurs appartenant à la veuve de l’ancien président, Maman Sifa Mahanya, aurait été emporté. Qualifiant ces faits d’« actes graves », la famille Kabila appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ces événements et à établir les responsabilités.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : le ministre de la Justice saisit le procureur général pour des soupçons de corruption au ministère des Finances

À travers une correspondance datée du 30 décembre 2025, dont votre rédaction a pris connaissance vendredi 16 janvier, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a officiellement saisi le procureur général afin de solliciter l’ouverture de poursuites judiciaires contre deux membres du cabinet du ministre des Finances. Il s’agit de Trésor Kiala, chargé d’études, et de Yannick Isasi, conseiller à la Trésorerie au cabinet du ministre Doudou Fwamba. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les pratiques de corruption au sein des institutions publiques.

Selon le ministère de la Justice, ces deux collaborateurs sont soupçonnés d’être impliqués dans des faits de corruption et/ou de concussion. Les agissements qui leur sont reprochés auraient pour conséquence d’entraver le paiement normal des honoraires dus aux avocats de la République par l’État congolais, une situation jugée préjudiciable au bon fonctionnement de la justice.

Guillaume Ngefa fonde sa démarche sur les dispositions de l’article 70 de la loi organique n° 3/011-B du 11 avril 2013, relative à l’organisation, au fonctionnement et à la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. À travers cette action, le ministre de la Justice entend établir les responsabilités individuelles et réaffirmer la volonté des autorités de lutter contre l’impunité et les détournements de fonds publics.

Jérémie Ngunga Léman

Gaz Mawete à l’affiche de Couleur Café 2026 : la rumba congolaise à l’honneur à Bruxelles

0

L’artiste congolais Gaz Mawete figure parmi les têtes d’affiche de l’édition 2026 du festival Couleur Café, prévue du 26 au 28 juin à Bruxelles, capitale européenne de la diversité culturelle. Reconnu comme l’une des voix majeures de la nouvelle génération musicale congolaise, il portera haut les couleurs de la rumba moderne et de la pop urbaine « made in Congo » au cœur d’une programmation résolument internationale. Sa présence confirme à la fois son rayonnement artistique et l’ancrage durable de la musique congolaise sur les grandes scènes européennes.

Pour cette édition, le festival réunit des artistes de renommée mondiale, parmi lesquels Rema, figure incontournable de l’afrobeats, et Keblack, icône de la scène urbaine francophone. Aux côtés de ces grands noms, Gaz Mawete s’impose comme un ambassadeur crédible et attendu de la scène africaine contemporaine, illustrant la vitalité et l’attractivité de la création musicale congolaise auprès du public international.

Habitué des scènes internationales, le chanteur poursuit une trajectoire ascendante marquée par des performances remarquées et une identité musicale affirmée. Sa participation à Couleur Café 2026 constitue une nouvelle étape majeure dans sa carrière et un signal fort pour la visibilité de la musique congolaise à l’échelle mondiale. À Bruxelles, Gaz Mawete promet un spectacle mêlant énergie scénique, modernité et héritage musical congolais, pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Voldy Matiafu