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RDC : Guylain Nyembo et O’Neige N’Sele échangent sur les réformes prioritaires du climat des affaires

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Le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, accompagné de la cellule du climat des affaires de la Présidence de la République, a rencontré ce lundi 6 octobre 2025 la Ministre des Affaires Foncières, O’Neige N’Sele. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de présentation et de vulgarisation du Tableau Numérique de Suivi & Évaluation (TNSE) des réformes du climat des affaires auprès des ministères réformateurs.

Au cours de cet échange, les deux ministres ont passé en revue les réformes structurantes du secteur foncier, jugées essentielles à la compétitivité économique du pays.

« Le Ministère des Affaires foncières concentre plusieurs réformes majeures attendues par le secteur privé », a souligné Guylain Nyembo.

De son côté, O’Neige N’Sele a salué l’initiative et assuré que des actions concrètes suivront pour la mise en œuvre des réformes prioritaires et la réalisation de projets à impact visible.

Lancée le 5 août dernier, la tournée de présentation du TNSE se poursuit avec succès. Cet outil numérique constitue une innovation digitale majeure, visant à renforcer le suivi et l’évaluation des réformes du climat des affaires en République démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M.

Kongo-Central : Affrontements à l’Assemblée provinciale, plénière délocalisée à la mairie

Ce lundi 6 octobre 2026, de violents affrontements ont éclaté à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central, faisant plusieurs blessés parmi les députés provinciaux et les journalistes présents. Des dégâts matériels importants ont été enregistrés, notamment des vitres brisées et des meubles endommagés, quelques minutes avant la plénière prévue pour installer le bureau chargé d’examiner et de voter les pétitions visant le président et le vice-président de l’organe délibérant.

Face à ces incidents, la plénière a été délocalisée à la mairie de Matadi. Isidore Maketo Ndombetelo, directeur de l’administration, a évoqué des « circonstances exceptionnelles » et s’est appuyé sur l’article 5, alinéa 3 du Règlement intérieur, qui autorise le Bureau à choisir un autre lieu de réunion en de telles circonstances.

La séance plénière se tiendra ce lundi à 15h30 à la mairie de Matadi. Elle a pour mission d’examiner les pétitions contre les membres du Bureau, notamment son président, Papy Mantezolo.

Blanchi Lungala M

Lubero-centre : Huit morts et de nombreux malades parmi les déplacés faute d’assistance humanitaire

À Lubero-centre, la situation des déplacés reste préoccupante. Selon Charles Katungu, président de ces déplacés, plusieurs personnes sont décédées et de nombreux autres tombent malades en raison des conditions de vie précaires sur le site. Le manque de nourriture et de médicaments aggrave leur vulnérabilité.

Charles Katungu a indiqué que huit décès ont déjà été enregistrés, sans compter les nombreux malades qui nécessitent des soins médicaux urgents. Selon lui, le principal problème reste l’absence d’assistance humanitaire adaptée pour répondre aux besoins fondamentaux des déplacés.

« Ici à Lubero, les déplacés souffrent gravement. Beaucoup n’ont pas à manger et ne peuvent pas se rendre à l’hôpital faute de moyens financiers, alors que les frais avoisinent 75 dollars », a dénoncé Charles Katungu, appelant les autorités et les organisations humanitaires à intervenir rapidement.

Rodriguez Kikamba

Ituri : Psychose générale à Irumu après la présence signalée des ADF dans la chefferie de Walese-Vunkutu

Une vive inquiétude s’est installée au sein de la population du territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, après la présence signalée des rebelles ADF dans la chefferie de Walese-Vunkutu. L’alerte a été donnée ce lundi 6 octobre 2025 par John Kahimbi, président de l’ONG Comité associatif résolu pour les droits de l’homme (CARDH). Selon lui, cette situation est à la base d’une véritable psychose au sein des habitants, dont plusieurs se déplacent massivement, redoutant de nouvelles attaques.

« Nous exprimons notre profonde préoccupation face à la situation sécuritaire alarmante observée dans la chefferie de Walese-Vunkutu. Une présence des rebelles attribuée aux ADF au sud du territoire provoque un déplacement massif de la population civile et une paralysie des activités quotidiennes », a déclaré John Kahimbi, qui déplore l’inaction des autorités militaires pourtant informées du danger.

L’activiste rappelle que la protection de la population doit demeurer une priorité absolue des services de sécurité. Il appelle les autorités compétentes à agir rapidement pour rétablir la sécurité dans la zone et exhorte les communautés locales à faire preuve de vigilance afin d’éviter toute infiltration ennemie.

Rodriguez Kikamba

RDC : La CENCO « horrifiée » par la condamnation à mort de Joseph Kabila

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) s’est dite profondément choquée par la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila, prononcée par la Haute Cour Militaire de Kinshasa à l’issue d’un procès jugé expéditif. Dans une déclaration rendue publique ce lundi 6 octobre, l’Église catholique dénonce une décision contraire aux valeurs fondamentales de la dignité humaine et au principe de la sacralité de la vie, tels que consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC).

La CENCO rappelle qu’elle avait déjà, le 22 mars 2024, appelé le ministère de la Justice à lever le moratoire sur la peine de mort, qualifiant cette mesure d’inhumaine et contraire à l’image de Dieu inscrite en chaque être humain. Elle estime qu’en cette période de guerre, les autorités devraient plutôt œuvrer pour la cohésion nationale et la réconciliation, au lieu de prendre des décisions susceptibles de diviser davantage le pays.

Tout en reconnaissant les efforts fournis par les autorités congolaises pour restaurer la paix, la CENCO réitère son appel à un dialogue politique inclusif et sincère entre toutes les forces vives de la nation. Selon elle, seul un climat de confiance et de respect mutuel des engagements peut permettre à la RDC de sortir durablement des cycles de guerre et de tensions internes.

Bienvenu Musoy

47e AGO de la CAF : Patrice Motsepe prône l’unité, la transparence et l’ambition pour le football africain

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Lors de la conférence de presse tenue ce lundi 6 octobre, en marge de la 47e Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de la Confédération africaine de football (CAF) à Kinshasa, le président de l’instance continentale, Dr Patrice Motsepe, a abordé avec clarté et assurance les questions majeures qui animent le football africain. De la gestion du CHAN à la CAN 2025, en passant par la Coupe du Monde 2026, le dirigeant sud-africain a voulu rassurer et projeter le continent vers un avenir plus ambitieux.

CHAN 2025 : “La RDC peut candidater”

Interrogé sur les inquiétudes entourant l’organisation du prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), Patrice Motsepe s’est voulu optimiste :

« Nous avons eu l’un des meilleurs CHAN. Plus de 100 pays l’ont suivi lors de la dernière édition. J’aimerais que la RDC puisse candidater pour le prochain CHAN », a-t-il déclaré, invitant le pays hôte de cette AGO à envisager une candidature future.

Match de gala : “Pas de politique, mais de l’unité”

Abordant la polémique liée à l’absence de certaines grandes figures du football africain lors du match de gala du 4 octobre à Kinshasa, le président de la CAF a tenu à apaiser les esprits :

« Les légendes devraient être là, mais nous devons être fiers de celles qui étaient présentes. Nous ne sommes pas là pour faire de la politique, mais pour unir nos populations. »

Une mise au point claire qui réaffirme la volonté de la CAF de placer le football au service de la cohésion et de l’unité africaine.

Coupe du Monde 2026 : Une avancée historique pour l’Afrique

Sur la question du quota africain à la prochaine Coupe du Monde FIFA 2026, Motsepe a exprimé sa satisfaction :

« Nous avons maintenant 9 pays qualifiés, et potentiellement 10 avec les barrages. Sous l’ère Infantino et Motsepe, c’est une avancée très significative », a-t-il rappelé, saluant les progrès du continent sur la scène mondiale.

CAN 2025 : “Cap sur une organisation exemplaire”

Enfin, évoquant les rumeurs d’une possible délocalisation de la CAN 2025 en raison de tensions sociales au Maroc, Patrice Motsepe a été catégorique :

« Notre position est claire : nous allons coopérer ensemble pour organiser une CAN la plus réussie. »

Une déclaration ferme qui balaie les spéculations et confirme la volonté de la CAF de maintenir la compétition au Maroc, tout en garantissant une édition exemplaire, à la hauteur des attentes africaines et internationales.

En définitive, à travers ses propos empreints de réalisme et d’optimisme, Patrice Motsepe a rappelé son ambition : faire du football africain un levier d’unité, de fierté et de développement pour tout le continent.

Voldy Matiafu

RDC : Le pasteur Francis Ngawala fustige les détournements et dépassements budgétaires

Les scandales de détournements de fonds publics et de dépassements budgétaires dans les grandes institutions de la République démocratique du Congo (RDC) continuent de susciter l’indignation, y compris parmi les leaders religieux. Le Révérend Francis Ngawala, représentant légal de la Communauté la Voix de la Puissance Divine, a réagi ce lundi 6 octobre sur son compte X, exprimant son amertume face à la mauvaise gestion des ressources publiques.

« Avec tous ces scandales de détournement et ces dépassements budgétaires que nous lisons dans les posts, si ces nouvelles étaient vraies, alors on ne devrait pas médiatiser une aide japonaise d’une valeur de deux millions de dollars. Je crois que ce pays n’a pas de problème d’argent mais plutôt de cœur », a-t-il déclaré, soulignant la crise morale qui mine la gouvernance en RDC.

Rappelons que le pasteur Ngawala s’est déjà illustré par son engagement patriotique en faveur des Forces armées de la RDC (FARDC) face aux agressions dans l’Est du pays. Il a, à plusieurs reprises, dénoncé la complicité du Rwanda dans les violences qui endeuillent les provinces de l’Est, notamment à Goma et à Bukavu.

Bienvenu Musoy

Gratien Iracan alerte sur un déséquilibre géopolitique à la tête de l’Assemblée nationale

Le député national Gratien Iracan a dénoncé, ce lundi 6 octobre, le retard pris dans l’organisation des élections du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, après la destitution de l’équipe dirigée par Vital Kamerhe. Dans un message publié sur son compte X, l’élu d’Ituri a averti :

« Il faut élire un Président de l’Assemblée nationale le plus tôt possible. Nous risquons de vivre un déséquilibre politique grave avec des conséquences désastreuses. »

Rappelant les principes constitutionnels, Gratien Iracan a souligné que la loi fondamentale impose une représentativité équilibrée sur le plan géopolitique. Selon lui, ce déséquilibre est déjà perceptible au sein de la chambre basse du Parlement, où certaines régions du pays semblent marginalisées dans la répartition des postes de responsabilité.

Pour l’heure, Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale, assure l’intérim du président déchu. Il avait récemment indiqué avoir soumis la question au chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour obtenir des orientations avant d’organiser les élections internes. Une démarche qui a suscité de vives critiques de la part d’analystes politiques, estimant que la présidence de la République ne devrait pas interférer dans les affaires internes de l’Assemblée nationale.

Bienvenu Musoy

Crise sécuritaire en RDC : Les négociations entre Kinshasa et le M23 à Doha encore reportées

Le 6ᵉ round des négociations entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23, prévu ce lundi 6 octobre à Doha, au Qatar, n’a toujours pas débuté. Selon des sources locales, la délégation du M23 est encore à Goma et aucune information n’a filtré sur son déplacement imminent. De leur côté, les représentants de Kinshasa ne sont pas encore signalés dans la capitale qatarie, laissant planer le doute sur la tenue de ce round de discussions.

Cette absence des deux parties est un mauvais présage pour l’évolution de la situation sécuritaire. Sur le terrain, le cessez-le-feu observé depuis plusieurs semaines s’effrite : l’armée congolaise a repris ses frappes aériennes sur les positions rebelles, tandis que le M23 renforce ses effectifs par de nouveaux recrutements. L’incertitude grandit quant à l’avenir des négociations et à la possibilité d’un retour à la confrontation.

Des analystes et journalistes mettent en garde contre une escalade imminente :

« On s’achemine indéniablement vers la confrontation, et cela pourrait être sans pitié. Kinshasa et Goma se préparent chacun de leur côté, le premier avec des mercenaires et le second avec de nouvelles recrues. Mutu ata lumia. Soyons vraiment prudents », peut-on lire sur les médias sociaux.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Jean-Pierre Bemba expose les causes structurelles des embouteillages persistants

Le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, a présenté au Conseil des ministres du vendredi 3 octobre un diagnostic approfondi sur la persistance des embouteillages dans la capitale congolaise. Selon lui, la question du trafic routier à Kinshasa revêt une complexité particulière, liée à la forte croissance démographique et à l’inadéquation entre le réseau routier existant et le système de transport actuel, dominé par une diversité de moyens de locomotion — motos, tricycles et véhicules — qui se disputent un espace souvent insuffisant.

Le VPM des Transports a également relevé la concentration des activités administratives et économiques dans la commune de la Gombe, principal pôle d’attraction de la circulation urbaine. À cela s’ajoute la discontinuité de plusieurs tronçons du réseau primaire ainsi que la déconnexion de certaines sections du réseau secondaire, lesquelles se terminent en impasses, aggravant ainsi la congestion sur les axes principaux de la ville.

Jean-Pierre Bemba a enfin pointé du doigt les faiblesses de la Police de Circulation Routière, confrontée à un déficit d’effectifs et à l’indiscipline de nombreux conducteurs. Le non-respect du Code de la route, l’absence de sanctions dissuasives et le manque d’une régulation adaptée favorisent, selon lui, un véritable chaos sur les routes de Kinshasa. Une situation que le gouvernement entend aborder par des mesures structurelles et une réorganisation du système de mobilité urbaine.

Gilbert Ngonga