Accueil Blog Page 485

RDC : Julien Paluku en croisade pour la sauvegarde de l’industrie locale au Grand Moulin de Kinshasa

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a effectué ce mardi 7 octobre 2025 une descente au Grand Moulin de Kinshasa (GMK), dans la commune de Ngaliema, pour évaluer la capacité de production de cette entreprise emblématique du secteur agroalimentaire. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à protéger l’industrie locale face à la concurrence jugée déloyale des produits importés, notamment les farines de maïs et de froment en provenance de l’Angola et d’autres pays.

Sur place, le ministre s’est dit « émerveillé en palpant la grande capacité de production » de GMK, capable de produire 9.000 tonnes de farine de maïs par mois pour une demande estimée à 7.500 tonnes, et 30.000 tonnes de farine de froment contre une demande locale de 20.000 tonnes mensuelles. Des chiffres qui, selon lui, confirment le potentiel du site industriel à satisfaire largement les besoins du marché national, en particulier dans la partie Ouest du pays.

Julien Paluku Kahongya a assuré que le gouvernement mettra en œuvre des mesures de sauvegarde pour soutenir les producteurs nationaux, tout en encourageant ces derniers à accroître leur production afin que les produits « made in DRC puissent inonder les marchés au pays ». Il a également insisté sur la collaboration avec le ministère de l’Agriculture pour renforcer la chaîne locale d’approvisionnement et lutter contre la fuite des capitaux. Avant la visite des installations, le ministre et son équipe avaient reçu des explications techniques du Directeur général de GMK, Papy Alekoli, entouré de ses techniciens.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : L’intersyndicale de l’ONATRA somme la MCTC de stopper son extension sur le fleuve Congo à Matadi

Le président de l’intersyndicale de l’Office national des transports (ONATRA), Armand Osase, a appelé lundi 6 octobre la société Matadi Corridor Terminal à Container (MCTC) à cesser toute extension de ses activités vers le fleuve Congo au port de Matadi. Selon lui, cette expansion constitue une provocation et viole les engagements pris lors de la réunion tripartite entre le Gouvernement, le banc syndical et l’ONATRA.

Lors d’une rencontre avec le ministre du Portefeuille, Jean-Pierre Mbemba, la délégation syndicale a réitéré plusieurs recommandations, dont l’annulation du prolongement de 30 mètres vers le fleuve par la MCTC, le paiement de tous les droits dus, ainsi que le respect des redevances fixes et variables, y compris le fonds social. Le syndicat rappelle que la MCTC s’était engagée, devant le président de la République Félix Tshisekedi, à verser une part importante de ces fonds afin de permettre à l’ONATRA de s’acquitter de ses obligations envers les retraités.

Par ailleurs, le banc syndical exige la récupération du quai 7, occupé illégalement par la MCTC en violation des conclusions de la tripartite. Il invite le gouvernement à veiller à la stricte application des accords conclus, dans le souci de préserver les intérêts de l’État et des travailleurs de l’ONATRA.

Rodriguez Kikamba

Tshuapa : Transco suspend ses activités à Boende en raison de l’état dégradé des routes

Le service de transport en commun assuré par l’entreprise publique Transports au Congo (Transco) à Boende, chef-lieu de la province de la Tshuapa, a été suspendu, a annoncé ce mardi 7 Octobre un communiqué de la société parvenu à notre rédaction.

Selon la note signée par Daniel Mwembo, chargé de communication de Transco, cette décision découle de l’impraticabilité des routes dans cette partie du nord-ouest du pays. « Malgré les efforts fournis, les pannes à répétition dues à l’état des voiries rendaient la poursuite du service impossible », peut-on lire dans le communiqué.

Cette suspension, bien que temporaire, risque d’affecter sensiblement la mobilité des habitants de Boende et des localités voisines, où Transco constituait l’un des rares moyens de transport collectif à coût abordable. La direction de l’entreprise a indiqué qu’elle reprendra les activités dès que des travaux de réhabilitation des routes seront amorcés.

Gilbert Ngonga

Kwango : La ministre Grâce Emie Kutino lance les consultations nationales à Kenge

Arrivée ce mardi 7 Octobre à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Emie Kutino, a entamé une mission officielle dans le cadre du lancement des consultations nationales initiées par son ministère. Cette initiative vise à recueillir les préoccupations et les propositions des jeunes de différentes provinces du pays en vue d’élaborer une politique nationale de la jeunesse adaptée aux réalités locales.

À son arrivée à la place «La Pleureuse » de Kenge, la ministre a été chaleureusement accueillie par le ministre provincial de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Fidel Caumba, ainsi que par plusieurs autorités locales et des jeunes venus en grand nombre. Des chants, danses et banderoles de bienvenue ont marqué cette réception populaire, témoignant de l’intérêt que suscite cette démarche gouvernementale dans la province du Kwango.

Selon des sources proches de la délégation, cette étape de Kenge marque le début d’une tournée nationale qui conduira la ministre Grâce Emie Kutino dans plusieurs autres provinces du pays. Ces consultations devraient permettre de mieux cerner les défis auxquels fait face la jeunesse congolaise et de renforcer son implication dans la construction d’un patriotisme actif et responsable.

Gilbert Ngonga

RDC : Le prix du cacao en baisse sur les marchés internationaux

Le cacao, principal produit d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), a enregistré une baisse notable de son prix sur les marchés internationaux. Selon un communiqué du Commerce extérieur consulté ce mardi 7 Octobre par notre rédaction, le kilogramme de cacao s’est négocié à 6,51 USD le 6 octobre 2025, contre 6,77 USD la semaine précédente, soit un recul de 3,84%.

La Commission nationale des mercuriales du ministère du Commerce extérieur souligne que cette diminution s’inscrit dans la tendance observée durant la semaine du 6 au 11 octobre 2025. La baisse impacte directement les exportateurs et pourrait avoir des répercussions sur les revenus liés à ce produit stratégique pour l’économie congolaise.

Les experts recommandent aux producteurs et aux acteurs du secteur de suivre de près l’évolution des prix afin d’adapter leurs stratégies d’exportation et de commercialisation. Le marché international du cacao reste sensible aux fluctuations mondiales, notamment à la demande, aux conditions climatiques et aux prix pratiqués par les grands pays producteurs.

Gilbert Ngonga

RDC : Le nickel en légère progression, la tonne atteint 13.352,60 USD

Le prix de la tonne de nickel, un produit d’exportation stratégique de la République démocratique du Congo, a connu une hausse marginale sur les marchés internationaux. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées mardi par l’ACP, la tonne s’est négociée à 13.352,60 USD au 6 octobre 2025, contre 13.342,90 USD la semaine précédente, soit une augmentation de 0,07%.

Cette évolution reflète une tendance stable du marché du nickel à l’international, malgré les fluctuations qui caractérisent généralement les métaux industriels. Les exportateurs congolais espèrent que cette hausse, même faible, contribuera à renforcer les revenus issus de cette filière minière importante pour l’économie nationale.

Les analystes du secteur soulignent que la performance du nickel sur les marchés mondiaux reste étroitement liée aux demandes de l’industrie automobile et des technologies de batteries, notamment celles utilisées pour les véhicules électriques. Les prochains indicateurs économiques et la dynamique de la production mondiale seront déterminants pour l’évolution future du prix du métal.

Gilbert Ngonga

Kinshasa : Deux semaines de pénurie d’eau potable à Kingasani, Kimbanseke

Le quartier Kingasani, dans la commune de Kimbanseke à l’Est de Kinshasa, fait face depuis deux semaines à une grave pénurie d’eau potable. Selon les habitants, cette situation oblige la population à puiser l’eau directement dans la rivière Nsuenge, souvent dès l’aube, exposant ainsi les habitants à des risques sanitaires importants.

Pierre Kalala, chef du quartier, a exprimé l’inquiétude des résidents : « Notre population souffre énormément. Nous demandons aux autorités de la Régie de distribution d’eau (Regideso) d’intervenir rapidement pour rétablir la distribution dans notre quartier ». Les habitants appellent également à des solutions durables pour prévenir la répétition de ce genre de crise.

Aucune réaction officielle de la Regideso n’a été enregistrée à ce jour, laissant la population dans l’attente d’une intervention urgente pour sécuriser l’accès à l’eau potable.

Gilbert Ngonga

Nord-Kivu : L’inspecteur général de la police promet le retour des FARDC dans les zones sous contrôle du M23/AFC

En séjour à Beni, le lundi 6 octobre 2025, l’inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), Philemon Patience Mushid Yav, s’est entretenu avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste. Les deux responsables ont échangé sur la situation sécuritaire préoccupante dans cette province de l’est de la République démocratique du Congo, marquée par les attaques répétées des rebelles du M23/AFC.

À l’issue de cette rencontre, Philemon Patience Mushid Yav a rassuré la population sur le retour imminent des Forces armées de la RDC (FARDC) dans les zones actuellement occupées par les rebelles. Il a précisé que le retrait temporaire des troupes congolaises et de la PNC répondait à une stratégie militaire visant à mieux préparer les prochaines opérations de reconquête du territoire.

Alors que les violences se multiplient et entraînent d’importants déplacements de civils, les autorités militaires appellent la population au calme et à la confiance. Elles réaffirment leur détermination à restaurer la sécurité, l’ordre public et l’intégrité du territoire national face à la menace persistante du M23/AFC.

Bienvenu Musoy

RDC : Judith Suminwa mise sur la sous-traitance pour dynamiser l’industrialisation et les PME locales

La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a annoncé lundi 6 octobre, une initiative ambitieuse pour renforcer l’industrialisation en République démocratique du Congo, en plaçant les petites et moyennes entreprises (PME) au cœur de la stratégie. Selon elle, la sous-traitance constitue un levier majeur pour développer les industries locales, tout en valorisant les compétences et talents congolais. Cette approche vise à créer une chaîne de valeur locale solide, capable de stimuler l’économie nationale et de générer des emplois durables.

Dans le cadre de ce plan, un programme national de financement des sous-traitants a été lancé en partenariat avec l’Agence de Régulation des Services Publics (ARSP), Rawbank, le FOGEC et Rawsur. Les PME pourront désormais accéder plus facilement à des crédits allant de 10 000 à 1 million de dollars, avec la garantie du FOGEC et un suivi rigoureux pour sécuriser ces financements. L’objectif est de permettre aux entreprises locales de répondre efficacement aux marchés, tout en consolidant leur compétitivité face aux acteurs internationaux.

Pour Judith Suminwa, ce soutien aux PME dépasse le simple cadre économique. Il s’agit, selon elle, d’un moyen stratégique de bâtir une économie inclusive et résiliente, capable de propulser le pays vers une industrialisation durable. En plaçant la sous-traitance et l’entrepreneuriat congolais au centre de l’action gouvernementale, la Première ministre entend créer un environnement propice à l’innovation et à la croissance, tout en renforçant le rôle des acteurs locaux dans le développement national.

Cedrick Katay Kalombo

Lubumbashi : Délabrement inquiétant des infrastructures à l’Université de Lubumbashi, la gestion des fonds mise en cause

Un rapport publié ce mardi 7 octobre par Netic-new.net met en lumière la dégradation avancée des infrastructures de l’Université de Lubumbashi (Unilu), autrefois vitrine de l’excellence académique en République démocratique du Congo. Les étudiants évoluent désormais dans des conditions précaires, malgré les importantes sommes perçues chaque année par l’administration au titre de frais d’inscription et de contributions diverses. Auditoires dépourvus de bancs, bâtiments délabrés, toilettes payantes et insalubres, homes en ruine — le constat est accablant et suscite de vives interrogations sur la gestion des ressources internes.

Les infrastructures sportives et pédagogiques ne sont pas épargnées. Le terrain de football de l’université est dans un état critique, certaines facultés manquent de pavements, et plusieurs bâtiments administratifs n’ont jamais été repeints. Des projets de réhabilitation ont certes été annoncés, mais la plupart demeurent inachevés. Certaines écoles internes, à l’instar de l’École supérieure d’informatique (ESI), ont même dû autofinancer la construction de salles de cours pour combler les carences de l’administration centrale.

Face à cette situation, étudiants et société civile tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités à agir. Ils demandent à la ministre de l’Enseignement supérieur, à la Première ministre et au président Félix Tshisekedi d’intervenir pour garantir la transparence dans la gestion des fonds universitaires et lancer un vaste programme de réhabilitation. Leur souhait : voir l’Unilu retrouver son prestige d’antan et offrir un cadre d’apprentissage digne de son rang.

Cedrick Katay Kalombo